LE MIRACLE DE LA CRÉATION DE L’HOMME

LE MIRACLE DE LA CRÉATION DE L’HOMME

Salam,

Nous avons commencer cette rubrique sur l’Islam, par la connaissance des noms d’ALLAH (SWT). Nous avons vu qu’Il a les plus beaux noms et nous avons pris aussi connaissance de leurs significations. Nous pouvons donc maintenant aborder d’autres thèmes sur l’Islam. Comme  en premier lieu nous avons appris à connaitre le créateur(ALLAH), il est plus juste de connaître maintenant sa créature (l’homme).(…)

KAM

Le professeur Harun yahya auteur de ce livre, nous fais découvrir le phénomène extraordinaire de la création de l’homme d’une manière très claire et très explicite. Une création qui ne laisse nulle place au hasard et montre bien que c’est l’oeuvre d’ALLAH (SWT) l’Unique et, non pas l’absurde théorie, telle prôné par les évolutionnistes. On vois comment à partir de l’union de deux semences microscopiques, le processus de fécondation s’enclenche et, les transformations que subit l’ovule après sa fécondation. La constitution des différents organes qui débute à des moments bien précis, ni avant, ni après et ce positionnent à l’endroit adéquat. Pour qu’au bout de neuf mois on assiste à la naissance d’un nouveau né, dans une création sublime et INIMITABLE.

Nous dirons nous aussi:                                                                                                                      BISMI ALLAH ER-RAHMANE ER-RAHIM

         Ils dirent: « Gloire à Toi! Nous n’avons de savoir que ce que

           Tu nous as appris.Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage. »

(Coran, 2: 32)

                     ________________________________________________________________

 

Au nom de Dieu, le Tout

Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

 LE MIRACLE DE LA CRÉATION DE L’HOMME

 C’est Dieu Qui vous a assigné la terre comme demeure stable

et le ciel comme toit et vous a donné votre forme, – et quelle

belle forme Il vous a donnée! – et Il vous a nourris de bonnes choses.

Tel est Dieu, votre Seigneur; gloire à Dieu, Seigneur de l’univers!

(Coran, 40: 64)

SOMMAIRE

INTRODUCTION

UN SYSTEME MIRACULEUX CREE POUR UNE NOUVELLE VIE

UNE ARMEE PARFAITE AU BUT BIEN PRECIS

LE ROLE DE L’OVULE DANS LA FORMATION

D’UN NOUVEL ETRE HUMAIN

LA CREATION D’UN ETRE HUMAIN A PARTIR D’UNE CELLULE

CONCLUSION

Le corps humain est la machine la plus complexe au monde. Nous respirons grâce à lui, nous voyons grâce à lui, nous entendons grâce à lui, nous marchons et courons grâce à lui, et ressentons des plaisirs grâce à lui. Ses os, ses muscles, ses artères, ses veines et ses organes internes sont organisés suivant une conception merveilleuse, et lorsqu’on examine cette conception en détail, nous observons des mécanismes plus surprenants encore. Toutes les parties du corps, bien qu’elles semblent tellement différentes les unes des autres, sont constituées de la même matière: les cellules.

Les cellules, qui mesurent un millième de millimètre, sont les unités structurelles qui forment notre corps et tout ce qui le compose. Certaines de ces cellules s’assemblent pour former des os, d’autres pour former des nerfs, le foie, la couche interne de l’estomac, la peau ou la cornée de l’œil. Chacune d’entre elles a la taille et la forme requises pour répondre parfaitement aux besoins de la partie du corps dans laquelle elle se trouve.

Comment et quand les cellules, dont les fonctions sont si variées, sont-elles apparues?

La réponse à cette question va nous emmener à étudier un processus dont chaque étape est remplie de mystères. Chacune des quelques 100 billions (mille milliards) de cellules qui composent notre corps aujourd’hui proviennent de la division d’une seule cellule. Cette cellule, qui a la même structure que toutes les cellules de votre corps actuel, est née de l’union d’un ovule de votre mère et d’un spermatozoïde de votre père.

Dans le Coran, Dieu fait référence à plusieurs reprises aux merveilles de la terre et du ciel, ainsi qu’aux mystères de la création des êtres vivants comme autant de signes de Son existence. Un des plus importants de ces signes est Sa création merveilleuse des êtres humains.

Dans de nombreux versets, à titre de leçon pour les êtres humains, Dieu leur recommande d’examiner leur propre création. Il explique en détail la manière dont les êtres humains se forment et par quelles étapes ils passent. Dans la sourate 56, Il parle de la création de l’homme:

C’est Nous qui vous avons créés. Pourquoi ne croiriez-vous donc pas à la résurrection? Voyez-vous donc ce que vous éjaculez: est-ce vous qui le créez ou en sommes-Nous le Créateur? (Coran, 56: 57-59)

L’essence d’un être humain composé de 60-70 kilos de chair et d’os était à l’origine contenue dans une goutte de fluide. Il est vraiment extraordinaire qu’un être humain intelligent et sensible qui possède la capacité de parler et d’entendre, doté d’une structure physique remarquablement complexe puisse apparaître à partir d’une seule goutte de fluide. Ce développement n’est certainement pas le résultat d’un processus aléatoire ou le fruit du hasard, mais bien le résultat d’un processus conscient de création.

Ce livre expliquera en détail une merveille à même d’être vérifiée continuellement, par toutes les personnes à la surface de la terre, la merveille de la création de l’homme. Il faut souligner que ce qui est décrit dans ce livre n’est qu’une partie de la complexité de la création de l’homme; mais même cela révèle de nouveau la puissance éternelle du Créateur, Sa connaissance et Son intelligence sans limites qui entourent et embrassent l’univers tout entier. Et cela rappellera aux êtres humains que Dieu Tout-Puissant est « le Meilleur des Créateurs ».

Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Dieu le Meilleur des Créateurs! (Coran, 23: 12-14)

UN SYSTEME MIRACULEUX CREE

POUR UNE NOUVELLE VIE

La perpétuation et la propagation de la race humaine sur la surface de la Terre sont rendues possibles grâce à la perfection du système reproducteur. Le corps de l’homme est différent de celui de la femme en ce qui concerne le fonctionnement du système reproducteur. Mais ces systèmes fonctionnellement très différents se complètent pour mettre au monde un nouvel être humain. A partir d’éléments fondamentaux produits séparément dans deux corps humains distincts, une des plus grandes merveilles du monde survient lorsque ces produits fusionnent: c’est le miracle de la création humaine.

Pour que ce miracle se produise, les préparatifs nécessaires débutent de nombreuses années auparavant. Tout d’abord, les cellules reproductrices mâles et femelles doivent devenir fonctionnelles. Cela survient chez chaque être humain à travers le processus appelé « puberté ». L’élément le plus important de ce processus est certainement le système hormonal, lequel établit la communication entre les différentes cellules sous la direction du cerveau.

Dieu a créé un système dans lequel tous les besoins du corps humain ainsi que son développement sont sous le contrôle du cerveau. Il a fait en sorte que les messages arrivant des organes jusqu’au cerveau y soient analysés; celui-ci donne ensuite la réponse appropriée, qui est transmise à la zone adéquate dans un laps de temps le plus court possible. Au cours de ce processus, le système hormonal est utilisé pour transmettre l’information. Dieu a créé dans le corps humain un itinéraire « postal » parfait pour la communication. Sur ce chemin postal, les molécules qui transportent les messages sont appelées « hormones », chacune d’entre elles accomplissant réellement la fonction d’un facteur. Tout comme un facteur suit son itinéraire à travers la ville, en remettant les lettres aux bonnes adresses, les hormones acheminent les ordres du cerveau aux cellules visées. C’est de cette manière que les fonctions requises pour la vie humaine sont activées dans le corps.

Mais nous devons ici nous rappeler que les hormones ne sont pas des êtres humains possédant la conscience nécessaire pour savoir quels messages doivent être transportés ni leur destination, ou bien encore l’itinéraire à emprunter. Elles n’ont pas reçu d’entraînement ni acquis de l’expérience après des années d’étude. Les hormones que nous avons appelées facteurs, sont composées de molécules qui peuvent avoir des formules des plus complexes. C’est réellement miraculeux qu’une molécule sache où aller et ce qu’elle transporte; qu’elle détermine quel message amener à quelle cellule; qu’elle trouve son chemin sans jamais se perdre dans l’obscurité totale du corps humain qui est des millions de fois plus grand qu’elle-même et qu’elle accomplisse sa tâche sans faillir, sans dommage pour elle-même ou pour son message. Cet exemple à lui seul est une preuve des systèmes extraordinaires que Dieu a mis en place dans le corps humain.

Le fonctionnement du système hormonal d’une personne commence généralement quand elle se trouve encore dans le ventre de sa mère et continue jusqu’à sa mort. Les glandes reproductrices commencent à fonctionner également sous l’effet des hormones. Mais contrairement aux autres parties du corps, la sécrétion d’hormones visant les glandes reproductrices commence à la puberté. L’hypothalamus, une petite zone à la base du cerveau, est considéré comme le contrôleur du système hormonal; à la puberté, il commence à envoyer des messages à la glande pituitaire pour que les organes reproducteurs se mettent à fonctionner.

Il est important de signaler ici une autre merveille. L’hypothalamus est conscient des développements du corps humain; il connaît par exemple l’âge d’une personne et si elle est assez développée physiquement pour que son système reproducteur commence à fonctionner. L’hypothalamus accomplit son travail consciencieusement. En d’autres termes, il sait déterminer que l’âge adulte d’une personne est arrivé, et donne les ordres appropriés aux différentes glandes endocrines du corps. Il commande l’envoie des messages hormonaux au moment approprié vers les organes reproducteurs et assure les débuts du développement requis qui permettra à la race humaine de perdurer. A cet instant même, l’hypothalamus de millions d’individus accomplit cette fonction de la même manière et pratiquement à la même période.

Le fait que ce morceau de chair, pas plus grand que quelques carrés de sucre, soit conscient du temps qui passe et puisse réaliser des ajustements en fonction de ce temps, mérite certainement notre attention et notre réflexion. Comment l’hypothalamus réalise-t-il de tels calculs? Est-ce que quelqu’un dit à l’hypothalamus ce qu’il doit faire, ou est-ce qu’il agit de lui-même? Comment l’hypothalamus calcule-t-il que les glandes reproductrices doivent se développer afin qu’un être humain puisse voir le jour? Comment sait-il qu’une hormone particulière doit être sécrétée à un moment bien précis? Et comment détermine-t-il, parmi toutes les hormones qu’il produit, laquelle rendra fonctionnel le système reproducteur au moment adéquat? A-t-il les moyens de prévoir l’avenir et prendre en conséquence les dispositions nécessaires pour mener à bien son plan? Pourquoi attend-il jusqu’au moment précis, ni plus tôt ni plus tard, où le corps humain est physiologiquement prêt pour la reproduction?

L’intelligence qui peut faire en sorte qu’une masse de chair sans yeux, sans oreilles, ni même cerveau, puisse diriger des cellules comme si elle était elle-même un être intelligent, est incomparable et trop grande pour qu’on puisse l’imaginer.

Ce n’est ni le hasard, ni aucune autre force qui rend l’hypothalamus conscient du temps; l’intelligence immense qui régit sa fonction appartient à Dieu. C’est Dieu le Tout-Puissant Qui inspire à ce petit morceau de chair la connaissance de ce qu’il doit faire. Toute chose est sous le contrôle de Dieu comme l’indique ce verset:

 …Et Dieu observe toute chose. (Coran, 33: 52)

Dans les pages qui suivent, il sera important de garder ce fait à l’esprit.

Les hormones peuvent différencier les sexes

L’hypothalamus se charge des premières étapes nécessaires afin d’amener les garçons et les filles à la puberté en envoyant l’hormone Gn-RH (hormone de libération des gonadotrophines), transportée par le sang, à la glande pituitaire. Cette glande commence à fonctionner en suivant l’ordre de l’hypothalamus et envoie des hormones qui activeront les organes reproducteurs. Il s’agit de l’hormone LH (hormone lutéinisante) et de l’hormone FSH (folliculostimulante). Chacune de ces hormones est sécrétée aussi bien par les hommes que par les femmes, mais leur effet est différent.1

En dépit du fait que les mêmes hormones sont sécrétées à la fois par les hommes et les femmes, il est assez surprenant de constater que leurs effets sont totalement différents. Par exemple, chez la femme, l’hormone FSH stimule la production d’ovules; chez l’homme, la même hormone stimule la production du sperme. Chez la femme, l’hormone LH garantit que l’ovule est libéré dans l’utérus et qu’une autre hormone appelée progestérone est sécrétée par le système reproducteur. La progestérone est utilisée pour préparer l’utérus pour le bébé. La même hormone accomplit une fonction totalement différente chez l’homme, en stimulant les cellules qui sécrètent la testostérone, une hormone qui produit les caractéristiques mâles et garantit la production de sperme.

Il est tout à fait surprenant et intéressant de constater que des hormones identiques sont produites dans des corps différents selon les mêmes formules, et qu’elles produisent des résultats totalement différents.

Quand une hormone est sécrétée dans un corps masculin, elle sait qu’elle appartient à un homme et ainsi réalise les changements appropriés. Par exemple, la testostérone provoque le développement des muscles, rend la voix plus grave et fait pousser la barbe.

La même hormone est sécrétée dans le corps de la femme selon la même formule mais elle produit des résultats pratiquement opposés. Une hormone qui donne une voix féminine à une femme et une voix masculine à un homme et qui peut ajuster le développement du corps selon le sexe, est une hormone qui peut distinguer l’anatomie et la chimie d’un corps mâle d’un corps femelle. Le fait qu’une hormone possède une telle connaissance signifie qu’elle possède une certaine intelligence et qu’elle a du recevoir une formation.

Un grand nombre de personnes ne connaissent même pas l’influence des hormones sur les organes reproducteurs mâles et femelles, les relations d’échange entre cellules ou la manière dont les fonctions corporelles se mettent en œuvre. Elles n’ont pas conscience de la complexité de ce qui se passe dans le corps, de l’envoi et de la livraison des messages, de ce que le développement du corps dépend d’ordres donnés à des cellules, et que le moindre dysfonctionnement de ce système peut mener à des dérèglements brutaux et parfois fatals; pas plus qu’elles n’ont le moindre contrôle sur ce fonctionnement. Il n’est pas du tout inhabituel qu’une personne n’ayant jamais eu de formation spécifique dans ce domaine ne soit pas au courant de ces choses, mais le fait qu’un groupe de molécules ait cette connaissance est incroyable.

Comment les hormones apparaissent-elles et comment sont-elles en possession d’informations chimiques? Comment se fait-il que, ne se contentant pas de connaître uniquement la chimie du corps, chacune d’entre elles, comme un chimiste, utilise les connaissances qu’elle possède, et les applique aux zones du corps où cela est nécessaire? Comment ordonnent-elles à d’autres cellules de produire les hormones nécessaires au moment où elles sont requises? Comment cette masse inconsciente de molécules peut-elle avoir l’intelligence de faire toutes ces choses? Il est clair que les molécules appelées hormones ne peuvent pas avoir cette intelligence. Il est évident que tous ces processus n’ont pas pu apparaître par hasard, par une quelconque opération aléatoire.

Il n’existe qu’une seule explication à cela: les processus biochimiques grâce auxquels les hommes et les femmes obtiennent leurs caractéristiques distinctes montrent l’existence d’un plan et d’une conception délibérés. Cette conception est le travail de l’intelligence suprême de Dieu. Ainsi l’être humain doit-il méditer très profondément sur cet art sans défaut et de se soumettre au Seigneur, Souverain suprême de toute chose.

Le développement des cellules reproductrices

Dans une usine qui emploie des appareils technologiques, de nombreuses machines robotisées sont utilisées dans différentes étapes de la production. Tous les programmes, systèmes fonctionnels, unités d’entretien technique pour ces machines, en bref, toutes les informations qui peuvent être nécessaires au cours de la production et du contrôle de qualité.sont situées dans le centre de contrôle de cette usine. Le corps humain est la structure la plus avancée et la plus complexe dans le monde; si nous le comparons avec une telle usine nous pouvons dire que, pour que celle-ci continue de fonctionner, elle doit disposer de toute l’information stockée dans la molécule d’ADN qui se trouve dans le noyau des cellules.

Alors que l’être humain n’est encore qu’un nouvel œuf fertilisé dans le ventre de sa mère, Dieu détermine toutes les qualités qu’il aura dans le futur et les imprime dans les molécules d’ADN. Depuis la couleur de ses cheveux jusqu’à sa taille, des maladies qu’il sera enclin à avoir au cours de sa vie à toutes ses caractéristiques physiques, chaque qualité humaine est soigneusement consignée dans un endroit si petit qu’il n’est visible qu’au microscope électronique.

L’ADN se trouve dans chacune des quelques 100 billions (cent mille milliards) de cellules de notre corps. Le diamètre moyen d’une cellule est de 10 microns (un micron équivaut à un millième de millimètre). Si nous réfléchissons à cela, nous pouvons mieux comprendre quelle quantité d’information est stockée dans un si petit espace.

Si nous comparions l’ADN qui permet la perpétuation de la vie des êtres vivants selon un programme planifié, à une encyclopédie, les volumes de cette encyclopédie seraient les chromosomes.

Il est très important que ces chromosomes se trouvent par paires dans la molécule d’ADN. Au cours de sa création, chaque être humain reçoit un de ces deux chromosomes de sa mère et l’autre de son père. Les 23 chromosomes qui proviennent de la mère et les 23 qui proviennent du père sont complémentaires. C’est-à-dire que les 46 chromosomes dans le noyau d’une cellule humaine sont en fait 23 paires de chromosomes. Le 23ème chromosome a une fonction particulière: on le nomme couramment par la lettre X ou Y. Chez les hommes, un des membres de la paire est le chromosome X, l’autre le chromosome Y; chez les femmes, la 23ème paire de chromosomes est composée de deux X.

A la lumière de cette information une question vient à l’esprit: si chaque cellule humaine est composée de 46 chromosomes, comment se fait-il que, étant le résultat de la combinaison d’une cellule de la mère et d’une cellule du père, le nouvel individu possède également 46 chromosomes? Il serait logique que les 46 chromosomes de la mère et les 46 chromosomes du père produisent un bébé avec 92 chromosomes et qui serait donc anormal. Mais ce n’est pas le cas. Pourquoi tout le monde naît avec 46 chromosomes?

La réponse à cette question révèle du grand miracle de la création.

Une division infaillible

Dans les cellules du corps, deux types de division ont lieu. Une de ces divisions qui survient dans toutes les cellules du corps s’appelle la « mitose ». Durant celle-ci, une cellule mère se divise et donne naissance à deux cellules filles génétiquement identiques, chacune d’entre elles contenant le même nombre et les mêmes types de chromosomes que la cellule mère.

Ici, il est d’emblée nécessaire d’éclaircir un point. Si les cellules reproductrices se divisaient de cette manière et qu’elles avaient le même nombre de chromosomes que les autres cellules du corps, il serait impossible à un être humain de se développer normalement. En effet, une naissance résultant de la combinaison des 46 chromosomes de la mère et des 46 du père produirait un bébé avec 92 chromosomes, ce qui provoquerait une complète déformation de l’être humain. Mais grâce à la conception incomparable de nos corps, cela n’arrive jamais. Le type de division qui survient dans la formation des cellules reproductrices est différent: on l’appelle « méiose ». Au cours de la méiose le nombre de chromosomes dans les cellules est réduit de moitié, passant de 46 à 23.

Avant que ces divisions ne soient terminées, les cellules reproductrices ne sont pas arrivées à maturité. Dans chaque corps masculin et féminin, il existe un mécanisme qui amène ces cellules à maturité et les prépare pour le voyage difficile qui les attend. Les systèmes reproducteurs mâles et femelles, qui ne se connaissent pas l’un l’autre et sont très différents à de nombreux points de vue, travaillent à rendre les cellules qu’ils produisent prêtes pour l’autre.

