PRINTEMPS ARABE & EL KHILAFA

 TA : Cet article je l’avais écrit début février 2011, alors que je n’avais pas encore ouvert de blog. Je le publie aujourd’hui et, avec le recule, il y a des événements qui se confirme.

LETTRE OUVERTE A MES SŒURS ET FRÈRES ARABES ET MUSULMANS

ES SALAMOU  ALEYKOUM  OUA RAHMATOU ALLAH OUA BARAKATOU

Les rues Arabe connaissent aujourd’hui des soubresauts et  des accès de fièvre dû  à des pouvoirs honnis par leur peuple. Un pouvoir entre les mains de despotiques, aux services de leurs maîtres Israelo-Anglo-Saxons.

Du sang Arabes et Musulmans  a été versé par d’autres Arabes et Musulmans:Était-ce vraiment nécessaire?
Était-ce juste ?
Était-ce ce qu’il fallait ?

Était-ce vraiment nécessaire d’endeuiller des centaines de familles pour le plus grand plaisir des sionistes?

Non je ne le pense pas. Je ne pense pas, que cela en vaille la peine, car le mal est beaucoup plus grave et plus profond que cela n’en a l’air.
Ce mal dépasse le stade d’un simple pion de président ou de roitelet, dans l’échiquier politique mondiale des sionistes lorsque l’on sait que le rêve de l’entité sioniste est la gouvernance mondiale et que la rue arabe n’est qu’une étape, avant d’attaquer le reste du monde.

La réaction de la rue, ne fera que du relookage de façade. Sans toutefois toucher aux fondations du mal.

Après plus d’un demi siècle d’hibernation la rue Arabe commence à sortir de sa léthargie, mais malheureusement, c’est dans un état de semis torpeur qu’elle fonce droit au mur par ces sois disant révolution (toujours téléguidé par l’occident) et ces sois disant révolutionnaires (homme affidé à l’occident).

Si l’on fait une révolution, c’est pour se libérer d’un joug colonial, pas pour tomber dans un autre, par l’entremise d’un autre président qui est choisi par l’occident.

Chose encore beaucoup plus importante que je souhaiterais connaitre

– Ce changement demandé par la rue Arabe, répondra-t-il à la demande de notre religion ?
– Ce changement sera-t-il conforme à nos valeurs Arabo/Islamique ?
– Ce changement prendra-t-il en compte notre identité Arabo/Musulmane?                              – Ce changement respectera-t-il les principaux dogme de notre noble religion ?

J’ai bien peur de vous décevoir, chère sœurs et chers frères dans la religion, ce changement si chèrement payé, ne répondra à aucune de ces interrogations.

Pourquoi en serait-il ainsi ?

C’est ce que je vais essayer d’expliquer d’une manière assez succincte (sinon ce ne serait pas un article, mais un livre qu’il faudrait) et le plus clairement possible, car il faut remonter dans le temps et surtout de bien avoir en tête la Sourate 7:11-14 qui est la clé pour la compréhension de ce qui nous arrivent nous autres Arabo/Musulman et qui dis:

Bismi ALLAH Erahmani Erahim

Allah Taala dit : « Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné une forme, ensuite Nous avons dit aux Anges: « Prosternez-vous devant Adam. », Ils se prosternèrent, à l’exception de ‘Iblîs qui ne fut point de ceux qui se prosternèrent. (Allah) dit: « Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner quand Je te l’ai commandé? » Il répondit: « Je suis meilleur que lui: Tu m’as créé de feu, alors que Tu l’as créé d’argile ». (Allah) dit: « Descends d’ici, Tu n’as pas à t’enfler d’orgueil ici. Sors, te voilà parmi les méprisés. » « Accorde-moi un délai, dit (Satan,) jusqu’au jour où ils seront ressuscités » » (Sourate 7:11-14)
Chères sœurs et chers frères, gardez cette sourate à l’esprit, ainsi que la demande d’Iblis (naalatou Allah aleyh) elle vous facilitera la compréhension du texte qui suit.
-I- Les sionistes:

Les juifs à un certain moment de l’histoire, ont été un peuple élu par Dieu, c’est vrais. Mais devant leurs perpétuels comportements  mécréants et leur arrogance, et le mal qu’ils ont fait, aux messager qu’ALLAH, leur a envoyés; ALLAH le miséricordieux les a bannis.

Mais dans leur esprit, ils sont toujours le peuple élu et désigné pour gouverner le monde. Donc depuis la nuit des temps ils œuvrent pour la concrétisation de cet objectif.
Pour ce faire ils on ont fait leur, cette devise:  » La fin, justifie les moyens »

Aucun stratagème aussi vil soit-il, aucuns subterfuges, aucunes ruses, ne furent laissés de coté, pour la réalisation de leur objectif, qui est la domination mondiale et que j’appellerais Nouvel Ordre Mondial.
Les assassinats, les vols, le mensonge, la perfidie, la prostitution, la drogue et d’autres coups aussi bas les uns que les autres, de même que la magie noir et les recours à l’aide de Satan y sont effectuer, par l’intermédiaire des rabbins kabbalistes.

ALLAH (swt) a dit :

Bismi ALLAH Erahmani Erahim

« Et ils suivirent ce que les diables racontent contre le règne de Salomon. Alors que Salomon n’ a jamais été mécréant mais bien les diables: ils enseignent aux gens la magie ainsi que ce qui est descendu aux deux anges Hâroût et Mâroût, à Babylone; mais ceux-ci n’ enseignaient rien à personne, qu’ ils n’ aient dit d’abord: « Nous ne sommes rien qu’ une tentation: ne sois pas mécréant »; ils apprennent auprès d’ eux ce qui sème la désunion entre l’ homme et son épouse. Or ils ne sont capables de nuire à personne qu’ avec la permission d’ Allah. Et les gens apprennent ce qui leur nuit et ne leur est pas profitable. Et ils savent, très certainement, que celui qui acquiert (ce pouvoir) n’ aura aucune part dans l’ au-delà. Certes, quelle détestable marchandise pour laquelle ils ont vendu leurs âmes! Si seulement ils savaient!  » (Coran,2:102).

Un recueil écrit en 1903, nous donne déjà une idée sur les intentions des sionistes pour la gouvernance mondiale, ainsi que les voies et moyens pour y arrivés. Peu importe si cet ouvrage est vrais ou faux (là n’est pas le but de cette publication, connaissant la perfidie des sionistes la question ne se pose pas), mais à la lecture de ce protocole, en croit qu’il a été écrit récemment au vue des évènements ayant cours actuellement.

Je vous conseille vivement de lire le document en annexe (01) qui s’intitule :            Le Protocole des Sages de Sion.

A la lumière de cet ouvrage, vous verrez les plans démoniaques des sionistes pour la gouvernance mondiale. (Dans un prochain article, j’essayerais (INCHAA ALLAH) de décortiquer pour vous, ce protocole.

Quoique l’on puisse dire au sujet de cet ouvrage, vrais ou faux ? les faits sont là pour accrédité ce qui est dit dans ces protocoles. Les textes composants les chapitres, sont d’une exactitude effrayante. C’est à croire qu’ils ont étaient écrits cette décennie seulement et non au début du 19 siècle.

Dans le meme esprit, en 1985 un journaliste Canadien du nom de Serge MONAST de l’Agence International de Presse libre (mort en 1995 dans des circonstances mystérieuses), fit une enquête sur le programme de l’élite sioniste du NWO. En 1993 il en publia les résultats, en 1995 il meurt mystérieusement.
Ce journaliste visionnaire a mis à nu, les plans démoniaques de l’élite sioniste. Ce qu’il a dévoilé en 1985, se déroule actuellement et de manière très précise.

L’enquête est intitulé : Le Protocole de Toronto (voire annexe 02). Les auteurs de ces protocoles (L’élite) semble s’etre inspirer, des protocoles de Sion.                                        Lisez le et décortiquer chaque article du protocole, vous serez abasourdis par ce qui est dis et ce qui ce passe de nos jours.

A la lecture de ces deux protocoles, vous comprendrez, entre les mains de qui sont les rennes du pouvoir sur ce monde et, quel sera le devenir de ce monde.
Vous n’avez qu’a voir ce qui ce déroule actuellement en Égypte et selon vous, de qui dépend le sort de moubarek, des USA, de la GB, d’ISRAEL ou de l’Égypte?                                      Même dans le cas (probable) du départ de moubarek, son remplaçant est tout désigné et, c’est ce qui se passera en Tunisie et bientôt dans d’autres pays musulmans.
Les présidents dans le monde Arabo/Musuman, à de rares exceptions, ne sont-ils pas tous les hommes de mains de quelqu’un, soit : les USA, l’Angleterre, la France ou Israele etc…

On entend partout des discours populiste et démagogique, anti ceci, anti cela, mais pour les problèmes cruciaux où ils est questions d’intérêt vitaux de l’occident ou de la sécurité d’israel, votre président plie l’échine.
Alors, changer qui, par qui ?

Il se trouve que de nos jours en tant que pays tiers-mondistes et Arabo/Musulman,  même si vous avez un président honnête, intègre, loyale qui voudrait travailler pour son pays et son peuple, il ne le pourrait jamais, car il n’aurait pas les mains libres pour gérer comme il l’entend, comme il le voit et surtout comme cela nous a était recommandé par notre bien aimé prophète seyedina Mohamed, (SLWS). Même dans ce cas, ce président ne ferait pas long feu, ils trouverons toujour un moyens pour l’eliminer physiquement. Alors ?

-II- Les croisades:

Afin de bien cerner le problème, il faudrait savoir que les croisades ne se sont jamais terminées.

La ville sainte de Jérusalem a bien été reprise par les croisées, mais les croisades ne se sont pas terminées pour autant.
Malgré le fait que lorsque le général Allenby à la tête des troupes britanniques s’empara de Jérusalem en 1919 et en faisant son entrée dans la ville sainte prononça cette phrase:                                 » Enfin les croisades sont terminées ».
La ville sainte de Jérusalem fut reprise aux musulmans pour être remise aux sionistes, grâce à la perfidie d’Albion ( déclaration Balfour de 1917) et la traîtrise des juifs sionistes (1ere guerre mondiale).

Dans cette annexe vous saurez comment la Palestine a été donner aux sioniste. Voir à ce sujet l’annexe n° 03 le discours de Mr Benjamin Freedman homme d’affaire new yorkais, né en 1890 de parents juifs.  Il rompit avec le sionisme international à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis passant le restant de sa vie à exposer les faits de l’influence sioniste en Amérique

Le vole de la Palestine par les sionistes n’était qu’une etape du plan pour l’accaparation mondiale. Afin de pouvoir asseoir leur hégémonie mondiale, ils avaient un obstacle majeur devant eux, qu’il fallait éliminer à tout prix, s’ils voulaient que leurs  plans fonctionnent. Cet obstacle n’était autre que le KHILAFA.
-En quoi EL KHILAFA entravait-il les plans machiavéliques des sionistes et leurs serviteurs Anglo-saxon ?

Tout simplement que le monde Arabo Musulman, et par extension, l’empire ottoman s’étendait au faîte de sa puissance sur trois continents : toute l’Anatolie, le haut-plateau arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l’Afrique du Nord (à l’exception du Maroc). C’est un empire qui a existé de 1299 à 1922 (soit 623 ans).(article Wikipédia)

Donc les plans hégémoniques des sionistes et de leurs laquais Anglo-saxons ne pouvaient être réalisable tant que EL KHILAFA existe, il fallait le détruire, l’asservir et faire de sorte que jamais il ne puisse renaître de ses cendres.

– Je vous invite chères sœurs et chers frères a visionnés les vidéos conférences du Cheikh Imran Hosein, ou l’histoire de la destruction du KHILAFA est admirablement exposée.

Lien de la vidéo :
http://alwissal.wordpress.com/2010/07/21/al-mahdi-retour-du-khilafah-sheikh-imran-hosein/

 

Le KHILAFA a été détruit en 1922, après 14 siècles d’existence, car le KHILAFA a été institué par notre bien aimé prophète MOHAMED (SWS) et ce, conformément aux directives d’ALLAH (SWT).

Il a été détruit grâce à la complicité du renégat de l’époque le roi Sharif Hussein, le chérif ottoman nommé de La Mecque qui n’est autre que l’arrière grand-père du  roi Hussein de Jordanie , père du roi actuel, Abdallah II. contre une somme colossale, remise par les britanniques. Ce renégat a TRAHI  ALLAH (SWT) ET SON PROPHÈTE.

Le KHILAFA était une institution qui n’obéissait à aucune loi en dehors de celle établis par ALLAH El Rahmane, El Rahim.

EL KHILAFA a toujours fonctionnait selon les lois de l’ISLAM, aucun commandeur des croyants ne pouvait se permettre de rendre licite ce qu’ALLAH a interdit et d’interdire ce qu’ALLAH a fait licite, ou de détourné le fidèle de sa foi, ni de la pervertir, comme cela ce fait actuellement dans les pays musulmans

Concomitamment à la destruction du KHILAFA, des guerres coloniale étaient déjà engagées, dans la quasi totalité des pays Arabo/Musulman.

Buts de ces guerres coloniales, en plus de l’accaparement des richesses naturelles, c’était aussi l’asservissement des peuples, leur déracinement et leur déculturation.

Pour se faire, une politique sournoise et insidieuse a été appliquée. Elle fut initié par Thomas Babington Macaulay (1800-1859), l’un des architectes de l’établissement de l’Empire britannique en Inde, qui énonça un programme d’éducation destiné a déracinée toute culture indienne. Cette politique a été utilisée par tout pays colonisateur dans ses colonies.

Voici la déclaration faite par Macaulay:

 » Nous devons à présent faire de notre mieux pour former une classe de gens qui soient Indiens par le sang et la couleur, mais Anglais par leurs goûts, leurs opinions, leur morale et leur intellect ».

Vous pouvez transposez le citoyen que vous voulez du monde Arabo/Musulman au citoyen indien, et vous obtiendrez un déraciné universels

C’est cette éducation qui a été appliquée en Algérie durant la colonisation Française.

Résultat des courses, on est entrain d’en payer l’addition. Une addition fort salée d’ailleurs

Et c’est cette même politique qui a été utilisée par le colonisateur, Britannique, Français, Belge, Espagnole ou autres, puisque tous sont sous la coupe des sionistes, s’ils ne le sont pas eux-mêmes.

Une fois son indépendance acquise, l’Algérie, à l’instar des autres pays à travers le monde institua son gouvernement.

On était libre, on a notre drapeau, notre hymne national et notre liberté chèrement arrachée.

Sommes-nous pour autant aussi libre qu’on le croit ?

Sommes-nous pour autant aussi indépendant qu’on le croit ?

Sincèrement je ne le crois pas ! Il en est de même pour tous les pays Arabo/Musulmans. Je suis sincèrement désolé de vous décevoir, mais c’est la vérité.                                    AUCUNS PAYS ARABO/MUSULMANS aussi riche soit-il, n’est souverain dans ses décisions, dans sa politique interne et externe ou quoique ce soit d’autres. Tout est dicté par l’occident, d’une manière ou d’une autre (les embargos c’est fait pour quoi? ).

Pour avoir une idée sur ce que j’avance, je vous invite a visionné la vidéo suivante en cliquant ou copiant le  lien ci dessous:

http://www.dailymotion.com/video/xdatl2_les-assassins-economiques_news

Maintenant que vous avez visionné cette vidéo, vous devez sûrement vous faire une autre idée sur la définition de l’indépendance et de l’autonomie.

-III- L’hégémonisme:

Mais cela n’est pas tout, après avoir démanteler le KHILAFA, coloniser et déculturé  le monde Arabo/Musulman, l’hydre sioniste s’employa a bien ferré le monde en instituant des organismes internationaux tel que :

ONU-UNESCO-BANQUE MONDIALE-OMC-FAO-ONUDI-UNESCO-OIT–OMS-FMI – et que sais je encore…

De sorte qu’aucun pays ne peut régler ses problèmes d’ordre: Économique, Politique, Financier ou autre, sans passer par l’une de ces institutions et tomber dans ses griffes.

Alors si avec tous çà, vous croyez toujours que vous êtes libre et indépendant, c’est que le soleil se lève à l’Ouest et non pas à l’Est. Pourtant on m’a toujours dis, qu’il se leve à l’Est.

Mais malheureusement le système  de gouvernance actuel dans les pays Arabo/Musulmans est d’essence LAÏC, on assiste à l’un des plus gros péché qu’une créature puisse faire, c’est le CHIRK. Puisque aujourd’hui, un président ou un roitelet, légifère en son nom, ou au nom du peuple. Pas au nom d’ALLAH (SWT) surtout selon ce que l’occident lui dicte.

Mais tout cela est folie !

Mais cela n’est pas pensable diriez vous? Malheureusement ça l’est.
Je vous invite à lire l’annexe 04, où l’article d’un vénérable savant musulman, nous explique sur les origines de nos malheurs.
Le monde Arabo/Musulman, ne reconnaîtra jamais sa splendeur d’antan, tant qu’il est dans le giron de l’occident et reçois encore la bénédiction des rabbins juifs comme l’a reçut Hassan II et par la suite, son rejeton de fils, qui n’a de musulman que le nom de notre bien aimé prophète. Un coup d’œil sur ce site satisfera votre curiosité

http://rami.tv/fr/alaouites/hassan2/fils-de-glaoui.htm

 Et il en est de même, pour pas mal d’autres monarques ou présidents à la solde des sionistes. Alors, le changement, quel changement tant que les sionistes sont bien ancrés parmi nous.

LA SOLUTION:

A mon humble avis, ces révolutions et ces morts ne règlerons que superficiellement les problèmes, c’est ce que l’on appel « un ravalement de façade ». Le véritable changement ne peut ce faire qu’aux conditions suivantes :

– Que les peuples Arabo/Musulman, se réunissent sous la seul et unique bannière du KHILAFA, et sortent La Meque et Medine d’entre les griffes des Saoudiens et rendent à ces deux lieux saints leur vocation originelle qui est DAR EL ISLAM, ouverte à tout les musulmans
– Que le monde Arabo/Musulman coupe cours d’avec toutes les institutions internationales et ne leur reconnaissent aucunes autorités sur le monde Arabo/Musulman. La seul et unique autorité est celle d’ALLAH (swt) par l’entremise d’EL KHILAFA
– Quitte à vivre en vase clos entre musulman, coupé cours toutes relations avec les pays qui reconnaissent et soutiennent l’état voyou d’israel.
–  Que les Arabo/Musulman acceptent de vivre selon les préceptes de notre sainte religion, sans avoir recours aux artifices de la vie occidentale
–  Que ceux qui sont envoûtés par le chant des sirènes occidentale ( et nous somme trés trés nombreux), renonce à ce mode de vie et revienne sur les pas de leurs ancêtres
–  Renouer avec ses origines sachant que la vie à l’occidental n’est pas la notre
–  Vivre selon nos propres valeur sans avoir à imiter l’occident
–  Accepter de se séparer de ce que l’occident fait miroiter.                                                                                                                          –   Etre en mesure de F U I R E  la société de consommation à laquelle l’occident nous a assujetties, afin de mieux nous asservirent.

Et de bien d’autres choses encore, si l’on est prêt à faire ce sacrifice au nom d’ALLAH (swt) et pour ALLAH(swt) seulement, alors là, on pourra dire que l’on cherche le changement.
C’est ce changement qui doit être demander, quand à changer Moubarek pour souleiman, revient à dire : EL HADJ MOUSSA, MOUSSA EL HADJ.

Ceci est mon humble avis sur la question, Dieu est plus connaisseur.
Oui pour le changement, mais :
– Pas n’importe lequel
– Pas n’importe qui
– Pas n’importe comment

Chères sœurs, chers frères, je vous remercies de m’avoir accorder un peu de votre temps et j’espère que cette article à retenue votre attention.
Merci.
KAM


ANNEXE 01

      Les Protocoles des Sages de Sion

 

 

Mathieu Golovinski

1903


 

Sommaire

PREMIER PROTOCOLE

 

Laissant de coté toute phraséologie. Nous parlerons bien franchement et discuterons le sens de chaque réflexion, faisant ressortir, par des comparaisons et des déductions, des explications complètes. Nous exposerons, par ce moyen, la conception de notre politique, ainsi que celle des Goïm. Il faut remarquer que le nombre des hommes aux instincts corrompus est plus grand que celui des gens aux instincts nobles. C’est pourquoi les meilleurs résultats s’obtiennent, dans le gouvernement du monde, en employant la violence et l’intimidation plutôt que les discussions académiques. Tout homme a soif du pouvoir: chacun aimerait à être un dictateur si seulement il le pouvait, et bien rares sont ceux qui ne consentiraient pas à sacrifier le bien-être d’autrui pour atteindre leurs buts personnels.

 

Le droit réside dans la force

Qu’est-ce qui a contenu les sauvages bêtes de proie, que nous appelons hommes ? Par quoi ont-ils été gouvernés jusqu’à ce jour ? Aux premières époques de la vie sociale, ils étaient soumis à la force brutale et aveugle, puis il se soumirent à la loi, qui n’est, en réalité, que la même force masquée. Cette constatation me mène à déduire que, de par la loi naturelle, le droit réside dans la force.

 

Ce qui tue la vraie liberté

La liberté politique n’est pas un fait, mais une idée. Cette idée, il faut savoir comment l’appliquer quand il est nécessaire, afin de la faire servir d’appât pour attirer les forces de la foule à son parti, si ce parti a décidé d’usurper celles d’un rival. Le problème est simplifié si ledit rival s’infecte d’idées de liberté, de prétendu libéralisme et si, pour l’amour de telles idées, il cède une partie de son pouvoir.

Notre idée va triompher de façon évidente en ceci : les rênes du Gouvernement étant abandonnées, il s’ensuivra, de la loi de la vie, qu’elles seront immédiatement saisies par une nouvelle main, parce que la force aveugle de la foule ne peut exister un seul jour sans chef. Le nouveau Gouvernement ne fait que remplir la place de l’ancien que son libéralisme a affaibli.

 

L’or a détruit la religion

L’anarchie nous livre les peuples

De nos jours, la puissance de l’or a supprimé celle des autorités libérales. Il fut un temps où la religion gouvernait. L’idée de liberté est irréalisable, parce que personne ne sait en user avec discrétion.

Il suffit de donner un instant à la foule le pouvoir de se gouverner elle-même pour qu’elle devienne, aussitôt, une cohue désorganisée. Dès ce moment naissent des dissensions qui ne tardent pas à devenir des conflits sociaux ; les États sont mis en flammes et toute leur importance disparaît. Q’un État soit épuisé par ses propres convulsions intérieures, ou qu’il soit livré, par les guerres civiles, à un ennemi étranger, il peut, dans l’un et l’autre cas, être considéré comme définitivement détruit, – il est en notre pouvoir.

 

L’or est entre nos mains

Le despotisme du capital, qui est entièrement entre nos mains, tendra à cet État un brin de paille auquel il sera inévitablement forcé de s’accrocher sous peine de tomber dans l’abîme.

 

Pas de moralité dans la lutte

Si, pour des motifs de libéralisme, quelqu’un était tenté de me faire remarquer que de semblables discussions sont immorales, je poserais cette question : – Pourquoi n’est-il pas immoral qu’un État qui a deux ennemis, l’un au dehors, l’autre au dedans, emploie, pour les combattre, des moyens différents : plans secrets de défense, attaques nocturnes ou avec des forces supérieures ? Pourquoi, en effet, serait-il immoral que l’État employât de tels moyens contre celui qui ruine ses fondements et sa prospérité ?

 

 

Il faut semer l’anarchie dans les masses

Un esprit logique et sensé peut-il espérer réussir à gouverner les foules par des arguments et des raisonnements, alors qu’il est possible que ces arguments et ces raisonnements soient contredits par d’autres arguments ? Si ridicules qu’ils puissent être, ils sont faits pour séduire cette partie du peuple qui ne peut pas penser très profondément, étant entièrement guidée par des raisons mesquines, des habitudes, des conventions et des théories sentimentales. La population ignorante et non initiée, ainsi que tous ceux qui se sont élevés de son sein, s’embarrasse dans les dissensions de partis qui entravent toute possibilité d’entente, même sur une base d’arguments solides. Toute décision des masses dépend d’une majorité de hasard, préparée d’avance, qui, dans son ignorance des secrets de la politique, prend des décisions absurdes, semant ainsi dans le Gouvernement les germes de l’anarchie.

 

Pas de morale en politique

La politique n’a rien de commun avec la morale. Un souverain gouverné par la morale n’est pas un habile politique ; il n’est donc pas d’aplomb sur un trône. Celui qui veut gouverner doit recourir à la ruse et à l’hypocrisie. En politique, les grandes qualités humaines d’honnêteté et de sincérité deviennent des vices et détrônent un souverain plus immanquablement que son plus cruel ennemi. Ces qualités doivent être les attributs des pays non juifs, mais nous ne sommes aucunement obligés d’en faire nos guides.

 

Le droit et la force

Notre droit réside dans la force. Le mot « droit » est une idée abstraite qui ne repose sur rien. Il ne signifie pas autre chose que ceci : « Donnez-moi ce dont j’ai besoin pour prouver que je suis plus fort que vous ».

Où commence le « droit » ? Où finit-il ? Dans un État où le pouvoir est mal organisé, où les lois et la personne du souverain sont annihilées dans un continuel empiétement du libéralisme, j’adopte un nouveau système d’attaque, me servant du droit de la force pour détruire les ordonnances et réglements existants, me saisir des lois, réorganiser les institutions et devenir ainsi le dictateur de ceux qui, de leur propre volonté, ont libéralement renoncé à leur puissance et nous l’ont conférée.

 

L’invincibilité de la judéo-maçonnerie

Notre force, étant donné la situation branlante des pouvoirs, sera plus grande qu’aucune autre, parce qu’elle sera invisible jusqu’au jour où elle sera telle qu’aucune ruse ne la saurait miner.

Libéralisme destructeur

Du mal temporaire, auquel nous sommes actuellement obligés d’avoir recours, sortira le bienfait d’un gouvernement inébranlable qui rétablira le cours du mécanisme de l’existence normale détruit par le libéralisme. La fin justifie les moyens. Il faut, en dressant nos plans, que nous fassions plus attention à ce qui est nécessaire et profitable qu’à ce qui est bon et moral.

Nous avons devant nous un plan sur lequel est tirée une ligne stratégique dont nous ne pouvons nous écarter sans détruire l’uvre de siècles entiers.

 

La foule est aveugle

Pour élaborer un plan d’action convenable, il faut se mettre en l’esprit la veulerie, l’instabilité et le manque de pondération de la foule incapable de comprendre et de respecter les conditions de sa propre existence et de son bien-être. Il faut se rendre compte que la force de la foule est aveugle, dépourvue de raison dans le discernement et qu’elle prête l’oreille tantôt à la droite, tantôt à la gauche. Si un aveugle conduit un autre aveugle, ils tombent tous deux dans le fossé. En conséquence, les parvenus, sortis des rangs du peuple, fussent-ils des génies, ne peuvent pas se poser en chefs des masses sans ruiner la nation.

 

L’impuissance des partis

Seul un personnage élevé pour exercer la souveraineté autocratique peut lire les mots formés par les lettres de l’alphabet politique. Le peuple livré à lui-même, c’est-à-dire à des chefs sortis des rangs, est ruiné par les querelles de partis qui naissent de la soif du pouvoir et des honneurs et qui créent les troubles et le désordre.

Est-il possible à la masse de juger avec calme et d’administrer sans jalousie les affaires de l’État qu’il ne lui faudra pas confondre avec ses propres intérêts ? Peut-elle servir de défense contre un ennemi étranger ? C’est impossible, car un plan, divisé en autant de parties qu’il y a de cerveaux dans la masse, perd sa valeur et devient inintelligible et inexécutable.

 

Seul gouvernement possible : l’autocratie

Seul un autocrate peut concevoir de vastes projets et assigner à toute chose son rôle particulier dans le mécanisme de la machine gouvernementale. C’est pourquoi nous concluons qu’il est utile au bien-être du pays que son gouvernement soit entre les mains d’une seule personne responsable. Sans le despotisme absolu, pas de civilisation possible, car la civilisation ne peut avancer que sous la protection d’un chef, quel qu’il soit, pourvu qu’il ne soit pas entre les mains de la masse. La foule est barbare et le prouve en toute occasion.

Dès que le peuple s’est asuré la liberté, il se hâte de la transformer en anarchie qui, par elle-même, est le comble de la barbarie.

 

Alcoolisme et corruption

Considérez ces brutes alcoolisées stupéfiées par la boisson, dont la liberté tolère un usage illimité ! Allons-nous nous permettre et permettre à nos semblables de les imiter ? Chez les chrétiens, le peuple est abruti par l’alcool, la jeunesse est détraquée par les classiques et la débauche prématurée à laquelle l’ont incitée nos agents : précepteurs, domestiques, institutrices dans les maisons riches, employés, etc., nos femmes dans les lieux de plaisir ; j’ajoute à ces dernières les soi-disant « femmes du monde », – leurs imitatrices volontaires en matière de luxe et de corruption.

 

La force et l’hypocrisie

Notre devise doit être : « Tous les moyens de la force et de l’hypocrisie ».

Seule la force pure est victorieuse et politique, surtout quand elle se cache dans le talent indispensable aux hommes d’État. La violence doit être le principe, la ruse et l’hypocrisie la règle de ces gouvernements qui ne veulent pas déposer leur couronne aux pieds des agents d’un nouveau pouvoir quelconque. Ce mal est le seul moyen d’arriver au bien. Ne nous laissons donc pas arrêter par l’achat des consciences, l’imposture et la trahison, si par eux nous servons notre cause.

En politique, n’hésitons pas à confisquer la propriété, si nous pouvons ainsi acquérir soumission et pouvoir.

 

La terreur

Notre État, suivant la voie des conquêtes pacifiques, a le droit de substituer aux horreurs de la guerre des exécutions moins apparentes et plus expéditives qui sont nécessaires pour maintenir la terreur et produire une soumission aveugle. Une sévérité juste et implacable est le principal facteur de la puissance d’un État. Ce n’est pas simplement pour l’avantage qu’on peut en tirer, mais encore par l’amour du devoir et de la victoire que nous devons nous en tenir au programme de violence et d’hypocrisie. Nos principes sont aussi puissants que les moyens que nous employons pour les mettre à exécution. C’est pourquoi nous triompherons certainement, non seulement par ces moyens mêmes, mais par la sévérité de nos doctrines, et nous rendrons tous les Gouvernements esclaves de notre Super-Gouvernement. Il suffira que l’on sache que nous sommes implacables quand il s’agit de briser la résistance.

 

« Liberté-Égalité-Fraternité »

Nous fûmes les premiers, jadis, à crier au peuple : « Liberté, Égalité, Fraternité », ces mots si souvent répétés, depuis lors, par d’ignorants perroquets, venus en foule de tous les points du globe autour de cette enseigne. A force de les répéter, ils ont privé le monde de sa prospérité et les individus de leur vraie liberté personnelle si bien protégée naguère contre la populace qui voulait l’étouffer.

Les Gentils, soi-disant sages et intelligents, ne discernèrent pas combien étaient abstraits ces mots qu’ils prononçaient et ne remarquèrent point combien ils s’accordaient peu les uns avec les autres et même se contredisaient.