Dans les pages suivantes, un descriptif détaillé de ce sujet sera effectué. Mais, quand vous lirez ces pages, vous devez garder à l’esprit un point important. A partir du moment où les cellules reproductrices commencent à se diviser, elles sont soumises à un plan bien déterminé. Rien n’arrive au hasard. Les cellules se divisent exactement quand cela est nécessaire et elles maintiennent le nombre requis de chromosomes tout au long du processus. Chaque organe, chaque cellule qui le compose, ainsi que les organites qui composent les cellules, fonctionnent en parfaite harmonie. De plus, les molécules qui composent les enzymes et les hormones qui jouent un rôle dans le fonctionnement du corps, et les atomes qui composent ces molécules, font partie d’un système extrêmement complexe, qui transmet des informations et dit quand elles doivent commencer à travailler. Elles ne sont jamais désorientées et savent comment et à quel point il est nécessaire d’exercer leur influence.

Les cellules, les enzymes, les hormones et toute l’harmonie qui existe entre toutes les parties du corps valent vraiment la peine qu’on s’y attarde.

Le fait qu’une molécule et les atomes qui la composent puissent concevoir un plan, et agir en fonction de ce plan, qu’une partie puisse donner un ordre et qu’une autre partie y obéisse, le comprenne et l’applique, est une chose trop extraordinaire pour être le fruit du hasard. Le fait que cela se soit produit et se produise encore sans exception dans le corps de millions d’êtres humains rend encore plus extraordinaire le fait que la même harmonie opère parfaitement dans chaque individu. Il est évident que cela ne peut être le fruit du hasard, et qu’une intelligence suprême et consciente est responsable des qualités spécifiques qui sont données aux cellules microscopiques qui composent notre corps, aussi bien qu’aux hormones que ces cellules produisent, aux enzymes et aux centaines de milliers d’autres éléments minuscules du système du corps humain. Il est évident que chaque partie du système complexe qu’est le corps humain est au-delà de la compréhension humaine et que c’est l’œuvre d’une intelligence incomparablement puissante.

Cette intelligence suprême appartient à Dieu, Qui a créé l’univers tout entier jusque dans ses moindres détails. Dans le Coran, Dieu dit qu’il n’existe aucun autre dieu à part Lui:

Dieu! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui subsiste par Lui-même. Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur avenir. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son trône déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. (Coran, 2: 255)

UNE ARMEE PARFAITE AU BUT BIEN PRECIS

Imaginez une armée composée de millions de soldats, avançant vers une cible commune, rencontrant des obstacles sur le chemin et se trouvant face à un grand danger. Mais en dépit de toutes ces difficultés l’armée n’abandonne pas. L’étendue que ces soldats ont à parcourir avant d’atteindre leur cible est cent mille fois plus grande que leur propre taille. Bien sûr, une armée aussi importante avançant sur une route aussi difficile aura besoin de guides et d’équipements pour l’aider à atteindre son but.

Cette immense armée composée de 300 millions de soldats se situe à l’intérieur du corps masculin. Les soldats sont les spermatozoïdes. Chacun d’entre eux mesure environ un centième de millimètre. Leur cible est l’ovule, et pour l’atteindre, ils doivent effectuer un très long voyage.

Sur les 300 millions de spermatozoïdes qui avancent ensemble sur cette route, seuls les 1.000 plus résistants atteindront l’ovule. Et sur ces 1.000, un seul spermatozoïde remportera la course et fertilisera l’ovule. Avant de participer à cette course, les spermatozoïdes suivent un long trajet dans les organes reproducteurs mâles, passant différentes étapes jusqu’à leur maturité. Au cours de ce processus de maturation, les spermatozoïdes ont de nombreux assistants.

Le développement des spermatozoïdes

Afin de fertiliser un ovule, environ 200-300 millions de spermatozoïdes sont préparés pour le voyage. C’est un nombre surprenant, mais il y a une raison importante à cela. Comme nous allons le voir plus en détail par la suite, un grand nombre des spermatozoïdes qui entrent dans le corps de la future mère meurent sur la route et le nombre de ceux capables d’atteindre l’ovule est très faible. Par conséquent, le grand nombre de spermatozoïdes évite le risque que la fertilisation de l’ovule n’échoue. Cette armée est produite dans les organes reproducteurs mâles appelés les testicules. Les spermatozoïdes passent par de nombreuses étapes au cours de leur production dans les testicules. Leur survie dépendra de la température de l’endroit où ils sont conservés. La température normale du corps humain est de 37°C. Cette température tuerait les spermatozoïdes, qui sont donc stockés dans les testicules qui se trouvent à l’extérieur du corps. Dieu a créé le corps de l’homme afin de permettre la production et la survie de l’élément reproducteur mâle.

Les testicules sont composés d’un ensemble de petits tubes qui occupe une assez grande place, ce qui permet de produire rapidement et de stocker des millions de spermatozoïdes nécessaires à la fécondation de l’ovule.

Pour la production de spermatozoïdes, environ 1.000 petits tubes d’une longueur totale d’environ 500 mètres sont nécessaires, c’est une véritable usine miniature. Ces petits tubes sont appelés « tubules séminifères ». Chacun d’entre eux a une longueur d’environ 50 cm et contient les spermatozoïdes primaires qui donneront finalement le sperme.2

Les tubules séminifères sont alignés avec les cellules formant les spermatozoïdes (spermatogonies) à différentes étapes du développement. Plus tard, ces cellules commencent à se multiplier, d’abord suivant la mitose puis deux fois suivant la méiose. Comme on l’a expliqué dans la section précédente, les cellules de spermatozoïdes primaires, avant de fertiliser l’ovule, se divisent suivant la méiose, ce qui diminue de moitié le nombre de leurs propres chromosomes, afin que le bébé reçoive 23 chromosomes venant du père.

A la fin de ces divisions, quatre cellules appelées « spermatides » sont formées, lesquelles n’ont pas encore la capacité de fertiliser un ovule. Pour en être capables, ces cellules sphériques contenant 23 chromosomes doivent subir d’autres changements.

Un groupe de cellules a été mis en place pour répondre à ce besoin particulier du système reproducteur mâle et pour aider au développement des spermatides au moment où cela est nécessaire. Deux ou trois semaines après que la méiose s’est produite, chaque spermatide sera transformée par des cellules « infirmières » qui l’entourent. Ces cellules, dites « de Sertoli », ont pour fonction d’entretenir les spermatozoïdes immatures en leur apportant les nutriments, les hormones et les enzymes afin de provoquer les changements nécessaires chez les spermatides.3 Lors de la dernière étape de ce processus, les propriétés d’un spermatozoïde complètement développé émergent: la tête, la queue et l’acrosome, qui est la partie de la tête remplie d’enzymes. (Pour des informations détaillées, lire la section intitulée « Le spermatozoïde rencontre l’ovule »).

Tout ce travail de transformation est accompli par les cellules de Sertoli qui se trouvent dans les parois des tubules. Ces cellules ont des extensions cytoplasmiques et sont assez grandes pour maintenir et contenir les cellules spermatides en développement, s’assurant qu’elles sont bien incrustées dans leur propre cytoplasme. De cette manière, elles leur fourniront de la nourriture durant leur développement, et elles les surveilleront.4

Au cours de ce processus que nous avons brièvement décrit, un réel miracle se produit. Le sperme qui assure la survie de la race humaine est fabriqué, grâce aux cellules de Sertoli constituées de protéines et d’acides nucléiques. Réfléchissons un moment. Le fait qu’une cellule de Sertoli, ou plutôt une cellule sans intelligence ni conscience et sans yeux, sans oreilles ou sans cerveau, puisse se dévouer ainsi à cette tâche est un vrai miracle, une preuve évidente que les cellules sont sous la direction d’une intelligence suprême. De plus, que ces cellules soient exactement à l’endroit adéquat (c’est-à-dire dans les tubules séminifères où le sperme se développe) et qu’elles aient exactement les qualités requises (par exemple, elles sont plus grandes que les spermatides), est une autre preuve de la conception parfaite du corps humain. Dieu a placé chacune des 100 billions de cellules qui constituent le corps humain à l’endroit le plus adapté; Il a donné à chacune les qualités dont elle a besoin et l’instinct de faire son travail parfaitement. Comme il est dit dans le Coran:

 … Il n’y pas d’être vivant qu’Il ne tienne par son toupet. Mon Seigneur, certes, est sur un droit chemin. (Coran, 11: 56)

Un système interdépendant

Dans la section précédente, nous avons parlé du rôle des cellules de Sertoli dans la transformation des spermatides en spermatozoïdes. Quelle est la force qui active ces cellules et leur permet de savoir que leur tâche consiste à nourrir les spermatides et à veiller à leur développement?

La force qui pousse les cellules de Sertoli à accomplir leurs fonctions provient de l’hormone folliculostimulante (FSH), mentionnée au chapitre précédent. Cette hormone, sécrétée par la glande pituitaire antérieure, stimule les cellules de Sertoli. Sans cette hormone et sa fonction précise, le sperme ne peut pas être produit. Quand les cellules de Sertoli sont stimulées, elles sécrètent l’œstrogène, une hormone indispensable à la production de spermatozoïdes. D’autres cellules indispensables à cette production, appelées « cellules de Leydig » se trouvent entre les tubules séminifères. Ces cellules produisent une autre hormone nécessaire au développement du sperme: l’hormone lutéinisante ou LH, sécrétée par la glande pituitaire antérieure et qui stimule les cellules de Leydig. Ces cellules produisent ensuite la testostérone. Cette hormone assure la croissance des organes reproducteurs, le développement de différentes glandes dans ces organes et le développement des caractéristiques sexuelles mâles. C’est, de plus, l’hormone la plus importante dans la production de sperme.

Les cellules de Sertoli ont des fonctions supplémentaires comme la production d’une certaine protéine. Cette protéine transportera les œstrogènes et les testostérones vers un fluide se trouvant dans les tubules séminifères.5

Les cellules de Leydig ont, elles aussi, une seconde fonction. Par le fructose qu’elles produisent, elles fournissent l’énergie nécessaire aux spermatozoïdes pour se mouvoir (ce sujet important sera traité en détails plus tard).

Nous pouvons constater que le système hormonal fonctionne de manière parfaitement organisée dans le système reproducteur. Chaque hormone comprend immédiatement le message transporté par une autre et y répond de manière appropriée. La glande pituitaire par exemple, quand elle sait que le moment est venu d’entrer en action, envoie des ordres aux différentes cellules des testicules, les informant du travail qu’elles doivent accomplir dans les organes et les tissus. Cette glande est elle-même stimulée par une zone du cerveau appelée « hypothalamus ».

La première étape de la formation d’un être humain commence par la compréhension des messages transportés par les hormones et l’exécution des ordres. Comment les cellules et les molécules peuvent-elles comprendre les messages transportés par les hormones et y répondre? Comment connaissent-elles la composition chimique et les méthodes à utiliser pour être comprises?

Les cellules de Sertoli et de Leydig qui permettent la production de sperme agissent sur ordre de la glande pituitaire (une glande qui se trouve très loin d’elles et qui a une structure totalement différente de la leur). Ces cellules ne fonctionneraient pas si elles ne recevaient pas ces ordres. Tout cela ne peut pas être dû au hasard. Il est impossible que les hormones aient gagné leur spécificité suite à une série d’événements aléatoires, car une simple anomalie ou une interruption au cours d’une étape du développement influencera toute la chaîne du processus. Si un élément du système est défectueux, c’est le système entier qui est compromis. Par exemple, si les cellules de Sertoli ne reconnaissent pas le message de l’hormone FSH envoyée par la glande pituitaire et ne sécrètent pas les œstrogènes, le sperme ne sera pas produit. Ou encore, si les cellules de Leydig ne produisent pas le fructose, ou en produisent trop peu, les spermatozoïdes, même s’ils ont atteint la maturité, mourront dès l’entrée dans l’utérus car ils n’auront pas assez de vitalité; et puisqu’ils ne pourront pas atteindre l’ovule, la fertilisation n’aura pas lieu.

Cette situation nous montre une réalité évidente: Celui Qui a établi les diverses connexions entre les organes et les cellules n’est autre que Dieu. Il a fait en sorte que la glande pituitaire, l’hypothalamus, les cellules de Leydig et de Sertoli, en bref, tous les éléments impliqués dans ce processus de production, agissent pour atteindre ce but. Il leur donne la capacité de se comprendre les uns les autres. Tout survient selon les ordres de Dieu. Comme il est indiqué dans le Coran:

Du ciel à la terre, il gouverne toute chose… (Coran, 32: 5)

D’autres structures qui aident les spermatozoïdes à atteindre leur but

Un autre élément du système reproducteur, appelé « épididyme », aide les spermatozoïdes en développement à acquérir la faculté de se mouvoir en vue de fertiliser l’ovule. L’épididyme est faiblement attaché à la surface externe des testicules; c’est un tube pelotonné d’environ 6 mètres. Avant de commencer leur voyage, les spermatozoïdes sont stockés un certain temps dans l’épididyme. Ils avancent ensuite vers un tube connecteur, le « conduit déférent », un long tube qui monte de l’épididyme vers la cavité pelvienne. Les spermatozoïdes peuvent être stockés dans ce tube pendant une longue période sans perdre leur capacité à fertiliser un ovule, et quand le moment arrive, ils quittent le conduit déférent et commencent leur long voyage vers l’ovule dans le corps de la femme.6

Avant que les spermatozoïdes n’entament leur difficile cheminement vers l’ovule, de véritables assistants leur apportent une « logistique » et un soutien nécessaires à leur survie. Un de ces assistants est la glande appelée « prostate ». Il y a également deux glandes sécrétrices appelées « vésicules séminales » situées de chaque côté de la prostate. Lorsque la production de sperme est terminée, ces glandes commencent leur travail de production de fluides spéciaux qui accompagneront les spermatozoïdes tout au long de leur voyage.

Un fluide sécrété par la prostate rejoint les spermatozoïdes sur leur chemin. Ce fluide est composé d’acide citrique, de calcium et de phosphates acides, d’une enzyme coagulante et de profibrinolysine. Dans les organes reproducteurs féminins, il existe une substance composée d’acides qui empêche la prolifération de bactéries. En plus de réduire la capacité des spermatozoïdes à se déplacer, cette mixture acide peut les tuer. Le fluide de la prostate a pour rôle de neutraliser les effets des acides, permettant ainsi aux spermatozoïdes de progresser facilement vers l’ovule.

Il est ici utile de s’arrêter et de réfléchir un instant. La prostate, qui opère dans le système reproducteur de l’homme, agit avec la connaissance de l’environnement du corps féminin. Elle sait que les spermatozoïdes rencontreront un environnement acide au cours de leur voyage et qu’ils ne pourront survivre dans cet environnement si elle ne produit pas le fluide nécessaire pour les protéger. Il ne fait aucun doute que nous sommes ici face à un miracle. Est-il possible pour une glande sécrétrice située dans le corps masculin d’avoir conscience d’une autre structure, physiquement séparée d’elle, et d’agir et de prendre des décisions pour mener à bien ce « partenariat »? Réfléchissez: même un être humain doué d’une intelligence consciente et de la capacité de voir et d’entendre, de calculer, de décider d’une ligne de conduite et d’arriver à une solution, ne pourrait prévoir quels types de danger il existe dans un environnement totalement étranger et agir en conséquence. Pourtant, la prostate, ce morceau de chair composé de cellules, peut le faire! C’est Dieu Qui a inspiré à cette glande d’accomplir sa fonction; c’est Lui Qui a créé chaque élément du système reproducteur mâle et de celui du corps de la femme.

Le fluide sécrété par les vésicules séminales situées à côté de la prostate est tout aussi indispensable au voyage des spermatozoïdes. Peu de temps après le début du trajet, ce fluide qui contient du fructose et d’autres substances nutritives ainsi que des « prostaglandines » et des « fibrinogènes », rejoint les spermatozoïdes pour les aider à mener à bien ce pénible voyage jusqu’à la fertilisation de l’ovule. Lorsque la prostaglandine entre en contact avec le mucus qui recouvre l’utérus, elle crée un environnement approprié à la progression des spermatozoïdes. Elle provoque également des contractions dans l’utérus et les trompes de Fallope pour permettre au spermatozoïde de se déplacer plus facilement.

Nul doute que nous sommes face à un miracle de la création. Le fluide sécrété par les vésicules séminales mâles connaît parfaitement la structure complexe du corps féminin! Il sait à l’avance que des contractions de l’utérus et des trompes de Fallope peuvent aider les spermatozoïdes à se déplacer vers l’ovule et, en faisant preuve de prévoyance, il ajoute dans sa propre composition un composé chimique, la prostaglandine qui déclenchera ces contractions.

Si vous demandez à un chimiste de produire une telle réaction, que fera-t-il?

Il étudiera tout d’abord les spermatozoïdes, leur structure et les besoins pour mener à bien la fertilisation. Il essaiera ensuite de connaître le corps féminin, ses hormones, l’ovule, les trompes de Fallope qui transportent l’ovule vers l’utérus, l’utérus lui-même, ses tissus, le système nerveux qui provoque les contractions et bien d’autres éléments. Puis, grâce à ses années d’étude et d’apprentissage, il découvrira les influences qu’exercent ces différentes substances; par le biais d’expériences et de recherches, il trouvera dans quelles proportions ces substances doivent être combinées. Un être humain possédant de nombreuses connaissances sera peut-être à même de réaliser tout cela en faisant preuve d’efforts et de patience.

Et pourtant, des cellules, des tissus et des organes composés d’atomes et des molécules inconscients accomplissent chaque jour toutes ces choses. On ne peut pas affirmer que cet ensemble de matériaux organiques possède une intelligence plus élevée et des connaissances plus importantes qu’un chimiste.

La présence d’un tel liquide, libéré par le système reproducteur mâle, et conçu pour influencer le système reproducteur féminin, est une preuve évidente de la création de Dieu.

Il est évident que cet ensemble de systèmes en interrelations ne peut pas être le résultat du hasard. Une personne douée de raison comprendra immédiatement que ces événements merveilleux survenant immanquablement dans le corps de tout être humain sont le fruit d’une intelligence suprême et d’une puissance éternelle, et elle servira Dieu, à Qui seul appartiennent la puissance et l’intelligence éternelles.

O hommes! Craignez votre Seigneur Qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et Qui de ces deux-là a fait répandre sur la terre beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement. (Coran, 4: 1)

Un fluide à la structure complexe: le sperme

Quand les spermatozoïdes commencent leur voyage, la prostate et les vésicules séminales sécrètent des fluides qui rejoignent les spermatozoïdes. C’est ainsi que le sperme est produit. Ensemble ils progressent dans le corps de la mère. Comme nous l’avons vu précédemment en détail, les fluides fournissent l’énergie dont les spermatozoïdes ont besoin et neutralisent les acides se trouvant à l’entrée de l’utérus de la mère, en créant un environnement dans lequel les spermatozoïdes peuvent se déplacer facilement.

Ce liquide éjecté du corps masculin pour le processus de fertilisation est appelé sperme. 10% de ce liquide provient des canaux spermatiques, 60% des vésicules séminales, 30% de la prostate et le reste est constitué des spermatozoïdes et d’une petite quantité de fluides provenant d’autres glandes sécrétrices.7 Le sperme est donc une combinaison complexe de fructose, de phosphorylcholine, d’ergothionéine, d’acide ascorbique, de flavines, de prostaglandines, d’acide citrique, de cholestérol, de zinc, de phosphatase acide, d’acide lactique, d’enzymes fibrinolytiques et protéolytiques, de hyaluronidase et de spermatozoïdes.8 Nous avons devant les yeux une merveille que Dieu a révélée dans le Coran.

A de nombreux endroits dans le Coran, Dieu attire l’attention sur la création de l’homme et nous recommande de réfléchir à ce sujet. Les scientifiques qui ont examiné ces versets du Coran ont découvert qu’un certain nombre de ses merveilles sont décrites dans les versets et donnent des informations sur la création de l’homme. On a par exemple découvert, grâce à des recherches menées avec les technologies modernes, que le sperme est composé d’un mélange de différentes substances. Mais cette information a été révélée dans le Coran il y a 1400 ans. Le sperme y est décrit comme étant une goutte « mélangée »:

… Nous avons créé l’homme d’une goutte de sperme mélangé aux composantes diverses pour le mettre à l’épreuve. C’est pourquoi Nous l’avons fait entendant et voyant. (Coran, 76: 2)

Au cours d’une union sexuelle environ 250 à 300 millions de spermatozoïdes sont éjaculés dans le sperme de l’homme. Mais sur ces millions de spermatozoïdes, seul un millier d’entre eux réussit à atteindre l’ovule. Et sur ces mille, l’ovule n’en rencontrera qu’un seul. L’essence d’un être humain est donc contenu dans un seul spermatozoïde. Ce fait, que nombre de personnes à notre époque ne connaissent pas ou mal, a été révélé dans le Coran il y a 1400 ans. Le Coran explique cette réalité en ces mots:

Qui a créé toute chose à la perfection et a commencé la création de l’homme à partir de l’argile. Puis Il tira sa progéniture d’un extrait d’eau méprisable. (Coran, 32: 7-8)

Si l’on examine la signification en arabe de ce verset, il est clair que nous sommes face à une merveille du Coran. Le mot « extrait » en français traduit le mot arabe sulala qui signifie l’essence ou la meilleure partie d’une chose. Dans les deux cas c’est « une partie d’un tout ».

Cela montre clairement que le Coran est la parole d’une volonté qui connaît la création de l’homme jusque dans ses moindres détails. Cette volonté appartient à Dieu, le Créateur des êtres humains.

L’heure des derniers préparatifs

L’aspect général des spermatozoïdes, supportés par les fluides du sperme, est maintenant connu. Toutes les parties du spermatozoïde, la tête, le cou, la partie médiane, la queue et la partie terminale, ont leurs fonctions distinctes.

Le noyau (la section de la tête) mesure à peine 5 microns. Dans ce minuscule espace se trouve toute l’information pertinente et nécessaire pour transformer une cellule en être humain. Dans la tête du spermatozoïde se trouve un paquet génétique (le code génétique) composé de 23 chromosomes qui seront transportés vers l’ovule. Ainsi sont consignés, dans la tête d’un minuscule spermatozoïde, l’information concernant la formation d’organes variés du corps humain ainsi que leurs diverses fonctions, l’endroit où ils seront situés, le moment où les cellules commenceront à se développer, en bref, toute l’information nécessaire pour construire un corps humain.

En plus de l’information génétique, la tête du spermatozoïde possède une autre spécificité. Dans « l’acrosome », nom donné à la couche protectrice externe de la tête, se trouvent des substances qui aideront le spermatozoïde au cours des dernières étapes de son voyage. Ce sont des enzymes qui peuvent dissoudre les tissus. En les utilisant, le spermatozoïde pourra transpercer l’ovule et y pénétrer pour permettre la fertilisation.9 (cf. « Le spermatozoïde et l’ovule se rencontrent »)

La deuxième partie la plus importante du spermatozoïde est la queue. Celle-ci lui permet de nager facilement dans un environnement liquide et détermine la direction dans laquelle il nagera pour atteindre l’ovule. Mais d’où vient l’énergie nécessaire aux mouvements incessants de la queue du spermatozoïde? Ces besoins en énergie sont fournis selon un procédé étonnant. La queue est en fait un dépôt de carburant, lequel fournit l’énergie nécessaire au voyage. Sur le long chemin le menant à l’ovule, les besoins du spermatozoïde sont satisfaits par les mitochondries (véritables usines des cellules) se trouvant dans la queue. En utilisant des transporteurs d’énergie situés dans le cou du spermatozoïde, les mitochondries fournissent l’énergie appelée ATP pour faciliter le déplacement.10

Comme on peut le voir, la conception du spermatozoïde est parfaite. Sans la queue, le spermatozoïde manquerait d’un système pour se déplacer; sans les mitochondries de la partie médiane, il n’aurait pas l’énergie suffisante et donc, pas de mouvements de la queue. En outre, malgré la tête structurellement parfaite du spermatozoïde, si l’acrosome était absent, les enzymes nécessaires à la pénétration ne seraient pas produites et la fertilisation de l’ovule ne pourrait avoir lieu.

Le spermatozoïde n’a pas pu acquérir toutes ces caractéristiques par étapes au cours du temps comme l’affirme la théorie de l’évolution. Quand le premier être humain est apparu sur terre, le spermatozoïde devait déjà fonctionner de cette façon. Il serait en effet impossible qu’un spermatozoïde accomplisse sa fonction de fertilisation avec un défaut dans la moindre de ses caractéristiques, et si, comme l’affirment les évolutionnistes, il y avait eu des spermatozoïdes dans le passé ne possédant pas toutes ces particularités, les êtres humains ne se seraient pas multipliés; ils auraient été effacés de la surface de la terre. Cela montre que les spermatozoïdes sont apparus en un seul instant et munis d’une structure parfaite. Le Créateur de la conception parfaite du spermatozoïde est Dieu, Créateur de toute chose.

Des systèmes créés l’un pour l’autre

Au moment de quitter le corps de l’homme dans le sperme, les spermatozoïdes ne sont pas complètement prêts à fertiliser l’ovule. Leur mouvement est contrôlé par des sécrétions basiques dans la zone où ils sont stockés et quand le sperme est produit et atteint le corps de la femme, il ne peut pas accomplir la fonction de fertilisation. Comment le sperme, une fois séparé du système reproducteur mâle, acquière-t-il la capacité de fertiliser l’ovule?

Afin que le processus de fertilisation soit facilité, un certain nombre de systèmes dans le corps de la femme doivent entrer en fonction. Des fluides sécrétés dans le système reproducteur féminin aident les spermatozoïdes en augmentant leur capacité à fertiliser l’ovule. Voici quelques changements qui surviennent chez le spermatozoïde après qu’il a atteint le corps de la femme:

1. Les fluides sécrétés dans l’utérus de la femme et les trompes de Fallope contiennent une substance chimique qui anéantit les sécrétions entravant le déplacement des spermatozoïdes dans le système reproducteur mâle. Le mouvement des spermatozoïdes qui atteignent l’appareil reproducteur féminin est alors rendu possible.

2. Les fluides dans l’appareil reproducteur mâle (dans les tubules séminifères, dans l’épididyme et le conduit déférent) contiennent tous un haut niveau de cholestérol. Le cholestérol est continuellement donné à la membrane cellulaire recouvrant l’acrosome, durcissant cette membrane et empêchant la libération prématurée des enzymes ce qui pourrait nuire à la fertilisation de l’ovule. Les spermatozoïdes qui passent dans le corps de la femme doivent donc être délivrés des effets néfastes du cholestérol. Comme pour les millions de détails des différentes étapes de la reproduction humaine, un système spécial a aussi été conçu pour cela. Les spermatozoïdes qui entrent dans le corps féminin entrent en contact avec le fluide de l’utérus qui réduit le niveau de cholestérol contenu dans le sperme et fragilise ainsi la tête des spermatozoïdes (acrosome). Au moment d’atteindre l’ovule, les enzymes contenues dans l’acrosome peuvent facilement sortir et assurer la fertilisation de l’ovule en pénétrant la membrane de l’ovule.

3. La résistance de la membrane de l’acrosome des spermatozoïdes au moment de leur entrée dans le corps féminin augmente au contact d’ions du calcium. Au contact d’une grande quantité de calcium le mouvement du spermatozoïde s’accélère. La queue en forme de fouet (le flagelle), qui permet les mouvements du spermatozoïde, change ses ondulations initialement lentes en mouvements plus importants, facilitant ainsi sa capacité à atteindre l’ovule.11

Il ne fait pas de doute, pour ceux qui réfléchissent avec soin, que la création du spermatozoïde, création si complexe et si harmonieuse, se fait de façon à être complémentaire avec le corps de la femme. Le fait que le spermatozoïde et le corps féminin coopèrent pour mener au même miracle, indépendamment l’un de l’autre, démontre une grande intelligence consciente. Les spermatozoïdes, avant d’entrer dans le corps de la femme prennent des mesures pour produire ce qui est nécessaire pour corriger leurs carences, ce qui pourrait leur créer des problèmes dans le corps féminin. Un environnement particulier est préparé dans le corps féminin pour faciliter la progression d’un spermatozoïde invisible à l’œil nu. C’est comme si le corps de la femme savait que le voyage du spermatozoïde allait être très long et nécessiter beaucoup d’énergie; c’est comme s’il savait quel type de composé chimique permettra la pénétration de l’ovule, devinant que le spermatozoïde ne pourra effectuer cela seul et déterminant que le cholestérol en est la cause, puis produira une substance à même de neutraliser le cholestérol, préparant ainsi un environnement dans lequel l’ovule pourra plus aisément être pénétré. Et le corps féminin fait tout cela de son propre chef!

Il faut savoir que ce qui est résumé ci-dessus est simplement une petite partie des étapes survenant entre l’entrée des spermatozoïdes dans le corps de la femme et la fertilisation de l’ovule. Ces étapes sont achevées suite à des milliers de réactions chimiques encore plus complexes au cours desquelles plusieurs protéines, enzymes et fluides sont impliqués.

Mais il est particulièrement important de se rappeler que par toutes ces démonstrations, nous ne visons pas à simplement transmettre des connaissances scientifiques; notre objectif est de faire remarquer que, contrairement à ce qu’affirment les évolutionnistes, la formation d’un être humain est trop complexe pour avoir été le produit d’un hasard aveugle. Bien au contraire, elle est plutôt le résultat d’opérations parfaites de systèmes intriqués, interdépendants et complémentaires. Réfléchissons: un système aussi complexe a-t-il pu apparaître par étapes et par hasard comme l’affirme la théorie de l’évolution? Il n’est pas possible pour un être humain, ou même une simple enzyme ou molécule qui active les spermatozoïdes, d’apparaître par hasard. Une telle chose est certainement impossible, mais considérons une nouvelle fois un tel scénario.

Des spermatozoïdes produits « par hasard » dans le corps masculin arrivent en contact avec un corps féminin. Trouveront-ils, par hasard, déjà prêts et attendant leur arrivée les fluides qui leur permettront d’acquérir leur capacité de fertiliser? Si tel n’est pas le cas, après l’échec du premier spermatozoïde les cellules reproductrices femelles vont-elles prendre la décision de produire les substances chimiques nécessaires?

Il ne fait aucun doute que la logique ne peut accepter ces deux exemples; ce sont des scénarios qui ne peuvent pas survenir. Une vérité s’impose alors à nous: chacun de ces systèmes sont une preuve de la connaissance et de la puissance incommensurables de Dieu, Créateur de toute chose. Dieu a créé dans les profondeurs du corps humain des merveilles qui sont trop petites pour être visibles à l’œil nu et qui sont au-delà de la compréhension de l’esprit humain. Nous avons, dans notre corps, des preuves qui sont totalement indépendantes de la volonté et de la connaissance humaine. Et par cela, Il nous rappelle qu’Il domine toute chose, y compris les êtres humains.

Certes, le pardon de Ton Seigneur est immense. C’est Lui Qui vous connaît le mieux quand Il vous a produits de terre, et aussi quand vous étiez des embryons dans les ventres de vos mères. Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté; c’est Lui Qui connaît mieux ceux qui Le craignent. (Coran, 53: 32)

 LE ROLE DE L’OVULE DANS LA FORMATION

D’UN NOUVEL ETRE HUMAIN

 Lors de la puberté, les corps mâles et femelles se développent de manière similaire. La cellule reproductrice femelle, l’ovule, ainsi que le système reproducteur féminin sont préparés pour compléter le système reproducteur mâle.

A cette période, chez la femme comme chez l’homme, l’hypothalamus sait exactement quand le moment est venu d’envoyer des ordres à la glande pituitaire afin qu’elle produise les hormones nécessaires à la maturation des ovules. En recevant ces ordres, la glande pituitaire se met immédiatement à produire les hormones nécessaires.

La production des cellules reproductrices chez la femme n’est pas continue comme chez l’homme. Cette production survient à des périodes déterminées. C’est le travail de la glande pituitaire de déterminer le moment adéquat pour cela, elle assure alors la production d’une hormone qui permettra la maturation des ovules primaires dans l’ovaire. Cette hormone sait très bien où elle devra accomplir sa fonction et, se dirigeant droit vers l’ovaire, elle annonce que l’heure est venue pour la maturation de l’ovule. Les ovules comprennent immédiatement l’ordre et commencent une activité intense à l’intérieur de l’ovaire, menant à leur maturation.12

Examinons cela plus en détails. Comment cette glande sécrétrice minuscule appelée hypothalamus détermine-t-elle l’heure? Et comment détermine-t-elle le moment exact de ce processus qui s’est produit chez des millions de femmes dans le passé et le présent, sans se tromper (sauf dans les cas pathologiques)? L’hypothalamus est situé à la base du cerveau; ce n’est pas un mécanisme d’horloge, il n’a pas de relation avec le monde à l’extérieur du cerveau; c’est un morceau de chair composé de cellules. Ce morceau de chair détermine l’heure précise d’une fonction, c’est une chose extraordinaire que l’on ne peut ignorer. Mais c’est là un simple détail dans les innombrables événements merveilleux qui surviennent continuellement dans le corps humain. Des processus tout aussi incroyables se retrouvent, de façon perpétuelle, à tout moment, dans chaque millimètre carré du corps humain. Prenons par exemple un miracle stupéfiant qui a lieu dans la glande pituitaire: un ordre envoyé par l’hypothalamus est lu et compris; sur la base de cette compréhension une décision est prise; selon cette décision, des substances sont produites et envoyées par les moyens adéquats, sans erreur, vers un endroit lointain et sans rapport apparent avec elles. La glande pituitaire est un amas de cellules qui ont une compréhension consciente des ordres qui leur sont envoyés et qui savent répondre à ces ordres. Quelle chose extraordinaire, quelle conscience permet-elle à ce morceau de chair de « comprendre », « concevoir », « tirer des conclusions », « prendre des décisions » et « les mettre en œuvre »?

Le corps humain est un environnement sombre dans lequel la lumière ne pénètre pas et où de nombreux fluides se déplacent à grande vitesse à travers les vaisseaux; c’est un endroit dense et compliqué. Aucun évolutionniste n’a jamais été capable d’expliquer comment une masse de molécules dans cet environnement dense peut aller où elle veut en traversant d’autres matériaux de nombreuses fois plus grands qu’elle et sans être endommagée ou sans se perdre, ou comment elle peut utiliser certains moyens pour envoyer d’autres substances aux endroits où il y en a besoin. Le seul refuge des évolutionnistes, quand ils sont confrontés à ces merveilleuses preuves de la création, est le hasard. Mais comment pourrait-il y avoir une place pour le hasard dans la structure si complexe et si intelligente du corps humain, voire chez un autre être vivant.

A ce niveau, nous devons nous rappeler que l’intelligence et la conscience ici observées n’appartiennent pas aux cellules. Elles n’ont pas d’yeux pour voir, de langue pour parler ou être comprise, et pas d’oreilles pour entendre. Les cellules sont la création de Dieu; elles sont uniquement les moyens d’exécuter Ses commandes; et à tout moment, grâce à Son inspiration, elles exécutent des processus trop merveilleux pour en être les auteurs.

Les ovules commencent à se développer…

L’ovule est produit dans un organe conçu spécialement dans ce but: l’ovaire. Chaque femme a deux ovaires, un du côté droit et un du côté gauche. Dans ces ovaires se trouve un espace, assez grand pour que des fibres nerveuses, des vaisseaux sanguins et des conduits lymphatiques puissent loger. A l’intérieur de cet espace, il existe des tissus fibreux riches en sang qui ont pour but de nourrir et protéger les ovules lors de leur formation. Au sein de cette structure protectrice se trouvent de nombreuses poches (follicules) de différentes tailles. Il y a un ovule primaire dans chaque follicule. Chaque mois, un seul ovule est théoriquement libéré par les ovaires afin qu’un seul fœtus ne se forme.

Afin que cet ovule primaire arrive à maturité et se transforme en cellule reproductrice, il doit franchir différentes étapes, une division par mitose et deux divisions par méiose, selon un ordre bien défini. Suite à ces divisions, le nombre de chromosomes de la cellule change et différents types de cellules sont formés. Comme chez le mâle, les cellules reproductrices de la femme passent de 46 chromosomes à 23. Trois petites cellules et une plus grande (ovotide) sont alors produites. Les petites cellules meurent d’un manque de nourriture, tandis que la grande subit certains changements et devient l’ovule. Si chacune de ces cellules était de la même taille, le développement du zygote (œuf fécondé) ne pourrait être mené à terme. Mais seule la plus grosse cellule est nourrie ce qui empêche un tel problème de survenir.

Le développement de l’ovule n’est pas un phénomène non vérifié et aléatoire. Comme dans le cas du système reproducteur mâle, ce sont les hormones sécrétées par la glande pituitaire située à la base du cerveau qui permettent ce développement. Il est possible d’indiquer les étapes de la formation de l’ovule et les hormones qui jouent un rôle:

1. Croissance folliculaire: C’est l’étape au cours de laquelle l’ovule commence à se former. L’ovule primaire, se situe dans ce qu’on appelle le « follicule » qui se forme en 14 jours environ. Une hormone pituitaire, la FSH (hormone folliculostimulante), arrive aux ovaires dans le flux sanguin. Cette hormone est responsable de la formation et du développement du follicule dans les ovaires et de la production de l’ovule à partir de la cellule primaire. Cette hormone permet aussi la sécrétion d’œstrogène par le follicule mature.

L’œstrogène est une hormone qui opère surtout sur l’utérus. Elle accélère la division par mitose des cellules de l’utérus; cette zone gonfle alors en formant un coussin doux, ce qui permettra à l’embryon d’y adhérer après le processus de fertilisation. De plus, elle garantit qu’une quantité suffisante de sang et de fluides soit dirigée vers l’utérus. Ces processus ont lieu chaque mois. Si un ovule est fertilisé, il se loge dans ce tissu spécialement préparé où il est nourri et où son développement continue.

Comme pour toutes les étapes de la création humaine, ici aussi a lieu un événement miraculeux. Les cellules du système reproducteur féminin déterminent à l’avance les besoins de l’embryon qu’elles hébergeront, font les préparations nécessaires à ces besoins et travaillent pour fournir l’environnement le plus approprié pour le développement du fœtus. Comment une collection de cellules peut-elle effectuer des opérations qui nécessitent un tel niveau d’intelligence? Il n’est pas raisonnable de penser que ces cellules puissent être capables de réaliser cela de par leur propre volonté.

Comment croire sérieusement que des cellules composées d’atomes inconscients peuvent faire ce que l’homme ne peut accomplir avec son intelligence. La réalité semble pourtant évidente: toutes les cellules accomplissent leurs fonctions par l’inspiration du Créateur; elles sont les véhicules de la réalisation d’un miracle qui se produit à chaque fois qu’un être humain vient au monde.

2. Ovulation: A cette étape, le follicule qui transporte l’ovule se déchire et cet ovule est libéré mais il a besoin d’assistance. Sinon, comment savoir où rencontrer les spermatozoïdes ? C’est ici que les trompes de Fallope, situées entre l’ovaire et l’utérus, entrent en action. L’ovule, qui a été libéré dans le vide, est attrapé par les trompes de Fallope qui possèdent de grands tentacules comme une pieuvre. Les trompes de Fallope fournissent un environnement approprié pour la fertilisation et les étapes suivantes surviennent en fonction de la présence ou non de spermatozoïdes dans ces trompes.