Ils ne virent pas qu’il n’est aucune égalité dans la Nature qui créa elle-même des types divers et inégaux d’intelligence, de caractère et de capacité. De même en est-il pour la soumission aux lois de la Nature. Ces prétendus sages n’ont pas deviné que la foule est une puissance aveugle et que les parvenus sortis de son sein pour gouverner sont également aveugles en politique ; ils n’ont pas compris davantage qu’un homme destiné à régner, fût-il un imbécile, peut gouverner, tandis qu’un autre qui n’a pas reçu l’éducation voulue, fût-il un génie, n’entendra rien à la politique.

Tout ceci a échappé aux Gentils.

 

Contre les régimes dynastiques

Ce fut sur cette base, cependant, que fut fondé le régime dynastique. Le père enseignait au fils le sens et le cours des évolutions politiques de telle manière que, sauf les seuls membres de la dynastie, personne n’en eût connaissance et n’en pût dévoiler les secrets au peuple gouverné. Avec le temps, le sens des vrais enseignements, tels qu’ils avaient été transmis dans les dynasties, de génération en génération, se perdit, et cette perte contribua au succès de notre cause.

 

L’abolition des privilèges

Notre appel « Liberté, Égalité, Fraternité » amena dans nos rangs, des quatre coins du monde, grâce à nos agents inconscients, des légions entières qui portèrent nos bannières avec extase. Pendant ce temps, ces mots, tels autant de vers rongeurs, dévoraient la prospérité des chrétiens, détruisaient leur paix, leur fermeté et leur union, ruinant ainsi les fondements des États. Comme nous le verrons plus loin, ce fut cette action qui amena notre triomphe. Elle nous donna, entre autres choses, la possibilité de jouer notre as d’atout : l’abolition des privilèges, en d’autres termes, l’existence de l’aristocratie des Gentils, seule protection qu’avaient contre nous les nations et les pays.

 

L’aristocratie ploutocratique

Sur les ruines de l’aristocratie naturelle et héréditaire, nous élevâmes, en lui donnant des bases ploutocratiques, une aristocratie à nous. Nous l’établîmes sur la richesse tenue sous notre contrôle et sur la science promue par nos savants.

Flatter les faiblesses et les passions

Notre triomphe fut facilité par le fait que, grâce à nos relations avec des gens qui nous étaient indispensables, nous avons toujours appuyé sur les cordes les plus sensibles de l’esprit humain, exploitant le faible de nos victimes pour les bénéfices, leurs convoitises, leur insatiabilité, les besoins matériels de l’homme. Chacune de ces faiblesses, prise à part, est capable de détruire toute initiative ; en les flattant, nous mettons la force de volonté du peuple à la merci de ceux qui voulaient le priver de cette initiative.

 

La liberté nous livre le pouvoir

Le caractère abstrait du mot « Liberté » a permis de convaincre la populace que le Gouvernement n’est qu’un gérant représentant le propriétaire, c’est-à-dire la nation, et qu’on peut s’en débarrasser comme d’une paire de gants usés.

Le seul fait que les représentants de la nation peuvent être déposés les livra à notre pouvoir et mit pratiquement leur choix entre nos mains.

 

DEUXIÈME PROTOCOLE

 

Nécessité des guerres économiques

Il est indispensable à nos desseins que les guerres n’amènent aucune altération territoriale. Dans ces conditions, toute guerre serait transférée sur le terrain économique. Alors les nations reconnaîtront notre supériorité en voyant les services que nous rendons ; cet état de choses mettra les deux adversaires, tout spécialement formés dès la plus tendre enfance pour disposer de ressources absolument illimitées. Alors nos droits internationaux balayeront les lois du monde entier et gouverneront les pays comme les gouvernements individuels leurs sujets.

 

Fonctionnaires serviles

Nous choisirons parmi le public des administrateurs aux tendances serviles. Ils seront inexpérimentés dans l’art de gouverner. Nous les transformerons facilement en pions sur notre échiquier où ils seront mus par nos savants et sages conseillers, tout spécialement formés dès la plus tendre enfance pour le gouvernement du monde. Ainsi que vous le savez déjà, ces hommes ont étudié cette science de gouverner d’après nos plans politiques, l’expérience de l’Histoire et l’observation des événements actuels. Les Gentils ne profitent pas des observations continuellement fournies par l’Histoire, mais ils s’en tiennent à une routine de théorie, sans se préoccuper des résultats qu’elle ne peut donner. Nous n’accorderons donc aucune importance aux Gentils. Qu’ils s’amusent jusqu’à ce que les temps soient accomplis ; qu’ils vivent dans l’espérance de nouveaux plaisirs, ou dans le souvenir des joies passées. Qu’ils croient que ces lois théoriques que nous leur avons inspirées sont d’une suprême importance. Avec cette idée en perspective et le concours de notre presse, nous augmenterons sans cesse leur confiance aveugle en ces lois. L’élite intellectuelle des Gentils s’enorgueillira de sa science et, sans la vérifier, la mettra en pratique telle que la lui auront présentée nos agents, pour former leurs esprits dans le sens voulu par nous.

 

Darwin, Marx, Nietzsche exploités par les Juifs

Ne croyez pas que nos assertions sont des mots en l’air. Considérez le succès de Darwin, Marx et Nietzsche, préparé par nous. L’effet démoralisant des tendances de ces doctrines sur l’esprit des Gentils ne devrait certes pas nous échapper.

 

Pouvoir d’adaptation

Pour ne pas risquer de commettre des fautes dans notre politique ou dans notre administration, il nous est essentiel d’étudier et d’avoir bien présents à l’esprit le courant actuel de la pensée, le caractère et les tendances des nations.

Le triomphe de notre théorie est son adaptabilité au tempérament des nations avec lesquelles nous prenons contact. Elle ne peut réussir que si son application pratique repose sur l’expérience du passé, jointe à l’observation du présent.

 

La presse

La presse est, entre les mains des Gouvernements existants, une grande puissance par laquelle ils dominent l’esprit public. La presse révèle les réclamations vitales de la populace, informe de ses sujets de plainte, et, parfois, crée le mécontentement. La libre parole est née de la presse. Mais les Gouvernements n’ont pas su tirer parti de cette force et elle tomba entre nos mains. Par la presse, nous acquîmes l’influence, tout en restant dans la coulisse.

 

L’or et notre sang

Grâce à la presse, nous accumulâmes l’or, bien qu’il nous en coûtât des flots de sang ; il nous en coûta le sacrifice de bien des nôtres, mais chacun de nos sacrifices vaut, devant Dieu, des milliers de Gentils.

 

TROISIÈME PROTOCOLE

 

Le cercle du Serpent symbolique

Aujourd’hui, je puis vous assurer que nous ne sommes plus qu’à quelques pas de notre but. Encore une courte distance à franchir, et le cercle du Serpent symbolique – le signe de notre peuple – sera complet. Quand ce cercle sera fermé, il entourera tous les États de l’Europe comme de chaînes indestructibles.

 

 

Pour atteindre les chefs d’État

Bientôt s’écrouleront les échafaudages qui existent actuellement, parce que nous leur faisons continuellement perdre l’équilibre pour les user plus rapidement et les mettre hors de service. Les Gentils s’imaginaient qu’ils étaient suffisamment solides et que leur équilibre serait durable. Mais les supports des échafaudages – c’est-à-dire les chefs d’État – sont gênés par leurs serviteurs inutiles, entraînés qu’ils sont par cette force illimitée de l’intrigue qui leur est propre et grâce à la terreur qui règne dans les palais.

N’ayant aucun moyen d’accès au cur de son peuple, le souverain ne peut se défendre des intrigants avides de pouvoir. Comme le pouvoir vigilant a été séparé par nous de la force aveugle de la populace, tous deux ont perdu leur signification, parce qu’une fois séparés ils sont aussi impuissants qu’un aveugle sans son bâton.

 

Opposer les partis

Afin d’inciter les amateurs de pouvoir à faire mauvais usage de leurs droits, nous avons dressé tous les pouvoirs les uns contre les autres en encourageant leurs tendances libérales vers l’indépendance. Nous avons favorisé toute entreprise dans ce sens ; nous avons mis des armes formidables aux mains de tous les partis et nous avons fait du pouvoir le but de toute notre ambition. Nous avons transformé les Gouvernements en arènes pour les guerres de partis.

 

Pour ruiner le pouvoir

Bientôt le désordre flagrant et la banqueroute apparaîtront partout. D’incorrigibles bavards ont converti en parlottes les assemblées parlementaires et administratives. D’audacieux journalistes et des pamphlétaires impudents attaquent continuellement les pouvoirs administratifs. Les abus de pouvoir prépareront définitivement l’effondrement de toutes les institutions, et tout tombera en ruines sous les coups de la populace en fureur.

 

Des droits fictifs pour les masses

Les gens sont asservis, à la sueur de leur front, dans la pauvreté, d’une manière plus formidable qu’au temps des lois du servage. De celui-ci, ils pouvaient se libérer d’une manière ou de l’autre, tandis que rien ne les affranchira de la tyrannie du besoin absolu. Nous avons eu soin d’insérer, dans les Constitutions, des droits qui sont pour la masse purement fictifs. Tous les soi-disant « droits du peuple » ne peuvent exister que sous forme d’idées inapplicables en pratique.

 

Le pouvoir contre le peuple

Qu’importe à un ouvrier prolétaire, courbé en deux par un dur labeur et opprimé par son sort, qu’un bavard obtienne le droit de parler, ou un journaliste celui de publier une sottise quelconque ? A quoi sert une Constitution au prolétariat s’il n’en retire d’autre avantage que les miettes que nous lui jetons de notre table, en échange de ses votes pour l’élection de nos agents ? Les droits républicains sont une ironie pour le pauvre, car la nécessité du travail quotidien l’empêche d’en retirer aucun avantage, et ils ne font que lui enlever la garantie de salaire fixe et assuré, le rendant dépendant des grèves des patrons et des camarades.

 

Noblesse et profiteurs

Sous nos auspices, la populace extermina l’aristocratie qui, dans son intérêt propre, avait pourvu aux besoins du peuple et l’avait défendu, car son intérêt est inséparale du bien-être de la populace. De nos jours, ayant détruit les privilèges de la noblesse, le peuple tombe sous le joug de profiteurs rusés et de parvenus.

 

Protection aux communistes

Nous tenons à passer pour les libérateurs du travailleur, venus pour le délivrer de cette oppression en lui suggérant d’entrer dans les rangs de nos armées de socialistes, d’anarchistes et de communistes. Nous protégerons toujours ces derniers, feignant de les aider par principe de fraternité et d’intérêt général pour l’humanité, évoqué par notre Maçonnerie socialiste. La noblesse qui, de droit, partageait le travail des classes laborieuses, avait tout intérêt à ce qu’elles fussent bien nourries, saines et fortes.

 

Brimer le travailleur

Notre intérêt veut, au contraire, la dégénérescence des Gentils. Notre force consiste à maintenir le travailleur dans un état constant de besoin et d’impuissance, parce qu’ainsi nous l’assujétissons à notre volonté ; et dans son entourage, il ne trouvera jamais ni pouvoir ni énergie pour se dresser contre nous.

 

Le droit de l’or

La faim conférera au Capital des droits plus puissants sur le travailleur que jamais le pouvoir légal du souverain n’en conféra à l’aristocratie.

Nous gouvernerons les masses en tirant parti des sentiments de jalousie et de haine allumés par l’oppression et le besoin. Et, au moyen de ces sentiments, nous nous débarrassons de ceux qui entravent notre marche.

 

Détruire les obstacles

Quand viendra pour nous le moment de couronner notre « Maître du Monde », nous veillerons à ce que, par les mêmes moyens – c’est-à-dire en nous servant de la populace – nous détruisions tout ce qui serait un obstacle sur notre route.

 

L’enseignement. La science de la vie

Les Gentils ne sont plus longtemps capables de penser sans notre aide en matière de science. C’est pourquoi ils ne se rendent pas compte de la nécessité vitale de certaines choses que nous aurons soin de réserver pour le moment où notre heure sera venue, à savoir que, dans les écoles, doit être enseignée la seule vraie et la plus importante de toutes les sciences : la science de la vie de l’homme et celle des conditions sociales ; toutes deux exigent une division du travail et, par suite, la classification des gens en castes et en classes. Il est indispensable que chacun sache que la véritable égalité ne peut exister, étant donné la différence de nature des diverses sortes de travail, et que ceux qui agissent au détriment de toute une caste, ont, devant la loi, une autre responsabilité que ceux qui commettent un crime ne compromettant que leur honneur personnel.

 

L’organisation secrète

La vraie science des conditions sociales, aux secrets de laquelle nous n’admettons pas les Gentils, convaincrait le monde que les métiers et le travail devraient être réservés à des castes spéciales, afin de ne pas causer la souffrance humaine provenant d’une éducation qui ne correspond pas au travail que les individus sont appelés à accomplir. S’il étudiait cette science, le peuple, de sa propre et libre volonté, se soumettrait aux pouvoirs régnants et aux classes gouvernementales classées par eux. Étant donné les conditions présentes de la science et la ligne que nous lui avons permis de suivre, la populace, dans son ignorance, croit aveuglément tout ce qui est imprimé et les fallacieuses illusions dûment inspirées par nous, et elle est hostile à toutes les classes qu’elle croit au-dessus d’elle, car elle ne comprend pas l’importance de chaque caste.

 

Les crises économiques

Cette haine sera encore accrue par l’effet que produiront les crises économiques qui arrrêteront les marchés et la production. Nous créerons une crise économique universelle par tous les moyens détournés possibles et à l’aide de l’or qui est entièrement entre nos mains. Simultanément, nous jetterons à la rue, dans toute l’Europe, des foules énormes d’ouvriers. Ces masses seront alors heureuses de se précipiter sur ceux que, dans leur ignorance, elles ont jalousés dès l’enfance : elles répandront leur sang et pourront ensuite s’emparer de leurs biens.

 

Protéger les Juifs

On ne nous fera pas de mal, parce que le moment de l’attaque nous sera connu et que nous prendrons des mesures pour protéger nos intérêts.

 

Le libéralisme doit disparaître

Nous avons persuadé les Gentils que le libéralisme les conduirait au règne de la raison. Notre despotisme sera de cette nature, car il sera en situation d’abattre toute rébellion et de supprimer, par une juste rigueur, toute idée libérale dans toutes les Institutions.

 

La « grande » révolution

Quand la populace s’aperçut qu’au nom de la liberté on lui accordait toute espèce de droits, elle s’imagina être la maîtresse et essaya de s’emparer du pouvoir. Naturellement, comme tout autre aveugle, la masse se heurta à d’innombrables obstacles. Alors, ne voulant pas retourner à l’ancien régime, elle déposa sa puissance à nos pieds. Souvenez-vous de la Révolution française, que nous appelons « la Grande » ; les secrets de sa préparation, étant l’uvre de nos mains, nous sont bien connus.

 

Le Roi-Despote

A partir de ce moment, nous avons conduit les nations de déception en déception, de sorte qu’elles en viennent à nous désavouer en faveur du Roi-Despote issu du sang de Sion que nous préparons au monde.

 

Force internationale de la Juiverie

Actuellement, en tant que force internationale, nous sommes invulnérables, parce que si un gouvernement des Gentils nous attaque, d’autres nous soutiennent. L’intense abjection des peuples chrétiens favorise notre indépendance – soit qu’à genoux ils rampent devant le pouvoir, ou qu’ils soient sans pitié pour le faible, sans miséricorde pour les fautes et cléments pour les crimes ; soit qu’ils refusent de reconnaître les contradictions de la liberté ; soit enfin qu’ils se montrent patients jusqu’au martyre dans leur indulgence pour la violence d’un audacieux despotisme.

De la part de leurs dictateurs actuels, Présidents du Conseil et Ministres, ils supportent des abus pour le moindre desquels ils auraient assassiné vingt Rois.

 

Éducation faussée du peuple

Comment expliquer un tel état de choses ? Pourquoi les masses sont-elles si logiques dans leur conception des événements ? Parce que les despotes persuadent le peuple, par l’intermédiaire de leurs agents, que, même s’ils faisaient un mauvais usage du pouvoir et portaient préjudice à l’État, ce serait dans un but élevé, c’est-à-dire en vue de la prospérité du peuple pour la cause de la fraternité, de l’union et de l’égalité internationales.

Certes, ils ne leur disent pas qu’une telle unification ne peut être obtenue que sous notre domination. Aussi, voyons-nous la populace condamner l’innocent et acquitter le coupable, convaincue qu’elle peut toujours faire ce qui lui plaît. En raison de cet état d’esprit, la foule détruit tout équilibre et crée partout le désordre.

 

La « liberté »

Le mot « liberté » met la société en conflit avec toutes les puissances, même avec celle de la Nature et avec celle de Dieu. C’est pourquoi, lorsque nous arriverons au pouvoir, ils nous faudra effacer le mot « liberté » du dictionnaire humain, comme étant le symbole du pouvoir bestial qui transforme les hommes en animaux sanguinaires. Mais rappelons-nous que ces animaux s’endorment dès qu’ils sont rassasiés de sang et qu’il est facile alors de les charmer et de les asservir. Si on ne leur donne pas de sang, ils ne dormiront pas et se battront entre eux.

 

QUATRIÈME PROTOCOLE

 

L’évolution de la république

Toute république passe par diverses phases. La première ressemble aux premiers jours de fureur d’un homme frappé de cécité, qui balaye et détruit tout à droite et à gauche. La seconde, c’est le règne du démagogue faisant naître l’anarchie pour lui substituer le espotisme. Ce despotisme n’est pas officiellement légal et, partant, irresponsable ; il est caché et invisible, tout en se laissant sentir ! Il est gnéralement sous le contrôle de uelque organisation secrète, qui agit derrière un gent, ce quila rend d’autant plus audacieuse et sans scrupule. Ce pouvoir secret n’hésitera pas à changer ses agents qui le masquent. Ces changements seront profitables à l’organisation qui pourra ainsi se débarrasser de vieux serviteurs auxquels il auraitfallu donner de plus importantes fratifictions pourleur long service.

 

L’action occulte des Loges

Par qui ou par quoi pourrait être détrôné un pouvoir invisible ? Or, c’est là justement ce qu’est notre Gouvernement. La Loge maçonnique joue, inconsciemment, dans le monde entier, le rôle d’un masque qui cache notre but. Mais l’usage que nous allons faire de ce pouvoir dans notre plan d’action, et jusque dans nos quartiers généraux, reste à jamais ignoré du monde en général.

 

Détruire la foi en Dieu

La liberté pourrait être inoffensive et exister dans les gouvernements et les pays sans être préjudiciable à la prospérité du peuple, si elle reposait sur la religion et sur la crainte de Dieu, sur la fraternité humaine, exempte d’idées d’égalité qui sont en opposition directe aux lois de la création lesquelles ont prescrit la soumission.

Gouverné par une telle foi, le peuple serait sous la tutelle des paroisses et vivrait paisiblement et humblement sous la direction des pasteurs spirituels et soumis à la Providence divine sur cette terre. C’est pourquoi nous devons arracher de l’esprit des chrétiens jusqu’à la conception même de Dieu et la remplacer par des calculs arithmétiques et des besoins matériels.

Pour ruiner les Gentils – La spéculation

Pour détourner l’attention des Chrétiens de notre politique, il est essentiel que nous l’arritions du côté du commerce et de l’industrie ; en sorte que toutes les nations luttant pour leurs intérêts propres ne s’occuperont pas, dans cette agitation universelle, de leur commun ennemi. Mais, pour que la liberté puisse disloquer et ruiner la vie sociale des Gentils, il faut que nous établissions le commerce sur une base spéculative, ce qui aura pour résultat d’empêcher les Gentils de retenir entre leurs mains les richesses tirées de la production du sol ; par la spéculation, elles passeront dans nos coffres.

 

La soif de l’or

La lutte pour la supériorité et les spéculations continuelles dans le monde des affaires créera une société démoralisée, égoïste et sans coeur. Cette société deviendra compètement indifférente à la religion et à la politique dont elle aura même le dégoût. La passion de l’or sera son seul guide et elle fera tous ses efforts pour se procurer cet or qui, seul, peut lui assurer les plaisirs matériels dont elle a fait son véritable culte. Alors les classes inférieures se joindront à nous contre nos compétiteurs – les Gentils privilégiés – sans alléguer aucun but élevé, ou même l’amour des richesses, mais par pure haine des classes supérieures.

 

CINQUIÈME PROTOCOLE

 

Gouvernement despotique

Quelle sorte de gouvernement peut-on donner à des sociétés où la concussion et la corruption ont pénétré partout, où les richesses ne peuvent s’acquérir que par d’astucieuses surprises ou par des moyens frauduleux, où les querelles dominent continuellement, où la morale doit être soutenue par le châtiment et par de sévères lois et non par des principes volontairement acceptés ; où les sentiments patriotiques et religieux se noient dans des convictions cosmopolites ?

Quelle autre forme de gouvernement peut-on donner à ces sociétés, si ce n’est la forme despotique que je vais vous décrire ?

Nous voulons organiser un gouvernement central et fort, de façon à obtenir pour nous-mêmes les pouvoirs sociaux. Par de nouvelles lois, nous réglerons la vie politique de nos sujets, comme s’ils étaient autant de rouages d’une machine. De telles lois restreindront graduellement la liberté et tous les provilèges accordés par les Gentils. Notre règne se développera ainsi en un despotisme si puissant qu’il pourra à tout moment et en tout lieu écraser les Gentils mécontents ou récalcitrants.

On nous dira que la sorte de despotisme que je suggère ne s’accordera pas avec le progrès actuel de la civilisation, mais je vais vous prouver le contraire.

 

Le pouvoir basé sur la ruine de la religion

Au temps où le peuple croyait au droit divin de ses souverains, il se soumettait paisiblement au despotisme de ses monarques. Mais, du jour où nous inspirâmes à la populace la notion de ses propres droits, elle regarda les rois comme de simples mortels ; l’onction sacrée disparut à ses yeux, et lorsque nous lui eûmes enlevé sa religion, le pouvoir fut jeté dans les rues comme propriété publique, et nous nous en emparâmes. De plus, parmi nos talents administratifs, nous comptons également celui de régir les masses et les individus au moyen d’une phraséologie et de théories habilement construites, de règles de vie et de toutes sortes de stratagèmes. Toutes ces théories, auxquelles les Gentils ne comprennent rien, sont fondées sur l’analyse et sur l’observation, combinées avec un raisonnement si habile qu’il ne peut être égalé par nos rivaux, pas plus que ceux-ci ne peuvent entrer en compétition avec nous dans la construction de plans d’action politique et de solidarité. A notre connaissance, la seule société capable de lutter avec nous dans cette science serait celle des Jésuites. Mais nous sommes parvenus à la discréditer aux yeux de la foule stupide, comme étant une organisation apparente, tandis que nous sommes restés dans la coulisse, tenant occulte notre organisation.

En outre, qu’est-ce que cela pourra bien faire au monde que celui qui doit devenir son maître soit le chef de l’Église catholique ou un despote du sang de Sion ? Mais à nous, le « peuple choisi », la chose ne peut être indifférente.

 

Désunion des peuples chrétiens

Pendant un certain temps, les Gentils pourraient peut-être bien composer avec nous. Mais, sur ce point, nous ne courons aucun danger, étant sauvegardés par les profondes racines de leur haine mutuelle qui ne peuvent être extirpées. Nous avons mis en désaccord les uns avec les autres tous les intérêts personnels et nationaux des Gentils pendant près de vingt siècles, en y mêlant des préjugés de religion et de tribu. De tout cela, il résulte que pas un seul gouvernement ne trouvera d’appui chez ses voisins lorsqu’il fera contre nous appel à leur aide, parce que chacun d’eux pensera qu’une action intentée contre nous pourrait être désastreuse pour son existence individuelle. Nous sommes trop puissants – le monde doit compter avec nous. Les gouvernements ne peuvent même pas faire un traité de peu d’importance sans que nous y soyons secrètement impliqués.

 

Le « génie » du peuple élu

« Per me reges regunt » (Que les rois règnent par moi).

Nous lisons, dans la « Loi des Prophètes », que nous avons été choisis pour gouverner la terre. Dieu nous donna le génie pour que nous puissions accomplir cette uvre. S’il se trouvait un génie dans le camp ennemi, il pourrait, cependant, nous combattre, mais un nouveau venu ne pourrait se mesurer à de vieux lutteurs de notre espèce, et le combat serait entre nous d’une nature si désespérée que le monde n’en a encore jamais vu de semblable. Il est déjà trop tard pour leur génie.

 

L’or, seule puissance gouvernementale

Tous les rouages du mécanisme de l’État sont mus par une force qui est entre nos mains, à savoir : l’or.

La science de l’économie politique, élaborée par nos savants, a déjà prouvé que la puissance du capital surpasse le prestige de la couronne.

 

Le monopole des affaires

Le capital, pour avoir le champ libre, doit obtenir le monopole de l’industrie et du commerce. Ceci est en voie d’être réalisé, dans toutes les parties du monde, par une main invisible. Un tel privilège donnera un pouvoir politique aux industriels qui, s’enrichissant de profits excessifs, opprimeront le peuple.

De nos jours, il est plus important de désarmer le peuple que de le mener à la guerre. Il est plus important d’utiliser pour notre cause les passions brûlantes que de les éteindre, d’encourager les idées des nôtres et de s’en servir pour nos desseins que de les écarter.

 

Le rôle de notre presse

Le problème essentiel de notre gouvernement est celui-ci : comment affaiblir la pensée publique par la critique, comment lui faire perdre sa puissance de raisonnement, celle qui engendre l’opposition, et comment distraire l’esprit public par une phraséologie dépourvue de sens ?

 

« Discours éloquents »

De tout temps, les nations, comme les individus, ont pris les mots pour des actes. Satisfaits de ce qu’ils entendent, ils remarquent rarement si la promesse a vraiment été tenue. C’est pourquoi, dans le seul but de parader, nous organiserons des institutions dont les membres, par des discours éloquents, prouveront et glorifieront leur contribution au « progrès ».

Nous nous donnerons une attitude libérale vis-à-vis de tous les partis et de toutes les tendances, et nous la communiquerons à tous nos orateurs. Ces orateurs seront si loquaces qu’ils fatigueront le peuple de leurs discours, à ce point qu’ils lui rendront tout genre d’éloquence insupportable.

 

Et corruption de l’opinion publique

Pour s’assurer l’opinion publique, il faut, tout d’abord, l’embrouiller complètement en lui faisant entendre de tous côtés et de toutes manières des opinions contradictoires, jusqu’à ce que les Gentils soient perdus dans leur labyrinthe. Ils comprendront alors que le meilleur parti à prendre est de n’avoir aucune opinion en matière politique ; matière qui n’a pas été comprise du public, mais qui doit être exclusivement réservée à ceux qui dirigent les affaires. Ceci est le premier secret.

Le second secret, nécessaire au succès de notre gouvernement, consiste à multiplier à un tel degré les fautes, les habitudes, les passions et les lois conventionnelles du pays que personne ne soit plus capable de penser clairement dans ce chaos ; les hommes cesseront ainsi de se comprendre les uns les autres.

Cette politique nous aidera également à semer des dissensions parmi tous les partis, à dissoudre toutes les puissantes collectivités et à décourager toute initiative individuelle pouvant gêner nos projets.

 

Contre toute initiative personnelle

Il n’est rien de plus dangereux que l’initiative personnelle : s’il y avait un cerveau par derrière, elle pourrait nous faire plus de mal que les millions d’individus que nous avons mis aux prises.

Il nous faut diriger l’éducation des sociétés chrétiennes, de telle façon que, chaque fois que l’initiative est requise pour une entreprise, elles s’avouent désespérément vaincues. La tension produite par la liberté d’action perd de sa force dès qu’elle se heurte à la liberté d’autrui ; de là, les chocs moraux, les déceptions et les échecs.

 

Le Supergouvernement juif

Par tous ces moyens nous opprimerons tant les Chrétiens qu’ils seront contraints de nous demander de les gouverner internationalement. Dès que nous aurons atteint une telle position, nous pourrons aussitôt absorber toutes les puissances gouvernementales du monde entier et former un supergouvernement universel. Nous remplacerons les gouvernements existants par un monstre que nous appellerons l’Administration du Supergouvernement. Ses mains s’étendront au loin comme de longues tenailles et il aura à sa disposition une organisation telle qu’il ne pourra manquer de soumettre toutes les nations.

 

 

 

 

SIXIÈME PROTOCOLE

 

L’absorption des fortunes

Bientôt nous nous mettrons à organiser de grands monopoles – réservoirs de richesses colossales dans lesquels entreront précisément les grosses fortunes des Gentils, en sorte qu’elles sombreront ensemble, avec le crédit de leur gouvernement, le lendemain de la crise politique.

Que les économistes présents parmi vous aujourd’hui mesurent seulement l’importance de ce dessein !

Nous devons employer toute espèce de moyens possibles pour développer la popularité de notre Supergouvernement, le présentant comme le protecteur et le rémunérateur de tous ceux qui, volontairement, se soumettent à nous.

 

Ruiner l’aristocratie par les impôts

L’aristocratie des Gentils, comme puissance politique, n’est plus. Il est donc inutile de nous en occuper désormais à ce point de vue ; mais, comme propriétaires fonciers, les aristocrates sont encore dangereux pour nous, parce que leur indépendance est assurée par leurs ressources. Il nous est donc indispensable de dépouiller à tout prix l’aristocratie de ses terres. Pour arriver à ce but, la meilleu-re méthode est d’élever les impôts et les taxes. Cette méthode maintiendra les revenus des biens fonciers au minimum. Les aristocrates Gentils qui, par les goûts dont ils ont hérité, sont incapables de se contenter de peu, seront bientôt ruinés.

 

Pour drainer toutes les richesses

Il faut qu’en même temps nous protégions le plus possible le commerce et l’industrie, et tout particulièrement la spéculation, dont le principal rôle est de servir de contrepoids à l’industrie.

Sans la spéculation, l’industrie accroîtrait les capitaux privés et tendrait à relever l’agriculture en affranchissant la terre de dettes et d’hypothèques avancées par les banques agricoles. Il est essentiel que l’industrie draine toutes les richesses de la terre et que la spéculation verse entre nos mains ces mêmes richesses ainsi captées. Par ce moyen, tous les Gentils seront jetés dans les rangs du prolétariat. Alors, les Gentils se courberont devant nous pour obtenir le droit d’exister.

 

Encourager le luxe

Afin de ruiner l’industrie des Gentils et d’activer la spéculation, nous encouragerons l’amour du luxe effréné que nous avons déjà développé.

 

Salaires et « vie chère »

Nous augmenterons les salaires, ce qui ne soulagera pas les ouvriers, car, en même temps, nous élèverons le prix des objets de première nécessité, sous prétexte de mauvaises récoltes.

 

L’alcoolisme

Nous voulons aussi miner la production dans sa base en semant des germes d’anarchie parmi les ouvriers et en flattant leur goût pour l’alcool. Nous emploierons, en même temps, tous les moyens possibles pour chasser de la terre toute l’intelligence des Gentils.