L’hormone lutéinisante (LH) sécrétée par la glande pituitaire antérieure contrôle tout ce processus. Cette hormone est absolument nécessaire au déchirement du follicule dans lequel est situé l’ovule mature et à son acheminement vers l’endroit où il rencontrera les spermatozoïdes. Sans cette hormone, l’ovulation ne peut avoir lieu, même si toutes les autres hormones sont présentes. Deux jours avant l’étape d’ovulation, pour une raison que les scientifiques sont toujours incapables d’expliquer, la sécrétion de l’hormone LH par la glande pituitaire augmente. Une augmentation de l’hormone FSH se produit à la même étape et, sous l’influence de ces deux hormones, l’ovulation survient régulièrement chaque mois. Ici aussi la glande pituitaire réalise donc un calcul incroyable du temps qui passe et commence la sécrétion des hormones requises exactement au bon moment et en quantités adéquates.

Cette activité consciente n’est bien sûr pas le fait de la glande pituitaire elle-même ou des cellules qui la composent. Cette intelligence et cette volonté appartiennent à Dieu qui se révèle Lui-même dans tous ces événements merveilleux des différentes étapes de la création humaine.

3. Le corps jaune (corpus luteum) – la phase lutéale: Après l’expulsion de l’ovule du follicule, le follicule vide se remplit de sang. Il existe des cellules spéciales appelées « granulosa » et « thèques », qui entourent l’espace vide où ces follicules sont situés; elles se multiplient et prennent la place du sang coagulé dans le follicule. Ces cellules accumulent des lipides jaunes, d’où leur nom de cellules lutéines, du mot latin luteus, « jaunissant ». Ainsi, le follicule d’où l’ovule a été relâché se gonfle avec les fluides qui le remplissent et devient un élément actif appelé corps jaune.13 Le corps jaune joue un rôle important dans la préparation de l’utérus pour l’embryon et pour le bon déroulement de la grossesse. Une hormone appelée progestérone est sécrétée sous l’influence de l’hormone LH (hormone lutéinisante). La progestérone joue un rôle extrêmement important en stimulant les parois, la membrane muqueuse (la muqueuse) de l’utérus qui gonfle sous l’influence de cette hormone et de l’œstrogène. Les glandes et les vaisseaux sanguins deviennent très tortueux, et l’épaisseur de la paroi utérine augmente. Le but de ces changements est de préparer un endroit approprié pour l’embryon après la fertilisation. De plus, cela permet à la grossesse de se poursuivre en relâchant les parois de l’utérus. La progestérone affecte également le développement des glandes mammaires.

Toutes ces hormones ne peuvent faire toutes ces choses consciemment et le hasard ne peut pas tout expliquer. Alors comment une molécule formée d’atomes inconscients peut-elle posséder un tel sens inné et prendre des initiatives pour organiser les transformations du corps de façon aussi appropriée? Cela montre que le mécanisme de reproduction ainsi que toutes ses caractéristiques ont été créés par une puissance suprême. C’est Dieu, le Seigneur de la terre et du ciel Qui a inspiré les molécules qui composent les hormones et les atomes dans leurs activités conscientes.

La phase du corps jaune dure 12 à 14 jours. A la fin de cette période, si la fertilisation n’a pas eu lieu, le corps jaune dégénère et la même phase se répète le mois suivant. Avec la dégénération du corps jaune, l’œstrogène, la progestérone et d’autres hormones ne sont plus sécrétées et la glande pituitaire entre à nouveau en action pour sécréter de la FSH et de la LH, provoquant la croissance de nouveaux follicules. Mais ces follicules ne peuvent pas se développer suffisamment à cause du manque d’œstrogènes et la progestérone provoque une nouvelle étape, la menstruation.

4. La menstruation: C’est l’étape au cours de laquelle l’ovule non fertilisé est éjecté du corps. La fertilisation n’ayant pas eu lieu, la paroi de l’utérus préparée à cet effet se contracte, les vaisseaux sanguins se resserrent, l’ovule est éjecté et le corps se prépare à exécuter à nouveau toutes ces étapes.

Ces phases se répètent pour chaque femme, régulièrement, tout au long d’une période déterminée. Chaque mois de nouveaux ovules sont produits, les mêmes hormones sont sécrétées encore et encore à la même période et le corps de la femme est préparé pour une éventuelle fertilisation. Mais dans la dernière phase de cette préparation, les préparatifs changent suivant qu’il y ait ou non des spermatozoïdes.

Les préparatifs pour la fertilisation

L’ovule est à une distance de 20-25 cm de l’endroit où les spermatozoïdes entrent dans le corps de la femme. Cette distance est environ 3.000 fois plus grande que la taille d’un spermatozoïde et il aura besoin d’assistance pour la traverser.

Avant que l’ovule ne rencontre le spermatozoïde, certaines préparations commencent à la fois dans le corps masculin et féminin. La grande majorité de ces préparations consiste à protéger les spermatozoïdes durant leur voyage dans le corps de la mère. L’utérus et les trompes de Fallope subissent diverses contractions et ondulations qui facilitent l’avancée des spermatozoïdes vers l’ovule. Ces contractions sont provoquées par une substance appelée « prostaglandine » que l’on trouve dans le fluide des vésicules séminales qui arrivent avec les spermatozoïdes à partir du corps de l’homme. En dépit du fait que ce fluide provient d’un corps différent, il connaît la structure de l’utérus de la mère et l’affecte de telle manière à faciliter le cheminement des spermatozoïdes.14

Pour permettre la fertilisation, le corps de la femme subit d’autres changements. Les trompes de Fallope grandissent; sous l’influence de l’œstrogène, la membrane muqueuse qui borde l’utérus augmente en taille et en poids. Les tissus membraneux des cellules épithéliales composés d’une ou de plusieurs couches de cellules séparées par une petite substance intercellulaire prolifèrent. Cette structure dans la muqueuse prend une forme qui permettra aux spermatozoïdes de traverser ces espaces avec le mouvement de leur queue. En plus de faciliter le mouvement des spermatozoïdes, cette transformation joue un autre rôle important: les tissus servent d’entrepôts et de zone de filtrage, arrêtant les spermatozoïdes qui n’ont pas une forme permettant la fertilisation et ne laissant passer que ceux normalement constitués.

Tous les mouvements de l’utérus et des ovaires sont spécialement conçus pour que les spermatozoïdes atteignent l’ovule. Mais lorsqu’un spermatozoïde est assuré de rencontrer l’ovule, la muqueuse de l’utérus effectue l’opération inverse: elle s’épaissit et se densifie, pour empêcher d’autres spermatozoïdes d’atteindre également l’ovule.

Tout ce que nous avons vu jusqu’ici est on ne peut plus surprenant. Le système reproducteur féminin assiste les cellules venant d’un corps totalement différent. Comment une cellule peut-elle avoir tant d’informations sur d’autres cellules qui viennent d’un environnement totalement différent? Comment peut-elle connaître le meilleur moyen de faciliter le mouvement de ces cellules ? En effet, il n’est pas possible pour les cellules qui produisent le fluide dans l’utérus de connaître les caractéristiques du sperme ou de leur préparer un environnement adéquat.

Toutes les fonctions décrites jusqu’à présent se produisent chez toutes les femmes. Les systèmes mâles et femelles sont harmonieux et complémentaires: le sperme est conçu pour le corps de la femme; les organes reproducteurs femelles sont spécialement conçus pour accueillir le sperme. S’il y a le moindre dysfonctionnement dans cette harmonie, si par exemple la queue du spermatozoïde ne lui permet pas de se déplacer, ou s’il perd le fluide qui lui permet de contrebalancer l’environnement acide contenu dans le corps de la femme, la reproduction ne pourra pas alors avoir lieu.

Une telle harmonie entre les cellules reproductrices femelles et mâles ne peut être que voulue et planifiée. C’est Dieu le Tout-Puissant, le Seigneur de l’univers Qui a créé l’homme à partir d’une goutte de liquide, impliquant les organes reproducteurs mâles et femelles, en harmonie l’un avec l’autre. Les êtres humains devraient se rendre compte de la perfection de la création divine et se soumettre inconditionnellement à Lui, s’inclinant devant le pouvoir éternel de leur Seigneur.

Et dans votre propre création, et dans ce qu’Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. (Coran, 45: 4)

Les spermatozoïdes rencontrent l’ovule

Après avoir subi plusieurs transformations sur le chemin de la maturation, l’ovule est relâché des trompes de Fallope. A ce moment, il transporte avec lui plusieurs cellules qui l’entourent – les granulosas. Avant la fécondation de l’œuf, les spermatozoïdes qui arrivent au niveau des trompes de Fallope vont tenter de traverser l’épais manteau qui enveloppe l’œuf. Mais un seul spermatozoïde peut le traverser.

Comment le spermatozoïde réussit-il à franchir cet obstacle?

La perfection de la conception intelligente du spermatozoïde nous saute aux yeux. Dans la tête du spermatozoïde appelée « acrosome », sont stockées des enzymes: les « hyaluronidases » et les « protéolytiques ». La hyaluronidase de l’acrosome casse une substance (l’acide hyaluronique) reliant les multiples couches des cellules granulosa qui enveloppent l’ovule ouvrant ainsi une voie pour que le spermatozoïde la traverse. Les enzymes protéolytiques quant à elles, assurent la dissolution des protéines des tissus attachés à l’ovule. Avec l’aide de ces deux enzymes, le spermatozoïde a la possibilité d’atteindre l’ovule.15

Comment des enzymes appartenant au spermatozoïde produit dans le corps masculin, donc très loin de l’ovule, peuvent-elles être capables d’affecter la structure de l’ovule? Qui a mis au point la formule de cette opération? Qui a placé ces enzymes exactement au bon endroit pour permettre la fertilisation de l’ovule, c’est-à-dire, dans la tête du microscopique spermatozoïde?

Encore une fois, le spermatozoïde ne peut réaliser ces choses de lui-même. Il ne peut connaître l’existence de l’acide hyaluronique ou son effet sur les cellules, ou encore que cette enzyme neutralisera l’effet de l’acide. De plus, il n’est pas suffisant de connaître la formule de cet acide; sa production dans le corps humain doit aussi être garantie. Et il est impossible que le spermatozoïde forme de lui-même le système qui produira cette enzyme dans le corps humain. Si vous demandez à un novice en médecine ou en chimie biologique le nom de l’enzyme qui détruit la structure de l’acide hyaluronique, d’écrire la formule de la structure de cet acide, il ne sera très probablement pas capable de vous donner une réponse. Mais le spermatozoïde réalise pourtant ces choses. Il connaît des formules chimiques et sait fabriquer les substances à même de les neutraliser. Notre raison ne peut qu’admettre qu’un spermatozoïde ne peut pas accomplir tout cela tout seul et sa seule présence est, en soi, une preuve de la création. Le hasard ne pourrait être à l’origine d’une telle harmonie. Le spermatozoïde est conscient de la structure chimique d’une cellule étrangère à lui et vivant dans un environnement complètement différent, il prévoit et analyse les effets de certains produits chimiques qu’il produit par la suite…, tout ceci ne peut s’expliquer qu’en faisant référence à une Intelligence Suprême Qui a créé le spermatozoïde avec ses qualités particulières.

La conception parfaite de la structure du spermatozoïde est une des preuves les plus claires du fait que Dieu a créé les êtres humains, ainsi que le reste de la création.

Les spermatozoïdes poursuivent leur voyage

Quand le spermatozoïde « sélectionné » pour fertiliser l’ovule atteint celui-ci, sa membrane externe se lie fortement aux récepteurs des cellules enveloppant l’ovule, le spermatozoïde perd alors son manteau externe (l’acrosome). Au même moment, la membrane de l’ovule sécrète une substance appelée « fertilizine », nécessaire pour attirer le spermatozoïde et lui permettre de se déplacer plus rapidement et de réagir plus facilement avec la membrane de l’ovule.

Dans le même temps, le spermatozoïde qui atteint l’ovule sécrète une substance appelée « anti-fertilizine » qui neutralise les effets de la fertilizine et empêche ainsi les autres spermatozoïdes d’approcher cet ovule.16

La membrane qui entoure l’ovule commence à se reformer deux secondes environ après l’entrée du spermatozoïde pour empêcher les autres d’y pénétrer. Cette membrane agit exactement comme un contrôle de sécurité d’un immeuble qui contient des informations très importantes et qui restreint l’accès.

Une fois qu’un spermatozoïde est entré dans l’ovule, sa tête gonfle et il évolue très lentement vers le centre de l’ovule. En une trentaine de minutes, l’ovule s’unit complètement avec ce spermatozoïde. Le résultat de tous ces processus est que l’information génétique contenue dans le spermatozoïde est transmise à l’ovule.17

Mais il y a un point important: si les récepteurs sur le spermatozoïde et l’ovule sont compatibles (comme clef et serrure), ils se lient ensemble; sinon la liaison est impossible. En effet, la fertilizine sécrétée par l’ovule de chaque espèce vivante a une composition chimique qui lui est bien spécifique. C’est une précaution naturelle qui, dans le cas de l’espèce humaine, empêche les spermatozoïdes d’autres espèces (c’est-à-dire non-humaines) de féconder l’ovule humain et provoquer ainsi la dégénération de notre espèce. Ainsi, un chat ne pas s’accoupler avec un cheval ni un être humain avec un non-humain.18

La charge électrique du spermatozoïde et celle de l’ovule ont aussi un effet sur la fertilisation. L’ovule porte toujours une charge négative et le spermatozoïde une charge positive. Puisque des charges opposées s’attirent, l’ovule attire les spermatozoïdes vers lui. Mais, lorsqu’il entre en contact avec le spermatozoïde qui doit le pénétrer, l’ovule change immédiatement de polarité et porte désormais une charge positive comme les spermatozoïdes et repousse donc tous les autres spermatozoïdes.19

La dernière étape de la fertilisation

Au moment de pénétrer l’ovule, le spermatozoïde perd sa queue et la laisse à l’extérieur. On peut comparer cela à une navette spatiale qui largue ses réservoirs de carburant quand elle arrive à bon port. De la même manière, la queue du spermatozoïde, qui fournit l’énergie nécessaire et la capacité de se déplacer, est laissée derrière quand le spermatozoïde entre dans l’ovule.

Il est évident que la fertilisation est un processus systématique calculé avec minutie. Les fluides qui entourent l’ovule dissolvent très lentement l’armure du spermatozoïde quand il atteint la membrane externe entourant l’ovule. Les enzymes qui sont libérées au moment où l’armure du spermatozoïde est perforée permettent au spermatozoïde de percer la membrane externe de l’ovule et d’y entrer. Le changement de la charge électrique à ce moment repousse les autres spermatozoïdes et protège le nouvel organisme.

Si un tel système coopératif et hautement protecteur n’avait pas été créé, l’union d’un spermatozoïde et d’un ovule n’aurait jamais pu s’accomplir.

Si l’ovule n’avait pas sécrété le fluide qui guide le spermatozoïde, ce dernier n’aurait pas pu l’atteindre car la distance est très élevée comparée à sa taille.

Si les spermatozoïdes n’avaient pas d’armure, ils seraient, comme les autres microorganismes, dissous dans le fluide entourant l’ovule.

Si des enzymes dissolvantes spéciales n’avaient pas été placées sous cette armure, les spermatozoïdes n’auraient jamais été capables d’entrer dans l’ovule, même après avoir parcouru une si longue distance.

Si les charges électriques du spermatozoïde et de l’ovule avaient été les mêmes et non pas opposées, l’ovule aurait repoussé tous les spermatozoïdes et aucun d’entre eux n’aurait pénétré l’ovule.

Comme on peut le voir, pour permettre l’union d’un seul spermatozoïde avec un ovule, il existe un équilibre et des calculs extraordinaires. En outre, cet équilibre et ces calculs ne se sont pas produits qu’une seule fois; ils se répètent encore et toujours depuis le commencement de la race humaine pour chacun des millions d’individus qui peuplent cette terre.

Il n’y a pas de place pour le hasard ne serait-ce que dans une seule étape de ce processus miraculeux, ce qui montre clairement que Dieu a créé les êtres humains.

A Lui tous ceux qui sont dans les cieux et la terre: tous Lui sont entièrement soumis. Et c’est Lui qui commence la création puis la refait; et cela Lui est plus facile. Il a la transcendance absolue dans les cieux et sur la terre. C’est Lui le Tout Puissant, le Sage. (Coran, 30: 26-27)

L A CREATION D’UN ETRE HUMAIN

A PARTIR D’UNE CELLULE

La transformation commence:  les trois étapes du bébé dans l’utérus

Il est évident, à la suite des démonstrations précédentes, que chaque événement qui survient entre le moment de la formation du sperme et de l’ovule, et de leur rencontre est un miracle. Les changements qui s’opèrent après l’union de ces deux cellules ainsi que les préparations générales que subit le corps de la femme nous dévoileront d’autres merveilles.

Dans les heures qui suivent sa fertilisation par le spermatozoïde, l’ovule se divise et se développe rapidement. Aujourd’hui nous savons que le fœtus subit trois phases de développement embryonnaire dans l’utérus de la femme. Mais cette information, qui n’a été obtenue qu’après de longues années de recherche et grâce à l’aide de la technologie moderne, nous a été révélée il y a 1.400 ans dans le Coran:

… Il vous crée dans les ventres de vos mères, création après création, dans trois ténèbres. Tel est Dieu, votre Seigneur! A Lui appartient toute la royauté. Point de divinité à part Lui. Comment pouvez-vous vous détourner [de son culte]? (Coran, 39: 6)

Il faut remarquer que ce verset montre que le développement d’un être humain dans l’utérus de sa mère se fait en trois étapes. Effectivement, la biologie moderne a établi que le bébé, dans l’utérus de sa mère, passe par trois phases de développement comme indiqué dans ce verset.

C’est une information de base qui se trouve dans tous les livres d’embryologie utilisés dans les facultés de médecine. Par exemple, Basic Human Embryology, un livre de référence en embryologie, constate ceci:

La vie dans l’utérus passe par trois étapes: (i) préembryonnaire: les deux premières semaines et demi; (ii) embryonnaire: jusqu’à la fin de la huitième semaine, et (iii) fœtal: depuis la huitième semaine jusqu’à l’accouchement.20

Ces étapes comprennent les différentes phases de développement du bébé et peuvent être résumées comme suit:

– Phase préembryonnaire: Dans cette première phase, l’ovule nouvellement fertilisé se multiplie. Pendant les trois premières semaines, et après être devenu un amas de cellules, il s’incruste dans la paroi de l’utérus. Les cellules continuent de se multiplier et forment trois couches.

– Phase embryonnaire: La deuxième phase dure cinq semaines et demi, pendant lesquelles le bébé est appelé embryon. Pendant cette phase, les organes et les systèmes de base du corps prennent forme à partir des couches de cellules.

– Phase fœtale: Lorsque la grossesse atteint la troisième phase, l’embryon est appelé fœtus. Cette phase commence à la huitième semaine de la grossesse et continue jusqu’à la naissance. Dans cette phase, qui se distingue des précédentes, il est possible de discerner la face, les mains et les pieds du fœtus qui acquiert l’apparence d’un être humain. Au début de cette phase, tous les organes du fœtus, qui mesure environ 3 cm, sont en place. Cette phase dure 30 semaines et le développement continue jusqu’à la semaine de la naissance.

Les étapes que nous venons de décrire brièvement ici et les développements merveilleux qui interviennent au cours de chaque étape seront expliqués plus en détails dans les pages qui suivent.

La première cellule commence à se multiplier

La cellule composée de 46 chromosomes, qui est formée par l’union du spermatozoïde et de l’ovule, est la première d’un nouvel être humain qui verra le jour dans neuf mois. La première et unique cellule qui contient le plan de construction de tout le corps, c’est-à-dire l’ovule fertilisée est appelée « zygote ».