 

Fausses doctrines économiques

Pour que les Gentils ne se rendent pas prématurément compte de la véritable situation des affaires, nous la dissimulerons sous un désir apparent d’aider les classes ouvrières dans la solution des grands problèmes économiques, dont nos théories économiques facilitent la propagande de toutes les manières possibles.

 

SEPTIÈME PROTOCOLE

 

Les armements

L’intensification du service militaire et l’augmentation des forces de police sont essentielles à la réalisation des plans ci-dessus mentionnés. Il faut que nous arrangions les choses de façon qu’en dehors de nous il n’y ait dans tous les pays qu’un immense prolétariat dont tous les individus seront autant de soldats et d’agents de police dévoués à notre cause.

 

Fomenter la lutte entre Nations

Dans toute l’Europe, et avec l’aide de l’Europe, sur les autres continents, nous devons exciter la sédition, les dissensions et l’hostilité mutuelle. Il y a à cela double avantage : d’abord nous commandons par ces moyens le respect de tous les pays qui savent bien que nous avons le pouvoir de créer les soulèvements à volonté ou de restaurer l’ordre. Tous les pays sont accoutumés à recourir à nous quand la répression devient nécessaire. En second lieu, nous embrouillerons, par des intrigues, tous les fils ourdis par nous dans les ministères de tous les gouvernements, non seulement au moyen de notre politique, mais par des conventions commerciales et des obligations financières.

Pour atteindre ces fins, il nous faudra recourir à beaucoup de ruse et d’artifice pendant les négociations et les débats ; mais dans ce qui s’appelle le « langage officiel », nous semblerons adopter la tactique opposée et paraîtrons honnêtes et conciliants. Ainsi, les gouvernements des Gentils, à qui nous avons appris à ne regarder que le côté brillant des affaires, telles que nous les leur présentons, nous considéreront même comme les bienfaiteurs et les sauveurs de l’humanité.

 

Buts des guerres

Nous devons être à même de répondre à toute opposition par une déclaration de guerre du pays voisin de l’État qui ose se mettre en travers de notre route ; mais si ces voisins, à leur tour, devaient se décider à s’unir contre nous, il faudrait leur répondre en déchaînant une guerre mondiale.

 

L’art politique

En politique, le succès capital consiste dans le degré de secret qu’on a su garder pour y atteindre. Les actes d’un diplomate ne doivent pas correspondre à ses paroles.

 

L’opinion publique

Pour favoriser notre plan mondial, qui est près d’aboutir à ses fins désirées, il nous faut influencer les gouvernements des Gentils par ce que l’on nomme l’opinion publique, prédisposée par nous au moyen de la plus grande de toutes les puissances : la presse, qui, à part quelques insignifiantes exceptions, auxquelles il ne vaut pas la peine de s’arrêter, est tout entière entre nos mains.

Bref, afin de démontrer que tous les gouvernements des Gentils d’Europe nous sont asservis, nous manifesterons notre pouvoir à l’un d’eux, au moyen de crimes, de violences, c’est-à-dire par un règne de terreur, et, au cas où ils se révolteraient tous contre nous, nous répondrions avec les fusils américains, chinois ou japonais.

 

HUITIÈME PROTOCOLE

 

Une fausse justice

Nous devons nous assurer tous les moyens dont nos ennemis pourraient se servir contre nous. Nous aurons recours aux expressions les plus obscures et les plus compliquées du dictionnaire de la loi, afin de nous justifier dans le cas où nous serions obligés de prendre des décisions qui pourraient sembler trop hardies ou injustes. Car il sera important d’exprimer de telles décisions d’une manière si énergique, qu’aux yeux du peuple elles puissent paraître de nature excessivement morale, équitable et juste.

 

Les auxiliaires du Juif

Notre gouvernement devra s’entourer de toutes les puissances de la civilisation au sein de laquelle il aura à agir. Il attirera à lui les publicistes, les avocats, les praticiens, les administrateurs, les diplomates, et, enfin, tous ceux que nous aurons formés dans nos écoles spéciales modernistes.

 

But des écoles spéciales

Ces gens connaîtront les secrets de la vie sociale, ils seront maîtres de toutes les langues rassemblées dans le vocabulaire politique ; ils connaîtront à fond le côté intérieur de la nature humaine avec toutes ses cordes les plus sensibles, sur lesquelles ils auront à jouer. Ces cordes constituent le cerveau des Gentils, leurs bonnes et leurs mauvaises qualités, leurs tendances et leurs vices, les particularités des castes et des classes. Il va sans dire que ces sages conseillers de notre puissance auxquels je fais allusion ne seront pas choisis parmi les Gentils, qui ont coutume de poursuivre leur travail administratif sans garder en vue les résultats qu’ils doivent obtenir et sans savoir pour quelle fin ces résultats sont requis. Les administrateurs des Gentils signent des papiers qu’ils ne lisent pas et servent pour l’amour de l’argent ou par ambition.

 

Professeurs d’économie

Nous entourerons notre gouvernement de toute une armée d’économistes. C’est la raison pour laquelle la science de l’économie est le principal sujet enseigné aux Juifs. Nous aurons autour de nous des milliers de banquiers, de négociants et, ce qui est plus important encore, de millionnaires, parce qu’en réalité l’argent décidera de tout.

 

Exploitation des gens tarés

Cependant, tant qu’il ne sera pas sûr de remplir les postes de gouvernement par nos frères juifs, nous confierons ces postes importants à des gens dont les antécédents et la réputation sont si mauvais, qu’ils forment un abîme entre eux et la nation, et à des hommes tels, qu’au cas où ils enfreindraient nos ordres, ils pourraient s’attendre à être jugés et emprisonnés. Et tout ceci dans le but de les obliger à défendre nos intérêts jusqu’à leur dernier souffle.

 

NEUVIÈME PROTOCOLE

 

Pour la rééducation des peuples

En appliquant nos principes, faites surtout attention au caractère de la nation particulière au sein de laquelle vous vivez et devez travailler. Il ne faut pas vous attendre à réussir en appliquant partout nos doctrines, jusqu’à ce que la nation en question ait été rééduquée par nos principes ; mais, en procédant avec précaution dans leur application, vous découvrirez qu’avant dix ans le caractère le plus obstiné aura changé, et nous aurons ajouté une nation de plus à celles qui nous ont déjà fait leur soumission.

 

Destruction des pouvoirs

A la formule libérale de notre devise maçonnique : « Liberté. Égalité. Fraternité » nous substituerons non pas les mots de notre devise, mais des mots exprimant simplement une idée, et nous dirons : « le droit de la Liberté, le devoir de l’Égalité et l’idée de Fraternité », tenant ainsi le taureau par les cornes. En fait, nous avons déjà détruit tous les pouvoirs régnants, excepté le nôtre ; mais, en théorie, ils existent encore.

 

L’antisémitisme de certains nous favorise

Actuellement, si quelques gouvernements se rendent répréhensibles à notre égard, ce n’est que pure formalité, et tout se passe avec notre connaissance et notre plein consentement, car nous avons besoin de leurs débordements antisémites pour maintenir dans l’ordre nos frères inférieurs. Je ne m’étendrai pas sur ce point qui a déjà fait le sujet de nombreuses discussions.

 

La dictature juive

Somme toute, nous ne rencontrerons aucune opposition. Notre gouvernement est dans une situation si extraordinairement forte devant la loi que nous pouvons presque le définir par l’énergique expression de dictature. Je peux honnêtement dire que, pour le temps présent, nous sommes des législateurs ; nous tenons des assises et infligeons des peines : nous mettons à mort ou faisons grâce ; nous sommes, pour ainsi dire, le commandant en chef chevauchant à la tête de toutes les armées. Nous gouvernerons par la force puissante parce que les restes d’un parti, puissant jadis, sont entre nos mains ; ce parti nous est aujourd’hui assujetti. Nous avons des ambitions illimitées, une convoitise dévorante, une vengeance impitoyable et une haine intense.

 

La source de la terreur

Nous sommes la source d’une terreur s’étendant au loin.

 

Nos serviteurs

Nous avons à notre service des gens de toute opinion et de tous les partis : des hommes désireux de rétablir les monarchies, des socialistes, des communistes et des partisans de toutes sortes d’utopies. Nous les avons tous mis sous le harnais ; chacun, à sa manière, mine le reste du pouvoir et essaye de détruire les lois existantes. Par ce procédé, tous les gouvernements sont torturés ; ils hurlent pour réclamer le repos ; et, pour l’amour de la paix, ils sont prêts à tous les sacrifices. Mais nous ne leur laisserons aucune paix jusqu’à ce qu’ils aient reconnu notre Supergouvernement international.

Le peuple réclama, en gémissant, la solution indispensable des problèmes sociaux par des moyens internationaux. Les dissensions de partis mirent ceux-ci entre nos mains, parce que, pour conduire l’opposition, il faut de l’argent, et l’argent est sous notre contrôle.

 

Conflit entre le pouvoir et le peuple

Nous avons redouté l’alliance de la puissance souveraine et expérimentée du Gentil avec la puissance aveugle de la foule, mais nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour supprimer la possibilité d’une telle éventualité. Entre ces deux puissances nous avons élevé un mur, sous la forme de la terreur qu’elles éprouvent l’une pour l’autre. Ainsi la puissance aveugle de la populace reste pour nous un appui. Nous seuls serons ses chefs et la guiderons vers notre but.

 

Le contact avec les masses

Afin que la main de l’aveugle ne puisse se libérer de notre étreinte, nous devons être en contact permanent avec les masses, sinon personnellement, du moins par l’intermédiaire de nos frères les plus fidèles. Lorsque nous serons devenus un pouvoir reconnu, nous nous adresserons personnellement au peuple, sur les places publiques, et nous ferons son éducation politique dans le sens qui nous conviendra.

Comment pourrons-nous contrôler ce qui est enseigné au peuple dans les écoles de campagne ? En tout cas, il est certain que ce qui est dit par le délégué du gouvernement ou par le souverain lui-même ne peut manquer d’être connu de toute la nation, la voix du peuple le répandant aussitôt.

 

L’organisme libéral est entre nos mains

Afin de ne pas détruire prématurément les institutions des Gentils, nous les avons touchées de notre main expérimentée et nous avons saisi l’extrémité des ressorts de leur mécanisme. Ceux-ci fonctionnaient autrefois suivant un ordre sévère, mais juste ; nous y avons substitué un organisme libéral déréglé. Nous avons mis la main sur la juridiction, sur les manuvres électorales, sur la direction de la presse, sur le développement de la liberté individuelle, et, ce qui est plus important encore, sur l’éducation, principal appui de l’existence libre.

 

Corrompre les Goïm et contourner leurs lois

Nous avons abêti et corrompu la génération actuelle des Gentils en lui enseignant des principes et des théories que nous savions entièrement faux mais que nous lui avons nous-mêmes inculqués. Sans amender, en réalité, les lois déjà en vigueur, mais simplement en les contournant et en les interprétant ainsi que ne l’avaient pas prévu ceux qui les ont conçues, nous avons obtenu un résultat extraordinairement utile.

 

Savoir interpréter les lois On peut, tout d’abord, constater les résultats dans le fait que notre interprétation cacha le sens réel des lois, et les rendit, par suite, si inintelligibles qu’il fut impossible au gouvernement de démêler un Code aussi confus.

De là est sortie la théorie de ne pas s’attacher à la lettre de la loi, mais de juger d’après sa conscience.

 

De l’utilité des voies souterraines

On nous objectera que les nations pourraient prendre les armes contre nous si nos plans étaient prématurément découverts ; mais, en vue de cette possibilité, nous pouvons nous reposer sur la mise en action d’une force si formidable qu’elle ferait frémir les hommes les plus braves. D’ici là, des chemins de fer métropolitains et des passages souterrains seront construits dans toutes les villes. De ces lieux souterrains, nous ferons sauter toutes les cités du monde, avec leurs institutions et leurs documents.

 

DIXIÈME PROTOCOLE

 

Nécessité du camouflage

Aujourd’hui, je commencerai par répéter ce qui a été dit précédemment, et je vous prie tous de vous souvenir qu’en politique les gouvernements et les nations sont satisfaits par le côté apparent de toute chose. Et comment auraient-ils le temps d’en examiner le côté intérieur, alors que leurs représentants ne songent qu’aux plaisirs ?

Il est de la plus haute importance pour notre politique de ne pas perdre de vue le détail ci-dessus mentionné qui nous sera d’un grand secours lorsque nous discuterons des questions telles que la répartition des pouvoirs, la liberté de la parole, la liberté de la presse et de la religion, le droit d’association, l’égalité devant la loi, l’inviolabilité de la propriété et du domicile, la question de l’impôt (l’idée d’un impôt secret) et la force rétroactive des lois. Toutes les questions analogues sont d’une nature telle qu’il ne serait pas prudent de les discuter ouvertement devant le peuple ; cependant, au cas où il deviendrait nécessaire d’en parler à la foule, il ne faut pas les énumérer, mais faire, sans entrer dans le détail, des exposés concernant les principes de droit moderne, comme étant reconnus par nous.

L’importance des réticences réside dans le fait qu’un principe non ouvertement proclamé nous laisse la liberté d’action, tandis que ce même principe, une fois déclaré, peut être considéré comme établi.

 

La fortune sourit aux audacieux

La nation tient en grand respect la puissance d’un génie politique ; elle supporte ses actes les plus hardis et les commente ainsi : « Quelle escroquerie, mais qu’elle a été bien faite, et avec quel courage ! »

Nous comptons, en attirant toutes les nations, travailler à construire les fondations d’un nouvel édifice dont nous avons fait les plans. Pour cela, il nous faut acquérir le concours d’agents hardis et audacieux, capables de surmonter tous les obstacles qui entraveraient notre marche.

 

Importance du mensonge et du vote

Quand nous ferons notre « coup d’État », nous dirons au peuple : « tout a très mal marché jusqu’ici, vous avez tous souffert ; nous détruisons, maintenant, la cause de vos souffrances, à savoir : les patries, les frontières et les valeurs financières nationales. Certes, vous serez libres de nous condamner, mais votre jugement sera-t-il juste, si vous le prononcez sans avoir expérimenté ce que nous pouvons faire pour votre bien ? »

Alors, dans un élan d’espoir et d’exultation, ils nous porteront en triomphe sur leurs épaules. La puissance du vote – dont nous avons investi les membres les plus insignifiants de l’humanité en organisant des réunions et des conventions réglées d’avance – jouera alors son dernier rôle ; cette puissance, au moyen de laquelle « nous sommes montés sur le trône », s’acquittera de sa dernière dette envers nous en témoignant de son anxiété de voir le résultat de notre proposition avant de prononcer son jugement.

 

 

Le suffrage universel, arme de choc

Pour obtenir la majorité absolue, il faudra que nous amenions tout le monde à voter, sans distinction de classes. On n’obtiendrait pas cette majorité par les seules classes instruites ou par une société divisée en castes.

 

La famille doit disparaître

Après avoir ainsi rempli l’esprit de l’homme de sa propre importance, nous détruirons la vie de famille des Gentils et son influence éducatrice ; nous empêcherons les hommes de valeur de percer, et, sous notre direction, la populace les tiendra sous le joug et ne leur permettra pas même d’exposer leurs plans.

La foule a l’habitude de nous écouter, nous qui payons son attention et son obéissance. Nous créerons, par ces moyens, une force si aveugle qu’elle ne sera jamais capable de prendre aucune décision sans l’avis de nos agents, placés par nous pour la guider.

La foule se soumettra donc à ce système, parce qu’elle saura que ses gages, ses gains et tous autres bénéfices lui viendront par ces guides.

 

L’unité de commandement est nécessaire

Le système de gouvernement doit être l’uvre d’une seule tête, parce qu’il serait impossible de le consolider s’il était l’uvre combinée de nombreuses intelligences. C’est pourquoi il ne nous est permis de connaître que le plan d’action, mais nous ne devons, en aucune façon, le discuter, sous peine d’en détruire l’efficacité, les fonctions de ses différentes parties et le sens pratique de chacun de ses points. Si de tels plans étaient mis en discussion et altérés par des passages répétés au scrutin de vote, ils seraient déformés par suite des conceptions erronées des électeurs qui n’auraient pas approfondi leur signification. Il est donc nécessaire que nos plans soient décisifs et logiquement conçus. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas lancer à la foule, ni même à une petite coterie, pour qu’elle soit mise en pièces, la grande uvre de notre chef. Ces plans ne bouleverseront pas pour l’instant les institutions existantes. Ils ne changeront que leur théorie économique, et, partant, toute la marche de leurs procédures qui suivront alors inévitablement le chemin prescrit par nos plans.

 

Saper les institutions de l’État

Les mêmes institutions existent dans tous les pays ; leurs noms seuls diffèrent : les Chambres, les Ministères, le Sénat, un Conseil privé, des Départements législatif et administratif.

Je n’ai pas à vous expliquer le mécanisme qui relie ces diverses institutions, il vous est déjà bien connu. Retenez seulement que chacune des institutions susnommées correspond à quelque fonction importante du gouvernement. (J’applique le mot « importante » non pas aux institutions, mais à leurs fonctions.)

Toutes ces institutions se sont partagé toutes les fonctions du gouvernement, c’est-à-dire le pouvoir administratif, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Et leurs fonctions sont devenues semblables à celles des différents organes du corps humain.

Si nous portons atteinte à quelque partie que ce soit de la machine gouverne-mentale, l’État tombera malade, comme le ferait un corps humain, et il mourra.

 

Le libéralisme, ce poison mortel

Lorsque nous eûmes injecté le poison du libéralisme dans l’organisation de l’État, sa complexion politique changea ; les États furent infectés d’une maladie mortelle : la décomposition du sang. Il ne reste plus qu’à attendre la fin de leur agonie.

 

Les tares des états constitutionnels

Le libéralisme donna naissance aux gouvernements constitutionnels qui prirent la place de l’autocrate – la seule forme de gouvernement saine pour les Gentils. Toute constitution, comme vous le savez par vous-mêmes, n’est autre chose qu’une école de dissensions, de mauvaise entente, de querelles et d’agitations inutiles de partis ; en résumé, c’est l’école de tout ce qui affaiblit la force du gouvernement. La tribune comme la presse tendirent à rendre les gouvernants inactifs et faibles, et, par conséquent, inutiles et superflus ; c’est pourquoi ils furent déposés dans bien des pays.

L’institution d’une ère républicaine devint alors possible, et nous remplaçâmes le souverain par sa caricature en la personne d’un président tiré par nous de la foule et choisi parmi nos créatures et nos esclaves.

C’est de cette manière que nous avons posé la mine sous les Gentils, ou, mieux, sous les nations des Gentils.

 

Des présidents responsables

Dans un avenir prochain, nous rendrons le président responsable.

Nous appliquerons hardiment alors, et sans scrupule, les plans dont notre « dummy » (celui qui fait « le mort » au whist) sera responsable. Que nous importe si les rangs des coureurs de places s’éclaircissent, s’il s’élève des troubles parce qu’on ne peut trouver de président – troubles qui finiront par désorganiser le pays ?

 

Réduits au rôle de pantins

Pour arriver à de tels résultats, nous prendrons nos mesures, afin qu’on nomme des présidents ayant à leur passif un scandale comme le « Panama< », ou quelque autre affaire louche du même genre. Un président de cet acabit sera le fidèle exécuteur de nos plans, parce qu’il craindra d’être découvert, et sera dominé par cette peur qui s’empare toujours d’un homme parvenu au pouvoir et qui désire vivement conserver les privilèges et les honneurs que lui confère sa haute charge. La Maison des Représentants élira, protégera et masquera le président ; mais nous retirerons à cette chambre son pouvoir d’introduire et de modifier les lois.

Nous donnerons ce pouvoir au président responsable, qui sera comme une marionnette entre nos mains. Le pouvoir du président deviendra, en pareil cas, une cible exposée à toutes sortes d’attaques, mais nous lui donnerons un moyen de défense dans son droit d’appel au peuple par-dessus la tête des députés de la nation, c’est-à-dire qu’il en appellera directement au peuple composé de nos esclaves aveugles – la majorité de la populace.

De plus, nous conférerons au président le pouvoir de proclamer la loi martiale. Nous expliquerons cette prérogative par le fait que le président, étant le chef de l’armée, doit la tenir sous son autorité pour protéger la nouvelle Constitution républicaine ; il doit sa protection à cette Constitution dont il est le représentant responsable.

 

Contrôle de la législation

Il est clair que, dans de telles conditions, la clef de la situation intérieure sera entre nos mains, et nul autre que nous ne contrôlera la législation.

Pour une nouvelle Constitution démocratique

De plus, quand nous instaurerons la nouvelle Constitution républicaine, sous prétexte de secret d’État, nous priverons la Chambre de son droit de discuter l’opportunité des mesures prises par le gouvernement. Par cette nouvelle Constitution, nous réduirons également au minimum le nombre des représentants de la nation, diminuant ainsi du même coup, d’un nombre équivalent, les passions politiques, et la passion de la politique. Si, en dépit de tout, ils se montraient récalcitrants, nous supprimerions les derniers représentants en faisant appel à la nation. Le président aura la prérogative de nommer le président et le vice-président de la Chambre des députés et du Sénat. Nous substituerons aux sessions permanentes des Parlements des sessions de quelques mois seulement. En outre, le président, comme chef du pouvoir exécutif, aura le droit de convoquer et de dissoudre le Parlement, et, en cas de dissolution, de différer la convocation d’un nouveau Parlement. Mais, afin que le président ne soit pas tenu pour responsable des conséquences de ces actes, à proprement parler illégaux, avant que nos plans soient parvenus à maturité, nous convaincrons les ministres et les autres hauts personnages officiels qui entourent le président, de dénaturer ses ordres en lançant des instructions à leur guise, ce qui les obligera à assumer une responsabilité qui incombait au président. Nous recommanderions, tout particulièrement, de confier cette fonction au Sénat, au Conseil d’État ou au Conseil des Ministres, mais non à des individus. Sous notre direction, le président interprétera les lois qui pourraient être comprises de plusieurs manières.

De plus, il annulera les lois au cas où cela nous paraîtrait opportun. Il aura également le droit de proposer de nouvelles lois temporaires et même des modifications dans l’uvre constitutionnelle du gouvernement, invoquant pour cela les exigences de la prospérité du pays.

 

L’autocratie juive

De telles mesures nous permettront de retirer graduellement tous les droits et toutes les concessions que nous aurions pu être tout d’abord contraints d’accorder en nous arrogeant le pouvoir. Nous aurons été obligés de les introduire dans la Constitution des gouvernements pour dissimuler l’abolition progressive de tous les droits constitutionnels, lorsque l’heure viendra de substituer notre autocratie à tous les gouvernements existants.

 

Vers le règne d’un souverain juif

Il est possible que notre autocrate soit reconnu avant l’abolition de Constitutions, autrement dit, la reconnaissance de notre gouvernement partira du moment où le peuple, déchiré par les discordes et souffrant de la faillite de ses dirigeants (faillite préparée par nous), vociférera : « Déposez-les, et donnez-nous un chef mondial qui puisse nous unir et détruire toutes les causes de dissensions, c’est-à-dire les frontières, les nationalités, les religions, les dettes d’État, etc., un chef qui puisse nous donner la paix et le repos que nous ne pouvons trouver sous le gouvernement de nos souverains et de nos représentants ».

 

Les Loges, instrument de contagion

Mais vous le savez parfaitement bien vous-mêmes, pour que la multitude en arrive à hurler cette requête, il faut que dans tous les pays on trouble continuellement les relations qui existent entre le peuple et les gouvernements, – les hostilités, les guerres, les haines, et même le martyre de la faim et du besoin, des maladies inoculées, et cela à un tel degré que les Gentils ne voient d’autre issue à leurs malheurs qu’un appel à notre argent et à notre complète souveraineté.

Mais si nous donnons à la nation le temps de se ressaisir, il est peu probable que pareille opportunité se représente.

 

ONZIÈME PROTOCOLE

 

Fondements de la nouvelle Constitution

Le Conseil d’État sanctionnera la puissance du souverain. En tant que corps législatif officiel, il sera, pour ainsi dire, un Comité destiné à lancer les ordres des gouvernants.

Voici donc un programme de la Constitution nouvelle que nous préparons au monde. Nous ferons les lois, définirons les droits constitutionnels et administratifs : 1° au moyen d’édits de la Chambre législative, proposés par le président ; 2° au moyen d’ordres généraux et d’ordres du Sénat et du Conseil d’État, et au moyen des décisions du Cabinet, et, 3° lorsque le moment opportun se présentera, au moyen d’un coup d’État.

 

Notre révolution

Ayant ainsi déterminé les grands traits de notre plan d’action, nous allons discuter les détails qui peuvent nous être nécessaires pour accomplir la révolution dans tous les rouages de la machine de l’État, suivant le sens que j’ai déjà indiqué. Par ces détails, j’entends la liberté de religion, l’élection des représentants du peuple, et bien d’autres droits qui auront à disparaître de la vie courante des hommes. S’ils ne disparaissent pas tous entièrement, ils devront être radicalement transformés dès le lendemain du jour où sera proclamée la Constitution nouvelle. Ce serait seulement à ce moment précis qu’il n’y aurait plus aucun danger pour nous à faire connaître toutes les innovations, et cela pour la raison suivante : tout changement apparent, en un autre temps, pourrait être dangereux, parce que s’il était introduit par la force, et mis en vigueur strictement et sans discernement, il tendrait à exaspérer le peuple qui redouterait de nouveaux changements dans des conditions semblables. D’autre part, si ces changements devaient nous obliger à accorder plus de concessions encore, le peuple dirait que nous reconnaissons nos erreurs, et cela pourrait ternir la gloire de l’infaillibilité du nouveau pouvoir. Il pourrait également dire que nous avons été effrayés et contraints de céder. Et si tel était le cas, le monde ne nous remercierait jamais, parce qu’il considère comme son droit d’obtenir toujours des concessions. Si l’une ou l’autre de ces impressions agissait sur l’esprit du public, ce serait un immense danger pour le prestige de la Constitution nouvelle.

Il est essentiel pour nous que, dès cette proclamation, tant que le peuple souffrira encore du brusque changement et sera dans un état de terreur et d’indécision, il se rende compte que nous sommes si puissants, si invulnérables, si pleins de force, qu’en aucun cas nous ne prendrons ses intérêts en considération. Nous tiendrons à ce qu’il soit convaincu que non seulement nous ignorons ses opinions et ses désirs, mais que nous serons prêts à tout moment et en tous lieux à réprimer énergiquement toute manifestation ou toute velléité d’opposition. Nous ferons entendre au peuple que nous avons pris tout ce que nous désirions et que nous ne lui permettrons jamais de partager le pouvoir avec nous. Alors, la crainte lui fermera les yeux, et il attendra patiemment la suite des événements.

 

Loups et moutons

Les Gentils sont comme un troupeau de moutons – nous sommes les loups. Et savez-vous ce que font les moutons lorsque les loups pénètrent dans la bergerie ? Ils ferment les yeux. Nous les amènerons à faire de même, car nous leur promettrons de leur rendre toutes leurs libertés après avoir asservi tous les ennemis du monde et obtenu la soumission de tous les partis. J’ai à peine besoin de vous dire combien de temps ils auront à attendre le retour de leurs libertés.

 

Ce que cachent les Loges

Pour quelle raison avons-nous été conduits à imaginer notre politique et à l’implanter chez les Gentils ? Nous la leur avons inculquée sans leur en laisser comprendre le sens intime. Qu’est-ce qui nous a poussés à adopter une telle ligne de conduite, sinon ce fait que, race disséminée, nous ne pouvions atteindre notre objet par des moyens directs, mais seulement par des moyens détournés ? Telle fut la cause réelle de notre organisation de la Maçonnerie, dont ces pourceaux de Gentils n’ont pas approfondi le sens, ni même soupçonné le but. Ils sont attirés par nous dans la multitude de nos Loges, qui paraissent être uniquement maçonniques pour jeter de la poudre aux yeux de leurs camarades.

Par la miséricorde de Dieu, son peuple élu fut dispersé, et cette dispersion, qui parut au monde comme notre faiblesse, a constitué toute notre puissance, laquelle nous a conduits au seuil de la souveraineté universelle.

Il nous reste peu de chose à ajouter à ces fondations pour atteindre notre but.

 

DOUZIÈME PROTOCOLE

 

La liberté

Le mot « liberté », qui peut être interprété de diverses manières, nous le définirons ainsi : « La liberté est le droit de faire ce qui est permis par la loi ». Une telle définition nous sera utile en ce sens qu’elle nous réserve de déterminer où il y a et où il n’y aura pas de liberté, pour la simple raison que la loi permettra seulement ce qui peut satisfaire nos désirs.

 

La presse

Envers la presse, nous nous conduirons de la manière suivante : – Quel est actuellement le rôle joué par la presse ? Elle sert à déchaîner sur les peuples les plus violentes passions, ou, quelquefois, des luttes égoïstes de partis qui peuvent être nécessaires à nos desseins. Elle est souvent creuse, injuste, fausse, et la plupart ne comprennent en rien ses intentions véritables. Nous la mettrons sous le joug et la conduirons avec des rênes solides ; nous devrons également nous assurer le contrôle de toutes les formes de publications. Il ne serait d’aucune utilité pour nous de contrôler les journaux, si nous restions exposés aux attaques des brochures et des livres. Nous ferons du produit de la publicité, actuellement si coûteuse, une ressource avantageuse pour notre gouvernement, en introduisant un droit de timbre spécial et en contraignant les éditeurs et les imprimeurs à nous verser une caution afin de garantir notre gouvernement contre toutes espèces d’attaques de la part de la presse. En cas d’attaque, nous répondrions de tous côtés par des amendes. Ces mesures, timbres, cautions, amendes, seront une importante source de revenus pour le gouvernement. Certainement, des organes de partis ne regarderont pas à payer de fortes amendes, mais, après une seconde attaque sérieuse contre nous, nous les supprimerons totalement. Nul ne pourra impunément toucher au prestige de notre infaillibilité politique. Pour interdire une publication, nous trouverons le prétexte suivant : – la publication qui vient d’être supprimée excitait, dirons-nous, l’opinion publique, sans aucune raison ou aucun fondement. Je vous prie de bien remarquer que, parmi les publications agressives, se trouveront celles qui auront été créées par nous dans ce dessein ; mais ces dernières n’attaqueront notre politique que sur les points où nous nous serons proposé un changement.

 

La censure

Aucune information n’atteindra la société sans passer par notre contrôle. Ceci est déjà pour nous un point acquis par le fait que toutes les nouvelles sont reçues de toutes les parties du monde par un petit nombre d’agences qui les centralisent. Lorsque nous serons arrivés au pouvoir, ces agences nous appartiendront entièrement et ne publieront que les nouvelles qu’il nous plaira de laisser paraître.

Si, dans les conditions actuelles, nous avons réussi à obtenir, sur la société des Gentils, un contrôle tel qu’elle n’entrevoie les affaires du monde qu’à travers des lunettes colorées que nous lui avons mises devant les yeux ; si, dès maintenant, aucune barrière ne peut nous empêcher de pénétrer les secrets d’État, ainsi que les nomme la stupidité des Gentils, quelle ne sera pas notre situation, lorsque nous serons officiellement reconnus comme les dirigeants du monde, dans la personne de notre Empereur mondial ?