La première division de la cellule en deux autres cellules apparaît 24 heures après la fécondation de l’ovule. Ces deux cellules nouvellement formées sont identiques. Plus tard, ce nombre passera à quatre et continuera d’augmenter par divisions successives.21

Les cellules ainsi formées dans la trompe de Fallope continuent à se diviser, à se développer et à se diriger vers l’endroit où elles passeront les neuf prochains mois. Cette place est l’utérus de la mère.

A ce stade, les changements nécessaires se produisent dans l’utérus. Le sang y afflue pour le renforcer et lui donner une certaine élasticité. Comme nous l’avons mentionné dans la section précédente, le corps jaune dans l’ovaire accroît sa sécrétion et informe le corps de la femme que la grossesse a commencé. Pendant ce temps, le zygote se déplace en nageant vers l’utérus et envoie un signal biochimique signalant sa présence. Ce message prépare le corps de la mère à répondre aux besoins du fœtus en sel, en fer, en sang et en vitamines. Au même moment, ce message biochimique (l’hormone hCG), atteint l’ovaire de la mère et provoque la sécrétion d’une autre hormone qui empêche une nouvelle ovulation (cycle menstruel) dans le corps de la mère.22

Il est extraordinaire que le zygote qui n’est encore composé que de quelques cellules sache déjà où il se trouve et envoie immédiatement des messages concernant la période de neuf mois qui va suivre. Comment le zygote sait-il à qui envoyer le message? Comment les différents organes qui reçoivent le message savent-ils qu’il provient d’un morceau de chair de dimension microscopique qu’ils n’ont jamais rencontré auparavant et commencent à l’aider en lui préparant l’environnement dans lequel il vivra? Après tout, l’hormone sécrétée par le zygote est composée de molécules; mais comment connaissent-ils leur rôle? Quand un message est envoyé à un être humain dans un langage qu’il maîtrise, il lui est possible de le lire, de le comprendre, et de prendre une décision sur la base de ce qu’il a compris. Mais dans ce cas, le message consiste en une hormone composée de quelques molécules; le message est envoyé par une collection de cellules; il est reçu par un nombre plus important de cellules. C’est certainement un miracle que les cellules soient à même de lire et comprendre les messages (hormones) qui leur parviennent de la même manière qu’un être humain comprend un message qu’il lit.

De plus, comment ce zygote peut-il savoir ce dont il aura besoin pour assurer sa croissance?

Par exemple, pensez à vous-même. Que devez-vous manger pour que votre corps devienne fort? Quels minéraux devez-vous prendre? Quels effets ont le potassium, le phosphore et le calcium sur votre corps? Dans quels aliments les trouve-t-on? Quand devez-vous prendre tel aliment et en quelle quantité? Ce sont là des choses que vous ne pouvez pas connaître sans consulter un expert et les travaux scientifiques effectués dans ce domaine. L’être humain est capable de penser, de parler, de faire preuve d’intelligence et de sensibilité, et pourtant, vous ne pouvez trouver ces informations sans aide; alors qu’un minuscule amas de cellules connaît les substances nourricières dont il a besoin, comment les trouver, et comment déclencher leur production. De plus, il n’est dans le corps que depuis quelques jours, mais il sait déjà comment envoyer des informations chimiques et quels organes seront à même de traiter cette information chimique.

On ne peut décemment pas affirmer qu’un amas de cellules est capable de faire toutes ces choses. Il y a une force supérieure qui permet à ces cellules de réaliser leurs merveilleuses fonctions et qui les crée pour leur permettre de faire leur travail. Ce pouvoir appartient à Dieu, le seul Maître des cieux et de la terre. Comme preuve de Son éternel pouvoir, Dieu a inspiré à des cellules vivantes, microscopiques, inconscientes d’exécuter leur tâche pourtant si complexe à la perfection, d’une manière que le cerveau humain ne pourra jamais comprendre.

L’amas de cellules commence à se déplacer

L’amas de cellules se déplace vers l’endroit sûr qui lui a été préparé et continue à se diviser jour après jour. Une division se produit toutes les 30 heures. Se divisant par 2, 4, 8, 16, etc. graduellement, les cellules forment un amas qui se déplace avec les spermatozoïdes malchanceux et va lentement de la trompe de Fallope vers l’utérus.

Si on examine au microscope ce qui se passe dans la trompe de Fallope, on voit ce qui semble être le fond de l’océan. Cet amas de cellules peut continuer sa progression grâce au mouvement ondulatoire de la trompe de Fallope. Ce mouvement, qui a permis la fertilisation de l’ovule en poussant le spermatozoïde vers lui, transporte maintenant l’ovule vers l’utérus. Les cils vibratiles qui se trouvent à la surface des cellules de la trompe de Fallope se déplacent dans la même direction. De cette façon ils transportent l’ovule comme s’ils transportaient un objet précieux, vers le lieu où il doit aller.

Comme si tous les éléments impliqués dans cette fonction avaient reçu un ordre d’un même chef, ils travaillent en même temps pour réaliser le même objectif. Cet ordre est tel que différentes parties du corps le perçoivent et l’exécutent.

Pendant qu’il se trouve dans la trompe de Fallope, l’amas de cellules passe par plusieurs phases de division. Un amas d’environ 100 cellules entre dans l’utérus. Mais pour que la division s’effectue, il faut nourrir les cellules. Nous pouvons voir ici un autre miracle de la création de l’homme. Dieu a créé la trompe de Fallope pour répondre aux besoins du zygote. Elle est tapissée de cellules de sécrétion et de cellules en forme de cils. Les cellules de sécrétion produisent de grandes quantités de molécules organiques, d’ions et d’eau pour nourrir le zygote.24

Nous avons parlé jusqu’à présent des tissus et des organes qui protègent l’amas de cellules formé par l’union de l’ovule et du spermatozoïde, et qui prennent les mesures appropriées pour le nourrir. Il ne faut pas oublier que ces organes et tissus sont aussi composés de cellules. Alors comment une cellule peut-elle sentir les besoins d’une autre cellule et, au bon moment, opérer les changements nécessaires pour nourrir celle-ci et la protéger?

Quand on considère cette question, la première réponse qui vient à l’esprit est qu’il y a une intelligence qui contrôle les cellules. Personne ne pense à un conte de fée dans lequel « un jour les cellules commencent à changer par hasard et puis, on ne sait comment, elles deviennent capables de produire la nourriture exigée par le zygote, puis se mettent à entretenir ces merveilleux phénomènes qui se produisent chez toutes les femmes ». Un tel raisonnement serait une pure fabulation. Les préparatifs que l’utérus fait pour héberger l’embryon et les caractéristiques particulières des trompes de Fallope qui leur permettent de nourrir le zygote sont des opérations qui n’existent que par la volonté de Dieu. Chacune de ces choses est une manifestation de la compassion et de la pitié que Dieu a pour chaque être vivant dans Sa création parfaite.

L’amas de cellules se fixe dans l’utérus

Pour que la grossesse continue de manière saine, l’amas de cellules doit trouver une place appropriée pour se fixer, offrant la protection nécessaire tout en ayant les caractéristiques qui faciliteront la naissance neuf mois plus tard. Un tel endroit doit de plus être près des vaisseaux sanguins de la mère qui fourniront la nourriture du bébé. La place la plus indiquée pour cette opération est la paroi de l’utérus.

L’amas de cellules qui avance de la trompe de Fallope vers l’utérus se déplace en étant conscient de ce qu’il fait. Pendant trois ou quatre jours il est dans la trompe de Fallope mais il ne tente pas de s’arrêter et de s’y fixer. Il sait qu’avant d’atteindre l’utérus, aucune place où il tenterait de se fixer ne l’accepterait ou ne lui permettrait de survivre. Il poursuit donc sa progression vers l’utérus où il trouve sur ses parois une place où les vaisseaux sanguins sont très denses et se fixe là. Comme une semence qui, plantée dans la terre, lance et multiplie ses racines, l’amas de cellules continue de se développer et, s’enfonçant profondément dans les tissus qui le nourrissent, produit pour lui-même de nouveaux vaisseaux pour sa nutrition.

A ce stade il est utile de noter un point important. Il est étonnant que l’amas de cellules soit capable de choisir la place la plus appropriée pour lui. Dans son livre Beginning Life, G. Flanagan se demande aussi comment l’amas de cellules fait cette étonnante sélection « prévisionnelle »?

Le point sur lequel Flanagan attire l’attention est très important. Pour illustrer cette importance, prenons d’abord un exemple. Imaginez un bébé qui commence tout juste à marcher. Vous mettez ce bébé dans un immeuble qui est des millions de fois plus grand que lui, et qu’il n’a jamais vu auparavant; puis vous vous attendez à ce que le bébé puisse trouver dans cet immeuble une chambre qui ait l’environnement le plus propice à son développement. Est-ce qu’un bébé peut faire ça? Certainement pas. Si cet exploit n’est pas possible pour un bébé qui n’a pas atteint l’âge d’utiliser ses capacités mentales, qui n’a pas l’expérience ou les connaissances nécessaires, qu’en serait-il d’un morceau de chair de quelques centimètres, errant dans le vide sombre du corps, qui doit trouver la place la plus appropriée, la plus confortable et la plus sûre pour s’y installer?

De plus, cet amas de cellules n’est pas encore un être humain. N’oublions pas que ce dont nous parlons ici est un morceau de chair composé au plus de quelques centaines de cellules (pour le moment), sans oreilles, sans yeux, sans cerveau, sans mains ou bras. Mais cette masse de cellules, démontrant une exceptionnelle capacité de reconnaissance, se fixe dans l’utérus qui est reconnu comme étant le meilleur endroit à cet effet.

Les merveilles de la création de l’homme ne s’arrêtent pas là. A chaque étape de la formation d’un être humain, il y a une merveilleuse chaîne d’événements miraculeux. Nous avons parlé de la façon dont l’ovule fertilisé se multiplie et comment il trouve la place nécessaire à son développement. Mais à ce stade, nous sommes confrontés à une autre question: cet amas de cellules totalement identiques, n’a ni crochet spécial ni aucun autre organe pour lui permettre de s’accrocher. Comment peut-il alors se fixer à la paroi de l’utérus?

Il utilise une méthode intéressante et très complexe. Les cellules de la couche supérieure de l’amas de cellules sécrètent une enzyme appelée hyaluronidase. La particularité de cette enzyme (comme nous l’avons déjà mentionné pour les spermatozoïdes) est de briser la couche acide (acide hyaluronique) dans les tissus de la paroi de l’utérus, afin d’y pénétrer profondément et de s’incruster de manière sûre dans la paroi.

Par son comportement, ce minuscule ensemble de cellules démontre qu’il est capable de calculer ses besoins et d’agir en conséquence. Et ce n’est pas tout, il est encore plus surprenant qu’il sache comment se fixer et que quelques cellules ont la capacité de le faire. Ces cellules ne peuvent utiliser leur intelligence et leur volonté, analyser l’acide hyaluronique sur les parois de l’utérus et sécréter l’enzyme hyaluronidase qui la dissoudra.

Sans une formation en chimie, personne ne peut savoir tout cela. Pourtant ces quelques cellules sont capables de produire ce qui est requis pour leur subsistance. De plus, cette fonction extraordinaire n’est pas exécutée par une cellule unique mais par toutes les cellules qui forment chaque être humain qui a vu le jour.

Il y a dans tous ces événements, un plan bien défini. Au bon moment, les cellules qui composent la trompe de Fallope subissent un changement et, à un moment précis, les cellules extérieures de l’amas cellulaire commencent à sécréter une enzyme (hyaluronidase). C’est la preuve d’une intelligence supérieure.

C’est Lui Qui vous donne forme dans les matrices, comme Il veut. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage. (Coran, 3: 6)

La fixation de l’embryon à l’utérus est un miracle du Coran

Quand on examine les versets du Coran qui se rapportent à la fixation de l’embryon à l’utérus, nous voyons l’une des plus grandes merveilles du Coran. Dans le Coran, en se référant à la fixation de l’embryon à l’utérus et le commencement de son développement, Dieu utilise le mot ‘alaq:

Lis au nom de ton Seigneur Qui a créé, Qui a créé l’homme d’une adhérence (‘alaq). Lis! Ton Seigneur est le Très Noble. (Coran, 96: 1-3)

Le mot ‘alaq en arabe veut dire « quelque chose qui s’accroche, une substance qui ressemble à une sangsue ». Le Coran nous fut révélé il y a 1.400 ans et le fait que Dieu utilise ce mot pour décrire le développement de l’embryon dans l’utérus de la mère est l’une de ses miracles. Le fait que cette connaissance, qui n’aurait pas pu être découverte par la science de l’époque, ait été révélée dans le Coran, il y a plusieurs siècles, confirme encore une fois que c’est une révélation de Dieu, le Seigneur de tous les mondes.

Les cellules qui exécutent différentes fonctions

Le huitième jour, les cellules commencent à se différencier et s’organisent en deux groupes distincts, l’un interne et l’autre externe. La masse des cellules internes (embryoblaste), forme les cellules que l’embryon possédera toute sa vie. Le groupe des cellules externes (trophoblaste), est composé de cellules qui assisteront l’être humain alors qu’il se trouve dans l’utérus de la mère, c’est-à-dire pendant neuf mois, jusqu’à la naissance.

Lorsque la masse des cellules internes se sépare du groupe de cellules externes, la région qui reste deviendra le cordon ombilical, lien entre l’embryon et le placenta qui se développera plus tard.

Quand le placenta commence à se former, la masse des cellules internes s’aplatit et se développe en trois couches de cellules qu’on appelle « bouton embryonnaire ». Les trois types de couches de cellules sont l’ectoderme, le mésoderme, et l’endoderme. Dans un processus appelé différentiation, les cellules de chaque couche se déplacent vers certaines zones du bouton embryonnaire puis se replient pour former des tubes ou des amas. Ces tubes et ces amas se développent pour former les différents tissus et organes du corps.23

Les cellules de la couche externe, l’ectoderme, forment le cerveau, la moelle épinière, les organes des sens et la lentille cornéenne de l’œil. De plus, cette couche formera l’épiderme, les glandes sudoripares, l’émail des dents, les cheveux et les ongles. La couche de l’embryon qui se trouve le plus à l’intérieur (l’endoderme), assurera le développement des organes qui composent les systèmes digestif et respiratoire (foie, poumons, pancréas, etc.) et les glandes correspondantes (thyroïde, thymus, etc.). La troisième couche (le mésoderme) se trouve entre les deux autres et formera le cœur, les muscles, les os, les tendons, les reins, les glandes, les vaisseaux sanguins, et les organes génitaux. Les vaisseaux lymphatiques et l’épithélium (tissu de surface) qui tapissent les surfaces externe et interne du corps et des organes sont aussi formés à partir de cette couche. Les cellules qui composent tous les tissus du corps sont formées à partir de ces cellules souches qui se développent de l’une de ces couches.

Il est très important de bien réfléchir au sens de cette dernière phrase qui montre encore une fois le caractère extraordinaire du développement de l’être humain. Tous les éléments constitutifs du corps humain (organes, tissus, systèmes, vaisseaux sanguins, sang, etc.) se développent à partir des trois types de couches qui composent l’embryon. D’où vient cette intelligence suprême que les cellules possèdent?

D’autres détails que nous ne devons pas perdre de vue, rendent ces changements encore plus extraordinaires. Par exemple, au cours du développement d’un être humain, il y a une harmonie parfaite entre ces trois couches de cellules. Pour que les quelques 200 types de cellules du corps puissent être produits à partir de trois catégories de cellules, un agencement et une planification bien définis sont nécessaires. Par exemple, la séquence des événements dans la différenciation entre les cellules du sang et celles de la peau est très différente. C’est un phénomène remarquable qui soulève un certain nombre de questions.

Comment l’activité planifiée des cellules donne-t-elle sa forme au corps?

Maintenant, l’amas de cellules est devenu un embryon, ce qui veut dire “grouiller, abonder”. Si nous pouvions observer les cellules pendant cette période, nous noterions une grande activité. Des cellules similaires se divisent et se multiplient et certaines d’entre elles commencent à se différencier. A première vue, ce processus n’est pas évident, mais au fur et à mesure que les jours passent, il devient clair que le but de cette activité est de créer, rapidement et en suivant un programme, les fonctions indispensables pour la construction du corps humain. Comme les ouvriers répartis sur un chantier, toutes les cellules travaillent en groupe. Plus tard, les groupes de cellules qui formeront un même organe se réunissent en une masse et se préparent à former des organes. Certaines cellules deviendront des cellules des os, alors que d’autres deviendront des cellules de la peau ou des muscles.24

Les cellules des os se réunissent à la place où les os doivent se trouver. Il en va de même pour les cellules des muscles et des organes internes, du cerveau, des yeux ou des vaisseaux sanguins. Au moment voulu, d’autres processus se déclenchent; par exemple, le mouvement des cellules vers leur destination finale et la formation de certains organes par la mort programmée (nécrose) de certaines cellules désormais inutiles, etc. En résumé, au cours de cette phase de différentiation cellulaire, une stratégie parfaite est employée: les cellules exécutent leur activité suivant un plan bien défini pour former des organes différents qui effectueront des fonctions différentes.

La manière dont cette différentiation doit s’opérer est transmise séparément à chaque groupe de cellules. L’information inscrite dans l’ADN de chaque cellule est la même pour tous les groupes cellulaires. C’est seulement lorsque chaque groupe de cellules utilise cette information dans le cadre de leur programme spécifique qu’il peut former les structures particulières à chaque organe. Cette organisation est parfaite. Grâce à ces préparations faites pour la formation du cœur, de l’œil, du cerveau, des bras, des jambes et des autres organes, le corps prend forme lentement.25

Mais qui donne des ordres à ces cellules qui émanent toutes d’une seule cellule d’origine? Comment des cellules qui n’ont ni intelligence, ni conscience, ni sensibilité, comprennent ces ordres et les exécutent?

Les scientifiques ont déterminé que le plan qui dicte la différentiation aux cellules et leur hébergement à la place qui leur convient dans le corps est écrit dans l’ADN. Mais ceci soulève une question: qui a écrit à la perfection ce plan magnifique dans cette banque microscopique d’information cachée dans le noyau de la cellule?

En outre, qui ordonne aux cellules de lire ce plan écrit dans l’ADN et de l’appliquer sans erreur? Comment se fait-il que des millions de cellules différentes puissent trouver les informations qui les concernent dans cette immense banque d’information de l’ADN et ainsi changer leur structure?

Par exemple, comment les cellules qui forment les yeux peuvent-elles savoir quand la pupille est complètement formée? Comment savent-elles comment structurer la rétine, les muscles des yeux, et l’iris, et leur donner la dimension appropriée? Et comment déterminent-elles quand arrêter le développement?

Comment des cellules qui n’ont jamais vu de foie, de reins ou de pancréas connaissent-elles les particularités de ces organes et modifient leur structure en conséquence?

Quand ces cellules changent leur structure pour l’accorder avec celle des organes qu’elles vont former, elles prennent plusieurs facteurs en considération. Par exemple, une cellule qui se transforme en cellule du cerveau doit prendre en considération le système nerveux, la nutrition du cerveau, l’apport d’oxygène, la nécessité d’établir une connexion entre tous les nerfs du corps; elle doit aussi faire la distinction entre les zones du cerveau qui desservent la vue, l’ouie et le toucher. D’autres cellules prennent en considération la possibilité que le cerveau peut être endommagé et l’entourent; elles évaluent les facteurs négatifs qui peuvent survenir à la naissance et forment une structure adéquate. Ceci est parfait, mais comment les cellules peuvent-elles faire preuve d’une telle « prescience » dans leur comportement?