Revenons à l’avenir de la presse. Celui qui voudra devenir éditeur, libraire ou imprimeur, devra obtenir un certificat et une licence qui, en cas de désobéissance, lui seraient retirés. Les canaux par lesquels la pensée humaine trouve son expression seront mis entre les mains de notre gouvernement, qui les utilisera comme organe éducateur et qui empêchera ainsi le public d’être dérouté par le « progrès » idéalisateur et par le libéralisme.

 

Le progrès

Qui d’entre nous ne sait que cet insigne bienfait mène tout droit à l’utopie d’où naquirent l’anarchie et la haine de l’autorité ? Et cela pour la simple raison que le « progrès », ou plutôt l’idée d’un progrès libéral, donne aux hommes des pensées différentes d’émancipation, sans leur assigner aucune limite. Tous les soi-disant libéraux sont des anarchistes, sinon dans leurs actes, du moins dans leurs idées. Chacun d’eux court après le fantôme de la liberté, pensant qu’il peut faire tout ce qui lui plaît, c’est-à-dire tombant dans un état d’anarchie pour autant qu’il fait de l’opposition par pur amour de l’opposition.

 

Littérature et journalisme

Discutons maintenant sur la publication des livres. Nous les taxerons de la même manière que les quotidiens – autrement dit par le moyen de timbres de régie et de cautions. Mais, sur les livres de moins de 300 pages, nous doublerons l’impôt. Nous rangerons cette sorte de livre parmi les brochures, de manière à restreindre la publication des périodiques qui constituent la forme la plus virulente du poison imprimé. Ces mesures obligeront également les écrivains à publier de si longs ouvrages qu’ils seront peu lus du public, surtout en raison de leur prix élevé. Nous-mêmes publierons des livres bon marché, afin d’instruire et de fixer l’esprit public dans le sens qui nous convient. L’impôt réduira la production de la littérature sans sujet spécial, purement récréative ; et le fait qu’ils seront responsables devant la loi mettra les auteurs entre nos mains. Celui qui voudrait nous attaquer avec sa plume ne trouverait pas d’éditeur.

Avant d’imprimer un ouvrage quelconque, l’éditeur ou l’imprimeur devra obtenir des autorités un permis de publier ledit ouvrage. Ainsi nous connaîtrons d’avance toute conspiration contre nous, et nous pourrons la frapper à la tête en prévenant le complot et en publiant une explication.

La littérature et le journalisme sont les deux puissances d’éducation les plus importantes ; pour cette raison, notre gouvernement achètera le plus grand nombre de périodiques. Nous neutraliserons ainsi la mauvaise influence de la presse indépendante, et nous acquerrons un empire énorme sur l’esprit humain. Si nous permettons dix périodiques privés, nous en lancerons trente nous-mêmes, et ainsi de suite.

Mais le public ne doit pas avoir de ces mesures le plus léger soupçon ; aussi, les périodiques par nous publiés devront paraître de vues et d’opinions contradictoires, inspirant ainsi confiance et présentant une forme attrayante à nos ennemis sans défiance, qui tomberont de la sorte dans notre piège et seront désarmés.

Au premier rang, nous placerons la presse officielle. Elle veillera constamment à la défense de nos intérêts, et, par suite, son influence sur le public sera relativement insignifiante. Au second rang, nous placerons la presse semi-officielle, dont le devoir sera d’attirer les tièdes et les indifférents. Au troisième rang, nous placerons la presse qui se donnera l’air de nous faire opposition et qui, dans l’une de ses publications, semblera notre adversaire. Nos véritables ennemis croiront à la sincérité de cette opposition et nous laisseront voir leurs cartes.

Tous les journaux défendront des partis différents – aristocratique, républicain, révolutionnaire et même anarchiste – mais, bien entendu, aussi longtemps seulement que dureront les Constitutions. Ces journaux, comme le dieu indien Vichnou, auront des centaines de mains dont chacune tâtera le pouls de la changeante opinion publique.

Quand le pouls s’accélérera, ces mains inclineront l’opinion publique vers notre cause, car un sujet nerveux est facilement conduit et subit aisément toutes sortes d’influences.

Si quelques bavards s’imaginent qu’ils répètent l’opinion de l’organe de leur parti, ils ne répètent, en réalité, que notre propre opinion ou celle que nous désirons. En pensant qu’ils suivent leur journal, ils suivront, en réalité, le drapeau que nous ferons flotter devant eux. Pour que notre armée de journaux puisse exécuter ce programme dans son esprit, à savoir soutenir les différents partis, il nous faudra organiser notre presse avec grand soin.

Sous le nom de « Commission centrale de la Presse », nous organiserons des meetings littéraires où nos agents, inaperçus, donneront le mot d’ordre et le mot de passe. En discutant et en contredisant notre politique, toujours superficiellement, bien entendu, sans toucher effectivement à aucune de ses parties essentielles, nos organes mèneront des débats simulés avec les journaux officiels, afin de nous donner un motif de définir nos plans avec plus d’exactitude que nous ne le pouvions faire dans nos programmes préliminaires. Mais ceci uniquement lorsqu’il y aura profit pour nous. Cette opposition de la presse nous servira également à faire croire au peuple que la liberté de la parole existe encore. A nos agents, elle donnera l’opportunité de montrer que nos adversaires portent contre nous des accusations dénuées de sens, puisqu’ils seront incapables de découvrir une base réelle pour réfuter notre politique.

De telles mesures, échappant à l’attention publique, seront les plus sûrs moyens de guider l’esprit du peuple et d’inspirer confiance en notre gouvernement.

Grâce à ces mesures, nous pourrons exciter ou calmer l’esprit public sur les questions politiques, lorsque cela nous deviendra nécessaire ; nous pourrons le persuader ou le dérouter en imprimant de vraies ou de fausses nouvelles, des événements exacts ou contradictoires, suivant la convenance de nos desseins. Les informations que nous publierons dépendront de la disposition actuelle du peuple à accepter telle sorte de nouvelles, et nous examinerons toujours soigneusement le terrain avant d’y mettre le pied.

Les restrictions que nous imposerons – comme je l’ai dit – aux publications privées nous permettront de rendre certaine la défaite de nos ennemis, parce qu’ils n’auront aucun organe de presse à leur disposition au moyen duquel ils pourraient donner libre cours à leurs opinions. Nous n’aurons même pas à faire une réfutation totale de leurs affirmations.

Les ballons d’essai que nous lancerons dans le troisième rang de notre presse seront, s’il est nécessaire, réfutés par nous d’une manière semi-officielle.

 

La franc-maçonnerie et la presse

Déjà il existe dans le journalisme français un système d’entente maçonnique pour donner les mots d’ordre. Tous les organes de la presse sont liés par des secrets professionnels mutuels, à la manière des anciens augures. Aucun de ses membres ne dévoilera sa connaissance du secret, si l’ordre n’a pas été donné de le rendre public. Pas un seul éditeur n’aura le courage de trahir le secret qui lui a été confié, car nul n’est admis dans le monde littéraire s’il ne porte la marque de quelque acte ténébreux dans son passé. Au moindre signe d’insoumission, la tache serait aussitôt révélée. Tant que ces marques restent connues du petit nombre seulement, le prestige du journaliste attire l’opinion publique à travers le pays tout entier. Le peuple le suit et l’admire.

 

Les provinces

Nos plans doivent principalement s’étendre à la province. Il nous est indispensable d’y créer des idées et des opinions telles qu’à un moment donné nous les puissions lancer contre la capitale, en les présentant comme les vues neutres des provinces.

Évidemment, la source et l’origine de ces idées ne seraient pas changées – elles seraient nôtres.

Il est pour nous de toute nécessité qu’avant notre prise de possession du pouvoir les grandes villes soient, pendant quelque temps, sous l’influence de l’opinion des provinces, c’est-à-dire qu’elles connaissent l’opinion de la majorité, opinion par nous préparée. Il nous est nécessaire que les capitales, au moment critique et psychologique, n’aient pas le temps de discuter un fait accompli, mais qu’elles l’acceptent simplement parce qu’il a été approuvé par une majorité dans les provinces.

 

Un régime infaillible

Lorsque nous arriverons à la période du nouveau régime – c’est-à-dire pendant la période transitoire qui précédera notre souveraineté -, nous ne permettrons à la presse de publier aucun compte rendu d’affaires criminelles ; il faut que le peuple pense que le nouveau régime est si satisfaisant que le crime même n’existe plus.

Là où le crime sera commis, il ne devra être connu que de la victime et de ceux qui, par hasard, en auront été les témoins, mais de ceux-là seuls.

 

TREIZIÈME PROTOCOLE

 

Nos serviteurs

Le besoin du pain quotidien obligera les Gentils à tenir leurs langues et à rester nos humbles serviteurs. Ceux des Gentils que nous pourrions occuper dans notre presse discuteront, sous nos ordres, les faits que nous ne jugerions pas à propos de discuter dans notre gazette officielle. Et, tandis que tous les genres de discussion et de débats auront lieu de la sorte, nous ferons passer les lois dont nous aurons besoin, puis nous les présenterons au public comme un fait accompli.

Nul n’osera demander que ce qui a été décidé soit abrogé, tout spécialement parce que nous aurons tout coloré de notre intention d’aider au progrès. Alors, la presse détournera l’attention du public par de nouvelles propositions. Vous savez vous-mêmes que nous avons toujours appris au peuple à rechercher de nouvelles émotions.

 

L’opinion publique

Des aventuriers politiques, sans cervelle, précipiteront la discussion de nouveaux problèmes, semblables à ceux qui, même de nos jours, ignorent ce dont ils parlent. Les problèmes politiques ne sont pas destinés à être connus du commun des mortels ; ils ne peuvent être compris, comme je l’ai dit plus haut, que des gouvernements qui ont, depuis des siècles, dirigé les affaires. De tout ceci, vous pouvez conclure que nous n’en déférerons à l’opinion publique que pour faciliter le travail de notre machinerie. Vous pouvez également remarquer que nous cherchons l’approbation sur les diverses questions non par des actes, mais par des paroles. Nous affirmons continuellement que, dans toute la mesure possible, nous sommes guidés par l’espoir et la certitude de servir le bien public.

 

Commerce et industrie

Afin de détourner les gens agités des questions politiques, nous leur fournirons de nouveaux problèmes, concernant le commerce et l’industrie, par exemple. Qu’ils s’excitent sur ces questions tant qu’ils voudront. Les masses ne consentent à s’abstenir et à se détacher de ce qu’elles croient être l’action politique que si nous leur procurons de nouveaux amusements : le commerce, par exemple, que nous essayons de leur faire passer comme question politique. Nous-mêmes avons amené les masses à prendre part à la politique pour nous assurer leur appui dans notre campagne contre les gouvernements des Gentils.

 

Distraire pour mieux tromper

Pour les empêcher de se découvrir une nouvelle ligne de conduite en politique, nous les distrairons également par toutes sortes de divertissements : jeux, passe-temps, passions, maisons publiques.

Nous allons bientôt lancer des annonces dans les journaux, invitant le peuple à prendre part à des concours de tout genre : artistiques, sportifs, etc. Ces nouveaux divertissements distrairont définitivement l’esprit public des questions qui pourraient nous mettre en conflit avec la populace. Comme le peuple perdra graduellement le don de penser par lui-même, il hurlera avec nous, pour cette raison bien simple que nous serons les seuls membres de la société à même d’avancer des idées nouvelles ; ces voies inconnues seront ouvertes à la pensée par des intermédiaires qu’on ne pourra soupçonner être des nôtres.

 

Crédulité des Goïm

Le rôle des idéalistes libéraux sera définitivement terminé quand notre gouvernement sera reconnu. Jusque-là, ils nous rendront grand service, et c’est pourquoi nous essayerons d’incliner l’esprit public vers toutes sortes de théories fantastiques qui pourraient être avancées ou libérales. C’est nous qui avons, avec un succès complet, tourné les têtes sans cervelle des Gentils vers le socialisme, par nos théories progressistes ; on ne trouverait pas parmi les Gentils un seul homme capable de s’apercevoir que, hors les cas où il s’agit de découvertes matérielles ou scientifiques, il y a toujours derrière le mot « progrès » un leurre quelconque. Car il n’existe qu’un seul enseignement vrai dans lequel le « progrès » n’a point de place. Le progrès, comme toute idée fausse, sert à cacher la vérité pour que personne ne la sache que nous, le Peuple élu de Dieu, pour en être le gardien.

 

Le monde aux mains des Juifs

Lorsque nous aurons le pouvoir, nos orateurs discuteront les grands problèmes qui ont bouleversé l’humanité que nous amènerons, enfin, sous notre joug béni.

Qui se doutera alors que tous ces problèmes furent lancés à notre instigation, pour servir un plan politique que nul n’aura saisi durant tant de siècles ?

 

QUATORZIÈME PROTOCOLE

 

La religion juive seule tolérée

Quand nous serons les maîtres de la terre, nous ne tolérerons aucune religion que la nôtre, c’est-à-dire une religion n’admettant qu’un seul Dieu à qui notre destin est lié par l’élection qu’il fit de nous, et par qui est également déterminé le destin du monde.

Il faut, pour cette raison, que nous abolissions toutes les professions de foi. Si, momentanément, le résultat obtenu est de faire des athées, notre but n’en sera pas contrarié, mais cela servira d’exemple aux générations futures qui écouteront notre enseignement sur la religion de Moïse, religion dont la doctrine ferme et bien réfléchie nous imposa le devoir de mettre toutes les nations sous nos pieds.

En agissant ainsi, nous insisterons également sur les vérités mystiques de l’enseignement mosaïque, desquelles dépend, dirons-nous, toute valeur éducative.

 

La paix dans l’esclavage

Puis, nous publierons, en toute occasion, des articles dans lesquels nous comparerons notre avantageuse autorité à celle du passé. L’état de bénédiction et de paix qui existera alors, bien qu’il sera le fruit de longs siècles de perturbation, mettra encore en relief le bienfait de notre nouveau gouvernement. Nous exposerons, sous les couleurs les plus vives, les erreurs commises par les Gentils dans leur administration. Nous soulèverons un tel dégoût pour l’ancien régime que les nations préféreront la paix dans l’esclavage aux droits que lui donnerait la liberté si haut exaltée, mais qui les a si cruellement torturés, qui a épuisé les sources de l’existence humaine et vers lesquels poussait seule, à vrai dire, une troupe d’aventuriers qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient.

Les inutiles changements de gouvernement auxquels nous aurons poussé les Gentils, pour ruiner leur édifice gouvernemental, auront tellement fatigué les peuples, qu’ils préféreront tout endurer de nous dans la crainte d’avoir à souffrir, de nouveau, les tourments et les malheurs qu’ils auront subis. Nous attirerons une attention spéciale sur les erreurs historiques des gouvernements des Gentils, erreurs qui les conduisirent à martyriser l’humanité durant tant de siècles, parce qu’ils n’entendaient rien à ce qui concerne le vrai bonheur de la vie humaine, étant constamment à la recherche de plans fantastiques de bien-être social. Car les Gentils ne se sont pas aperçus que leurs plans, au lieu d’améliorer les rapports des hommes entre eux, n’ont servi qu’à les rendre de plus en plus mauvais. Cependant, ces rapports mutuels sont la base même de l’existence humaine. Toute la force de nos principes et des mesures que nous prendrons pour les appliquer consistera en ce que nous les interpréterons en les mettant en contraste lumineux avec le régime tombé des anciennes conditions sociales.

Notre religion et ses mystères

Nos philosophes exposeront tous les désavantages des religions des Gentils, mais personne ne jugera jamais notre religion de son vrai point de vue, parce que personne n’en aura jamais une connaissance complète, à part les nôtres, qui ne se hasarderont, dans aucun cas, à en dévoiler les mystères.

 

Littérature malsaine et littérature de l’avenir

Dans les pays soi-disant dirigeants, nous avons fait circuler une littérature malsaine, ordurière et dégoûtante. Nous continuerons à laisser prévaloir cette littérature pendant un court espace de temps, après l’établissement de notre gouvernement, afin qu’elle fasse ressortir d’une manière plus frappante le contraste des enseignements que nous donnerons du pinacle où nous serons élevés. Nos savants, instruits tout exprès pour diriger les Gentils, feront des discours, tireront des plans, ébaucheront des mots et écriront des articles au moyen desquels nous influencerons les esprits, les inclinant vers la science et les idées qui nous conviendront.

 

QUINZIÈME PROTOCOLE

 

Organiser la révolution mondiale

Quand nous aurons obtenu le pouvoir, par des coups d’État préparés par nous, de façon à ce qu’ils se produisent simultanément dans tous les pays, et aussitôt après que les gouvernements respectifs de ces derniers auront été officiellement proclamés incapables de gouverner le peuple – il pourra s’écouler un temps considérable, tout un siècle peut-être – nous ferons tous nos efforts pour empêcher les conspirations de se tramer contre nous.

 

La terreur n’épargnera pas les sociétés secrètes

Pour atteindre ce but, nous emploierons l’impitoyable moyen des exécutions contre tous ceux qui pourraient prendre les armes contre l’établissement de notre pouvoir.

L’institution d’une nouvelle société secrète quelconque tombera aussi sous le coup de la peine de mort ; quant aux sociétés secrètes qui existent actuellement et qui nous sont connues, celles qui servent et ont servi notre cause, nous les dissoudrons et enverrons leurs membres en exil au bout du monde.

 

Ce qui attend les francs-maçons non juifs

C’est de cette manière que nous agirons avec les francs-maçons Gentils qui pourraient en savoir plus long qu’il ne nous convient. Nous tiendrons dans une perpétuelle crainte de l’exil tels francs-maçons auxquels, pour une raison quelconque, nous ferions miséricorde. Nous ferons passer une loi qui condamnera tous les anciens membres des sociétés secrètes à être exilés d’Europe, où sera le centre de notre gouvernement.

Les décisions de notre gouvernement seront irrévocables et nul n’aura le droit d’en appeler.

 

Terreur et autocratie

Pour mettre sous la botte la société des Gentils, dans laquelle nous avons si profondément enraciné la discorde et les dogmes de la religion protestante, des mesures impitoyables devront être introduites. De telles mesures montreront aux nations que notre puissance ne peut être bravée. Nous ne devons tenir aucun compte des nombreuses victimes qui devront être sacrifiées afin d’obtenir la prospérité future.

Obtenir la prospérité, même au moyen de nombreux sacrifices, est le devoir d’un gouvernement qui comprend que les conditions de son existence ne consistent pas seulement dans les privilèges dont il jouit, mais aussi dans la pratique de son devoir.

Fortifier le prestige de son pouvoir est la condition principale de sa stabilité, et ce prestige ne peut s’obtenir que par une puissance majestueuse et inébranlable qui se montrerait inviolable et entourée d’un pouvoir mystique, par exemple, le pouvoir décrété par Dieu.

Telle fut, jusqu’à nos jours, l’autocratie russe, notre seule ennemie dangereuse, si nous ne comptons pas le Saint-Siège. Rappelez-vous le temps où l’Italie était inondée de sang ; elle ne toucha pas un cheveu de la tête de Sylla, bien que ce fût lui qui fit couler son sang.

Grâce à sa force de caractère, Sylla devint un dieu aux yeux du peuple, et son audacieux retour en Italie le rendit inviolable. La populace ne touchera pas celui qui l’hypnotise par son courage et sa force d’âme.

 

De l’utilisé des Loges

Tant que nous n’aurons pas atteint le pouvoir, nous tâcherons de créer et de multiplier les Loges de francs-maçons dans toutes les parties du monde. Nous attirerons dans ces Loges tous ceux qui peuvent revêtir la mentalité publique ou qui en sont déjà revêtus, car ces Loges seront les principaux lieux où nous recueillerons nos renseignements en même temps qu’elles seront des centres de propagande.

 

La direction des Loges aux mains des Juifs

Nous centraliserons toutes ces Loges sous une direction unique, connue de nous seuls et constituée par nos Sages. Ces Loges auront également leurs propres représentants, afin de masquer les véritables dirigeants. Et ces dirigeants auront seuls le droit de désigner les orateurs et de tracer l’ordre du jour. Dans ces Loges, nous resserrerons les liens de toutes les classes socialistes et révolutionnaires de la société. Les plans politiques les plus secrets nous seront connus, et, dès qu’ils seront formés, nous en dirigerons l’exécution.

 

L’espionnage, arme juive

Presque tous les agents de la police internationale et secrète seront des membres de nos Loges.

Les services de la police sont d’une extrême importance pour nous, car ils peuvent masquer nos entreprises, inventer des explications plausibles du mécontentement des masses, aussi bien que punir ceux qui refusent de se soumettre.

 

Les Juifs, seuls maîtres des sociétés secrètes

La plupart de ceux qui entrent dans les sociétés secrètes sont des aventuriers qui, pour une raison ou pour une autre, veulent se frayer un chemin dans la vie et qui ne sont point d’esprit sérieux.

Avec de tels hommes, il nous sera facile de poursuivre notre but et nous leur ferons mettre notre machine en mouvement.

Si le monde entier en est bouleversé, c’est qu’il nous était nécessaire de le bouleverser ainsi, afin de détruire sa trop grande solidité. Si, au milieu de ce bouleversement, éclatent des conspirations, cela voudra dire que l’un de nos plus fidèles agents est à la tête desdites conspirations. Il est bien naturel que nous soyons le seul peuple à diriger les entreprises maçonniques. Nous sommes le seul peuple qui sache les conduire. Nous connaissons le but final de toute action, tandis que les Gentils ignorent la plupart des choses concernant la maçonnerie et ne peuvent même pas voir les résultats immédiats de ce qu’ils font. Généralement, ils ne pensent qu’aux avantages immédiats du moment et sont contents si leur orgueil est satisfait par l’accomplissement de leurs intentions, et ils ne perçoivent pas que l’idée originale ne leur revient pas, mais fut inspirée par nous.

 

L’arrivisme des Goïm

Les Gentils fréquentent les Loges maçonniques par pure curiosité, ou dans l’espoir de recevoir leur part des avantages qu’elles procurent ; et quelques-uns d’entre eux, afin de pouvoir discuter leurs idées idiotes devant un auditoire. Les Gentils sont à l’affût des émotions que donnent le succès et les applaudissements ; nous les leur distribuons sans compter. C’est pourquoi nous les laissons remporter leurs succès et tournons à notre avantage les hommes possédés par la vanité et qui s’assimilent inconsciemment nos idées, convaincus de leur propre infaillibilité et persuadés qu’eux seuls ont des idées et ne sont pas soumis à l’influence d’autrui.

Vous ne vous doutez pas combien il est facile d’amener le plus intelligent des Gentils à un degré ridicule de naïveté, en flattant sa vanité, et, d’autre part, combien il est facile de le décourager par le plus petit échec, ou simplement en cessant de l’applaudir ; on le réduit ainsi à un état de sujétion servile par la perspective de quelque nouveau succès. Autant les nôtres méprisent le succès et sont seulement anxieux de voir leurs plans réussir, autant les Gentils aiment le succès et, pour son amour, sont prêts à lui sacrifier la réussite de tous leurs plans. Ce trait caractéristique des Gentils nous permet de faire aisément d’eux ce que nous voulons. Ceux qui paraissent être des tigres sont aussi stupides que des moutons et leurs têtes sont pleines de vide.

Nous les laisserons donc chevaucher, dans leurs rêves, sur le coursier des vains espoirs de détruire l’individualité humaine par des idées symboliques de collectivisme.

 

Ineptie du collectivisme

Ils n’ont pas encore compris et ne comprendront jamais que ce rêve fou est contraire à la loi fondamentale de la nature, qui, depuis le commencement du monde, créa les êtres différents les uns des autres, afin de donner à chacun son individualité.

Le fait que nous avons été capables d’amener les Gentils à une idée aussi erronée ne prouve-t-il pas, avec une clarté frappante, quelle conception étroite, en comparaison de la nôtre, ils se font de la vie humaine ? Là réside notre plus grand espoir de succès.

 

Massacres pour la cause

Combien clairvoyants étaient nos anciens Sages lorsqu’ils nous disaient que, pour atteindre un but réellement grand, nous ne devions pas nous arrêter devant les moyens, ni compter le nombre des victimes devant être sacrifiées à la réalisation de la cause ! Nous n’avons jamais compté les victimes de la race de ces brutes de Gentils, et, bien que nous ayons dû sacrifier un assez grand nombre des nôtres, nous avons déjà donné à notre peuple une situation dans le monde telle qu’il ne l’eût jamais rêvée. Un nombre relativement restreint de victimes de notre côté a sauvé notre nation de la destruction.

 

Les francs-maçons doivent payer

Tout homme doit inévitablement finir par la mort. Il vaut mieux hâter cette fin pour ceux qui entravent le progrès de notre cause, plutôt que pour ceux qui la font avancer. Nous mettons à mort les francs-maçons de telle manière que nul, en dehors de la Fraternité, n’en peut avoir le moindre soupçon. Les victimes elles-mêmes ne peuvent s’en douter à l’avance. Toutes meurent, quand il est nécessaire, d’une mort apparemment naturelle. Connaissant ces faits, la Fraternité n’ose protester contre ces exécutions.

Par ces moyens, nous avons coupé à sa racine même toute protestation contre nos ordres pour autant que les francs-maçons eux-mêmes sont en jeu. Nous prêchons le libéralisme aux Gentils, mais, d’autre part, nous tenons notre propre nation dans une entière sujétion.

 

La vérité sur les lois et la puissance des Gentils

Sous notre influence, les lois des Gentils furent obéies aussi peu que possible. Le prestige de leurs lois a été miné par nos idées libérales que nous avons introduites parmi eux. Les questions les plus importantes, aussi bien politiques que morales, sont résolues, par les Cours de Justice, de la manière que nous leur prescrivons. L’administrateur de la Justice des Gentils envisage ces questions à la lumière qu’il nous plaît de les lui présenter. Nous y parviendrons grâce à nos agents et à des hommes avec lesquels nous paraissons n’avoir aucune relation : opinions de la presse et autres moyens ; même des sénateurs, et d’autres personnages officiels, suivent aveuglément nos avis.

Le cerveau du Gentil, étant d’un caractère purement bestial, est incapable d’analyser et d’observer quoi que ce soit, et, plus encore, de prévoir les conséquences que peut avoir un cas présenté sous un certain jour.

 

Notre mission

C’est, précisément, dans cette différence de mentalité entre les Gentils et nous-mêmes que nous pouvons aisément voir le signe de notre élection par Dieu et de notre nature surhumaine ; il nous suffit de la comparer au cerveau instinctivement bestial des Gentils. Ils ne font que voir les faits, mais ne les prévoient pas, et sont incapables d’inventer quoi que ce soit, à l’exception, peut-être, de choses matérielles. De tout cela, il ressort clairement que la nature elle-même nous a destinés à conduire et à gouverner le monde.

 

Nos lois seront courtes et claires

Quand l’heure viendra pour nous de gouverner ouvertement, le moment sera venu aussi de montrer la douceur de notre régime et d’amender toutes les lois. Nos lois seront brèves et concises, ne demandant aucune interprétation ; tout le monde pourra les connaître dans leurs moindres détails.

 

Obéissance absolue

Leur trait essentiel sera d’exiger l’obéissance absolue à l’autorité, et ce respect de l’autorité sera porté à ses limites extrêmes. Alors cessera tout abus de pouvoir.

Châtiments impitoyables contre les abus de pouvoir

Chacun sera responsable devant l’unique pouvoir suprême, nommément celui du souverain.

L’abus de pouvoir, de la part de qui que ce soit, exception faite pour le souverain, sera si sévèrement puni qu’on perdra l’envie d’essayer sa force à cet égard.

Nous surveillerons attentivement chacune des décisions prises par notre Corps administratif, d’où dépendra le travail de la machine départementale, parce que si l’administration se relâche le désordre surgira partout. Pas un seul acte illégal, pas un seul abus de pouvoir ne restera impuni.

Tous les actes de dissimulation ou de négligence volontaire de la part des agents de l’administration disparaîtront dès qu’on aura vu les premiers exemples de châtiment.

Le prestige de notre puissance exigera que des châtiments convenables soient infligés, c’est-à-dire qu’ils soient durs, même dans le cas de la plus insignifiante atteinte portée à ce prestige, en vue d’un gain personnel. L’homme qui, par une peine même trop sévère, expie son crime sera comme le soldat mourant sur le champ de bataille de l’administration pour la cause de l’autorité, des principes et de la loi ; cause qui n’admet aucune déviation de la voie commune en faveur d’intérêts personnels, même pour ceux qui conduisent le char de l’État. Ainsi, nos juges sauront que, en essayant de montrer leur indulgence, ils violent la loi de la justice faite pour imposer un châtiment exemplaire, en raison des fautes commises, et non pour permettre au juge de montrer sa clémence. Cette heureuse qualité ne devra s’exercer que dans la vie privée et non dans l’exercice officiel des fonctions de juge, sans quoi la portée éducatrice de la vie politique perd toute son efficacité.

 

S’assurer la docilité des juges

Les magistrats, à cinquante-cinq ans, cesseront toutes fonctions pour les raisons suivantes :

1° Parce que des hommes âgés s’attachent plus fortement à des idées préconçues et sont moins capables d’obéir à des ordres nouveaux ;

2° Parce qu’une telle mesure nous permettra d’opérer de fréquents changements dans la magistrature qui, ainsi, sera docilement soumise à toute pression de notre part. Tout homme désirant conserver son poste devra, pour se l’assurer, nous obéir aveuglément.

 

Pas de juges et de fonctionnaires libéraux

En général, nos juges seront choisis parmi ceux qui comprennent que leur devoir est de punir et d’appliquer les lois et non de s’attarder à des rêves de libéralisme qui pourraient porter atteinte à notre plan d’éducation, comme c’est le cas pour les juges Gentils actuels. Notre système de renouveler les magistrats nous aidera, en outre, à détruire toutes les combinaisons qu’ils pourraient former entre eux ; aussi travailleront-ils uniquement dans l’intérêt du gouvernement dont leur sort dépendra. La génération future des juges sera formée de manière à empêcher, instinctivement, toute action qui pourrait entamer les relations existantes de nos sujets entre eux.

Actuellement, les juges des Gentils sont indulgents pour tous les genres de crimes, car ils ne se font pas une idée exacte de leur devoir, pour cette simple raison que les gouvernants, lorsqu’ils nomment les juges, ne leur inculquent pas cette idée.

Les gouvernants des Gentils, lorsqu’ils nomment leurs sujets à des postes élevés, ne se soucient pas de leur en expliquer l’importance et de leur faire comprendre dans quel but les postes en question ont été créés ; ils agissent comme les animaux lorsque ceux-ci envoient leurs petits à la recherche d’une proie. Ainsi les gouvernements des Gentils sont ruinés par leurs propres serviteurs. Nous tirerons une morale de plus des résultats du système adopté par les Gentils ; elle nous servira à édifier notre gouvernement.

Nous déracinerons toute tendance libérale de chacune des institutions de propagande importantes dans notre gouvernement, institutions dont peut dépendre la formation de tous ceux qui seront nos sujets. Ces postes importants seront exclusivement réservés à ceux qui furent spécialement formés par nous pour l’administration.