Toutes ces questions démontrent que la naissance de l’être humain est un grand miracle, et la théorie de l’évolution arrive ici dans une impasse. Aucun évolutionniste ne peut expliquer l’extraordinaire coopération qui intervient parmi les gènes dans l’ADN au moment où les cellules se spécialisent pour former des tissus, puis des organes puis des systèmes pour enfin donner sa forme au corps. Le fait que les gènes, que nous pouvons définir comme une collection d’atomes inconscients, ne peuvent pas organiser par hasard une telle harmonie, est tellement évident que les évolutionnistes préfèrent généralement ne pas aborder ce sujet.

Hoimar von Ditfurth, un savant évolutionniste allemand, dit ceci au sujet des développements miraculeux qui se produisent dans l’utérus de la mère:

Comment un seul ovule se divise pour former une multitude de cellules différentes, et la communication naturelle parfaite et la coopération entre ces cellules, sont parmi les événements qui stupéfient les scientifiques.26

Et G. Flanagan, l’auteur de Beginning Life écrit:

Comment une organisation aussi profonde est-elle réalisée? Qu’est ce qui fait que les cellules agissent comme si elles savaient où aller, et que devenir, et que faire une fois arrivées à leur destination? Et aussi agir dans une telle harmonie avec les autres cellules?27

Dans la réponse qu’il essaie de donner à ces questions, Flanagan est loin de trouver une explication à ces merveilleux événements.

Ces grandes questions nous mènent dans le monde des molécules infinitésimales qui se trouvent dans les cellules, et principalement celles qui composent les gènes et façonnent le programme génétique. Depuis l’avènement de la biologie moléculaire, il est devenu possible de détecter et de décrire certains de ces processus. « Le livre de la vie, semble-t-il, s’ouvrait soudain… », même si c’est uniquement pour nous livrer quelques-unes de ses pages fascinantes. Nous sommes encore loin de comprendre toute l’histoire.

Il est clair que si les cellules travaillent si bien ensemble, c’est parce qu’il y a un dialogue moléculaire continu entre elles et qu’elles adaptent leurs instructions génétiques en conséquence. Les instructions se trouvent dans les gènes sous forme de ce qu’on appelle le code génétique, inscrites dans les molécules, comme les lettres d’un alphabet spécial. Le programme génétique du bébé, inscrit dans ce code, a été obtenu le premier jour de l’union des cellules des parents. Depuis, chaque fois qu’une cellule se divisait pour former deux nouvelles cellules, une réplique précise de tous les gènes était faite et transmise à la nouvelle cellule. Chaque cellule du corps comporte donc exactement les mêmes gènes, et détient tout le programme génétique.

Chaque cellule aurait pu simplement produire ses propres clones, ayant tous la même destination et la même fonction, si le programme était actif tout le temps. Mais leurs différentes destinations s’expliquent par le fait que les gènes peuvent être activés ou désactivés. Ils ne sont pas tous actifs en permanence mais sont activés en réponse aux signaux provenant d’autres cellules dans leur activité d’intégration.

Ces événements peuvent être considérés comme un travail de construction astreignant et exigeant une collaboration étroite. Chacun connaît le plan d’ensemble, envoie des messages, et répond d’une manière sensible aux signaux des autres pour s’intégrer dans le projet d’ensemble. Les cellules de l’embryon travaillent d’une manière comparable, d’un commun accord, avec des gènes activés et désactivés suivant les besoins.28

Nous voyons donc que les cellules se différencient les unes des autres et prennent en charge des fonctions complètement différentes, ce qui indique qu’il existe un « programme génétique » qui les force à agir dans le cadre d’un plan déterminé. Il est vrai qu’un programme parfait est inscrit dans chaque cellule. Qui a créé ce programme et l’a implanté dans les cellules? Le programme dont nous parlons ici n’est pas comme un programme informatique ordinaire. En l’appliquant, les cellules créent un être humain qui possède des millions de structures organiques complexes reliées les unes aux autres: une personne qui peut entendre, voir, sentir, penser, prendre des décisions, ressentir de la joie, apprécier le beau, étudier ses propres cellules et son ADN et tirer des conclusions de ses investigations. De plus, c’est certainement un miracle que les masses de protéines que nous appelons cellules soient capables de comprendre un tel programme, agir en conséquence, être conscientes de ce qui est nécessaire et compléter chaque étape à la perfection.

Richard Dawkins, un évolutionniste moderne très connu, ne peut pas expliquer comment, dans la formation de l’être humain, les gènes qui contiennent le programme génétique humain agissent ensemble avec un tel degré de coopération.

« Le développement embryonnaire est contrôlé par un réseau de relations imbriquées et tellement complexe qu’il vaut mieux ne pas y songer », dit-il.29

Dawkins avait compris que les relations entre les gènes responsables de la création miraculeuse d’un être humain et l’extraordinaire habileté dont font preuve ces gènes ne sont pas le résultat du hasard, que les mécanismes de l’évolution ne peuvent pas expliquer un système aussi complexe. D’où sa confession d’impuissance. Mais il oublie un point très important: dans le même ordre d’idée, il est impossible que, dans la chaîne des miracles qui aboutissent à la création d’un bébé, une partie, la plus petite soit elle de ce qui est requis pour faire ce bébé, ou la moindre cellule, ait survenu par hasard. En l’espace de neuf mois, une cellule formée dans les organes génitaux de la mère se transforme en un être humain pouvant voir, entendre, sentir, respirer, penser, et cette transformation se produit suivant un plan parfait dans tous ses détails. De plus, ce miracle se reproduit continuellement, avec la même perfection, depuis la nuit des temps.

D’après les évolutionnistes, tout ceci est dû au hasard. Pour eux, ce miracle est le résultat de décisions prises par des atomes inconscients qui produisent les cellules humaines. Ils prétendent que les atomes décident soudainement de se réunir pour produire des organes qu’ils n’ont jamais vus. Ils s’accrochent avec un tel aveuglement à leur raisonnement illogique qu’ils croient que chacun de ces atomes inconscients décide de ce qu’il va former et se dirige vers les places appropriées conformément à cette décision. Ils croient que tout est le produit du hasard, sans intervention aucune; que les cellules et les atomes déterminent par leur propre volonté la meilleure action à entreprendre et construisent à la perfection un corps humain. C’est cela qu’ils prétendent même s’ils ne le disent pas clairement.

A ce stade, il est clair que les évolutionnistes se sont mis dans une véritable impasse du point de vue de la logique. Chaque détail qui a été expliqué jusqu’à présent ou qui sera traité plus tard montre que, contrairement aux prétentions des évolutionnistes, les étapes par lesquelles passe la formation de l’être humain n’ont pu se produire par hasard. Ces événements extraordinaires ne se sont pas produits grâce au travail des cellules ou des organites qui les ont générées; pas plus que par l’activité des molécules ou des atomes, mais par la volonté de Dieu le Tout Puissant exprimée par le verbe « Sois »:

C’est Lui Qui vous a créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une adhérence; puis il vous fait sortir petit enfant pour qu’ensuite vous atteigniez votre maturité, et qu’ensuite vous deveniez vieux, – certains parmi vous meurent plus tôt, – et pour que vous atteigniez un terme fixé afin que vous raisonniez. C’est Lui Qui donne la vie et donne la mort. Puis quand il décide, Il n’a qu’à dire: « Sois » et la chose est. (Coran, 40: 67-68)

Le système de protection particulier préparé pour l’embryon

Les cellules qui se fixent dans l’utérus de la mère continuent de se développer et de se nourrir dans cet endroit sûr. Pourtant, l’embryon, qui se développe rapidement, est normalement confronté à un danger sérieux: le système immunitaire de la mère.

Le système immunitaire de l’être humain considère comme un ennemi tout corps étranger (antigène) qui pénètre notre système, et l’attaque. La composition génétique de l’embryon est différente de celle de la mère et, pour le corps de celle-ci, l’embryon est un organisme étranger. Dès que les cellules de défense de la mère prennent conscience de la présence de cet organisme étranger, elles se ruent vers l’utérus. Si aucune précaution n’était prise, les cellules de défense tueraient sûrement l’embryon.

Mais ceci ne peut se produire si les conditions physiologiques sont normales, parce que l’embryon est tenu, depuis le début, sous une protection spéciale.

Avant que l’embryon ne se fixe à la paroi de l’utérus, des cellules trophoblastes commencent à se former autour de sa surface, constituant une sorte de filtre entre les vaisseaux sanguins de la mère et l’embryon. Les cellules immunitaires de la mère sont incapables de détecter le tissu trophoblastique parce qu’elles ne disposent pas de certaines protéines que possèdent la plupart des autres cellules et qui aideraient le système immunitaire à les détecter. Grâce à cette caractéristique des cellules trophoblastiques, l’embryon est protégé des assauts du système immunitaire maternel. De plus, certaines des cellules trophoblastiques permettent à l’oxygène, aux nutriments et autres substances nécessaires d’atteindre l’embryon.30

Maintenant examinons en détail la structure spéciale de ces cellules.

Les aptitudes d’ingénierie des cellules trophoblastiques

Malgré le développement des cellules trophoblastiques à partir du même ovule, elles se séparent des cellules qui forment l’embryon; elles constituent un groupe de cellules qui se charge de toutes les activités de soutien concernant le développement du fœtus dans l’utérus de la mère. Le septième jour, ces cellules envoient des projections dans toutes les directions et commencent à croître. Le but de ce changement est de pénétrer dans la paroi de l’utérus. Au cours de ce passage, elles rencontrent les vaisseaux sanguins de la mère et pénètrent leur surface extérieure. En sept ou huit jours, les tissus embryonnaires se trouvent donc rattachés au sang de la mère.

Certaines cellules trophoblastiques produisent des enzymes pour détruire la membrane des vaisseaux sanguins dans la paroi de l’utérus. De cette façon, la pression exercée par le sang de la mère sur l’embryon est atténuée. Les cellules trophoblastiques entrent en action comme si elles étaient conscientes d’un danger interne et prennent les mesures pour prévenir tout ce qui pourrait provoquer la mort de l’embryon. Si ces cellules n’avaient pas fait une telle régulation dans les vaisseaux sanguins de la mère, le sang de la mère aurait afflué à une pression bien trop élevée et la circulation sanguine de l’embryon se serait arrêtée.

Dans les semaines suivantes, des cellules spéciales forment un tampon entre l’embryon et le sang de la mère. Ce tampon, appelé « placenta », a une structure tout à fait particulière. Quand on l’examine attentivement, on voit que les cellules trophoblastiques forment ce tampon pour qu’il agisse comme un butoir qui bloque le sang. Ceci est très important car l’embryon est désormais relié aux tissus de la mère et sera nourri par les nutriments provenant du sang de la mère. Il est nécessaire que les nutriments passent, mais il est très important que les anticorps qui se trouvent dans l’utérus de la mère ne parviennent pas à l’embryon avec les nutriments. Le système de blocage formé par le placenta empêche les cellules immunitaires de l’utérus de la mère d’approcher l’embryon. Mais si le flux de sang provenant de la mère est bloqué, comment l’embryon pourra-t-il être nourri?

La réponse à cette question est une preuve de la conception parfaite de la structure des cellules. Les cellules qui servent de bouchon présentent de minuscules espaces vides qui laissent passer les nutriments dont l’embryon a besoin et qui proviennent du plasma du sang de la mère. L’oxygène, la matière nutritive et les minéraux issus du sang de la mère, passent à travers ces espaces et atteignent l’embryon. Mais les anticorps de la mère, parce qu’ils sont bien plus grands, ne peuvent pas passer.31

Si nous réfléchissons au pont qu’elles établissent entre la mère et l’embryon, il ne serait pas faux de dire que le travail fait par les cellules trophoblastiques exige une connaissance sans failles de l’ingénierie. Avec le système qu’elles bâtissent, elles établissent réellement les fondations d’un « pont de vie » entre la mère et le bébé. Ces cellules agissent comme des bouchons pour empêcher des matières dangereuses d’entrer dans le sang et, en laissant des espaces entre elles, elles permettent aux matières appropriées de passer.

Nous n’avons pas décrit ici toutes les fonctions des cellules trophoblastiques, mais c’est suffisant pour donner une idée de la parfaite conception de ces cellules. Dans tous les réglages qu’elles font, elles laissent des espaces vides pour former un système qui permet à la fois de déterminer quelles matières sont bénéfiques et les laisser passer; quelles matières sont dangereuses et ne pas leur permettre de passer. Il est très clair qu’une telle structure n’est pas le fruit du hasard.

Toute personne qui prétend que ces caractéristiques extraordinaires sont le résultat du hasard, ne pourra certainement pas répondre aux questions suivantes:

Comment ces cellules savent-elles ce dont l’embryon a besoin pour son développement?

Comment peuvent-elles distinguer les matières bénéfiques parmi toutes les matières transportées par le sang?

Comment savent-elles que les cellules du système immunitaire seront dangereuses pour l’embryon?

Comment peuvent-elles déterminer à l’avance la taille des matières qui pourront nuire à l’embryon?

Comment savent-elles fabriquer un filtre qui empêche le passage des matières nuisibles et laisse passer les matières bénéfiques?

Pour la survie de la race humaine, ce système ne doit pas se permettre la moindre erreur. Toute personne ayant une intelligence et une conscience sait que ce n’est pas le hasard qui a donné à ces cellules leurs caractéristiques particulières. Le hasard ne peut pas concevoir un modèle et le répéter dans chaque être humain. C’est Dieu Qui crée les cellules trophoblastiques avec toutes leurs caractéristiques et les dirige dans leur rôle de support dans la formation d’un être humain. Ceci est un exemple de l’art créatif inégalé de Dieu:

 Nous n’avons créé les cieux et la terre et ce qui est entre eux qu’en toute vérité et [pour] un terme fixé. Ceux qui ont mécru se détournent de ce dont ils ont été avertis. Dis: « Que pensez-vous de ceux que vous invoquez en dehors de Dieu? Montrez-moi donc ce qu’ils ont créé de la terre! Ou ont-ils dans les cieux une participation avec Dieu? Apportez-moi un Livre antérieur à celui-ci (le Coran) ou même un vestige d’une science, si vous êtes véridiques. » (Coran, 46: 3-4)

Le placenta: le pont de la vie

Les systèmes de maintien de la vie produits par la technologie la plus récente, utilisés dans la plupart des hôpitaux et valant des millions de dollars, sont primitifs et presque inutiles quand on les compare avec un morceau de chair pesant quelques kilogrammes. Ce morceau de chair est le placenta, appelé par les scientifiques « le vrai héros de la naissance ».32

Au cours de son développement, l’embryon commence à prendre des nutriments, de l’oxygène et d’autres matières du sang de la mère. Le placenta, qui est créé pour subvenir à tous les besoins du fœtus en développement, agit comme un pont assurant le passage de ces matières entre la mère et le fœtus (à partir du début du troisième mois, l’embryon est appelé fœtus). Le placenta est rempli de vaisseaux sanguins souples qui transportent vers le bébé les nutriments qui s’infiltrent à travers les cellules trophoblastiques; il envoie toutes ces matières nutritives, l’oxygène, et les minéraux importants comme le fer et le calcium qui proviennent de la mère, d’abord au cordon ombilical puis aux capillaires du fœtus. De plus, le placenta assure non seulement l’approvisionnement en nutriments nécessaires au métabolisme du fœtus, mais il choisit aussi et livre au fœtus les nutriments nécessaires à la formation de ses tissus.33 Des acides aminés sont requis par le fœtus pour toutes sortes de synthèses (glucides, acides nucléiques qui sont les blocs de construction de l’ADN, graisses, etc.) Le placenta choisit ces éléments et les prélève du sang de la mère. Généralement, ceci est fait par un transporteur spécial. Il stocke les éléments, utilise ceux dont il a besoin et envoie une partie dans le sang du fœtus. En plus des nutriments, les ions passent à travers le placenta; deux de ces ions sont particulièrement importants pour le fœtus, et il est nécessaire d’en stocker de grandes quantités. Parmi eux il y a le fer, nécessaire pour augmenter le volume du sang, l’autre est le calcium, pour le développement des os. Le transfert de ces éléments est particulièrement efficace: même si la mère n’a consommé que peu de fer, le placenta extrait la quantité nécessaire du sang de la mère, répond aux besoins du bébé et le met à l’abri de tout danger.34

Le placenta exécute aussi, dans les règles de l’art, l’opération inverse, en transportant les déchets du fœtus vers le sang de la mère.

Il ne faut pas oublier que le placenta, que nous avons décrit comme, « choisissant », « prenant », « stockant » et « transportant » est un tissu composé de cellules. Il exécute de lui-même toutes ces activités. Il sait par exemple qu’il y a un besoin en fer, et il est capable de choisir l’élément « fer » parmi d’autres substances et sait comment le fer qu’il choisit sera utilisé. Ce n’est pas un être humain qui possède ce savoir mais un ensemble de cellules appelé placenta, ce qui est sûrement un miracle. En plus de reconnaître cet élément, il est encore plus miraculeux qu’il puisse transporter vers une destination particulière le matériau voulu, en quantité appropriée. Nous devons bien garder tous ces éléments en tête.

Le miracle de la création de l’homme montre que les cellules ainsi que les molécules et les atomes qui les produisent font preuve de conscience. A vrai dire, cette conscience n’appartient à aucun d’entre eux, mais elle appartient à Dieu Qui les a créés et Qui inspire chez eux les fonctions qu’ils auront à remplir.

D’autres fonctions vitales du placenta

Le cordon ombilical, qui relie le fœtus au placenta a trois vaisseaux sanguins et ressemble à une corde. Un de ces vaisseaux est appelé veine ombilicale. Elle envoie du sang contenant des nutriments et de l’oxygène du placenta vers le bébé. Les deux autres vaisseaux sanguins sont appelés artères ombilicales; elles transportent du sang contenant du dioxyde de carbone et des déchets du bébé vers le placenta.

Grâce à sa structure solide et souple à la fois, le cordon ombilical ne s’enroule pas et ne raidit pas facilement. Il est très important qu’il n’y ait pas de problème dans l’acheminement du sang. De plus, la structure flexible du cordon permet au bébé de se déplacer.

Du point de vue de ses fonctions, le placenta est créé pour servir pour le fœtus, tantôt de foie et d’estomac, tantôt d’intestins et de reins. De plus, le placenta n’exécute pas ses fonctions dans un ordre fixe, il agit plutôt en fonction des besoins changeant du bébé. Par exemple, la nourriture dont le fœtus a besoin au cours des deux premiers mois est différente de la nourriture dont il a besoin au cours des deux derniers mois. Le placenta agit donc en fonction de cela et maintient un parfait équilibre, choisissant la nourriture que le bébé peut digérer plus facilement au cours de chaque période de son développement.

L’une des fonctions les plus importantes du placenta est de secréter les hormones (par exemple, l’œstrogène et la progestérone) dont le fœtus a besoin. Parmi ces hormones, la progestérone a un effet spécial sur la réduction de la contractilité de l’utérus dans le corps de la mère et apporte un soutien physique au bébé. Pour que le développement du bébé continue, elle assure la formation de l’environnement le plus confortable qui soit dans l’utérus. De plus, elle permet le développement des glandes mammaires dans la poitrine de la mère et, au bon moment, facilitera la production du lait. Sécrétées convenablement et dans les quantités appropriées, ces hormones sont très importantes pour que le bébé ait une naissance normale. Par ailleurs, ces hormones préparent le système de la mère à l’accouchement.

Parallèlement à toutes ces fonctions, le placenta s’assure que le bébé est immunisé contre toute infection qui pourrait se produire pendant les trois derniers mois de la grossesse.

C’était là quelques-unes des fonctions assumées par le placenta pendant le développement du bébé. Et, dans tout ce que nous avons décrit ici, il y a une complexité indéniable. Chaque événement dépend de plusieurs opérations chimiques complexes.