 

Tout l’or du monde entre nos mains

Observera-t-on que de retraiter prématurément nos fonctionnaires serait trop dispendieux pour notre gouvernement, je répondrai alors que, tout d’abord, nous essayerons de découvrir pour de tels fonctionnaires une occupation privée propre à compenser pour eux la perte de leur emploi, ou que, d’ailleurs, notre gouvernement étant alors en possession de tout l’argent du monde, les dépenses ne seront pas à considérer.

Notre autocratie sera logique dans tous ses actes ; aussi toute décision prise par le bon plaisir de notre gouvernement sera toujours traitée avec respect et obéie sans condition.

 

Despotisme absolu

Nous ne tiendrons aucun compte des murmures et des mécontentements, et nous punirons tout indice de mauvaise humeur si sévèrement, que chacun tirera de là un exemple applicable à soi-même.

 

Suppression du droit d’appel

Nous supprimerons le droit d’appel et le réserverons à notre seul usage, parce que nous ne devons pas laisser se développer parmi le peuple l’idée que nos juges sont capables de se tromper dans leurs décisions.

Au cas où un jugement exigerait la révision, nous déposerions immédiatement le juge en question, et le châtierions publiquement, afin qu’une telle erreur ne se reproduisît pas.

Je répète ce que j’ai déjà dit : l’un de nos principes les plus importants sera de surveiller nos fonctionnaires administratifs, et ceci dans le but exprès de satisfaire la nation, parce qu’elle peut, de plein droit, exiger qu’un gouvernement ait de bons fonctionnaires.

 

Sous des apparences patriarcales

Notre gouvernement aura l’apparence d’une mission patriarcale dévolue à la personne de notre souverain. Notre nation et nos sujets le regarderont comme un père qui prend soin de satisfaire tous leurs besoins, de surveiller tous leurs actes et de régler les relations de ses sujets les uns avec les autres, aussi bien que leurs relations avec le gouvernement.

 

Le roi juif du monde

Ainsi le sentiment de respect envers le souverain pénétrera si profondément dans la nation qu’elle ne pourra plus se passer de sa sollicitude et de sa direction. Elle ne pourra vivre en paix sans lui et, finalement, le reconnaître comme son maître absolu.

Le peuple aura pour lui un sentiment de respect si profond qu’il sera proche de l’adoration, spécialement lorsqu’il se convaincra que ses fonctionnaires exécutent aveuglément ses ordres et que, seul, il règne sur eux. Ils se réjouiront de nous voir organiser leurs vies comme si nous étions des parents désireux d’inculquer à leurs enfants un vif sentiment du devoir et de l’obéissance.

 

Sacrifier les individus

En ce qui concerne notre politique secrète, toutes les nations sont des enfants comme le sont leurs gouvernements. Ainsi que vous pouvez le voir vous-mêmes, je fonde notre despotisme sur le Droit et le Devoir. Le droit du gouvernement d’exiger que le peuple remplisse son devoir est, en lui-même, une obligation du souverain qui est le père de ses sujets. Le droit de la force lui est accordé, afin qu’il conduise l’humanité dans la direction voulue par les lois de la nature, c’est-à-dire vers l’obéissance.

Toute créature en ce monde est en sujétion, soumise tantôt à un homme, tantôt aux circonstances, tantôt à sa propre nature, en tous les cas à quelque chose de plus puissant qu’elle-même. Soyons donc les plus puissants dans l’intérêt de la cause commune.

Nous devons, sans hésitation, sacrifier les individus qui auraient violé l’ordre existant, parce qu’un châtiment exemplaire est la solution du grand problème de l’éducation.

 

Notre roi, patriarche du monde

Le jour où le roi d’Israël posera sur sa tête sacrée la couronne que lui offrira l’Europe entière, il deviendra le Patriarche du monde.

Le nombre des victimes qui devront être sacrifiées par notre roi n’excédera jamais le nombre de celles qui ont été immolées par les souverains Gentils dans leur poursuite de la grandeur et dans leurs rivalités.

Notre souverain sera en communication constante avec le peuple ; il lui adressera, du haut des tribunes, des discours qui seront immédiatement transmis au monde entier.

 

SEIZIÈME PROTOCOLE

 

L’enseignement

En vue de détruire toute espèce d’entreprise collective autre que la nôtre, nous annihilerons toute uvre collective dès sa naissance ; en d’autres termes, nous transformerons les universités et les reconstruirons sur de nouveaux plans.

Les chefs et les professeurs des universités seront spécialement préparés au moyen de programmes d’action perfectionnés et secrets, dont ils seront instruits et ne pourront s’écarter sans châtiment. Ils seront désignés avec soin et dépendront entièrement du gouvernement. De notre programme, nous exclurons tout l’enseignement de la loi civile, comme celui de tout autre sujet politique. A un petit nombre d’hommes, choisis parmi les initiés pour leurs capacités évidentes, seront dévoilées ces sciences. Les universités n’auront pas le droit de lancer dans le monde des blancs-becs regardant les nouvelles réformes constitutionnelles comme si elles étaient des comédies ou des tragédies, ou se préoccupant de la question politique que leurs pères eux-mêmes ne comprennent pas.

Une mauvaise connaissance de la politique pour une foule de gens est la source d’idées utopiques, et en fait de mauvais citoyens. Vous pouvez vous en rendre compte vous-mêmes d’après le système d’éducation des Gentils. Nous y avions introduit tous ces principes afin de pouvoir, avec succès, détruire leur structure sociale, ainsi que nous y sommes parvenus. Lorsque nous serons au pouvoir, nous supprimerons des programmes d’éducation tous les sujets qui pourraient troubler le cerveau de la jeunesse ; nous en ferons des enfants désobéissants, aimant leur maître et reconnaissant dans sa personne le pilier principal de la paix et du bien public.

Aux classiques et à l’étude de l’histoire ancienne, qui contiennent plus de mauvais exemples que de bons, nous substituerons l’étude des problèmes de l’avenir. Nous effacerons de la mémoire humaine le passé qui pourrait nous être défavorable, ne laissant subsister que les faits où s’affirment indubitablement les erreurs des gouvernements Gentils. Les sujets traitant des questions de la vie pratique, de l’organisation sociale et des relations des hommes entre eux, comme aussi des conférences contre les exemples mauvais et égoïstes, qui sont corrupteurs et font du mal, et d’autres questions semblables où le raisonnement n’intervient pas, seront au premier plan de notre système d’éducation. Ces programmes seront spécialement tracés pour les classes et les castes différentes, dont l’éducation sera tenue strictement séparée.

Il est de la plus haute importance d’insister sur ce système spécial.

 

Des écoles pour chaque caste

Chaque classe ou caste sera instruite séparément, suivant sa situation particulière et son travail. Un génie a toujours su et saura toujours comment pénétrer dans une caste plus élevée, mais à part ce cas tout à fait exceptionnel, il n’est pas utile de mélanger l’éducation des différentes castes et d’admettre à des rangs supérieurs des hommes qui prendraient la place de ceux qui sont nés pour les occuper. Vous savez vous-mêmes combien il fut désastreux pour les Gentils d’émettre l’idée absolument idiote que nulle différence ne doit être faite envers les classes sociales.

 

L’école au service de notre souverain

Afin que le souverain s’assure une place solide dans le cur de ses sujets, il est nécessaire que, durant son règne, on enseigne à la nation, aussi bien dans les écoles que dans les lieux publics, l’importance de son activité et les bonnes intentions de ses entreprises.

Plus de liberté d’enseignement

Nous abolirons toute espèce d’éducation privée. Les jours de congé, les étudiants et leurs parents auront le droit de se réunir dans leurs collèges, comme si ceux-ci étaient des clubs. A ces réunions, les professeurs prononceront des discours, qui passeront pour des conférences libres, sur des sujets tels que les rapports des hommes entre eux, les lois et les malentendus qui sont généralement le résultat d’une fausse conception de la situation sociale des hommes, et, finalement, ils exposeront les nouvelles théories philosophiques qui n’ont pas encore été révélées au monde.

 

Nos théories seront des dogmes de foi

De ces théories, nous ferons des dogmes de foi, nous en servant comme d’un marche-pied pour notre foi.

Quand j’aurai fini de vous exposer tout mon programme et quand nous aurons discuté tous nos plans pour le présent et pour l’avenir, je vous lirai le plan de cette nouvelle doctrine philosophique.

 

Liberté de pensée

Nous savons, par l’expérience de plusieurs siècles, que les hommes vivent et sont guidés par des idées, et qu’ils sont influencés par ces idées grâce à l’éducation ; celle-ci peut leur être donnée à tout âge avec le même résultat, mais naturellement, par des moyens différents.

Par une éducation systématique, nous nous chargerons de faire disparaître tout ce qui pourrait rester de cette indépendance de la pensée, dont nous nous sommes si largement servis, depuis un certain temps, pour aboutir à nos fins.

 

L’enseignement intuitif

Nous avons déjà établi un plan pour subjuguer les esprits, au moyen de l’enseignement intuitif (l’enseignement par les yeux), auquel on attribue la propriété de rendre les Gentils incapables de penser par eux-mêmes ; en sorte que, tels des animaux obéissants, ils attendent la démonstration d’une idée avant de chercher à la saisir. L’un de nos meilleurs agents, en France, est Bouroy [Les traductions allemande, américaine et polonaise donnent : Bourgeois.] ; il a déjà introduit dans ce pays le nouveau système de l’éducation intuitive.

 

DIX-SEPTIÈME PROTOCOLE

 

Enchaîner les avocats

La profession de légiste rend ceux qui l’exercent froids, cruels et obstinés ; elle leur enlève tout principe et les oblige à voir la vie sous un aspect inhumain, mais purement légal. Ils ont pris l’habitude de considérer les événements au seul point de vue de savoir ce qu’il y a à gagner en les défendant, au lieu de considérer quel serait l’effet de cette défense sur le bien-être général.

Un praticien ne refuse jamais de défendre un cas, quel qu’il soit. Il s’efforcera d’obtenir l’acquittement, à n’importe quel prix, en s’attachant à de petits détours de la jurisprudence, pour démoraliser la Cour.

Nous limiterons donc le champ d’action de cette profession en mettant les avocats sur le même pied que les magistrats chargés de faire exécuter la loi. Les avocats, comme les juges, n’auront pas le droit d’interviewer leurs clients et ne recevront leurs dossiers que lorsque lesdits clients leur auront été assignés par le tribunal ; ils n’étudieront ces dossiers que sur des rapports et des documents, et ils ne défendront leurs clients qu’après qu’ils auront été examinés par le tribunal, appuyant leur défense sur ce premier examen. Leurs honoraires seront fixes, sans égard au succès ou à l’insuccès de leur défense. Ils deviendront ainsi de simples rapporteurs au service de la défense, faisant contrepoids au plaignant qui sera un rapporteur pour le compte de l’accusation.

La procédure légale se trouvera ainsi considérablement abrégée. Par ce moyen nous obtiendrons aussi une défense honnête et impartiale, que ne guideront pas les intérêts matériels, mais l’intime conviction de l’avocat. Ceci aura encore l’avantage d’empêcher tout pot-de-vin ou corruption qui peuvent actuellement se glisser dans les tribunaux de quelques pays.

 

Le clergé non juif

Nous avons pris grand soin de discréditer le clergé des Gentils aux yeux du peuple, et nous avons ainsi réussi à nuire à sa mission qui aurait pu contrarier gravement nos desseins. L’influence du clergé sur le peuple diminue chaque jour.

 

La liberté de conscience

Aujourd’hui, la liberté religieuse est reconnue partout, et nous ne sommes éloignés que de quelques années du temps où le christianisme s’effondrera de toutes pièces. Il sera plus facile encore d’en finir avec les autres religions, mais il est trop tôt pour discuter sur ce point.

Nous réduirons le clergé et ses enseignements à un rôle si infime, et nous rendrons son influence si antipathique au peuple, que ses enseignements auront un effet contraire à celui qu’ils avaient jadis.

 

Contre le Vatican

Quand le moment sera venu pour nous de détruire complètement la Cour pontificale, une main inconnue indiquant le Vatican donnera le signal de l’assaut.

Lorsque, dans sa fureur, le peuple se jettera sur le Vatican, nous apparaîtrons comme des protecteurs pour arrêter l’effusion du sang. Par cet acte, nous pénétrerons jusqu’au coeur même de cette Cour pontificale, d’où rien au monde ne pourra nous chasser, jusqu’à ce que nous ayons détruit la puissance du Pape.

 

Le roi des Juifs, pape de l’Église universelle

Le roi d’Israël deviendra le vrai Pape de l’univers, le Patriarche de l’Église internationale.

Mais, jusqu’à ce que nous ayons réussi à faire la rééducation de la jeunesse, au moyen de nouvelles religions transitoires, pour aboutir à la nôtre propre, nous n’attaquerons pas ouvertement les églises existantes, mais nous les combattrons par la critique qui a déjà répandu des dissensions parmi elles et qui continuera à le faire.

 

Les buts de la presse juive

D’une manière générale, notre presse dénoncera les gouvernements, les institutions des Gentils, religieuses ou autres, par toutes sortes d’articles peu scrupuleux, écrits dans l’intention de les discréditer à un point tel que, seule, notre sage nation est capable d’atteindre.

 

La police

Notre gouvernement ressemblera au dieu hindou Vichnou. Chacune de nos cent mains détiendra un ressort du mécanisme social de l’État.

Nous saurons tout sans avoir recours à l’aide de la police officielle, que nous avons tellement corrompue pour nuire aux Gentils, qu’elle ne sert qu’à empêcher le gouvernement de voir les faits clairement. D’après notre programme, un tiers de la population sera amené à surveiller le reste, par pur sentiment du devoir, et pour obéir au principe du service volontaire rendu au gouvernement.

Il n’y aura rien de déshonorant alors d’être un espion ; au contraire, ce sera regardé comme honorable. D’autre part, les porteurs de fausses nouvelles seront sévèrement punis, pour empêcher l’abus du privilège de l’espionnage.

Nous choisirons nos agents dans les hautes et dans les basses classes de la société ; nous en prendrons parmi les administrations, les éditeurs, les imprimeurs, les libraires, les employés, les ouvriers, les cochers, les valets de pied, etc. Cette force policière n’aura aucune puissance d’action indépendante et n’aura le droit de prendre aucune mesure de son propre chef ; par conséquent, le devoir de cette impuissante police consistera uniquement à servir de témoin et à faire des rapports. La vérification de ces rapports et de ces arrestations éventuelles sera l’affaire d’un groupe d’inspecteurs de police responsables ; les arrestations seront effectuées par des gendarmes et par la police municipale. Si un délit ou un crime politique ne sont pas rapportés, celui qui aurait dû les signaler sera puni pour avoir volontairement caché ce crime ou ce délit, si l’on peut prouver la dissimulation.

 

Le Kahal

Nos frères sont tenus d’agir de la même manière, c’est-à-dire devront, de leur propre initiative, dénoncer à l’autorité compétente tous les apostats et tous les faits qui seraient contraires à notre loi. Dans notre gouvernement universel, ce sera donc un devoir, pour tous les sujets, de servir leur souverain en agissant comme je viens de le dire.

 

Pour corrompre les institutions des Gentils

Une organisation comme la nôtre déracinera tous les abus de pouvoir et tous les genres si variés de vénalité et de corruption ; elle détruira, en réalité, toutes les idées dont nous avons contaminé la vie des Gentils par nos théories sur les droits surhumains.

Comment pourrions-nous atteindre notre but de créer le désordre dans les institutions administratives des Gentils sinon par de tels moyens ?

Parmi les plus importants de ces moyens de corrompre leurs institutions, il faut compter l’emploi des agents qui sont susceptibles, étant donné leur activité destructive, de contaminer les autres en leur révélant et leur développant leurs tendances corrompues, comme l’abus de pouvoir ou l’achat sans pudeur des consciences.

 

DIX-HUITIÈME PROTOCOLE

 

Mise en vigueur du système soviétique

Quand viendra pour nous le moment de prendre des mesures spéciales en mettant en vigueur le système russe actuel de l’ « Okhrana » (le poison le plus dangereux qui puisse attaquer le prestige de l’État), nous soulèverons, grâce au concours de bons orateurs, des désordres fictifs parmi le peuple, ou nous l’exciterons à manifester un mécontentement prolongé. Ces orateurs rencontreront beaucoup de sympathies, et, grâce à eux encore, on nous excusera de perquisitionner chez les gens et de les soumettre à certaines restrictions, employant pour cela les serviteurs que nous avons dans la police des Gentils.

 

Mesures à prendre contre les conspirateurs

Comme la plupart des conspirateurs le sont par amour de l’art, ou par celui de bavarder, nous n’y toucherons pas, jusqu’au moment où nous verrons qu’ils sont prêts d’agir, et nous nous bornerons à introduire parmi eux ce que nous appellerons un élément de délation. Il faut se rappeler qu’une puissance perd de son prestige cheque fois qu’elle découvre une conspiration publique dirigée contre elle-même. Il y a dans une telle révélation un aveu de faiblesse, et, ce qui est plus dangereux encore, l’aveu de ses propres erreurs. Il faut qu’on sache que nous avons détruit le prestige des Gentils régnants au moyen d’un nombre considérable de meurtres secrets préparés par nos agents, moutons aveugles de notre bergerie, qu’on persuade facilement de commettre un crime, si ce crime revêt un caractère politique.

Nous obligerons les gouvernements à convenir de leurs propres faiblesses en employant ouvertement des mesures de police spéciales, comme l’ « Okhrana », et nous ébranlerons ainsi le prestige de leur puissance.

 

Surveillance du roi des Juifs

Notre souverain sera protégé par des gardes absolument secrètes, car jamais nous ne permettrons qu’on puisse penser qu’il est incapable de détruire à lui tout seul une conspiration quelconque ourdie contre lui et qui l’oblige à se cacher. Si nous laissions prévaloir une telle idée, comme elle prévaut parmi les Gentils, nous signerions, par le fait même, l’arrêt de mort de notre souverain, ou du moins celui de sa dynastie.

A s’en tenir aux seules apparences, notre chef n’emploiera sa puissance que dans l’intérêt de ses sujets et jamais pour son propre bien ou celui de sa dynastie.

En adoptant scrupuleusement cette mise en scène, ses sujets eux-mêmes honoreront et protégeront son pouvoir qu’ils vénéreront, sachant que le salut de l’État est attaché à l’existence d’un tel pouvoir dont dépendra l’ordre public.

 

Garder le roi ouvertement serait admettre la faiblesse de son pouvoir.

Notre chef sera toujours au milieu de son peuple ; on le verra entouré d’une foule curieuse d’hommes et de femmes qui occuperont toujours, comme par hasard, les rangs les plus rapprochés de lui et qui tiendront à distance la populace sans autre but apparent que celui de maintenir l’ordre pour l’amour de l’ordre. Cette attitude apprendra aux autres à savoir se posséder. Lorsqu’un pétitionnaire essayera de se frayer un passage à travers la foule pour présenter sa demande, les gens des premiers rangs prendront la pétition et la remettront au souverain, en présence du pétitionnaire. Chacun saura ainsi que toutes les pétitions lui parviennent et qu’il s’occupe lui-même de toutes les affaires.

Un pouvoir n’a de prestige que si les sujets peuvent se dire entre eux : « Si seulement le roi savait cela ! » ou : « Quand le roi le saura ».

Le mystère qui entoure la personne du souverain s’évanouit aussitôt qu’on voit une garde de police autour de lui. Devant une telle garde, un assassin n’a besoin que d’un peu d’audace pour se croire plus fort qu’elle ; il prend ainsi conscience de sa force et n’a plus qu’à guetter le moment favorable pour se lancer contre le roi.

Nous ne prêchons pas cette doctrine aux Gentils, et vous pouvez voir vous-mêmes les résultats qu’ils ont obtenus avec les gardes officielles.

Un simple soupçon doit suffire

Notre gouvernement arrêtera ceux qu’à tort ou à raison il soupçonnera coupables de crimes politiques. Il serait regrettable que, dans la crainte de commettre une erreur judiciaire, on donnât à de tels criminels l’occasion d’échapper. Nous ne leur témoignerons, certes, aucune pitié. Il sera peut-être possible, dans certains cas exceptionnels, d’admettre des circonstances atténuantes, lorsqu’il s’agira de crimes de droit commun ; mais il n’y aura pas d’excuse pour le crime politique, c’est-à-dire pour des gens mêlés à la politique que, seuls, les gouvernants ont le droit de comprendre. Et, à dire vrai, tous les souverains ne sont pas aptes à comprendre la vraie politique.

 

DIX-NEUVIÈME PROTOCOLE

Pétitions et propositions

Nous interdirons aux individus de se mêler de politique ; mais, d’autre part, nous encouragerons toute espèce de rapport ou de pétition concernant l’amélioration de la vie sociale et nationale, soumis à l’approbation du gouvernement. Car, par ce moyen nous serions tenus au courant des erreurs de notre gouvernement, d’une part, et des idéals de nos sujets, de l’autre. Aux demandes qui seraient ainsi présentées, nous répondrions, soit en les acceptant, soit en faisant valoir contre elles un argument frappant, pour bien prouver que leur réalisation est impossible, parce qu’elles reposent sur une mesquine conception des affaires.

 

Répression des troubles et des émeutes

On pourrait comparer les effets de la sédition à ceux que produisent, sur l’éléphant, les aboiements d’un roquet. Si le gouvernement est bien organisé, non pas au point de vue de sa police, mais à un point de vue social, le chien aboie sans se rendre compte de la force de l’éléphant ; mais que celui-ci montre une bonne fois sa force, et le chien se taira sur l’heure et il agitera sa queue dès qu’il apercevra l’éléphant.

 

Déshonorer les criminels politiques

Pour enlever au crime politique son auréole de bravoure nous placerons ceux qui l’auront commis au rang des autres criminels ; ils iront de pair avec les voleurs, les assassins et autres malfaiteurs du même genre odieux. L’opinion publique ne fera plus alors de différence entre les crimes politiques et les crimes vulgaires et les chargera d’égal opprobre.

Nous avons fait tous nos efforts pour empêcher les Gentils d’adopter cette méthode particulière de traiter les crimes politiques. Nous avons employé pour cela la presse, le public, la parole et des manuels classiques d’histoire habilement conçus. Nous avons inspiré l’idée qu’un condamné pour crime politique était un martyr, puisqu’il mourait pour l’idée du bien commun. Une telle réclame a multiplié le nombre des libéraux et grossi les rangs de nos agents de milliers de Gentils.

 

VINGTIÈME PROTOCOLE

 

La science financière et les impôts

Je vais traiter aujourd’hui de notre programme financier que j’ai gardé pour la fin de mon rapport parce que c’est la question la plus difficile, celle qui sera la dernière clause de nos plans. Avant de discuter ce point, je veux vous rappeler ce que j’ai déjà dit plus haut, à savoir que toute notre politique repose sur ces chiffres.

Quand nous arriverons au pouvoir, notre gouvernement autocratique évitera, dans son propre intérêt, de faire peser de trop lourds impôts sur le peuple et ne perdra jamais de vue le rôle qu’il doit jouer : celui de père protecteur.

 

L’impôt sur les fortunes

Mais, comme l’organisation du gouvernement absorbera des sommes d’argent considérables, il est de toute nécessité de se procurer les fonds indispensables pour y subvenir. Il nous faudra donc employer de grandes précautions en élaborant cette question et voir que la charge des impôts soit justement répartie.

Notre souverain sera, grâce à une fiction légale, propriétaire de tous les biens, ce qui est facilement réalisable. Il pourra lever les sommes nécessaires pour régulariser la circulation de l’argent dans le pays.

Dès lors, le meilleur moyen de faire face aux dépenses du gouvernement sera l’établissement d’un impôt progressif sur la propriété. Ainsi les impôts seront couverts sans opprimer ni ruiner le peuple, et la charge qui incombera à chacun sera proportionnée à ce qu’il possédera.

Il faudra que les riches comprennent qu’il est de leur devoir de céder au gouvernement une part du surplus de leurs richesses, puisque le gouvernement leur garantit la possession paisible du reste de leurs biens et leur donne le droit de s’enrichir par des moyens honnêtes. Je dis « honnêtes » parce que le contrôle de la propriété rendra le vol impossible au point de vue légal.

Comme cette réforme sociale est la principale garantie de la paix et qu’elle ne souffre aucun délai, nous devons la mettre au premier plan de notre programme.

Chaque fois que les impôts ont pesé sur les pauvres, la révolution s’en est suivie, au grand préjudice du gouvernement qui, en essayant de tirer de l’argent des pauvres, risque fort de n’en pas obtenir des riches.

L’impôt sur le capital diminuera l’accroissement de la fortune privée à laquelle, jusqu’ici, nous avons, à dessein, permis d’augmenter, pour qu’elle soit un contrepoids au gouvernement des Gentils et à leurs finances.

Un impôt progressif, réparti suivant la fortune de chacun, produira un revenu beaucoup plus important que ne le fait le système actuel de répartition égale pour tous. Ce système nous est, en ce moment, des plus favorables ; il engendre le mécontentement parmi les Gentils (Remarquer que cette conférence eut lieu en 1901.) (Note du texte.)

La puissance de notre souverain reposera principalement sur ce fait qu’il sera la garantie de l’équilibre du pouvoir et de la paix perpétuelle du monde. Pour obtenir une telle paix, il est naturel que les capitalistes cèdent une partie de leurs revenus pour sauvegarder le gouvernement dans son action.

Les dépenses du gouvernement doivent être fournies par ceux qui peuvent le mieux les supporter et dont on peut tirer de l’argent.

Cette mesure éteindra la haine des pauvres pour les riches en qui ils reconnaîtront les auxiliaires financiers indispensables de l’État et les soutiens de la paix et du bien public ; car les classes pauvres comprendront que les riches fournissent les moyens de leur procurer les avantages sociaux.

Pour que les classes intelligentes qui, seules, payeront l’impôt, n’aient pas lieu de se plaindre outre mesure du nouveau système de répartition, nous leur soumettrons des comptes détaillés, dans lesquels nous indiquerons de quelle manière on emploie leur argent, sans qu’il soit fait mention, cela va sans dire, de ce qui sera attribué aux besoins particuliers du souverain et aux nécessités de l’administration.

Le souverain n’aura aucune propriété personnelle, puisque tout lui appartiendra dans l’État, car si l’on admettait que le souverain pût posséder une propriété privée, il semblerait que tout dans l’État ne fût pas sa propriété.

Les parents du souverain – sauf son héritier qui sera entretenu par l’État – devront servir l’État, soit comme fonctionnaires, soit dans un emploi quelconque, afin de conserver le droit de posséder ; le privilège d’être de sang royal ne leur vaudrait pas celui de vivre aux frais de l’État.

 

Principe de l’impôt progressif du timbre

Il y aura un droit de timbre progressif sur toutes les ventes, les achats et les successions. Toute transaction qui ne porterait pas le timbre requis sera considérée comme illégale, et le premier propriétaire aura à payer à l’État un pourcentage sur ledit droit à compter du jour de la vente.

Toutes les reconnaissances de transactions devront être remises, chaque semaine, au contrôleur local des contributions, avec les noms et prénoms du nouveau et de l’ancien propriétaires, ainsi que leurs adresses permanentes.

Il sera nécessaire d’employer la même méthode pour toute transaction dépassant un certain chiffre, c’est-à-dire dépassant le chiffre moyen des dépenses quotidiennes. La vente des objets de première nécessité ne sera timbrée qu’avec un timbre ordinaire de valeur fixe.

Comptez seulement combien de fois le montant de cette taxe dépassera le revenu des gouvernements des Gentils.

 

L’argent doit circuler

L’État devra avoir en réserve un capital donné et, au cas où le produit des impôts excéderait cette somme, le surplus des rentrées serait mis en circulation. Ce reliquat sera employé à toutes sortes de travaux publics.

La direction de tels travaux serait confiée à un ministre d’État : les intérêts des classes ouvrières seraient ainsi intimement liés à ceux de l’État et du souverain. Une partie du reliquat servirait encore à distribuer des primes aux inventeurs et aux producteurs.

Il est absolument essentiel de ne pas laisser dormir l’argent dans les banques de l’État, du moins au-delà de la somme nécessaire pour faire face à une dépense spéciale. L’argent est fait pour circuler, et toute congestion monétaire est fatale à la marche des affaires publiques ; l’argent est, en effet, comme l’huile, dans les rouages de l’État ; si l’huile devient trop épaisse, le mécanisme s’encrasse et la machine s’arrête.

Le fait d’avoir substitué, pour une large part, le papier à la monnaie courante vient de créer le malaise dont nous parlons et dont il est facile de saisir les conséquences.

 

Rôle de la Cour des Comptes

Nous instituerons aussi une Cour des Comptes qui permettra au souverain de connaître exactement les dépenses et les revenus du gouvernement. Toute la comptabilité sera scrupuleusement tenue à jour – excepté pour le mois courant et celui qui précède.

La seule personne qui ne saurait avoir d’intérêt à voler l’État est le souverain, puisqu’il en est le propriétaire. C’est pourquoi son contrôle coupera court à toute possibilité de coulage et de gaspillage.

 

Suppression des réceptions protocolaires

Toutes réceptions purement protocolaires, qui sont pour le souverain une telle perte de temps si précieux, seront supprimées, afin de lui laisser davantage de loisirs pour s’occuper des affaires de l’État. Dans notre gouvernement, le souverain ne sera pas entouré de courtisans, qui, en général, font la cour au monarque par amour du faste, mais qui n’ont, au fond du cur, que leur intérêt propre et non le désir du bien public.

 

L’origine des crises économiques

Nous n’avons réussi à faire éclore toutes les crises économiques, si habilement préparées par nous dans les pays des Gentils, qu’en retirant l’argent de la circulation. L’État se trouve obligé, pour ses emprunts, de faire appel aux grosses fortunes, qui sont congestionnées par le fait que l’argent a été retiré au gouvernement. Ces emprunts constituent une lourde charge pour les États qui sont obligés de payer des intérêts et qui se trouvent ainsi obérés.

La concentration de la production par le capitalisme a sucé jusqu’à la dernière goutte toute la force productrice, et, avec elle, toute la richesse de l’État.

 

La circulation de l’argent, problème vital

L’argent ne peut, actuellement, satisfaire tous les besoins des classes ouvrières, parce qu’il n’y en a pas assez pour circuler partout.

Il faut que l’émission de la monnaie courante corresponde à l’importance de la population : et, du premier jour de leur naissance, les enfants doivent être comptés comme des unités de plus à satisfaire. La révision de la quantité de monnaie mise en circulation doit être faite de temps à autre : c’est une question vitale pour le monde entier.

 

 

 

Condamnation de l’étalon-or

Vous savez, je pense, que l’étalon-or a été la perte de tous les États qui l’ont adopté, parce qu’il ne peut satisfaire tous les besoins des populations, d’autant plus que nous avons fait tous nos efforts pour obtenir son accaparement et le faire retirer de la circulation.

 

La monnaie future

Notre gouvernement mettra en circulation la quantité de monnaie en proportion avec la force ouvrière du pays, et cette monnaie sera en papier ou même en bois.

Nous émettrons une quantité de monnaie suffisante pour que chacun de nos sujets puisse en avoir suffisamment, ajoutant à chaque naissance et diminuant à chaque décès la somme correspondante.

Les comptes du gouvernement seront tenus par des gouvernements locaux séparés et par des bureaux provinciaux.

 

Faites ce que je dis

Pour qu’il ne puisse y avoir de retards dans le paiement des dépenses de l’État, le souverain lui-même donnera des ordres fixant les dates des paiements. Ainsi disparaîtra le favoritisme qui existe, dans certains ministères des finances, à l’égard d’autres ministères.

Les comptes des revenus et des dépenses seront tenus ensemble pour qu’ils puissent toujours être comparés.

Les plans que nous ferons pour réformer les institutions financières des Gentils seront présentés de telle manière qu’ils n’attireront jamais leur attention. Nous indiquerons la nécessité de réformes comme provenant de l’état de désordre auquel ont atteint les finances des Gentils. Nous montrerons que la première raison de ce mauvais état des finances provient de ce qu’au début de l’année financière on commence par faire une évaluation approximative du budget dont l’importance augmente chaque année, parce que, tel qu’il est, il suffit à peine pour aller jusqu’à la fin du premier semestre ; on propose une révision, on ouvre de nouveaux crédits, qui, généralement, sont absorbés au bout de trois mois ; on vote alors un budget supplémentaire, et, pour boucler le budget, il faut encore voter des crédits pour sa liquidation. Le budget de l’année est basé sur le chiffre des dépenses de l’année précédente ; or, il y a, chaque année, un écart de 50 % entre la somme nominale et la somme perçue, ce qui fait qu’au bout de dix ans le budget annuel a triplé. C’est à cette façon de procéder, tolérée par les gouvernements insouciants des Gentils, que leurs réserves ont été taries. Aussi, lorsque sont venus les emprunts, leurs caisses se sont vidées et ils ont été sur le point de faire banqueroute.

Vous comprendrez aisément que nous n’adopterons pas cette manière de conduire les affaires financières que nous avons conseillée aux Gentils.

 

Les emprunts, faiblesse de l’État

Chaque emprunt prouve la faiblesse du gouvernement et son incapacité de comprendre ses propres droits. Tout emprunt, comme l’épée de Damoclès, est suspendu sur la tête des gouvernants, qui, au lieu de lever directement l’argent dont ils ont besoin en établissant des impôts spéciaux, s’en vont, chapeau bas, chez nos banquiers.

Les emprunts étrangers sont comme des sangsues : on ne peut les détacher du corps de l’État, il faut qu’elles tombent d’elles-mêmes, ou bien que le gouvernement réussisse à s’en débarrasser. Mais les gouvernements des Gentils n’ont aucun désir de secouer ces sangsues ; bien au contraire, ils en accroissent le nombre, se condamnant ainsi à mort par la perte de sang qu’ils s’infligent. A tout prendre, un emprunt étranger est-il autre chose qu’une sangsue ? Un emprunt est une émission de valeurs d’État qui comporte l’obligation de payer les intérêts de la somme empruntée suivant un taux donné. Si l’emprunt est émis à 5 %, au bout de vingt ans l’État aura déboursé, sans aucune nécessité, une somme égale au montant de l’emprunt, et cela pour le simple paiement des intérêts. Au bout de quarante ans, cette somme aura été déboursée deux fois, et trois fois au bout de soixante ans, l’emprunt lui-même demeurant impayé.

D’après ce calcul, il est évident que de tels emprunts, sous le régime actuel des impôts (1901), arrache ses derniers centimes au pauvre contribuable, et cela pour payer les intérêts aux capitalistes étrangers, auxquels l’État emprunte l’argent. L’État ferait bien mieux de recueillir les sommes nécessaires en levant un impôt qui ne le grèverait pas d’intérêt à payer.

Tant que les emprunts furent nationaux, les Gentils faisaient tout simplement passer l’argent des pauvres dans la poche des riches ; mais, lorsque, à force de corruption, nous eûmes acheté les agents nécessaires, les emprunts étrangers furent substitués aux emprunts nationaux, et toute la richesse des États se rua dans nos coffres, si bien que les Gentils en vinrent à nous payer une sorte de tribut.

Par leur négligence dans la conduite des affaires de l’État, ou par la vénalité de leurs ministres, ou par leur ignorance des choses financières, les souverains des Gentils ont rendu leurs pays à tel point débiteurs de nos banques qu’ils ne pourront jamais payer leurs dettes. Vous devez comprendre quelles peines nous a coûté l’établissement d’un tel état de choses.

 

Les futurs emprunts d’État

Dans notre gouvernement, nous aurons grand soin qu’il ne puisse se produire d’arrêt dans la circulation de l’argent ; nous n’aurons donc pas de ces emprunts d’État, sauf un seul consistant en bons du Trésor, émis à 1 % ; ce faible pourcentage n’exposant pas l’État à être saigné par les sangsues.

Le droit d’émettre des valeurs appartiendra exclusivement aux sociétés commerciales. Celles-ci n’auront aucune difficulté à payer les intérêts sur leurs bénéfices parce qu’elles empruntent de l’argent pour leurs entreprises commerciales, tandis que l’État ne peut tirer aucun bénéfice de ses emprunts, puisqu’il ne les fait que pour dépenser l’argent qu’il en reçoit.

 

L’État deviendra créancier

L’État achètera, lui aussi, des valeurs commerciales ; il deviendra, à son tour, un créancier au lieu d’être débiteur et de payer tribut comme il le fait de nos jours. Ceci mettra fin à l’indolence et à la paresse qui nous rendaient service tant que les Gentils étaient indépendants, mais qui seraient honnies dans notre gouvernement.

 

La faillite, seule issue pour les non-juifs

Le vide qui existe dans le cerveau purement bestial des Gentils est suffisamment prouvé par le fait qu’ils ne comprennent pas qu’en nous empruntant de l’argent ils auront, un jour ou l’autre, à soustraire des ressources du pays le capital emprunté avec ses intérêts. Il aurait été plus simple de prendre, tout de suite, l’argent des leurs, auxquels ils n’auraient pas eu à payer d’intérêts. Voilà qui prouve notre génie et le fait que notre peuple a été choisi par Dieu. Nous avons si bien présenté les choses que les Gentils ont cru qu’il y avait pour eux un bénéfice à tirer des emprunts.

Nos calculs, que nous exposerons en temps voulu et qui ont été élaborés au cours des siècles, tandis que les Gentils gouvernaient, différeront des leurs par leur extrême clarté et convaincront le monde des avantages de nos plans nouveaux. Ces plans mettront fin aux abus qui nous ont permis de nous rendre maîtres des Gentils et que nous ne tolérerons pas sous notre règne. Notre budget sera compris de telle façon qu’il sera impossible au souverain, comme au plus petit employé, de distraire la moindre somme d’argent sans être vu, ou de lui donner un tout autre emploi que celui qui a été prévu.

Il est impossible de gouverner avec succès si l’on n’a pas un plan fixe bien défini. Les chevaliers et les héros eux-mêmes périssent s’ils s’aventurent dans un chemin sans savoir où il conduit et s’ils partent en voyage sans s’être convenablement approvisionnés.

Les souverains des Gentils, encouragés par nous à abandonner leurs devoirs, pour ne penser qu’à paraître, à recevoir fastueusement et à se divertir de toute manière, nous ont servi d’écran pour dissimuler nos intrigues.

Les rapports de leurs partisans, envoyés pour représenter le souverain en public, étaient faits, en réalité, par nos agents. Ces rapports étaient toujours rédigés de façon à plaire aux souverains à l’esprit borné.

On ne manquait pas de les assaisonner de projets variés d’économie future. Ils auraient pu demander : « Comment pourrait-on économiser ? Serait-ce par de nouveaux impôts ? » Mais ils ne posaient aucune question semblable aux lecteurs de nos rapports.

Vous savez vous-mêmes à quel chaos financier ils ont abouti, par leur propre négligence ; ils ont fait banqueroute, en dépit de tous les durs efforts de leurs sujets.

 

VINGT-ET-UNIÈME PROTOCOLE

 

Mécanisme des emprunts nationaux

Je veux maintenant reprendre le sujet de notre dernier entretien et vous donner une explication détaillée sur les emprunts nationaux. Je ne parlerai plus des emprunts étrangers, parce qu’ils ont rempli nos coffres de l’argent des Gentils, et encore parce que notre gouvernement universel n’aura pas de voisins à qui emprunter d’argent.

Nous avons employé la corruption des hauts fonctionnaires et la négligence des souverains des Gentils pour faire verser à l’État deux et trois fois l’argent par nous avancé, et dont, en réalité, il n’avait pas besoin. Qui pourrait en faire autant à notre égard ? Je passe donc aux détails sur les emprunts nationaux.

En annonçant l’émission d’un emprunt national, le gouvernement ouvre une souscription. Pour que les valeurs émises soient à la portée de tous, elles sont à très bas prix. Les premiers souscripteurs peuvent acheter au-dessous du pair. Le second jour, le prix augmente, pour donner l’impression que tout le monde se les arrache.

Quelques jours plus tard, les coffres du Trésor sont pleins de l’argent souscrit surabondamment. (Pourquoi continue-t-on de prendre l’argent lorsque l’emprunt est couvert et au-delà ?) La souscription est, évidemment, bien supérieure à la somme inscrite pour l’emprunt ; c’est là qu’est tout le succès : le public a toute confiance dans le gouvernement !

 

Les dettes d’État et les impôts

Mais, quand la farce est jouée, il ne reste plus que le fait d’une énorme dette à payer. Et, pour en servir les intérêts, il faut que le gouvernement ait recours à un nouvel emprunt qui n’annule pas la dette de l’État mais qui l’augmente, tout au contraire. Lorsqu’il ne lui est plus possible d’emprunter, l’État lève de nouveaux impôts pour arriver à payer les intérêts de ses emprunts. Ces impôts ne sont pas autre chose que des dettes qui couvrent d’autres dettes.

 

Les conversions d’emprunts

Nous arrivons alors aux conversions d’emprunts, mais ces conversions ne font que diminuer la somme d’intérêts à payer, sans éteindre la dette. De plus, on ne peut les faire qu’avec le consentement des créanciers. Lorsqu’on annonce ces conversions, on laisse le droit aux créanciers de les accepter ou non, et, dans ce dernier cas, ils peuvent retirer leur argent. Si tout le monde retirait son argent, l’État se trouverait pris dans ses propres filets et ne pourrait satisfaire toutes les demandes. Par bonheur pour les gouvernements, les Gentils n’entendent pas grand’chose aux questions financières, et ils ont toujours préféré consentir à une diminution de leurs valeurs et à une réduction des intérêts, plutôt que de risquer de nouveaux placements : c’est ainsi qu’ils ont souvent aidé l’État à se libérer de ses dettes s’élevant, dans certains cas, à plusieurs millions.

Les Gentils n’oseraient pas opérer de même pour les emprunts étrangers, sachant très bien que nous exigerions alors tous nos capitaux.

 

Ne pas éveiller la méfiance du peuple

En agissant de la sorte, le gouvernement admettrait ouvertement son insolvabilité, ce qui montrerait au peuple que ses intérêts n’ont rien de commun avec ceux de l’État. J’attire tout particulièrement votre attention sur ce point, comme sur le suivant.

La consolidation des emprunts nationaux

Tous les emprunts nationaux sont, actuellement, consolidés par ce qu’on appelle des emprunts provisoires, dont l’échéance est de courte durée. Ces emprunts sont couverts au moyen de dépôts dans les banques d’État ou à la Caisse d’épargne. Cet argent étant à la disposition de l’État pendant un temps considérable, il est employé à payer les intérêts des emprunts étrangers, et le gouvernement remplace l’argent qu’il prend dans ces banques par des valeurs d’État. Ce sont ces valeurs qui couvrent tous les déficits dans les coffres des gouvernements des Gentils.

 

Détruire le marché des valeurs

Toutes ces opérations frauduleuses disparaîtront lorsque notre souverain montera sur le trône universel. Nous détruirons également le marché des valeurs, parce que nous ne permettrons pas que notre prestige puisse être ébranlé par la hausse ou la baisse de nos fonds, dont la valeur nominale sera fixée par la loi, sans possibilité de fluctuation. La hausse est la cause de la baisse, et c’est par les hausses que nous sommes arrivés à discréditer les fonds publics des Gentils.

 

Monopoliser les affaires commerciales

Nous substituerons aux marchés des valeurs d’énormes administrations d’État, dont le service consistera à taxer, suivant les ordres reçus, les entreprises commerciales. Ces administrations seront à même de lancer sur le marché des millions d’actions commerciales ou de les acheter en un seul jour. Toutes les affaires commerciales seront ainsi entre nos mains.

Vous pouvez imaginer quelle force sera la nôtre !

 

VINGT-DEUXIÈME PROTOCOLE

 

Nos plans secrets

Dans tout ce que je vous ai dit jusqu’ici, j’ai cherché à vous faire un tableau exact du mystère des événements actuels et de ceux du passé ; tous voguent au gré des flots du Destin, et nous en verrons le résultat dans un avenir prochain. Je vous ai montré nos plans secrets mis à exécution dans nos rapports avec les Gentils, puis notre politique financière. Je n’ai plus que quelques mots à ajouter.

 

L’or est entre nos mains

La plus grande force des temps présents est concentrée entre nos mains : c’est l’or. En deux jours, nous pouvons en faire sortir de nos trésors secrets n’importe quelle somme.

Est-il nécessaire, après cela, de prouver que notre gouvernement est voulu par Dieu ? Est-il admissible qu’avec d’aussi vastes richesses nous ne soyons pas capables de prouver que tout l’or accumulé pendant tant de siècles ne nous soit une aide pour faire triompher notre vraie cause pour le bien, c’est-à-dire pour la restauration de l’ordre sous notre gouvernement ?

Peut-être faudra-t-il employer la violence, mais cet ordre sera définitivement établi. Nous prouverons que nous sommes les bienfaiteurs qui avons rendu au monde torturé la paix et la liberté perdues. Nous donnerons au monde l’occasion de ressaisir cette paix et cette liberté, mais à une condition expresse : celle d’adhérer strictement à nos lois. De plus, nous rendrons évident à tous que la liberté ne consiste pas dans la dissolution, ni dans le droit de faire tout ce qui plaît ; que la position de la puissance d’un homme ne lui confère pas le droit de proclamer des principes destructeurs comme la liberté de religion, l’égalité ou autres idées analogues. Nous démontrerons clairement que la liberté individuelle ne donne pas le droit de s’agiter ou d’exciter les autres par des discours ridicules adressés aux masses en délire. Nous enseignerons au monde que la vraie liberté consiste seulement dans l’inviolabilité de la personne et de la propriété de ceux qui adhèrent à toutes les lois de la vie sociale, que la position d’un homme dépendra de sa conception des droits d’autrui et que sa dignité lui défend d’avoir sur lui-même des idées fantastiques.

 

 

 

 

Ne céder devant aucun droit

Notre domination sera glorieuse parce qu’elle sera forte et qu’elle gouvernera et guidera, sans se mettre à la remorque des chefs de la populace ou d’orateurs, quels qu’ils soient, clamant des paroles insensées qu’ils appellent de grands principes et qui ne sont, en réalité, que des utopies. Notre puissance sera l’organisatrice de l’ordre, principe du bonheur public. Le prestige de cette puissance lui attirera une adoration mystique, en même temps que l’assujettissement de toutes les nations. Une vraie puissance ne doit céder devant aucun droit, pas même devant celui de Dieu. Personne n’osera s’en approcher avec l’intention de la diminuer, ne fût-ce que d’un fil.

 

 

VINGT-TROISIÈME PROTOCOLE

 

Combattre le luxe

Pour que les hommes s’habituent à nous obéir, il faut qu’ils soient élevés dans la simplicité ; c’est pourquoi nous réduirons la production des objets de luxe. De cette façon, nous imposerons aussi les bonnes murs que viennent corrompre les rivalités engendrées par le luxe.

 

Encourager le travail

Nous encouragerons le travail manuel pour faire du tort aux manufactures privées.

La nécessité de telles réformes se manifeste dans ce fait que les grands usiniers incitent souvent leurs ouvriers contre le gouvernement, peut-être même sans s’en douter.

 

Le problème du chômage

Le peuple employé dans les industries locales ne sait pas ce que c’est que le « chômage » ; c’est ce qui l’attache à l’ordre existant et lui fait soutenir le gouvernement ; mais il n’y a pas de plus grand danger pour le gouvernement que le chômage.

Pour nous, le chômage aura terminé son uvre lorsque, par lui, nous aurons obtenu le pouvoir.

L’ivrognerie sera également prohibée comme un crime de lèse-humanité et punie comme tel, car l’alcool ravale l’homme au niveau de la bête.

Les nations ne se soumettent aveuglément qu’à un pouvoir fort, absolument indépendant, ayant en main une épée pour se défendre contre toute insurrection sociale. Pourquoi exigeraient-elles que leur souverain soit un ange ? Il faut qu’il soit la personnification de la force et de la puissance.

 

Le monde actuel sombrera dans l’anarchie

Un chef doit surgir : il supprimera les gouvernements existants que faisait vivre une foule dont nous avons amené la démoralisation en la jetant dans les flammes de l’anarchie. Le chef en question commencera par éteindre ces flammes qui jaillissent sans cesse de tous côtés.

Pour obtenir un tel résultat, il devra détruire toutes les sociétés capables d’allumer l’incendie, même s’il doit pour cela répandre son propre sang. Il devra former une armée bien organisée qui combattra, sans trêve, l’infection de l’anarchie, véritable poison pour un gouvernement.

 

Notre roi sera l’élu de Dieu

Notre souverain sera l’élu de Dieu, avec la mission de détruire toutes les idées provenant de l’instinct et non de la raison, de la brutalité et non de l’humanité. Ces idées sont à l’ordre du jour, couvrant de la bannière du droit et de la liberté leurs rapines et leurs violences.

De telles idées ont détruit toutes les organisations sociales, préparant ainsi le règne du roi d’Israël.

Mais leur rôle sera fini lorsque commencera le règne de notre souverain. C’est alors qu’il faudra les balayer pour purifier de toute souillure le chemin de notre roi.

Nous pourrons alors dire aux nations : « Priez Dieu et courbez-vous devant Celui qui est marqué du sceau des prédestinés et dont Dieu Lui-même guide l’étoile, afin que nul autre que Lui ne puisse libérer l’humanité de tout péché. »

 

VINGT-QUATRIÈME PROTOCOLE

 

Comment affermir la domination de la dynastie de David

Nous allons parler, maintenant, de la manière dont nous affermirons la dynastie de David pour qu’elle puisse durer jusqu’à la fin des temps.

Notre procédé consistera particulièrement dans les mêmes principes qui valurent à nos Sages le gouvernement des affaires du monde, c’est-à-dire la direction de l’éducation de toute la race humaine.

Plusieurs membres de la famille de David prépareront des rois et leurs successeurs, qui seront élus non par droit d’hérédité, mais d’après leur valeur. Ces successeurs seront initiés à nos mystères politiques secrets et à nos plans de gouvernement, en prenant toute précaution pour que nul autre ne puisse les connaître.

De telles mesures seront nécessaires, afin que tout le monde sache que seuls sont capables de gouverner ceux qui ont été initiés aux mystère de l’art politique. Ce n’est qu’à ces hommes seuls qu’on apprendra comment il faut appliquer nos plans dans la pratique, en se servant de l’expérience des siècles passés. On les initiera aux conclusions à déduire de toutes les observations qu’ils pourront faire sur notre système politique et économique et à toutes les sciences sociales. En un mot, on leur dira le véritable esprit des lois qui ont été établies par la nature elle-même pour gouverner l’humanité.

 

Plus d’hérédité naturelle

Les successeurs directs du souverain sont écartés si, pendant leur éducation, on s’aperçoit qu’ils sont frivoles ou trop sensibles, ou s’ils montrent quelque autre tendance susceptible de nuire à leur puissance ou de les rendre incapables de gouverner et d’être même un danger pour le prestige de la couronne.

Nos Sages ne confieront les rênes du gouvernement qu’à des hommes capables de régner avec fermeté, au risque peut-être d’être cruels.

En cas de maladie ou de perte d’énergie, notre souverain sera obligé de passer les rênes du gouvernement à tel membre de sa famille qui se serait montré plus capable que lui.

Les plans du roi pour le présent et, plus encore, pour l’avenir ne seront même pas connus de ceux que l’on appellera ses conseillers les plus intimes.

 

Notre roi et ses trois conseillers

Seul notre souverain et ses trois initiateurs connaîtront l’avenir.

Notre roi, incarnation du Destin

Le peuple croira reconnaître le Destin lui-même et toutes ses voies humaines dans la personne du souverain qui gouvernera avec une fermeté inébranlable, exerçant son contrôle sur lui-même et sur l’humanité. Personne ne connaîtra les intentions du souverain quand il donnera ses ordres ; nul n’osera donc entraver sa course mystérieuse.

Il faut, naturellement, que notre souverain ait un cerveau capable d’exécuter nos plans. Il ne montera donc sur le trône que lorsque ses facultés intellectuelles auront été vérifiées par nos Sages.

Pour s’assurer l’amour et la vénération de tous ses sujets, notre souverain devra souvent leur adresser la parole en public. Les deux puissances, celle du peuple et celle du souverain, s’harmoniseront au contact, au lieu de rester séparées, comme chez les Gentils, où l’une regardait l’autre avec terreur.

Il nous fallait maintenir ainsi ces deux puissances dans cet état de terreur mutuelle, pour qu’une fois séparées elles tombassent dans nos mains.

Notre souverain doit être irréprochable

Le roi d’Israël ne devra pas être dominé par ses passions, particulièrement par la sensualité. Il ne laissera pas dominer les instincts animaux qui affaibliraient ses facultés mentales. La sensualité, plus que toute autre passion, détruit, fatalement, toutes les facultés de l’intelligence et de la prévoyance ; elle dirige la pensée des hommes vers le plus mauvais côté de la nature humaine.

La Colonne de l’Univers, en la personne du Gouverneur du Monde, issu de la Sainte Race de David, doit renoncer à toutes passions pour le bien de son peuple.

Notre souverain doit être irréprochable.

FIN

 

 


ANNEXE 02

« LES PROTOCOLES DE TORONTO »
Fiction ou amère réalité ?

INTERNATIONAL FREE PRESS AGENCY « INTELLIGENCE REPORT »    MARCH 1995

LE PROTOCOLE DE TORONTO (6.6.6.)? (QUEBEC ANNEE ZERO)…

FICTION OU REALITE ? Qui peut dire ? Quoi qu’il en soit, selon certaines informations obtenues en provenance de France, mais surtout, à la révision des événements survenus depuis les vingt-cinq dernières années, il apparaît que le scénario décrit dans ce « Document » nous permet de mieux comprendre ce qui, jusqu’à aujourd’hui, paraissait des plus incompréhensibles à plus d’un.

Nous livrons en entier ce « Document » avec, en plus, une analyse des nouvelles conditions économiques actuelles qui, en elles-mêmes, semblent plus que confirmer l’authenticité de ce dernier.

Fin Juin 1967: A Montréal, c’est l’Expo 67; à Ottawa, ce sont les derniers préparatifs du « Centenaire de la Confédération « ; aux Etats-Unis, c’est la contestation à la Guerre du Vietnam et, à travers le pays, le « Flower Power ». Nous sommes près des événements de Mai 68 en France, de l’explosion du Nationalisme au Québec, du Festival Woodstock aux Etats-Unis… mais en même temps, cette fin Juin de 1967 marque les derniers préparatifs de la mise au point du Plan de la « Chute des Nations » par les hautes instances de la Franc-Maçonnerie Anglo-Saxonne à Toronto (Canada).
Cette réunion secrète, hautement « Confidentielle », est organisée par les « 6.6.6. » (c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes), c’est à dire ceux qui dirigent les 6 plus grandes banques mondiales, les 6 plus grands consortiums énergétiques de la planète (dont le pétrole fait partie), et les 6 plus grands consortiums de l’agro-alimentaire (dont fait partie le contrôle des principales routes alimentaires du monde).
Ces 6.6.6. étant les plus hauts responsables de la finance internationale vont définir, à l’intérieur de leur réunion, une « Stratégie commune » en vue de la mainmise absolue sur le « Commerce Mondial »; sur la possession de l’Arme Energétique (porte ouverte sur le XXIe siècle); et sur le contrôle international de l’agro-alimentaire (lequel comprend aussi, pour eux, les consortiums pharmaceutiques comprenant, à leur tour, le marché mondial des « Vitamines » et des « Vaccins »).

Leur « plan » se résume à trois orientations majeures: « L’Economique, le Politique et le Social pour les années 70 et 80. S’il réussit, il doit irrémédiablement déboucher sur la prise du « Pouvoir Mondial » par la mise en place du « Nouvel Ordre Mondial »; le même dont le Président américain George Bush fera tant la promotion au début des années 90.

Titre du Document des 6.6.6.: « PANEM ET CIRCENSES »: (Du Pain et des Jeux du Cirque).

But du Projet Mondialiste: Le « Génocide du Vital au Profit du Rentable Occulte ».
Moyens de Financement du Projet: Entre autre, se servir de l’Aide Humanitaire, de l’Aide Alimentaire Internationale afin de financer les « Multinationales » des 6.6.6.

LE DOCUMENT: [Toutes les périodes historiques ayant mené à la décadence des civilisations étaient toutes marquées, sans exception, par « L’Esprit d’Errance des Hommes ». Aujourd’hui, nous devons faire en sorte que cet « Esprit » se traduise par une « Société Mondiale du Loisir » sous toutes ses formes. Ce « Loisir » doit se composer du [Sexe], des [Drogues], du [Sport], des [Voyages/l’Exotisme], et des [Loisirs] en général, mais accessibles à toutes les couches de la Société. L’Homme doit arriver à croire qu’il est « Moderne », et que sa modernité est composée de sa capacité, et de sa possibilité de pouvoir jouir largement, et maintenant de tout ce qui l’entoure.

Pour parvenir à cet objectif, il est impératif de pouvoir infiltrer les Médias (Radio, Télévision, Journaux), les milieux de la « Mode » et la « Culture » (les milieux de la Nouvelle Musique ) par lesquels nous influencerons, à coup sûr, toutes les couches des Sociétés Occidentales. Ainsi en tenant sous la coupe des « Sens » la jeunesse (les adultes de demain), nous aurons par conséquent la voie libre pour infiltrer, et transformer en profondeur, sans être inquiétés, le Politique, le Système Légal et l’Education; ce qui nous permettra de modifier en profondeur le cours, l’orientation future des Sociétés visées par notre « Plan ».

Les populations, nous le savons, n’ont pas de mémoire historique. Ils répètent inlassablement les erreurs du passé sans se rendre compte que ces mêmes erreurs avaient conduits leurs pères, avant eux, aux mêmes déchéances qu’ils vivront en pire avant la fin de ce siècle. Voyez, par exemple, ce que leurs grands-pères ont vécu au début de ce siècle grâce au travail acharné de nos prédécesseurs.

Après avoir connu, sans limites, la libération des moeurs, l’abolition de la morale (en d’autres mots, l’errance de l’esprit), ils expérimentèrent la « Crise Economique », puis la « Guerre ». Aujourd’hui leurs petits-enfants et leurs enfants se dirigent droits vers un aboutissement semblable, pire encore car cette fois-ci, il nous permettra enfin de mettre sur pied notre « Nouvel Ordre Mondial » sans qu’aucun d’entre eux ne soient à même de s’en rendre compte, trop préoccupés qu’ils seront tous à satisfaire exagérément leur besoins sensuels les plus primaires.

Une « Norme » générale plus qu’importante, et qui a déjà fait ses preuves au début de ce présent siècle dans la construction, et la mise en place du [Système Communiste] par les regrettés Hauts Officiers de nos loges, est la rentabilité de « l’Exception ». En principe, nous le savons, l’Exception prouve la Règle générale qui lui est contraire. Mais dans notre vocabulaire, l’Exception c’est ce qui doit être imposée à tous. Nous devons faire en sorte de faire des « Exceptions » dans différentes sphères de la Société , comme devant être de nouvelles « Règles » générales applicables à tous, un objectif premier de toutes les futures contestations sociales menées par la Jeunesse des Nations.

Ainsi l’Exception deviendra le détonateur par lequel toute la société historique s’effondrera sur elle-même dans un essoufflement et une confusion sans précédent.

Les fondements de la « Société Occidentale », dans leur essence, proviennent en droite ligne, de l’héritage Judéo-Chrétien. C’est précisément ce même héritage qui fit de la « Famille », le « Noeud », la « Pierre Angulaire » de tout l’édifice social actuel. Nos prédécesseurs qui avaient financé les écrivains révolutionnaires de la fin du XIX° siècle et du début du XX° siècle avaient compris l’importance de fractionner, puis de faire éclater ce « Noyau vital » s’ils voulaient, en Russie, parvenir à mettre en place le nouveau « Système Communiste » d’alors. Et c’est précisément ce qu’ils firent en faisant minutieusement produire par les philosophes et les écrivains non-conformistes de l’époque: « Un Manifeste à la gloire de l’Etat-Dieu »; celui-ci ayant la primauté absolue sur l’individu, sur la « Famille ».