De plus, chaque nouvelle recherche conduite sur le développement du fœtus révèle une nouvelle fonction que le placenta exécute en faveur du bébé. Mais dans tout cela il y a un point commun. Chaque activité du placenta lie la mère et l’embryon, dans une union harmonieuse et parfaite. Cette union est de la plus haute importance pour la survie de l’embryon.

Le fait qu’un tissu temporaire, formé de cellules, soit conscient des besoins d’une créature vivante, qu’il détermine ce qui lui est nécessaire et agisse en sachant comment satisfaire ce besoin, et le fait que ce tissu produise la matière requise dans la proportion qu’il faut, la sélectionne et se l’approprie de l’extérieur, en résumé, qu’un tel organe puisse faire preuve d’une activité consciente, n’est pas quelque chose qu’il peut faire seul sans aide. Un être humain, conscient et pensant, ne serait capable d’en faire autant qu’avec une formation médicale, mais il ne pourrait le faire jour et nuit sans faillir un seul instant.

Et pourtant, un tissu cellulaire que nous appelons placenta est capable de la faire. Et le placenta de chacun des millions d’êtres humains qui ont vécu au cours de milliers d’années a démontré la même conscience profonde et une exécution parfaite. En effet, la structure parfaite du placenta et son activité consciente sont le résultat de sa création par Dieu avec toutes ces caractéristiques. Proclamer le contraire ne serait pas raisonnable. Par l’excellente conception qu’Il a mis en œuvre dans la création du corps humain, Dieu nous montre Son art incomparable et nous ordonne, dans le Coran, de considérer ces vérités:

Il est le Seigneur des cieux et de la terre et de tout ce qui est entre eux. Adore-Le donc, et sois constant dans Son adoration. Lui connais-tu un homonyme? Et l’homme dit: « Une fois mort, me sortira-t-on vivant? » L’homme ne se rappelle-t-il pas qu’avant cela, c’est Nous qui l’avons créé, alors qu’il n’était rien? (Coran, 19: 65-67)

Dans les sujets que nous allons aborder dans les pages suivantes, nous devons garder à l’esprit un point essentiel. Toutes les entités du corps humains qui agissent suivant un plan, accomplissent leurs tâches variées dans les délais, savent quand s’arrêter, n’abandonnent pas leur poste, peuvent travailler en équipe, font des choix pour répondre à certains besoins et produisent les matières requises en temps voulu, sont des cellules. Il y a ici une intelligence évidente, et cette intelligence n’appartient pas aux cellules. Des cellules composées d’atomes inanimés et inconscients ne peuvent pas avoir la capacité de penser et de prendre des décisions. Cette conscience et intelligence suprêmes appartiennent à Dieu. Il nous faut garder cette vérité continuellement en tête pour approfondir notre conscience de ces merveilleux événements, et témoigner de la puissance éternelle de Dieu.

Le corps continue de prendre forme

Durant les premiers jours, l’embryon prend la nourriture dont il a besoin directement du sang de la mère. Puis pour se nourrir et envoyer de l’oxygène à ses cellules, l’embryon a besoin de son propre appareil circulatoire. Pour créer cet appareil, certaines cellules prennent la décision urgente de coopérer, et commencent à former l’appareil circulatoire. Cette activité cellulaire est une preuve claire que les cellules sont dirigées par une intelligence et un savoir éternels.

Autour du treizième jour, un groupe de cellules se déplace vers l’endroit où sera la poitrine pour former le cœur. Se positionnant dans un tube en forme de U, avec un niveau de conscience très élevé, elles commencent d’abord par établir la structure de base du cœur. Puis, comme si elles avaient appris que la formation du cœur avait commencé, des milliers d’autres cellules entament la construction des vaisseaux sanguins qui s’étendront sur tout le corps. La formation des vaisseaux sanguins se termine vers le vingt et unième jour, l’appareil circulatoire est donc prêt à fonctionner, et après son premier battement vers le vingt cinquième jour, le cœur maintiendra un rythme de 60 battements par minute pendant son premier mois de développement.35 Les premières contractions se répandent à travers toute la masse cardiaque comme une onde, mais lorsque la formation du cœur est achevée, la contraction sera distribuée entre les différentes chambres.

Le cœur se met à battre, mais il n’y a pas encore de sang. Certaines cellules calculent à l’avance que le corps humain qui vient de se former aura besoin d’une substance appelée « sang », et elles se transforment en cellules du sang. Bientôt, le sang se mettra à couler dans les vaisseaux sanguins. A la fin de la quatrième semaine, le cœur et les vaisseaux sanguins se remplissent de sang. La formation du cœur, de l’appareil circulatoire et du sang constitue certainement une étonnante réalisation. Alors qu’aucun de ces organes n’existait encore, les cellules, exécutant un plan parfait et allant au bon endroit au bon moment, construisent l’appareil circulatoire indispensable pour la vie humaine. Aucune des étapes que nous venons d’énumérer n’est le résultat du hasard; ce plan de construction parfait ne peut pas avoir été fait par des cellules qui sont elles-mêmes issues d’une seule cellule. Nous sommes ici également confrontés à la vérité évidente de la création.

La formation de l’appareil circulatoire mais aussi les caractéristiques de chacun des éléments qui le composent sont créées dans un équilibre étonnant. Le sang d’un bébé se développant dans l’utérus de sa mère a des qualités différentes de celui d’un individu mature. Par exemple, l’hémoglobine du sang du bébé est capable de retenir plus d’oxygène que celle d’un adulte. Le nombre de globules rouges dans un centimètre cube de sang pris sur un embryon est plus élevé que celui trouvé dans le même volume de sang prélevé sur un nouveau-né. Au quatrième mois, le cordon peut assurer le transport d’une circulation sanguine équivalente à 24 litres par jour entre le bébé et son propre placenta. Cette circulation s’effectue en allers-retours constants, approvisionnant le bébé à partir du placenta, et évacuant les déchets vers le placenta, d’une manière tellement rapide qu’un aller-retour se fait en trente secondes environ.36 De cette façon, le sang commence à prendre l’oxygène et les nutriments requis du placenta pour les acheminer vers les cellules. Lorsque les reins sont formés, le sang se purifie en évacuant vers les reins les déchets provenant des cellules du bébé.

Arrêtons-nous ici et considérons ce qui suit: est-il possible qu’un appareil aussi parfait puisse voir le jour par pur hasard, et de lui-même? Est-il possible que la qualité spéciale du sang du bébé, que les vaisseaux sanguins qui transportent le sang vers le cœur et du cœur vers les régions appropriées, et que les éléments qui lient le sang au placenta soient arrivés au fil du temps et par hasard? Est-il possible que tous les éléments de ce système se soient construits eux-mêmes?

Ce n’est sûrement pas le cas. Ce système, d’une importance extrême pour les êtres humains, doit être créé à un moment précis et de manière parfaite, car tout problème dans la formation du sang ou des vaisseaux sanguins provoquerait l’arrêt du développement de l’embryon. Si le cœur pompait le sang avant la formation des vaisseaux sanguins, le sang coulerait sans contrôle et il n’y aurait pas de circulation sanguine. Par ailleurs, si le cœur ne commençait pas à battre au bon moment, le sang ne circulerait pas dans le corps. Ce qui veut dire que l’embryon ne se développerait pas et mourrait. Pourtant, pour tous les êtres humains qui ont vécu jusqu’à nos jours ces opérations se sont déroulées selon un plan précis; le cœur commence à battre au bon moment et pompe la quantité de sang qu’il faut pour le corps en développement. D’où l’absurdité de se poser la question: « Est-il possible que ceci soit le fruit du hasard? ». Le fait qu’un système, un organisme ou un être vivant voit le jour à un moment donné est une preuve claire qu’il a été le produit d’un Créateur Suprême. Ceci est une vérité manifeste que chaque personne intelligente soutiendra.

Le Créateur de tous ces systèmes parfaits est Dieu, qui a créé l’homme avec tout ce dont il a besoin et lui a donné la meilleure des formes.

D’UNE CELLULE A UN MORCEAU DE CHAIR…

Les cellules continuent à se diviser et à se multiplier pendant un certain temps, formant les cellules de l’œil sensibles à la lumière, les cellules nerveuses pour percevoir l’amer, le doux, la douleur, le chaud et le froid, les cellules des oreilles pour sentir les ondes sonores, les cellules de l’appareil digestif pour digérer les aliments, et beaucoup d’autres.

Après les trois premières semaines, les cellules qui se sont multipliées prennent l’apparence d’une masse. Dans le Coran, ce développement a été révélé comme un changement d’un ‘alaq (adhérence) en un embryon:

 Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence [alaq]; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon; puis de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Dieu le Meilleur des Créateurs! (Coran, 23: 14)

Ce n’est que récemment qu’il a été découvert, en embryologie, que la première phase de la formation du bébé se termine par ce type de développement. Mais ce fait scientifique avait été révélé il y a 1.400 ans, dans le Coran, qui est parfait et sans erreur, transmis par Dieu, Seigneur de l’univers. Que la majesté de Dieu soit exaltée.

La construction du système nerveux

Alors que toutes ces opérations se poursuivent, un autre organe important se forme: le système nerveux central. Le système nerveux central (le cerveau et la moelle épinière) se développe à partir de l’allongement et de l’épaississement de l’ectoderme, la couche la plus externe des trois couches primaires de l’embryon. Les côtés de cette plaque neurale s’étirent et se plient, puis se rejoignent et fusionnent, formant ainsi un nerf. La partie antérieure de ce tube s’épaissit et s’étend pour former le cerveau; pendant ce temps la partie postérieure forme la moelle épinière.

Tous les développements que nous avons résumés ici en une ou deux phrases dépassent les limites de l’imagination humaine. Les autres étapes de la formation du système nerveux confirment encore et encore le caractère extraordinaire de ces développements.

A partir de la cinquième semaine commence la production, dans la colonne vertébrale, de cellules nerveuses spéciales appelées neurones. Elles sont produites très rapidement, au rythme de 5.000 par seconde.37 Un grand nombre de cellules du cerveau est produit dans les cinq premiers mois de la vie de l’embryon, et toutes les cellules prennent leur place dans le cerveau avant la naissance. Les cellules du système nerveux se forment très rapidement, puis commencent à migrer vers des zones éloignées pour former les colonnes du système nerveux central.

A ce stade, il est absolument nécessaire que chaque neurone trouve la place qui lui est réservée dans le système nerveux. Pour cette raison, un guide est indispensable pour que les jeunes neurones trouvent leur chemin. Ces guides sont des cellules spéciales qui se tendent comme un câble entre les endroits où se développent le cerveau et la moelle épinière. Les neurones quittent l’endroit où ils ont été produits et émigrent attachés à ces guides. Ils reconnaissent les places qui leur sont allouées, les occupent et développent des rallonges pour se connecter avec les autres neurones.

Mais comment les neurones savent-ils qu’ils doivent se mettre en route pour un long voyage dès qu’ils sont formés? Comment décident-ils d’utiliser un guide pour atteindre leur cible et coopérer entre eux? Ce que nous appelons neurones sont des cellules, trop petites pour être vues à l’œil nu, composées de molécules et d’atomes. Il n’y a pas de doute qu’elles ne peuvent pas se déployer d’une manière aussi consciente de leur propre décision ou volonté. Ce qui dirige cette activité n’est pas le cerveau, car il ne s’est pas encore développé.

Dès que ces cellules sont formées, elles se déplacent comme si elles étaient programmées, dirigées par une information qui leur est insufflée, vers un endroit qu’elles ne connaissent pas. Il est clair que dans le processus de formation du cerveau et du système nerveux, aucun événement ne peut survenir par hasard, parce que la plus petite variation dans une seule de ces étapes causerait une réaction en chaîne qui fausserait tout le système. La formation des neurones et leur transformation en un système de nerfs ne sont qu’une étape dans la formation du cerveau et du système nerveux qui lui est relié. Contrairement à ce que prétendent les évolutionnistes, même un neurone ne peut pas être le fruit d’une coïncidence, alors que dire du cerveau?

Il existe beaucoup d’autres détails merveilleux concernant ce développement. Par exemple, quand ils apparaissent pour la première fois, les neurones ont une structure différente de celle des neurones d’un être humain mature. Pour réaliser les fonctions requises par le système nerveux d’un être humain en développement, les neurones émigrent vers une zone particulière du corps, et dans une première étape, leur métabolisme leur permet de survivre sans oxygène. Cependant, lorsqu’ils arrivent dans la zone du cerveau et s’y établissent, ils adoptent immédiatement un nouveau métabolisme qui nécessite de l’oxygène pour survivre. Dans l’intérêt de toutes les cellules nerveuses, cette transformation doit, chaque fois, se dérouler parfaitement, autrement leur survie ne serait pas possible. Ceci est, sans nul doute, un miracle.38

Nous savons aujourd’hui qu’il est très dangereux pour les cellules du cerveau humain de rester sans oxygène pendant une certaine durée, et si cette durée se prolonge, la paralysie puis la mort sont inévitables. Mais les premières cellules qui voient le jour ont un système totalement différent. S’il y a un problème à ce stade, c’est-à-dire s’il n’y a pas de changement dans le métabolisme des neurones au bon moment, l’embryon ne se développe pas en être humain. Evidemment, une cellule ne peut pas déterminer elle-même quelle fonction elle exécutera à l’avenir et changer sa structure par sa propre volonté.

Ici encore, nous sommes face au triomphe de la vérité: c’est Dieu Qui crée les neurones avec ces caractéristiques, les active au bon moment et les place là où ils doivent être. Chaque être humain doit savoir qu’il est passé par ces stades, et être reconnaissant quand il voit la magnificence avec laquelle Dieu l’a créé en tant qu’être humain. Il ne doit oublier à aucun moment que Dieu est le Créateur de toute chose, et qu’à part Lui, il n’y a pas d’autre force dans les cieux ou sur terre.

… Serais-tu mécréant envers Celui Qui t’a créé de terre, puis de sperme et enfin t’a façonné en homme? Quant à moi, c’est Dieu Qui est mon Seigneur; et je n’associe personne à mon Seigneur. (Coran, 18: 37-38)

L’importance de la planification chez les cellules

Le développement de l’embryon est précis et harmonieux. A la fin du premier mois, les yeux, les oreilles, le nez, le menton et les joues, complètement développés, sont visibles.

Il est très important que la croissance et les changements de structure soient assurés de la même manière dans chaque partie du corps, parce que chaque organe a une structure très complexe. Par exemple, l’œil, à lui seul, se compose de 40 parties différentes. Pour exécuter ses fonctions et fonctionner correctement, la croissance de ces parties doit être proportionnelle, les connections entre les parties doivent être saines et chaque partie doit occuper sa place. De la même manière, dans la formation du bras, les os et les muscles doivent commencer leur formation en même temps.

Toutes les cellules de l’embryon agissent donc en parfaite harmonie. Chacune d’entre elles est consciente du plan général du corps, envoie un certain nombre de messages et réagit aux messages qui proviennent des autres cellules. Les différentes cellules de l’embryon agissent ensemble, avec une compréhension réelle, utilisant l’information contenue dans l’ADN, suivant leurs besoins.

Mais comment les cellules savent-elles où aller et quoi faire? Comment peuvent-elles agir de concert avec les autres cellules et dans une telle harmonie? Qui décide de la façon d’utiliser le matériel génétique contenu dans les cellules et comment les cellules peuvent-elles se différentier les unes des autres?

Dans les organes de notre corps, il ne doit y avoir ni insuffisance ni excès ce qui pourrait s’avérer fatal ou au moins causer un handicap. Comment déterminer le nombre d’organes dont le corps a besoin? Pourquoi, lorsqu’un groupe de cellules commence à former un organe, un autre groupe de cellules ne se met pas, lui aussi, à former un second organe, similaire au premier?

Les évolutionnistes essaient d’éviter cette question en disant que c’est la molécule d’ADN qui est responsable de toutes ces fonctions, mais c’est une tromperie. Le point fondamental à considérer ici est le suivant: qui a mis toute l’information dans la molécule d’ADN de chaque cellule du corps? De plus, qui a décidé où, quand et comment cette information serait utilisée? A ces questions, les évolutionnistes n’ont pas de réponse.

Des cellules formées à partir d’atomes inanimés et inconscients, vaisseaux sanguins, tissus, air, vent, ou toute autre matière, n’ont aucun pouvoir de prendre une telle décision. C’est Dieu Qui a inscrit ce plan merveilleux dans l’ADN et c’est Lui qui assure sa parfaite réalisation en inspirant aux cellules ce qu’elles doivent faire. Dieu a le pouvoir sur toute chose.

Préparation pour le monde extérieur

Le bébé, dont les organes se développent lentement commence à bouger mais doit subir un développement supplémentaire. Pour sa survie dans un environnement totalement différent de celui dans lequel il vit actuellement, il est nécessaire que les préparatifs requis se produisent.

Dans cette perspective, le bébé a besoin de commencer à bouger lentement et à faire fonctionner les organes qui viennent de se former. Ce problème a été résolu de la manière la plus merveilleuse qui soit. Dans la membrane qui sépare le bébé de l’utérus apparaît un liquide spécial appelé « liquide amniotique ». Les reins et les poumons du bébé, la membrane amniotique et l’utérus qui les entoure contribuent à la formation de ce liquide.39

« L’eau de la vie » du bébé: le liquide amniotique

Le liquide amniotique est spécialement produit pour le bébé; il prépare les organes à fonctionner dès la naissance. Le bébé, en ingérant le liquide amniotique, s’habitue au monde extérieur. De cette façon, sa langue commence à percevoir les goûts amer, doux, salé et aigre. Par la suite, les glandes salivaires se mettent à fonctionner. Le liquide amniotique ingéré par le fœtus prépare les intestins à leur fonction d’absorption, et fait fonctionner les reins en créant la fonction de filtrage constant de ce même liquide à partir du sang. Le liquide absorbé par les reins est réinjecté dans le liquide amniotique, sans le contaminer, parce que les reins ont la capacité, distincte de celles qu’ils auront plus tard, de filtrer et de stériliser le liquide ingéré par le bébé. Et ce liquide, comme lorsque vous nettoyez une piscine, est continuellement purifié à l’aide d’autres liquides.

Au cours de la même période et parallèlement à ces développements, les sucs gastriques commencent à être sécrétés dans l’estomac pour que l’appareil digestif soit bien préparé.40 Et les cellules qui viennent de se former dans les intestins du bébé acquièrent la capacité de distinguer entre des sucres et des sels et plus tard de rejeter des déchets particuliers dans le sang de la mère. De cette façon, les intestins et les reins sont mis en action. Le liquide amniotique est ingéré par les intestins du fœtus une fois toutes les trois heures, ce qui veut dire huit fois par jour et est retourné à la mère à travers le sang. La quantité de liquide ingérée est la même que la quantité versée dans le réservoir de liquide amniotique. Ce liquide provient aussi bien de l’utérus de la mère que des poumons et des reins du fœtus où il est produit. La quantité de liquide, d’une importance vitale pour le fœtus, reste donc constante. Grâce à ce système parfait, l’appareil digestif du fœtus devient opérationnel.

Synchronisé avec le développement du fœtus, la quantité de liquide amniotique augmente, atteignant approximativement 30 ml à la dixième semaine, 350 ml au cinquième mois, et 1 litre au septième mois. Au moment de la naissance, cependant, la quantité de liquide amniotique n’est plus que d’un demi litre.41

Les bienfaits du liquide amniotique sont multiples. Non seulement il prépare l’appareil digestif à la période suivant la naissance, mais il assure aussi au bébé des mouvements plus confortables dans l’utérus de la mère. Le fœtus flotte dans ce liquide comme un bateau amarré à un quai. Dans cet élément, il peut se mouvoir sans danger dans l’utérus de la mère. Au même moment, ce liquide protège le fœtus de tout traumatisme physique non exagéré provenant de l’extérieur. La pression appliquée sur le liquide est diffusée également dans toutes les directions, protégeant le fœtus de tout effet nuisible. Par exemple, si la mère court, les secousses produites n’ont aucun effet sur le bébé; c’est comme un bouchon de liège secoué dans un récipient rempli d’eau. Nous voyons ainsi que le plus parfait système de protection possible a été créé pour le fœtus; chaque type de danger ayant été envisagé et assorti des précautions nécessaires.