Pour aboutir avec certitude à la construction d’un Gouvernement Mondial, [Un Nouvel Ordre Mondial Communautaire] où tous les individus, sans exception, seront soumis à « l’Etat Mondial » de « l’Ordre Nouveau », nous devons, en premier lieu, faire disparaître la « Famille » (ce qui entraînera, du même coup, la disparition des enseignements religieux ancestraux), et en deuxième lieu, niveler tous les individus en faisant disparaître les « Classes Sociales », en particulier, les « Classes Moyennes ». Mais nous devons procéder de manière à ce que tous ces changements apparaissent comme étant issus de la volonté populaire; qu’ils aient l’apparence de la « Démocratie ».
En se servant de cas isolés, mais en les amplifiant à l’extrême avec l’aide de contestations étudiantes noyautées par nous, de journalistes favorables à notre cause et de politiciens achetés, nous parviendrons à faire mettre en place de nouveaux Organismes ayant toutes les apparences de la « Modernité », tel un « Bureau de la Protection de l’Enfance » protégé par une « Charte des Droits et Libertés ».
Pour la réussite de notre « Plan Mondial: [Le Plan Rouge] », il nous faut faire implanter dans toutes les Sociétés Occidentales des années 70′, des « Bureaux pour la Protection de l’Enfance » dont les fonctionnaires (de jeunes intellectuels sans expérience, fraîchement sortis d’Universités où sont mis en évidence nos principes mondialistes), feront respecter à la lettre, sans discernement, la « Charte des Droits de l’Enfant ». Qui osera s’opposer à cela sans en même temps être identifié aux barbaries du Moyen Age ?
Cette « Charte » laborieusement mise au point dans nos « Loges », nous permettra enfin de réduire à néant toute autorité parentale en faisant éclater la famille en individus farouchement opposés les uns aux autres pour la protection de leurs intérêts personnels. Elle encouragera les enfants à dénoncer des parents trop autoritaires parce que trop traditionnels, trop religieux. Elle contribuera ainsi à soumettre les parents à une « Psychose Collective de la Peur « ; ce qui provoquera inéluctablement, d’une manière générale dans la société, un relâchement de l’autorité parentale. Ainsi nous aurons réussi, dans un premier temps, à produire une société semblable à celle de la Russie des années 50′ où les enfants dénonçaient à l’Etat leurs parents, et cela sans que personne ne s’en aperçoive.
En transférant ainsi à l’Etat le « Rôle Parental », il nous sera plus facile, par la suite, de nous accaparer, une par une, de toutes les responsabilités qui avaient été, jusqu’à date, du ressort exclusif des parents. C’est ainsi que nous pourrons faire considérer par tous comme étant un abus contre l’enfant, l’enseignement religieux traditionnel d’origine Judéo-Chrétienne.
Dans un même temps, mais à un autre niveau, nous ferons inscrire dans les plus hautes Lois des Nations, que toutes les Religions, les Cultes et les Pratiques religieuses de tous genres, y compris la « Sorcellerie et la Magie  » doivent toutes être respectées au même titre les unes que les autres.
Ce sera par la suite d’une aisance déconcertante que de transférer ce rôle de l’Etat par rapport à l’enfant aux plus hautes instances internationales, telles les Nations-Unies.
Comprenons bien ceci: « Notre but n’est pas de protéger les enfants ou qui que ce soit d’autre, mais bien de provoquer l’éclatement, puis la chute des Nations qui sont un obstacle majeur à la mise en place de notre « Nouvel Ordre Mondial ». C’est la raison pour laquelle les « Bureaux de Protection de l’Enfance » doivent être investis d’une autorité légale absolue. Ils doivent être en mesure, comme bon leur semblera, mais toujours sous le prétexte de la protection de l’enfant, de pouvoir retirer ces derniers de leurs milieux familiaux originels, et les placer dans des milieux familiaux étrangers ou des Centres gouvernementaux déjà acquis à nos principes mondialistes et a-religieux. Par conséquent, sera ainsi achevée la brisure définitive de la « Cellule Familiale Occidentale ». Car sans la protection et la surveillance de leurs parents originaux, ces enfants pourront ainsi être définitivement handicapés dans leur développement psychologique et moral, et représenter, par voie de conséquence naturelle, des proies facilement adaptables à nos visées mondialistes.
Pour la réussite assurée d’une telle entreprise, il est primordial que les fonctionnaires travaillant dans ces « Bureaux » au service de l’Etat, soient jeunes, sans expérience passée, imbus de théories que nous savons vides et sans efficacité, et surtout, soient obsédés par l’esprit missionnaire de grands protecteurs de l’enfance menacée. Car pour eux, tous les parents doivent représenter des criminels en puissance, des dangers potentiels au bien-être de l’enfant ici considéré comme étant un « Dieu ».
Un « Bureau de la Protection de l’Enfance » et une « Charte des Droits de l’Enfant » n’ont aucune raison d’être sans enfants menacés. De plus, les exceptions et les exemples historiques utilisés pour leur mise en place finiraient, tôt ou tard, par disparaître s’ils n’étaient pas constamment alimentés par de nouveaux cas se produisant sur une base continue. En ce sens, nous devons infiltrer le « Système d’éducation » des Nations pour y faire disparaître, sous le couvercle de la « Modernité » et de « l’Evolution », l’enseignement de la Religion , de l’Histoire, de la Bienséance tout en diluant, en même temps, sous une avalanche d’expérimentations nouvelles dans le milieu de l’Education, celui de la langue et des mathématiques.

De cette manière, en enlevant aux jeunes générations, toute base et toute frontière morales, toute connaissance du passé (donc toute fierté nationale), donc tout respect d’autrui, tout pouvoir par la connaissance du langage et des sciences (donc sur la réalité), nous contribuerons à fabriquer une jeunesse largement disposée à toutes les formes de délinquance. Dans ce nouvel univers morcelé par la peur des parents, et leur abandon de toute responsabilité face à leurs enfants, nous aurons la voie libre pour former, à notre manière et selon nos objectifs premiers, une jeunesse où l’arrogance, le mépris, l’humiliation d’autrui seront considérés comme étant les nouvelles bases de « l’Affirmation de Soi » et de la « Liberté ».

Mais nous savons, à même l’expérience du passé, qu’une jeunesse semblable est d’ores et déjà condamnée à son autodestruction car celle-ci est foncièrement « Individualiste », donc « Anarchiste » par définition. En ce sens, elle ne peut aucunement représenter une base solide pour la continuité de quelque société que ce soit, et encore moins une valeur sûre pour la prise en charge de ses vieillards.
Dans la même foulée, il est aussi impératif de faire créer une « Charte des Droits et Libertés Individuelles », et des « Bureaux de Protection du Citoyen » en faisant miroiter aux masses, que ces innovations font partie intégrante de la « Modernité » des « Sociétés Nouvelles » du XX° siècle.

De la même manière, et en même temps, mais à un autre niveau, faire voter de nouvelles Lois pour le « Respect et la Liberté Individuelles « . Comme dans le cas de la « Famille », mais sur le plan de la « Société », ces Lois entreront en conflit avec les Droits de la Collectivité , menant ainsi les sociétés visées, droit à leur autodestruction. Car ici, l’inversion est totale: « Ce n’est plus la société (le droit de la majorité) qui doit être protégé contre des individus pouvant la menacer, mais bien plutôt (le Droit de l’Individu) qui se doit d’être protégé contre les menaces possibles de la majorité ». Voilà le but que nous nous sommes fixés.
Pour achever l’éclatement de la famille, du système d’éducation, donc de la Société en général, il est primordial d’encourager la « Liberté Sexuelle » à tous les échelons de la Société Occidentale. Il faut réduire l’individu, donc les masses, à l’obsession de satisfaire leurs instincts primaires par tous les moyens possibles. Nous savons que cette étape représente le point culminant par lequel toute Société finira par s’effondrer sur elle-même. N’en a-t-il pas été ainsi de l’Empire Romain à son apogée, et de toutes civilisations semblables à travers l’histoire ?
Par des hommes de Science et des laboratoires financés par nos Loges, nous avons réussi à faire mettre au point un procédé chimique qui révolutionnera toutes les Sociétés Occidentales, et reléguera aux oubliettes pour toujours, les principes moraux et religieux Judéo-Chrétiens. Ce procédé, sous forme de pilule, ouvrira la voie toute grande à la « Liberté Sexuelle » sans conséquences, et poussera les « Femmes » des Nations à vouloir briser avec ce qui sera alors perçu comme étant le joug du passé (l’esclavage des femmes soumises à l’homme et à la famille traditionnelle Judéo-Chrétienne).

Jadis « Centre et pivot de la cellule familiale », la femme moderne, maintenant en tant qu’individu indépendant, voudra briser avec son rôle traditionnel, se détacher de la famille, et mener sa vie selon ses propres aspirations personnelles. Rien de plus naturel, nous le savons, mais là où nous interviendrons fortement, ce sera d’infiltrer tous les nouveaux « Mouvements de Contestation Féminins » en poussant leur logique jusqu’à ses extrêmes limites de conséquence. Et ces limites se trouvent déjà inscrites dans l’éclatement définitif de la famille traditionnelle et de la Société Judéo-Chrétienne.
Cette « Libération Sexuelle » sera le moyen ultime par lequel il nous sera possible de faire disparaître de la « Conscience Populaire » toute référence au « Bien et au Mal ». L’effondrement de cette barrière religieuse et morale nous permettra d’achever le processus de la fausse « Libération de l’Homme de son Passé », mais qui, en réalité, est une forme d’esclavage qui sera profitable à nos « Plans Mondialistes ».
Cette porte ouverte pour l’encouragement à la « Liberté sexuelle », au « Divorce », à « l’Avortement » sur demande, à la reconnaissance légale des diverses formes d’homosexualité nous aidera à modifier en profondeur les bases historiques du « Droit Légal » des Sociétés. Elle sera un atout majeur pour pousser l’ensemble des individus à un relâchement général des moeurs; pour diviser les individus les uns par rapport aux autres, selon leur instinct et leurs intérêts propres; pour détruire l’avenir de la jeunesse en la poussant aux expériences néfastes de la sexualité hâtive et de l’avortement; et pour briser moralement les générations futures en les poussant à l’alcoolisme, aux drogues diverses (dont nos Officiers supérieurs des Loges Internationales se chargeront d’en prendre le contrôle au niveau mondial), et au suicide (celui-ci considéré par une jeunesse désabusée et abandonnée à elle-même, comme étant une fin chevaleresque).
Décevons la jeunesse des Nations en lui montant ses parents comme étant irresponsables, irréligieux, immoraux; ne cherchant, en définitive, que le plaisir, l’évasion et la satisfaction effrénée de leurs instincts au prix du mensonge, de l’hypocrisie et de la trahison. Faisons du divorce et de l’avortement une nouvelle coutume sociale acceptée par tous. Poussons-la ainsi à la criminalité sous toutes ses formes, et à se réfugier en groupes distincts, hors d’atteinte du milieu familial qu’elle percevra, inévitablement, comme étant une menace pour sa propre survie. Le tissu social étant ainsi bouleversé à jamais, il nous sera dès lors possible d’agir sur le Politique et l’Economique des Nations afin de les soumettre à notre merci; pour en venir à accepter de force, nos Plans d’un Nouvel Ordre Mondial.

Car, il faut bien se l’avouer, les Nations, dépourvues qu’elles seront alors de pouvoir compter sur une jeunesse forte, sur une Société où les individus, regroupés autour d’un idéal commun, renforcé par des remparts moraux indéfectibles, aurait pu lui apporter son soutien historique, ne pourront qu’abdiquer à notre volonté mondiale.

Ainsi pourrons-nous alors inaugurer ce qui fut tant annoncé par nos créations passées: « Le système communiste qui prophétisait une révolution mondiale mise en branle par tous les rejetés de la terre », et le « Nazisme par lequel nous avions annoncé un Nouvel Ordre Mondial pour 1000 ans ». Voilà notre but ultime; le travail récompensé de tous les valeureux morts au labeur pour son accomplissement depuis des siècles. Disons-le haut et fort: « Tous les Frères des Loges passées, morts dans l’anonymat pour la réalisation de cet Idéal qu’il nous est maintenant possible de toucher du bout des doigts ».
Il est bien reconnu par tous que l’Homme, une fois après avoir assuré ses besoins primaires (nourriture, habillement et gîte), est beaucoup plus enclin à être moins vigilant. Permettons-lui d’endormir sa conscience tout en orientant à notre guise son esprit en lui créant, de pure pièce, des conditions économiques favorables. Donc, pendant cette période des années 70 où nos Agents s’infiltreront partout dans les différentes sphères de la Société pour faire accepter nos nouvelles normes dans l’Education, le Droit Légal, le Social et le Politique, nous veillerons à répandre autour de lui un climat économique de confiance.

Du Travail pour tous; l’ouverture du Crédit pour tous; des Loisirs pour tous seront nos tandems pour la création illusoire d’une nouvelle classe sociale:  » la Classe Moyenne « . Car une fois nos objectifs atteints, cette « Classe » du milieu, située entre les pauvres séculaires, et nous les riches, nous la ferons disparaître en lui coupant définitivement tout moyen de survie.
En ce sens, nous ferons des Etats-Nations, les nouveaux « Parents » des individus. A travers ce climat de confiance où nos « Agents Internationaux » auront fait le nécessaire pour écarter tout spectre de guerre mondiale, nous encouragerons la « Centralisation » à outrance pour l’Etat. De cette manière, les individus pourront acquérir l’impression d’une liberté totale à explorer pendant que le fardeau légendaire des responsabilités personnelles sera transféré à l’Etat.

C’est ainsi qu’il nous sera possible de faire augmenter d’une manière vertigineuse le fardeau de l’Etat en multipliant sans limites aucune la masse des fonctionnaires-intellectuels. Assurés pour des années à l’avance d’une sécurité matérielle, ceux-ci seront par conséquent, de parfaits exécutants du « Pouvoir Gouvernemental »; en d’autres mots, de notre « Pouvoir ».
Créer ainsi une masse impressionnante de fonctionnaires qui, à elle seule, formera (un Gouvernement dans le gouvernement), quel que soit le parti politique qui sera alors au pouvoir. Cette machine anonyme pourra nous servir un jour de levier, lorsque le moment sera venu, pour accélérer l’effondrement économique des Etats-Nations; car ceux-ci ne pourront pas indéfiniment supporter une telle masse salariale sans devoir s’endetter au delà de leurs moyens.

D’un autre coté, cette même machine qui donnera une image froide et insensible de l’appareil gouvernemental; cette machine complexe et combien inutile dans beaucoup de ses fonctions, nous servira de paravent et de protection contre les populations. Car qui osera s’aventurer à travers les dédales d’un tel labyrinthe en vue de faire valoir ses doléances personnelles ?
Toujours pendant cette période d’étourdissement général, nous en profiterons aussi pour acheter ou éliminer, selon les nécessités du moment, tous les dirigeants d’entreprises, les responsables des grands Organismes d’Etat, les Centres de Recherche Scientifique dont l’action et l’efficacité risqueraient de donner trop de pouvoir aux Etats-Nations. Il ne faut absolument pas que l’Etat devienne une force indépendante en elle-même qui risquerait de nous échapper, et de mettre en danger nos « Plans » ancestraux.
Nous veillerons aussi à avoir une mainmise absolue sur toutes les structures supranationales des Nations. Ces Organismes internationaux doivent être placés sous notre juridiction absolue.
Dans le même sens, et pour garantir la rentabilité de notre influence auprès des populations, nous devrons contrôler tous les Médias d’Information. Nos Banques verront donc à ne financer que ceux qui nous sont favorables tandis qu’elles superviseront la fermeture des plus récalcitrants. Cela devrait en principe passer presque inaperçu dans les populations, absorbées qu’elles seront par leur besoin de faire plus d’argent, et de se divertir.
Nous devrons nous occuper à finaliser, dès maintenant, la phase de dérégionalisation des régions rurales amorcée au début de la « Crise Economique » de 1929. Surpeupler les villes était notre tandem de la « Révolution Industrielle ». Les propriétaires ruraux, par leur indépendance économique, leur capacité à produire la base de l’alimentation des Etats, est une menace pour nous, et nos Plans futurs. Entassés dans les villes, ils seront plus dépendants de nos industries pour survivre.

Nous ne pouvons nous permettre l’existence de groupes indépendants de notre « Pouvoir ». Donc éliminons les propriétaires terriens en faisant d’eux des esclaves obéissants des Industries étant sous notre contrôle. Quant aux autres, permettons-leur de s’organiser en Coopératives Agricoles que nos Agents infiltreront pour mieux les orienter selon nos priorités futures.
A travers l’Etat, attachons-nous à bien mettre en évidence le « Respect » obligatoire de la diversité des « Cultures », des « Peuples », des « Religions », des « Ethnies » qui sont autant de moyens, pour nous, pour faire passer la « Liberté Individuelle » avant la notion « d’Unité Nationale »; ce qui nous permettra de mieux diviser les populations des Etats-Nations, et ainsi les affaiblir dans leur autorité, et dans leur capacité de manoeuvrer. Poussé à ces extrêmes limites, mais sur le plan international, ce concept, dans le futur, poussera les ethnies des différentes Nations à se regrouper pour revendiquer, individuellement, chacune leur propre part du « Pouvoir »; ce qui achèvera de ruiner les Nations, et les fera éclater dans des guerres interminables.
Lorsque les Etats-Nations seront ainsi affaiblis par autant de luttes intestines, toutes fondées sur la reconnaissance des « Droits des Minorités » à leur Indépendance; que les nationalistes divisés en différentes factions culturelles et religieuses s’opposeront aveuglément dans des luttes sans issue; que la jeunesse aura totalement perdu contact avec ses racines; alors nous pourrons nous servir des Nations-Unies pour commence à imposer notre Nouvel Ordre Mondial.
D’ailleurs, à ce stade-là, les « Idéaux Humanitaires, Sociaux et Historiques » des Etats-Nations auront depuis longtemps éclaté sous la pression des divisions intérieures.]

Fin du Document des 6.6.6. daté de fin Juin 1967.

Dix huit ans plus tard, soit (6.6.6.) dans le temps, se tint une autre Réunion d’importance au Canada. Le Groupe des 6.6.6. se réunit encore une fois à Toronto, à la fin de Juin 1985, mais cette fois-ci afin de finaliser les dernières étapes devant déboucher, et sur la chute des Etats-Nations, et sur la prise du Pouvoir International par les Nations-Unies.


DOCUMENT: « L’AURORE ROUGE »

Titre du document des 6.6.6.: L’AURORE ROUGE.
But du Projet Mondialiste: ETABLISSEMENT DE L’OCCULTE MONDIAL
Moyens de Financement du Projet: Contrôle du F.M.I., du G.A.T.T., de la Commission de Bruxelles, de l’OTAN, de l’O.N.U. et d’autres Organismes Internationaux.
[Les dernières dix-huit années furent très profitables pour l’avancement de nos projets mondiaux. Je peux vous dire, Frères, que nous touchons maintenant presque au but. La chute des Etats-Nations n’est plus qu’une question de temps, assez court, dois-je vous avouer en toute confiance.
Grâce à nos Agents d’infiltration et à nos moyens financiers colossaux, des progrès sans précédents ont maintenant été accomplis dans tous les domaines de la Science et de la Technologie dont nous contrôlons financièrement les plus grandes corporations. Depuis les réunions secrètes avec M. de Rostchild dans les années 56, et qui avaient pour but de mettre au point le développement, et l’implantation mondiale des « Ordinateurs », il nous est maintenant possible d’entrevoir la mise en place d’un genre « d’Autoroute Internationale » où toutes ces machines seraient reliées entre elles. Car, comme vous le savez déjà, le contrôle direct et individuel des populations de la planète, serait à tout le moins totalement impossible sans l’usage des Ordinateurs, et leur rattachement électronique les uns par rapport aux autres en un vaste « Réseau Mondial ».

Ces machines d’ailleurs ont l’avantage de pouvoir remplacer des millions d’individus. De plus, elles ne possèdent ni conscience, ni morale aucune; ce qui est indispensable pour la réussite d’un projet comme le nôtre. Surtout, ces machines accomplissent, sans discuter, tout ce qui leur est dicté. Elles sont des esclaves parfaits dont ont tant rêvé nos prédécesseurs, mais sans qu’ils aient été à même de se douter qu’un jour, il nous serait possible d’accomplir un tel prodige. Ces machines sans patrie, sans couleur, sans religion, sans appartenance politique, sont l’ultime accomplissement et outil de notre Nouvel Ordre Mondial. Elles en sont la « Pierre angulaire » !

L’organisation de ces machines en un vaste « Réseau mondial » dont nous contrôlerons les leviers supérieurs, nous servira à immobiliser les populations. Comment ?

Comme vous le savez, la structure de base de notre Nouvel Ordre Mondial est composée, dans son essence, d’une multitude de « Réseaux » divers couvrant chacun toutes les sphères de l’activité humaine sur toute l’étendue de la planète. Jusqu’à ce jour, tous ces « Réseaux » étaient reliés entre eux par une base idéologique commune: celle de l’Homme comme étant le « Centre » et « l’Ultime Accomplissement » de l’Univers.

Ainsi, grâce à tous ces « Réseaux » unis par le lien de la « Nouvelle Religion de l’Homme pour l’Homme », nous avons pu facilement infiltrer tous les secteurs humains dans tous les pays Occidentaux, et en modifier la base « Judéo-Chrétienne ». Le résultat est qu’aujourd’hui, cet Homme, qu’il fasse partie du Politique, de l’Economique, du Social, de l’Education, du Scientifique ou du Religieux, a déjà, depuis notre dernière Réunion de fin Juin 67, abandonné son héritage passé pour le remplacer par notre idéal d’une Religion Mondiale basée uniquement sur l’Homme. Coupé ainsi qu’il est dorénavant de ses racines historiques, cet Homme n’attend plus, en définitive, que lui soit proposé une nouvelle idéologie. Celle-ci, bien entendue, est la nôtre; celle du « Village Communautaire Global » dont il sera le « Centre ». Et c’est précisément ce que nous lui apporterons en l’encourageant à faire partie, « Corps et Ame », de ce « Réseau Electronique Mondial » où les frontières des Etats-Nations auront été à tout jamais abolies, anéanties jusqu’à leurs racines les plus profondes.

Pendant que cet homme égaré sera absorbé par son enthousiasme aveugle à faire partie de sa nouvelle « Communauté Mondiale » en faisant partie de ce vaste « Réseau d’Ordinateurs », pour notre compte, nous verrons, à partir des leviers supérieurs qui lui seront cachés, à le ficher, à l’identifier, à le comptabiliser, et à le rentabiliser selon nos propres objectifs.

Car à l’intérieur de cette « Nouvelle Société Globale », aucun individu ayant un potentiel de « Rentabilité » pour nous, ne pourra nous échapper. L’apport constant de la « Technologie Electronique » devra nous assurer de tous les moyens pour ficher, identifier, et contrôler tous les individus des populations de l’Occident. Quant à ceux qui ne représenteront aucune « Rentabilité Exploitable » par nous, nous verrons à ce qu’ils s’éliminent d’eux-mêmes à travers toutes les guerres intestines locales que nous aurons pris soin de faire éclater ici et là en nous ayant servi, et de la « Chute de l’Economie » des Etats-Nations, et des « Oppositions et des Revendications » des divers groupes composant ces mêmes Etats.

Voici donc la manière détaillée par laquelle nous procéderons d’ici 1998 pour paver la route à la naissance de notre « Gouvernement Mondial ».

1. – Décupler la « Société des Loisirs » qui nous a été si profitable à date. En nous servant de l’invention du « Vidéo » que nous avons financé, et des jeux qui lui sont rattachés, finissons de pervertir la morale de la jeunesse. Offrons-lui la possibilité de satisfaire maintenant tous ses instincts. Un être possédé par ses sens, et esclave de ceux-ci, nous le savons, n’a ni idéal, ni force intérieure pour défendre quoi que ce soit. Il est un « Individualiste » par nature, et représente un candidat parfait que nous pouvons modeler aisément selon nos désirs et nos priorités. D’ailleurs, rappelez-vous avec quelle facilité nos prédécesseurs ont pu orienter toute la jeunesse allemande au début du siècle en se servant du désabusement de cette dernière !

2. – Encourager la « Contestation Estudiantine » pour toutes les causes rattachées à « l’Écologie ». La protection obligatoire de cette dernière sera un atout majeur le jour où nous aurons poussé les Etats-Nations à échanger leur « Dette Intérieure » contre la perte de 33 % de tous leurs territoires demeurés à l’état sauvage.

3. – Comblons le vide intérieur de cette jeunesse en l’initiant, dès son tout jeune âge, à l’univers des Ordinateurs. Utilisons, pour cela, son système d’éducation. Un esclave au service d’un autre esclave que nous contrôlons.

4. – Sur un autre plan, établissons le « Libre-Echange International » comme étant une priorité absolue pour la survie économique des Etats-Nations. Cette nouvelle conception économique nous aidera à accélérer le déclin des « Nationalistes » de toutes les Nations; à les isoler en factions diverses, et au moment voulu, à les opposer farouchement les uns aux autres dans des guerres intestines qui achèveront de ruiner ces Nations.

5. – Pour nous assurer à tout prix de la réussite d’une telle entreprise, faisons en sorte que nos Agents déjà infiltrés dans les Ministères des Affaires Intergouvernementales et de l’Immigration des Etats-Nations fassent modifier en profondeur les Lois de ces Ministères. Ces modifications viseront essentiellement à ouvrir les portes des pays occidentaux à une immigration de plus en plus massive à l’intérieur de leurs frontières (immigrations que nous aurons d’ailleurs provoquées en ayant pris soin de faire éclater, ici et là, de nouveaux conflits locaux). Par des campagnes de Presse bien orchestrées dans l’opinion publique des Etats-Nations ciblées, nous provoquerons chez celles-ci un afflux important de réfugiés qui aura pour effet, de déstabiliser leur économie intérieure, et de faire augmenter les tensions raciales à l’intérieur de leur territoire. Nous verrons à faire en sorte que des groupes d’extrémistes étrangers fassent partie de ces afflux d’immigrants; ce qui facilitera la déstabilisation politique, économique et sociale des Nations visées.

6. – Ce « Libre-Echange » qui, en réalité, n’en est pas un car il est déjà contrôlé par nous tout au sommet de la hiérarchie économique, noyautons-le en « Trois Commissions Latérales »: [celle de l’Asie, celle de l’Amérique, celle de l’Europe]. Il nous apportera la discorde à l’intérieur des Etats-Nations par la hausse du chômage relié aux restructurations de nos Multinationales.

7. – Transférons lentement, mais sûrement, nos multinationales dans de nouveaux pays acquis à l’idée de « l’Economie de Marché », tels les pays de l’Est de l’Europe, en Russie et en Chine par exemple. Nous nous fichons bien, pour l’instant, si leur population représente ou non un vaste bassin de nouveaux consommateurs. Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir accès, en premier lieu, à une « Main-d’œuvre-Esclave » (à bon marché et non syndiquée) que nous offrent ces pays et ceux du Tiers-monde. D’ailleurs, leurs gouvernements ne sont-ils pas mis en place par nous ? Ne font-ils pas appel à l’aide étrangère, et aux prêts de notre « Fond Monétaire International » et de notre « Banque Mondiale » ? Ces transferts offrent plusieurs avantages pour nous. Ils contribuent à entretenir ces nouvelles populations dans l’illusion d’une « Libération Economique », d’une « Liberté Politique » alors qu’en réalité, nous les dominerons par l’appétit du gain et un endettement dont ils ne pourront jamais s’acquitter. Quant aux populations occidentales, elles seront entretenues dans le rêve du [Bien-Etre Economique] car les produits importés de ces pays ne subiront aucune hausse de prix. Par contre, sans qu’elles s’en aperçoivent au début, de plus en plus d’industries seront obligées de fermer leurs portes à cause des transferts que nous aurons effectués hors des pays occidentaux. Ces fermetures augmenteront le chômage, et apporteront des pertes importantes de revenus pour les Etats-Nations.

8. – Ainsi nous mettrons sur pied une « Economie Globale » à l’échelle mondiale qui échappera totalement au contrôle des Etats-Nations. Cette nouvelle économie sera au-dessus de tout; aucune pression politique ou syndicale ne pourra avoir de pouvoir sur elle. Elle dictera ses propres « Politiques Mondiales », et obligera à une réorganisation politique, mais selon nos priorités à l’échelle mondiale.

9. – Par cette « Economie Indépendante » n’ayant de Lois que nos Lois, nous établirons une « Culture de Masse Mondiale ». Par le contrôle international de la Télévision , des Médias, nous instituerons une « Nouvelle Culture », mais nivelée, uniforme pour tous, sans qu’aucune « Création » future ne nous échappe. Les artistes futurs seront à notre image ou bien ne pourront survivre. Fini donc ce temps où des « Créations Culturelles Indépendantes » mettaient à tout moment en péril nos projets mondialistes comme cela fut si souvent le cas dans le passé.

10. – Par cette même économie, il nous sera alors possible de nous servir des forces militaires des Etats-Nations (telles celles des Etats-Unis) dans des buts humanitaires. En réalité, ces « Forces » nous serviront à soumettre des pays récalcitrants à notre volonté. Ainsi les pays du Tiers-Monde et d’autres semblables à eux ne pourront pas être en mesure d’échapper à notre volonté de nous servir de leur population comme main-d’œuvre-esclave.

11. – Pour contrôler le marché mondial, nous devrons détourner la productivité de son but premier (libérer l’homme de la dureté du travail). Nous l’orienterons en fonction de la retourner contre l’homme en asservissant ce dernier à notre système économique où il n’aura pas le choix de devenir notre esclave, et même un futur criminel.

12. – Tous ces transferts à l’étranger de nos Multinationales, et la réorganisation mondiale de l’économie auront pour but, entre autres, de faire grimper le chômage dans les pays occidentaux. Cette situation sera d’autant plus réalisable parce qu’au départ, nous aurons privilégié l’importation massive des produits de base à l’intérieur des Etats-Nations et, du même coup, nous aurons surchargé ces Etats par l’emploi exagéré de leur population à la production de services qu’ils ne pourront plus payer. Ces conditions extrêmes multiplieront par millions les masses d’assistés sociaux de tous genres, d’illettrés, de sans abris.

13. – Par des pertes de millions d’emplois dans le secteur primaire; à même les évasions déguisées de capitaux étrangers hors des Etats-Nations, il nous sera ainsi possible de mettre en danger de mort l’harmonie sociale par le spectre de la guerre civile.

14. – Ces manipulations internationales des gouvernements et des populations des Etats-Nations nous fourniront le prétexte d’utiliser notre F.M.I. pour pousser les gouvernements occidentaux à mettre en place des « Budgets d’Austérité » sous le couvercle de la réduction illusoire de leur « Dette Nationale »; de la conservation hypothétique de leur « Cote de Crédit Internationale »; de la préservation impossible de la « Paix Sociale ».

15. – Par ces « Mesures Budgétaires d’Urgence », nous briserons ainsi le financement des Etats-Nations pour tous leurs « Méga-Projets » qui représentent une menace directe à notre contrôle mondial de l’économie.

16. – D’ailleurs toutes ces mesures d’austérité nous permettront de briser les volontés nationales de structures modernes dans les domaines de l’Energie, de l’Agriculture, du Transport et des Technologies nouvelles.

17. – Ces mêmes mesures nous offriront l’occasion rêvée d’instaurer notre « Idéologie de la Compétition Economique « . Celle-ci se traduira, à l’intérieur des Etats-Nations, par la réduction volontaire des salaires, les départs volontaires avec [Remises de Médailles pour Services rendus]; ce qui nous ouvrira les portes à l’instauration partout de notre « Technologie de Contrôle ». Dans cette perspective, tous ces départs seront remplacés par des « Ordinateurs » à notre service.

18. – Ces transformations sociales nous aideront à changer en profondeur la main d’œuvre « Policière et Militaire » des Etats-Nations. Sous le prétexte des nécessités du moment, et sans éveiller de soupçons, nous nous débarrasserons une fois pour toutes de tous les individus ayant une « Conscience Judéo-Chrétienne ». Cette « Restructuration des Corps Policiers et Militaires » nous permettra de limoger sans contestation, le personnel âgé, de même que tous les éléments ne véhiculant par nos principes mondialistes. Ceux-ci seront remplacés par de jeunes recrues dépourvues de « Conscience et de Morale », et déjà toutes entraînées, et favorables à l’usage inconsidéré de notre « Technologie de Réseaux Electroniques ».

19. – Dans un même temps, et toujours sous le prétexte de « Coupures Budgétaires », nous veillerons au transfert des bases militaires des Etats-Nations vers l’Organisation des Nations-Unies.

20. – Dans cette perspective, nous travaillerons à la réorganisation du « Mandat International des Nations-Unies ». De « Force de Paix » sans pouvoir décisionnel, nous l’amènerons à devenir une « Force d’Intervention » où seront fondues, en un tout homogène, les forces militaires des Etats-Nations. Ceci nous permettra d’effectuer, sans combat, la démilitarisation de tous ces Etats de manière à ce qu’aucun d’entre eux, dans l’avenir, ne soient suffisamment puissants (indépendants) pour remettre en question notre « Pouvoir Mondial ».