Ce liquide spécial présente un autre avantage vital pour le fœtus: une température constante. Il est connu que les liquides distribuent la chaleur uniformément. Le liquide amniotique est continuellement recyclé et possède une température constante. La chaleur nécessaire pour le développement du fœtus est distribuée également dans chaque direction.

Le moindre problème dans la production de ce liquide, la purification continue ou la régulation de son volume, met en danger le développement naturel du fœtus. Par exemple, si la quantité de liquide amniotique n’est pas suffisante, ou s’il n’y en a pas du tout, une série d’anomalies commence à apparaître. Les membres se dessèchent et se déforment, les articulations fondent, la peau se détend et, à cause de la pression, la face se déforme. Le problème le plus sérieux serait que les poumons ne puissent pas se développer et que le bébé décède immédiatement après la naissance.42 La présence du liquide amniotique est importante pour la santé de la mère également car il remplit tout l’utérus afin qu’il ne subisse aucune pression pendant que le fœtus se développe et prend du poids. Si ce liquide n’était pas présent, le fœtus, en se développant, presserait l’utérus vers le bas et la contre-pression exercée par les parois utérines rendrait le développement du fœtus impossible.

Tout cela nous montre que depuis le premier être humain et jusqu’à maintenant, le liquide amniotique a toujours été produit. Sans ce liquide, un bébé ne peut pas se développer dans l’utérus de sa mère. Cela discrédite complètement la thèse des évolutionnistes selon laquelle le développement se produit étape par étape et sur une période de temps. Aucune naissance n’aurait eu lieu et la race humaine n’aurait pas existé si une seule étape de la création de l’être humain avait fait défaut. Il est donc faux de dire que le liquide amniotique est apparu après un certain temps, lorsque le besoin s’en est fait sentir. Il est impossible de prétendre qu’un tel liquide, avec de si importantes fonctions, a été formé à un moment donné, par hasard. Dire qu’un organisme complexe est apparu à un moment donné revient à dire que cet organisme a été créé. Il n’est pas possible que l’effet du hasard puisse calculer, évaluer des besoins, choisir ce qui est approprié pour y répondre et les appliquer au bon moment et au bon endroit.

Il est clair que Dieu a créé le liquide amniotique et l’appareil auquel il est relié. C’est Lui Qui a déterminé aussi le volume de liquide amniotique requis à chaque étape du développement de l’embryon.

Dieu sait ce que porte chaque femme, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de de Lui sa mesure. (Coran, 13: 8)

Préparation pour le premier souffle

Après la naissance, l’étape la plus importante pour le bébé est la respiration; il est nécessaire que les poumons, se remplissent d’air pour la première fois et permettent au nouveau-né de respirer. Le bébé, qui avait déjà reçu de l’oxygène du sang de la mère, doit maintenant le prendre de l’air avec ses propres poumons. Et, d’une façon miraculeuse, les poumons, qui n’ont jamais reçu d’air avant la naissance, se mettent à fonctionner tout à fait naturellement, ce qui est normalement indiqué par le premier cri du nouveau-né.

Dieu a tout créé avec facilité et s’assure que la préparation des poumons pour la naissance soit effective. Le diaphragme situé entre l’estomac et la cage thoracique joue ici un rôle important. Il commence à fonctionner vers le sixième mois de la grossesse où il se dilate et se contracte par intermittence plusieurs fois par heure. Mais après la naissance, cela deviendra automatique.

Le bébé est constamment sous protection mais ce n’est pas grâce à la protection de la mère: elle continue de mener une vie normale; aucun des changements de son corps n’est sous son contrôle. Même si elle voulait y intervenir, elle ne pourrait pas. Tous ces développements interviennent par le pouvoir éternel de notre Seigneur. Dieu a créé tout ce qu’il faut pour qu’un enfant vienne au monde comme un être humain normal de la manière la plus merveilleuse qui soit. Tous les besoins du bébé, au stade de fœtus, sont satisfaits, et la mère n’a pas à penser à ce qu’elle doit faire pour que le bébé vienne au monde et survive.

Même si elle l’avait voulu, jamais la mère n’aurait pu prendre les déchets du corps du fœtus, les purifier dans ses propres reins et les décharger. C’est Dieu Qui détermine tous les besoins d’un nouvel être humain sur le point de venir au monde, et construit le système qui répond le mieux à ces besoins.

Ultimes préparatifs

Progressivement, le fœtus est préparé à la vie dans le monde extérieur par une équipe extraordinaire de travailleurs qui se met en place parmi les organes. Les yeux, inutilisés dans l’utérus de la mère, sont formés pour l’intensité de la lumière du monde extérieur; les oreilles sont faites pour les sons du monde extérieur. De la même façon, l’estomac et les autres organes de l’appareil digestif sont pourvus d’un système physiologique modelé pour fonctionner avec les nutriments de ce monde. Les cellules de l’appareil digestif sont programmées et réglées pour digérer des aliments qu’elles n’ont jamais rencontrés. En plus de leur capacité à analyser les glucides et les graisses, elles sont programmées pour savoir quels nutriments sont requis, par quel organe et s’assurer que ces nutriments sont envoyés aux cellules appropriées du corps. Ainsi, le fœtus est préparé pour le monde extérieur d’une manière planifiée et programmée. Ici, nous devons souligner encore une fois que ces organes et cellules qui constituent le corps d’un nouvel être humain font ces préparations pour un environnement qu’ils n’ont jamais vu, jamais expérimenté. Ces tissus se développent comme s’ils étaient conscients de l’environnement qui les attend à la sortie de l’utérus. Il est certainement impossible de prétendre que ces cellules exécutent ces actions par leur propre prescience. La préparation consciente et délibérée, faite par les cellules pour former le corps d’un bébé, leur est inspirée par Dieu et doit être considérée comme une preuve importante de la création divine.

Dans les derniers mois, le fœtus gagne du poids. Certaines cellules produisent une couche de matière grasse de couleur brunâtre. Cette graisse brune spéciale se développe dans des régions particulières du fœtus comme la nuque, autour des reins et derrière le sternum. En plus de fournir une isolation, la graisse brune produit elle-même de la chaleur. La fonction spéciale de cette couche de graisse est de maintenir la chaleur du bébé pendant les premières semaines après la naissance.43 Ces cellules exécutent ce qui leur a été inspiré et cela est une autre preuve de la création.

Dans le même temps, la peau du fœtus subit des changements importants se traduisant par le développement, avant la naissance, de l’épiderme qui est crucial pour la survie après la naissance. La peau du fœtus produit une enveloppe huileuse qui confère à la surface de la peau, qui est en contact avec le liquide amniotique, une propriété de répulsion de l’eau. Cette couche huileuse a un effet important de promotion de la maturation des cellules de la peau et la formation d’une barrière dermique avant la naissance.44

Nous avons mentionné précédemment que durant les premiers stades de l’embryon, les anticorps de la mère n’ont pas accès au sang du bébé. Ces cellules voient le bébé comme une intrusion étrangère et pourraient le tuer. Mais au neuvième mois, cette situation change subitement: le système immunitaire de la mère produit dans l’utérus des anticorps qui passent dans le fœtus par l’intermédiaire du placenta. Dans les premiers six mois qui suivent la naissance, les cellules du système immunitaire du bébé ne sont pas encore développées et il a besoin d’anticorps pour se protéger des germes du monde extérieur. C’est pourquoi, au cours du dernier mois, les anticorps de la mère, qui sont autorisés à accéder au sang du bébé, se préparent, miraculeusement non pas à attaquer le fœtus, mais à le protéger contre toute maladie infectieuse immédiatement après la naissance.45 Puis, au cours des mois suivants, alors que le bébé commence à produire ses propres anticorps, ceux de la mère cessent de fonctionner – un autre miracle!

Voici un nouvel exemple de la parfaite planification de la création de l’être humain. Les détails de chaque mois, de chaque jour, de chaque minute de la formation d’un être humain sont calculés minutieusement. Des systèmes infaillibles empêchent des matières dangereuses d’atteindre le fœtus, mais lorsqu’elles deviennent nécessaires, l’ancien système est désactivé et un nouveau est mis en œuvre, conformément au même plan parfait. Il est certain que cela n’est pas dû à la volonté des cellules qui forment l’être humain. Toutes ces choses extraordinaires sont autant de preuves de l’incomparable création de Dieu le Tout-Puissant.

Chaque être humain, pendant qu’il est au stade de fœtus, subit ces développements contrôlés selon un plan minutieux pour atteindre la maturité. Ce plan et la parfaite conception du développement d’un être humain sont, pour les gens qui méditent, encore une manifestation du savoir et de la sagesse éternels de Dieu.

Création à partir d’une goutte

 Pendant les neuf mois passés dans l’utérus de la mère, la croissance continue de manière parfaite. Le fœtus entre dans l’utérus d’abord comme une goutte de liquide et graduellement se transforme en être humain.

S’il y avait eu le moindre problème de coordination dans ce développement, le fœtus serait certainement mort. Par exemple, si le cerveau se développait plus rapidement que les os du crâne, le cerveau du fœtus serait compressé et subirait des dommages. Cette coordination est importante aussi pour la formation des yeux, du foie et du cœur, tout comme pour les autres organes et les os qui les entourent. Le développement synchronisé des organes est primordial car si les reins se développaient trop lentement et que l’appareil circulatoire était déjà été formé, le sang ne serait pas purifié et le corps serait empoisonné.

Mais ceci n’arrive pas et le bébé qui est sur le point d’ouvrir ses yeux au monde est créé en passant parfaitement d’un stade à un autre.

Le seul pouvoir qui crée un être humain accompli, à partir de ce qui n’était au départ qu’une goutte de liquide, est celui de Dieu le Tout-Puissant, Seigneur de l’univers. Voici comment le Coran nous relate la création de l’homme par Dieu:

L’homme pense-t-il qu’on le laissera sans obligation à observer? N’était-il pas une goutte de sperme éjaculé? Et ensuite une adhérence. Puis Dieu l’a créé et formé harmonieusement; puis en a fait alors les deux éléments d’un couple, le male et la femelle? Celui-là (Dieu) n’est-Il pas capable de faire revivre les morts? (Coran, 75: 36-40)

Certainement, un individu conscient de cette vérité serait en permanence reconnaissant d’avoir été créé par son Seigneur à partir d’une goutte de liquide et d’avoir fait de lui une personne qui voit, qui entend et qui pense.

Dis: « C’est Lui qui vous a créés et vous a donné l’ouie, les yeux et les cœurs. » Mais vous êtes rarement reconnaissants! (Coran, 67: 23)

En route vers un nouveau monde

Quand touts les préparatifs pour permettre au fœtus d’arriver au monde sont terminés, le liquide amniotique prend en charge de nouvelles activités. Il forme des poches de liquide qui provoqueront l’expansion du col de l’utérus pour permettre au bébé de passer, et éviter qu’il ne soit compressé dans l’utérus pendant l’accouchement. Au début de l’accouchement, les vésicules sont perforées et déversent le liquide qu’elles contiennent, lubrifiant et stérilisant ainsi le canal à travers lequel le fœtus passera. De cette façon la naissance est plus facile et protégée des bactéries.46

D’autres conditions doivent être remplies au même moment pour une naissance sans danger. Par exemple, pour que le bébé puisse sortir de l’utérus, il faut qu’il soit dans la bonne position. Pour cela, les pieds du bébé se déplacent, le faisant tourner lentement jusqu’à ce que la tête se place dans le col de l’utérus. Maintenant que le bébé est trop gros pour manœuvrer, sa capacité à se déplacer est réduite et il ne peut bouger sa tête de cette position.47 Mais comment le bébé à naître décide de la position la plus appropriée? Et comment le fœtus, dans l’utérus de sa mère, détermine-t-il à quel moment venir au monde? Ce sont certainement des choses très importantes auxquelles il faut penser. Le fait qu’un être, dont la conscience n’est pas encore développée, puisse faire preuve de tant de conscience est une indication claire non pas de sa volonté propre, mais de la connaissance et de l’inspiration de Dieu le Créateur.

Nous pouvons voir beaucoup d’autres exemples merveilleux de la création. Pour que la naissance se passe bien, le crâne du bébé doit posséder une structure malléable afin de ne pas être endommagé dans le canal génital. Si nous examinons le crâne du bébé, nous remarquons un groupe de 5 os avec, entre eux, un espace mou appelé « fontanelle ». Cette structure molle donne au crâne une flexibilité qui protège le cerveau du bébé et le crâne des pressions qu’ils subissent au cours de la naissance.

Nous avons donc vu que tous les préparatifs faits en vue de la naissance du bébé sont faits sous stricte surveillance; des précautions sont prises pour parer à toute éventualité. Mais qui s’assure que tous les préparatifs sont terminés? Qui détermine le moment de la naissance? Qui vérifie que les yeux sont prêts à voir, les poumons prêts à respirer, les articulations parfaitement développées et le cerveau entièrement formé? Rien dans le corps en développement du fœtus ne peut contrôler ces choses. Le cerveau, qui est accepté comme le centre de contrôle de tout le corps, est un organe qui se développe avec le fœtus. De plus, même un cerveau complètement formé ne pourrait pas avoir de discernement à ce stade. Le fœtus, qui jusqu’à ce moment s’est développé dans l’utérus de sa mère, n’a aucune conscience de l’environnement extérieur. Il ne peut pas déterminer s’il est ou non développé de façon adaptée à son futur environnement. Et ce n’est pas la mère qui détermine le moment de la naissance. Depuis le premier jour, on le sait, une mère ne peut intervenir dans aucune des opérations qui ont lieu dans son corps; comment pourrait-elle alors décider de ce que ces différents stades sont achevés?

Il ne fait aucun doute que c’est Dieu qui a programmé chaque stade du développement du bébé et la date à laquelle ce petit être commencera sa vie dans ce monde. Seul Dieu connaît chaque moment de la vie qu’ils mèneront. Quand un être humain vient au monde, Dieu connaît même le jour où il mourra. La mort viendra au moment fixé par Dieu. Une personne consciente de ces faits sait ce qu’elle doit faire: penser à sa propre création et, une fois encore, témoigner de la puissance éternelle de son Seigneur, et organiser toute sa vie de manière à plaire à Dieu.

O hommes! Si vous doutez au sujet de la Résurrection, c’est Nous Qui vous avons créés de terre, puis d’une goutte de sperme, puis d’une adhérence « ‘alaq » puis d’un embryon formé aussi bien qu’informe pour vous montrer [Notre omnipotence] et nous déposerons dans les matrices ce que nous voulons jusqu’à un terme fixé. Puis Nous vous en sortirons [à l’état] de bébé, pour qu’ensuite vous atteigniez votre maturité. Il en est parmi vous qui meurent [jeunes] tandis que d’autres parviennent au plus vil de l’âge si bien qu’ils ne savent plus rien de ce qu’ils connaissaient auparavant. (Coran, 22: 5)

CONCLUSION

Chacun de nous, tout comme vous, lecteurs, est passé par l’utérus de sa mère. Simple produit de l’union d’un spermatozoïde et d’un ovule dans des conditions spécialement adaptées, puis, cellule unique qui s’est diversifiée pour vous donner cette forme parfaite. Et vos mères, vos pères, vos frères, vos sœurs, vos amis, et ceux que vous ne connaissez pas, et les autres vivants, et les morts, depuis le commencement de l’humanité et jusqu’à ce jour, sont tous passés par les étapes miraculeuses décrites dans ce livre.

Pendant ces mois où les embryons en développement n’avaient pas la moindre conscience de leur existence, Dieu donnait forme à leurs corps et les créait comme un être humain complet à partir d’une cellule unique. C’est le devoir de chaque être vivant sur cette terre de considérer cette vérité…

Et c’est votre devoir de penser à la façon dont vous êtes venus au monde, et d’être reconnaissant envers Dieu qui vous a créé.

N’oubliez pas que le Seigneur Qui a créé votre corps une fois le créera une autre fois lorsque vous mourrez et vous demandera des comptes sur vos actions ici-bas. Ceci est très facile pour Dieu, Maître de la puissance éternelle. Cependant, ceux qui oublient leur création et renient Dieu et le Jour du Jugement sont insouciants à l’extrême. Dans le Coran, Dieu parle d’eux en ces termes:

L’homme ne voit-il pas que Nous l’avons créé d’une goutte de sperme? Et le voilà [devenu] un adversaire déclaré! Il cite pour nous un exemple, tandis qu’il oublie sa propre création; il dit: « Qui va redonner la vie à des ossements une fois réduits en poussière? » Dis: « Celui Qui les a créés une première fois, leur redonnera la vie. Il Se connaît parfaitement à toute création. » (Coran, 36: 77-79)


Ils dirent: « Gloire à Toi! Nous n’avons de savoir que ce que

Tu nous as appris.Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage. »

(Coran, 2: 32)

NOTES

1. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International

Ed., PA, 2000, pp. 918, 929

2. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International

Ed., PA, 2000, p. 916

3. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International

Ed., PA, 2000, Arthur C. Guyton, John E. Hall, Human Physiology and Mechanisms of Disease, 6ème éd., p. 649

4. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International Ed., PA, 2000, p. 916

5. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International Ed., PA, 2000, p. 1005

6. Vander, Sherman, Luciano, Human Physiology, p. 654

7. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International Ed., PA, 2000, p. 919

8. Dr. Gerald E. Poesnecker, One Flesh, A New Look at Human Sexuality, chapter 3.(http://www.oneflesh.org/OF-Chap%203.html)

9. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International Ed., PA, 2000, p. 917

10. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Human Physiology and Mechanisms of Disease, p. 12; Gerard J. Tortora, Introduction to the Human Body: Essentials of Anatomy & Physiology, p. 527.

11. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International Ed., PA, 2000, p. 919

12. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Human Physiology and Mechanisms of Disease, p. 659

13. Britannica 2002 Expanded Edition, « Corpus Luteum », « Menstruation: Phases of the menstrual cycle »

14. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International

Ed., PA, 2000, p. 918

15. Britannica 2002 Expanded Edition, « Fertilization »

16. FastHealth Dictionary, published under license with Merriam-Webster, Incorporated. © 1997-2000 (http://www.fasthealth.com/dictionary/f/fertilizin.php)

17. Arthur C. Guyton, John E. Hall, Textbook of Medical Physiology, 10ème éd., Harcourt International Ed., PA, 2000, p. 920

18. Eldra Pearl Solomon, Linda R. Berg, Diana W. Martin, Claude V. Willee, Biology, 3ème éd., Saunders College Publishing, p. 1056

19. Eldra Pearl Solomon, Linda R. Berg, Diana W. Martin, Claude V. Willee, Biology, 3ème éd., Saunders College Publishing, pp. 1056-1057

20. Williams P., Basic Human Embryology, 3ème éd., 1984, p. 64

21. Eldra Pearl Solomon, Linda R. Berg, Diana W. Martin, Claude V. Willee, Biology, 3ème éd., Saunders College Publishing, p. 1066

22. Geraldine Lux Flanagan, Beginning Life, Dorling Kindersley, London, 1996, p. 28

23. Gerard J. Tortora, Introduction to the Human Body: Essentials of Anatomy & Physiology, p. 556

24. Geraldine Lux Flanagan, Beginning Life, Dorling Kindersley, London, 1996, p. 38

25. Science et Vie, Gérard Couly, March 1995, No.190, pp. 48-50

26. Hoimar von Ditfurth, Im Anfang War Der Wasserstoff (In the Beginning was Hydrogen), p. 126

27. Geraldine Lux Flanagan, Beginning Life, Dorling Kindersley, London, 1996, p. 42

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HARUN YAHYA             

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