21. – Pour accélérer ce processus de transfert, nous impliquerons la force actuelle des Nations-Unies dans des conflits impossibles à régler. De cette manière, et avec l’aide des Médias que nous contrôlons, nous montrerons aux populations l’impuissance et l’inutilité de cette « Force » dans sa forme actuelle. La frustration aidant, et poussée à son paroxysme au moment voulu, poussera les populations des Etats-Nations à supplier les instances internationales de former une telle « Force Multi-Nationale » au plus tôt afin de protéger à tout prix la « Paix ».

22. – L’apparition prochaine de cette volonté mondiale d’une « Force Militaire Multi-Nationale » ira de pair avec l’instauration, à l’intérieur des Etats-Nations, d’une « Force d’Intervention Multi-Juridictionnelle ». Cette combinaison des « Effectifs Policiers et Militaires », créée à même le prétexte de l’augmentation de l’instabilité politique et sociale grandissante à l’intérieur de ces Etats croulant sous le fardeau des problèmes économiques, nous permettra de mieux contrôler les populations occidentales. Ici, l’utilisation à outrance de l’identification et du fichage électronique des individus nous fournira une surveillance complète de toutes les populations visées.

23. – Cette réorganisation policière et militaire intérieure et extérieure des Etats-Nations permettra de faire converger le tout vers l’obligation de la mise en place d’un « Centre Mondial Judiciaire ». Ce « Centre » permettra aux différents « Corps Policiers des Etats-Nations » d’avoir rapidement accès à des « Banques de Données » sur tous les individus potentiellement dangereux pour nous sur la planète. L’image d’une meilleure efficacité judiciaire, et les liens de plus en plus étroits créés et entretenus avec le « Militaire », nous aideront à mettre en valeur la nécessité d’un « Tribunal International » doublé d’un « Système Judiciaire Mondial »; l’un pour les affaires civiles et criminelles individuelles, et l’autre pour les Nations.

24. – Au cours de la croissance acceptée par tous de ces nouvelles nécessités, il sera impérieux pour nous de compléter au plus tôt le contrôle mondial des armes à feu à l’intérieur des territoires des Etats-Nations. Pour ce faire, nous accélérerons le « PLAN ALPHA » mis en œuvre au cours des années 60 par certains de nos prédécesseurs. Ce « Plan » à l’origine visait deux objectifs qui sont demeurés les mêmes encore aujourd’hui: Par l’intervention de « Tireurs fous », créer un climat d’insécurité dans les populations pour amener à un contrôle plus serré des armes à feu. Orienter les actes de violence de manière à en faire porter la responsabilité par des extrémistes religieux, ou des personnes affiliées à des allégeances religieuses de tendance « Traditionnelle », ou encore, des personnes prétendant avoir des communications privilégiées avec Dieu. Aujourd’hui, afin d’accélérer ce « Contrôle des Armes à Feu », nous pourrons utiliser la « Chute des Conditions Economiques » des Etats-Nations qui entraînera avec elle, une déstabilisation complète du Social; donc augmentation de la violence. Je n’ai pas besoin de vous rappeler, ni de vous démontrer, Frères, les fondements de ce « Contrôle » des armes à feu. Sans celui-ci, il deviendrait presque impossible pour nous de mettre à genoux les populations des Etats visés. Rappelez-vous avec quel succès nos prédécesseurs ont pu contrôler l’Allemagne de 1930 avec les nouvelles « Lois » mises en application à l’époque; Lois d’ailleurs sur lesquelles sont fondées les Lois actuelles des Etats-Nations pour ce même contrôle.

25. – Les dernières « Etapes » se rapportent à la « PHASE OMEGA » expérimentée à partir des expérimentations effectuées au début des années 70. Elles renferment la mise en application, à l’échelle mondiale, des « Armes Electro-Magnétiques ». Les « Changements de Climat » entraînant la destruction des récoltes; la faillite dans ces conditions, des terres agricoles; la dénaturation, par moyens artificiels, des produits alimentaires de consommation courante; l’empoisonnement de la nature par une exploitation exagérée et inconsidérée, et l’utilisation massive de produits chimiques dans l’agriculture; tout cela, Frères, mènera à la ruine assurée des industries alimentaires des Etats-Nations. L’avenir du « Contrôle des Populations » de ces Etats passe obligatoirement par le contrôle absolu, par nous, de la production alimentaire à l’échelle mondiale, et par la prise de contrôle des principales « Routes Alimentaires » de la planète. Pour ce faire, il est nécessaire d’utiliser l’Electro-Magnétique, entre autre, pour déstabiliser les climats des Etats les plus productifs sur le plan agricole. Quant à l’empoisonnement de la nature, elle sera d’autant plus accélérée que l’augmentation des populations l’y poussera sans restriction.

26. – L’utilisation de l’Electro-Magnétique pour provoquer des « Tremblements de Terre » dans les régions industrielles les plus importantes des Etats-Nations contribuera à accélérer la « Chute Economique » des Etats les plus menaçants pour nous; de même qu’à amplifier l’obligation de la mise en place de notre Nouvel Ordre Mondial.

27. – Qui pourra nous soupçonner ? Qui pourra se douter des moyens utilisés ? Ceux qui oseront se dresser contre nous en diffusant de l’information quant à l’existence et au contenu de notre « Conspiration », deviendront suspects aux yeux des autorités de leur Nation et de leur population. Grâce à la désinformation, au mensonge, à l’hypocrisie et à l’individualisme que nous avons créé au sein des peuples des Etats-Nations, l’Homme est devenu un Ennemi pour l’Homme. Ainsi ces « Individus Indépendants » qui sont des plus dangereux pour nous justement à cause de leur « Liberté », seront considérés par leurs semblables comme étant des ennemis et non des libérateurs. L’esclavage des enfants, le pillage des richesses du Tiers-Monde, le chômage, la propagande pour la libération de la drogue, l’abrutissement de la jeunesse des Nations, l’idéologie du « Respect de la Liberté Individuelle  » diffusée au sein des Eglises Judéo-Chrétiennes et à l’intérieur des Etats-Nations, l’obscurantisme considéré comme une base de la fierté, les conflits inter-ethniques, et notre dernière réalisation: « les Restrictions Budgétaires »; tout cela nous permet enfin de voir l’accomplissement ancestral de notre « Rêve »: celui de l’instauration de notre « NOUVEL ORDRE MONDIAL ».]

Fin du Document de Fin Juin 1985.

CONCLUSION…

Alors, le « PROTOCOLE DE TORONTO (6.6.6.) », mythe ou réalité ? Ce serait comme de demander si « Le Meilleur des Mondes » est lui aussi un mythe ou une réalité même s’il s’agit d’un roman. Pourtant, son auteur, a lui aussi eu accès à des « Documents » d’époque pour le créer. Son auteur savait bien que la révélation, la diffusion des informations qu’il possédait, mais sous une autre forme que celle du roman, aurait éveillé chez les populations, beaucoup plus de méfiance que d’acceptation. Et combien d’autres auteurs ont dû, eux aussi, user du même stratagème pour avertir leurs contemporains, et les générations futures ?
Alors, le « PROTOCOLE DE TORONTO (6.6.6.) », mythe ou réalité ?

L’urgence de la situation actuelle, celle engendrée par le début des « Restrictions Budgétaires » qui marque le commencement de la fin, la réalisation proche du « Nouvel Ordre Mondial Occulte », ne permettait pas la rédaction d’un roman (ce qui aurait pris trop de temps dans le contexte présent).
Mais l’impact provoqué quant à la révélation de ces « Documents » est tout de même important car, leur publication, aura pour effet de placer sur la défensive ceux qui en sont à l’origine.

Ce qui est souhaité, ici, c’est qu’au-delà de la désinformation véhiculée, et entretenue par des politiciens sans scrupules, et par des gens apeurés face à la possibilité de perdre des intérêts personnels, chaque lecteur puisse réfléchir, se regrouper avec d’autres semblables à lui, et prendre maintenant des moyens pour survivre face à ce qui vient.

Même si ma vie est en danger à cause de la diffusion d’informations comme celles-ci, la vôtre l’est encore plus par l’ignorance de ces mêmes informations.

Alors, le « PROTOCOLE DE TORONTO (6.6.6.) », mythe ou réalité ?

A vous de répondre…

A vous de voir, dans les événements récemment passés et futurs, si ces « Documents » appartiennent au domaine de la fiction ou de la réalité.

A vous de réaliser que la peur n’a d’autre objet que de vous paralyser, et de vous placer à la merci de ceux qui ne veulent que vous contrôler pour mieux vous asservir selon leurs intérêts qui, en fin de compte, ne sont pas les vôtres.

Alors, le « PROTOCOLE DE TORONTO (6.6.6.) », mythe ou réalité ?

Serge Monast / Journaliste d’Enquête / Fin Mars 1995.


Annexe n° 03

Benjamin H. Freedman

Discours donné en 1961 par Benjamin H. Freedman pour le magazine de l’époque Common Sense, à l’hôtel Willard de Washington DC.Benjamin Freedman est né en 1890 de parents juifs. Il devint un homme d’affaire newyorkais réputé au point d’être le principal propriétaire de la Woodbury Soap Company. Il rompit avec le sionisme international à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis passant la restant de sa vie à exposer les faits de l’influence sioniste en Amérique ; dépensant pour cela plus de $ 2.5 millions de sa propre poche. Mr Freedman ’’savait’’ dans le vrais sens du terme, car ayant évolué dans les plus grandes sphère de l’état et de la politique. Il fut d’ailleurs très familier avec Bernard Baruch, Samuel Untermeyer, Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, Joseph Kennedy et John F. Kennedy, ainsi que de nombreux autres figures marquantes de son temps.Benjamin H. Freedman
« Ici aux États-Unis, les sionistes et leurs coreligionnaires exercent un contrôle total sur notre gouvernement. Du à de multiples raisons, trop complexes et trop nombreuses pour les aborder maintenant ; les sionistes et leurs coreligionnaires règnent sur les USA comme de vrais monarques. Vous pourriez penser que c’est une accusation somme toute gratuite.

Alors permettez moi de vous raconter ce qui c’était réellement passé tandis nous étions tous endormis. La première guerre mondiale survint durant l’été 1914. Il y a ici peu de gens de mon age qui se souviennent de cela. Cette guerre fut menée d’un coté par la Grande Bretagne, la France et la Russie, et de l’autre coté par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie. En l’espace de deux ans, l’Allemagne avait remportée la guerre. Non seulement l’avait remportée nominalement mais aussi réellement. Les sous marins allemands, qui furent une totale surprise pour le monde, avaient balayé tous les convois de l’Océan Atlantique. La Grande Bretagne se trouvait sans munitions pour ses soldats, avec une dernière semaine de ravitaillement ; et après cela juste la famine. Au même moment l’armée française s’était mutinée. Ils avaient perdus 600 000 soldats à la fleur de l’age dans les batailles de défense de Verdun et de la Somme. L’armée russe avait désertée ; ils ne voulaient plus jouer à la guerre et avaient raccroché leur ‘jouet’ pour retourner à la maison ; d’ailleurs ils détestaient leur Tsar. Quant à l’armée italienne, elle s’était littéralement décomposée. Durant exactement la même période, pas un seul feu n’avait encore été tiré en territoire allemand, pas un seul soldat ennemi n’avait encore franchi la frontière allemande. Pourtant, l’Allemagne proposait un accord de paix. Ils offraient à l’Angleterre une paix négociée appelée par les juristes un ’’STATUS QUO ANTE BASIS ’’ signifiant, « cessons le combat et retournons aux conditions d’avant la guerre.»

Durant l’été 1916, l’Angleterre considérait sérieusement cette proposition. Ils n’avaient d’ailleurs pas le choix. C’était soit accepter cette offre de paix noblement proposée par les allemands, soit aller vers une défaite certaine. Tandis que cela ce discutait, les sionistes de l’Europe de l’Est rencontrèrent le British War Cabinet. Je vais être bref, car ceci est une longue histoire ; mais je détiens tous les documents prouvant mes déclarations. Ils dirent : « Écoutez-nous, vous pouvez encore remporter cette guerre….ne baissez pas les bras…vous n’êtes pas obligé d’accepter la proposition de paix faite par l’Allemagne. Vous pouvez gagner cette guerre si, l’Amérique viendrait à vos cotés en tant qu’allié. » Les USA étaient alors hors du conflit. Nous étions jeunes, nous étions innocents, nous étions puissants. Ils dirent à l’Angleterre : « Nous vous garantissons d’embarquer les USA contre l’Allemagne dans cette guerre, si vous nous promettiez la Palestine après la victoire ». En d’autres termes ils firent ce pacte : « Nous nous chargeons de ramener les USA en tant qu’allié ; le prix à payer sera la Palestine, après bien sur, la défaite de l’Allemagne, Autriche-Hongrie, et Turquie. » L’Angleterre avait autant de légitimité de promettre la Palestine à quiconque, qu’aurait les USA de promettre le Japon à l’Irlande pour quelque raison que ce soit. Il est absolument absurde que la Grande Bretagne, qui d’ailleurs n’a jamais eu aucun lien en quoi que ce soit ou même un intérêt quelconque, pas plus que de droit par rapport à ce qui est connu en tant que « Palestine » ; aurait à l’offrir comme part du gâteau pour payer les sionistes en service de leurs actions à faire combattre les USA contre l’Allemagne.

En Octobre 1916 cette promesse fut faite malgré tout. Peu de temps après cela, je ne sais pas combien de vous s’en souviennent, les USA qui était presque totalement ’’pro Allemand’’, soudainement entrait en guerre aux cotés des britanniques. Je répète que les USA était quasiment pro Allemand ; parce que les journaux étaient tous contrôlés par des juifs, les banquiers étaient juifs, toute l’industrie des mass média et de

l’information dans ce pays était sous contrôle juif. Et il s’avère que les juifs étaient pro Allemand. Parce que beaucoup d’entre eux étaient venus d’Allemagne, et ils ne rêvaient que d’une chose, voir les allemands déposer le Tsar. De tout temps les juifs n’aimaient pas le Tsar de Russie et ne voulaient pas le voir remporter la guerre. Ces banquiers juifs allemands, comme Kuhn&Loeb, et beaucoup d’autres banques américaines, simplement refusaient de financer la France ou l’Angleterre du moindre sou. Par contre, ils versèrent des sommes colossales à l’Allemagne. Ils avaient choisi leur camp depuis le début de la guerre. Ils dirent : « tant que l’Angleterre et la France sont liés avec la Russie, ils n’encaisseront pas le moindre Dollar». Ils procurèrent à l’Allemagne des fonds monétaires pour défaire la Russie. Donc, ces mêmes banquiers juifs réalisant la possibilité de décrocher la Palestine, se rendirent en Angleterre et firent ce pacte. A ce moment précis, tout changea, comme un feu rouge qui tournerait au vert. Quand bien même les journaux avaient été tous pro Allemand ; disant à l’opinion publique les difficultés qu’avaient l’Allemagne à combattre économiquement la Grande Bretagne et en d’autres secteurs. Soudainement les allemands devinrent mauvais, tout d’un coup ils étaient horribles, maintenant c’étaient des ‘‘Huns’’ qui se mettaient soit disant à tirer sur les ambulances de la croix rouge et découpaient les mains de bébé. Peu de temps après cela le président Wilson déclara la guerre à l’Allemagne. Les sionistes de Londres avaient alors envoyé un télégraphe aux USA à l’adresse du juge Brandeiss lui disant : « Occupez vous de Wilson, on a eu ce qu’on voulait de Londres. Débrouillez vous pour engager les USA dans le conflit». Voila comment les USA entrèrent dans la première guerre mondiale. Nous n’y avions aucun intérêt, nous n’avions aucun droit d’être dans ce conflit que d’être par exemple ce soir sur la Lune ou tout autre lieu que dans cette salle. Il n’y avait en aucune raison que ce soit, que la première guerre mondiale soit notre guerre. On nous piégea et nous y emmena à notre insu ; on nous parachuta dans ce conflit, ou si je puis être vulgaire, on nous ’’aspira’’ dedans. Nous étions ‘‘le dindon de la farce’’, le pigeon d’une arnaque tendue par le sionisme internationale ; tout simplement pour qu’il puisse s’accaparer de la Palestine. Ceci est quelque chose dont le public américain n’a jamais entendu parler. Ils ne furent jamais informés de la cause de notre participation à la première guerre mondiale. Après avoir fait entrer l’Amérique dans le conflit, les sionistes s’en allèrent au British War Cabinet en Angleterre et tinrent à peu prés ce langage:«Voila que nous avons effectué notre part du marché, nous voudrions avoir quelque garantie écrite prouvant que vous honoreriez à votre tour votre part du contrat et donc que vous nous céderiez la Palestine ; bien entendu après que vous aillez vaincu. » A ce moment précis, personne ne pouvait dire si la guerre allait durer une année ou dix de plus. Donc ils imaginèrent une sorte de facture, un genre de récépissé qui avait la forme d’une lettre écrite en des termes vicieux la rendant mystérieuse et incompréhensible pour tout le monde. Cela a été appelé la ’’Déclaration Balfour’’. Cette fameuse déclaration Balfour dont on a écrit tellement à propos, était simplement la promesse anglaise faite aux sionistes pour l’accord que ces derniers avaient passé pour embarquer les USA dans le conflit. Cette grandiloquente déclaration Balfour dont vous entendez parler abondamment est aussi factice qu’un billet de banque du jeu de Monopoly. Pour essayer d’être plus explicite, c’est la base de toute la crise. Les USA se jetèrent tête baissée dans la première guerre mondiale et l’Allemagne fut écrasée ; bien sur, après cela vous savez ce qu’il advint. A la fin de la guerre les Allemands s’en allèrent pour signer l’armistice à Paris, à la fameuse conférence de paix de 1919 à Versailles. Il y avait là cent dix neuf juifs représentant le sionisme international et à leur tête Bernard Baruch.

J’y étais à cette fameuse conférence de paix à Versailles. Je dois donc de le savoir.

Que s’y était il donc passé ? Durant cette conférence où l’Allemagne fut découpée et l’Europe divisée pour les nations prétendant y avoir un droit sur le territoire. Les sioniste aussi réclamèrent leur part du gâteau en prétendant : « Ne nous aviez vous pas promis la Palestine ? » C’est alors qu’ils produisirent leur preuve, révélant pour la première fois la déclaration Balfour devant des yeux allemands ébahis. C’est seulement à ce moment précis que les Allemands réalisèrent le genre de piège qu’il leur avait été tendu et la vraie cause de l’entrée des USA dans ce conflit. Ils comprirent alors l’étendue du coup qu’il leur a été asséné et souffrirent des terribles conséquences et des réparations de guerre qu’on leur affligea. Tous leurs malheurs venaient du fait que les sionistes voulaient la Palestine et étaient prêts à tout pour l’avoir. Ceci nous mène directement à faire un autre point. Quand les allemands constatèrent les faits ; bien sur ils s’en indignèrent. Il faut signaler qu’avant cet événement, les juifs ne s’étaient jamais mieux sentis plus libre qu’en Allemagne. Vous aviez Mr Rathenau qui était là bas peut être cent fois plus important en industrie et finance que Bernard Baruch ici. Vous aviez Mr Balin qui possédait les deux plus grandes lignes maritimes, la North German Lloyds et la Hamburg-American. Vous aviez Mr Bleichroder qui était le banquier de la dynastie impériale des Hohenzollern. Vous aviez les Warburg à Hambourg qui étaient des grandes banques du négoce, peut être les plus importantes au monde. Sans aucun doute on peut affirmer que les juifs se portaient comme un charme en Allemagne.

Les Allemands ne pouvaient pas digérer ce qu’il leur été fait et prirent cet accord secret comme une parfaite trahison. Cette trahison pourrait être comparée à une hypothétique situation ; à supposer que les USA serait en guerre contre la Russie. Et nous gagnerions. Mais nous proposerions à la Russie de tout laisser tomber et lui offririons une paix sur un plateau d’argent qu’elle ne pourrait refuser. Mais soudainement, la Chine populaire surgit dans la guerre aux cotés de la Russie. De cette intervention chinoise se dessina notre défaite. Une défaite cuisante, avec de lourdes réparations de guerre qu’aucune imagination humaine ne puisse accepter. Imaginez qu’après cette défaite on su que ces les chinois de notre propre pays, nos propre concitoyens qui tout le temps nous crûment loyaux à notre cause non seulement nous avaient vendus à la Russie et par-dessus le marché étaient responsables de l’intervention chinoise contre nous. Que ressentirions nous aux USA à l’égard des chinois. Je ne pense pas qu’aucun d’entre eux puisse avoir le courage de se montrer en public. Ils n’y auraient pas assez de réverbère pour les y accrocher. Imaginez notre réaction. Voila ce que ressentirent les Allemands pour les juifs ; eux qui ont été si généreux avec les juifs depuis 1905, date qui vit la première révolution communiste en Russie tourner au désastre quand les juifs ont du fuir de Russie pour trouver refuge en Allemagne où ils trouvèrent l’hospitalité et furent traités avec clémence. Et voila qu’ils vendent l’Allemagne dans une combine pour aucune raison autre que l’accaparement de la Palestine en tant que soi disant ‘‘foyer juif’’.

On a Nahum Sokolow, ainsi que tous les grands noms et grandes figures dont vous entendez parler au sujet du sionisme aujourd’hui ; ont en 1919, 1920, 1921, 1922 et 1923 écrits en inondant la presse de déclaration concernant la réaction allemande contre les juifs était du au fait qu’ils réalisèrent que leur défaite cuisante fut causée par l’initiative sioniste de l’entrée américaine dans la guerre. Les juifs eux même le reconnaissaient.

Et non pas qu’en 1919, les allemands soudainement découvrirent qu’un verre de sang juif avait meilleur goût qu’un Coca Cola ou qu’une bière munichoise. En aucun cas il s’agissait d’un sentiment religieux. Tout était politique et économique. C’était tout, sauf religieux. Personne ne se souciait en Allemagne si un juif rentrant chez lui irait réciter le « Shema Ysroel » ou bien le « Notre père ». Personne ne s’en souciait en Allemagne pas plus qu’en Amérique. Le sentiment qui s’était développé après la guerre en Allemagne se résumait en une seule et simple chose, les Allemands rendaient les juifs totalement responsables pour leur défaite cuisante. La première guerre mondiale avait été déclenchée contre l’Allemagne pour aucune raison que ce soit. Elle n’était coupable d’absolument aucune faute ; sauf à être excellente. Ils bâtirent une grande marine, ils établirent un commerce mondial. Vous devez vous rappeler que l’Allemagne au temps de la révolution française consistait en plus de trois cents petites villes-États, principautés, duchés, et ainsi de suite. Trois cents petites entités politiques éparpillées. Et entre le temps de Napoléon et Bismarck, ils s’étaient consolidés en un seul État ; ceci en l’espace de cinquante ans. Ils devinrent une des plus grande puissance mondiale ; leur marine rivalisait avec la Grande Bretagne, ils commerçaient tout autour du monde ; étant en mesure de surclasser quiconque et avec une plus grande qualité dans la production. Que c’est t-il donc réellement passé. Il eut une conspiration entre la Grande Bretagne, la France et la Russie, pour liquider l’Allemagne. Il n’y a pas un historien au monde qui puisse trouver une raison expliquant pourquoi ces trois pays décidèrent subitement de rayer l’Allemagne de la carte politique.

Donc, quand après l’armistice, l’Allemagne réalisa que les juifs étaient bel et bien responsables de sa défaite, évidement ils ne purent digérer ce coup de couteau dans le dos. Cela va de soit qu’ils eurent cette trahison accrochée en travers de la gorge ; comme tout sentiment résultant d’une trahison est difficilement explicable et tout aussi contrôlable. Toute fois, aucun juif n’avait été agressé et pas le moindre cheveu de juif n’avait été touché. Dans le livre du Professeur Tansill de l’université de Georgetown qui avait libre accès à tous les documents secrets du département d’État américain ; et citant des documents du département d’état écrits par Hugo Schoenfelt, un juif envoyé par Cardell Hull en Allemagne en 1933, afin d’enquêter sur l’existence des soi-disant camps de prisonniers politiques ; qui en fin de compte les trouva en parfaite santé. Ils se portaient très bien et d’ailleurs étaient très bien traités. Ces camps étaient remplis de communistes, dont la grande majorité s’avérait être juif. Tout simplement du fait qu’en cette période, pas seulement en Allemagne mais dans toute l’Europe, les communistes se trouvaient être composés à 98 pour cent de juifs. Évidemment il y avait aussi quelques prêtres, ecclésiastiques, chefs syndicalistes, francs-maçons et d’autres affiliations internationales. Un petit rappel historique serait de rigueur. Entre 1918 et 1919, les communistes prirent contrôle de la Bavière durant un courte période quand même. Rosa Luxembourg avec Karl Liebknecht à la tête d’un groupe d’autres juifs, gouvernèrent trois jours. En fait, à la fin de la guerre, le Kaiser s’était enfui en Hollande, tout simplement parce qu’il craignait que les communistes allaient s’emparer de l’Allemagne comme ils l’avaient fait en Russie et que, analogiquement, le même sort que le tzar lui serait réservé. Il prit donc la fuite par mesure de sécurité. Après que la menace communiste eut été balayée du sol allemand, les juifs étaient encore très actifs, essayant de recouvrer leur statut. Les allemands les combattirent en une lutte générale ; sans pour autant que ce soit physique où eurent touché un seul de leur cheveu. Ils les combattirent comme ici en Amérique, les lois prohibitionnistes avaient combattu les trafiquants d’alcool. Le combat était donc sans utilisation d’arme à feu, mais plutôt civil. Il en était de même pour le combat entre les allemands et les juifs. Rappelons quand même, qu’en ce temps là il y avait autour de 90 millions d’allemands pour seulement 460 000 juifs, qui représentaient donc à peu prés un demi pour cent de la population allemande. N’empêche qu’il contrôlaient toute la presse et la presque totalité de l’économie. Car étant venus en Allemagne après la guerre avec beaucoup d’argent, d’autant plus que la dévaluation drastique du Mark leur permit de tout acheter pour une bouchée de pain. Les juifs essayèrent de dissimuler ce fait. Ils ne souhaitaient évidemment pas que le monde sache qu’ils avaient trahis l’Allemagne et implicitement récoltèrent sa rancoeur. En toute logique de réflexivité, des mesures appropriées et conséquentes ont été prises par les allemands contre ceux qui les avaient vendus. En d’autre terme, ils les discriminèrent, évitèrent, identiquement comme nous discriminerions, éviterions, les Chinois, les catholiques ou quiconque dans ce pays qui nous auraient vendu à l’ennemi et aurait ainsi causé notre défaite.

En juillet 1933, une conférence du sionisme international fut organisée à Amsterdam. Les juifs du monde entier y participèrent. Ils s’adressèrent à l’Allemagne en des termes impératifs ; à savoir qu’ils — les sionistes — les sommaient de limoger Hitler et de faire réintégrer tout les juifs dans leur fonction, eussent-ils été communistes ou non. En aucun cas les sionistes ne permettraient aux allemands de les traiter de la sorte ; et en toute chose qu’il fallait considérer cet avertissement comme un ultimatum. On imagine aisément ce que fut la réponse des Allemands. Mais c’est la réaction juive qui allait être des plus étonnantes.

En 1933, quand l’Allemagne refusa de se plier aux exigences sionistes à la conférence d’Amsterdam qui se clôturera sans avoir entamé la résilience allemande. Le président de cette conférence et chef de la délégation américaine était Samuel Untermeyer, qui la quitta aussitôt pour aller aux USA et directement du bateau monta aux studios de la CBS (Columbia Broadcasting System) et donna un discours transmis sur tout le territoire américain. Dans lequel il dit : «le sionisme internationale maintenant appelle à la guerre sainte contre l’Allemagne. Nous sommes maintenant engagés dans une bataille sacrée contre les allemands. Nous allons les forcer à se rendre. Nous allons exercer un boycotte international contre eux qui les détruira du fait qu’ils dépendent exclusivement de leurs exportations. » Et c’est un fait que deux tiers 2/3 des besoins alimentaire allemands doivent être importés. Cela peut être obtenu qu’avec le produit de la vente de leur exportation. Donc si l’Allemagne n’exporte pas ; 2/3 de la population allemande mourrait de faim. Il n’y a simplement pas assez de nourriture pour plus de 1/3 de la population. Donc, cette déclaration, que j’ai devant moi, publiée le 7Aout 1933 dans le New York Times, faite par Mr Samuel Untermeyer qui n’avait pas froid aux yeux quand il dit: « ce boycotte économique est notre moyen d’auto défense ; le président Roosevelt l’a soutenu dans le programme de l’administration de reprise nationale. » Que certain d’entre vous s’en souviennent peut être ; où quiconque ne respectait pas les lois du New Deal se verrait boycotté. Lois qui furent déclarées inconstitutionnelles par la cour suprême américaine en ce temps là. Toutefois, les juifs de par le monde déclarèrent un boycotte contre l’Allemagne qui fut tellement efficace qu’on ne pouvait plus trouver en magasin un produit portant ’’ MADE IN GERMANY’’ (« Fait en Allemagne »). A ce sujet, un représentant de la Woolworth Company me rapporta qu’ils avaient du jeter des millions de Dollar en vaisselle dans la rivière ; parce que leur magasin aurait été boycottés si quiconque viendrait et aurait trouvé des assiettes portant la mention ’’ MADE IN GERMANY’’. Ils auraient tout simplement subit des manifestations avec des slogans « Hitler assassin » et ainsi de suite ; identiquement à ces sit-in qui se sont déroulés dans le sud. A un magasin appartenant à R.H Macy, sous contrôle d’une famille dénommée Strauss qui aussi s’avère être juif ; une dame trouva des bas de chez Chemnitz portant le ticket ’’ MADE IN GERMANY’’ ; et bien, c’était des bas de coton qui devaient avoir été stockés là depuis plus de vingt ans. Cela faisait un bout de temps que j’observais les jambes des dames, mais il y avait belle lurette que je n’en avais vu portant des bas de coton. On vit donc les magasins Macy’s boycottés, et où des centaines de gens manifestaient avec des banderoles portant les termes « Hitlériens » ou «assassin». Alors que jusqu’ici pas le moindre cheveu d’un quelconque juif n’avait été atteint dans toute l’Allemagne. Ils n’encouraient aucune souffrance, aucune famine, aucune agression, il n’y avait absolument rien. Naturellement les allemands s’étonnèrent ; qui étaient donc ces gens qui non seulement les soumettaient à un boycotte mais en plus jetaient tous leurs salariés au chômage ; bloquant leur économie et mettant à genoux leur commerce. Ils s’en offusquèrent, c’était un total désarroi. Évidemment ils dessinèrent des swastikas (croix gammée) sur les murs des magasins juifs. Pourquoi diable un allemand irait donner son argent à un commerçant faisant partie d’un blocus international poussant l’Allemagne à la famine ; la forçant à se plier aux exigences du sionisme qui voulait lui dicter quel chancelier elle devrait choisir. C’était tout simplement ridicule. Le boycotte dura un certain temps ; mais ce ne fut qu’en 1938, quand un jeune juif polonais fit irruption dans l’ambassade allemande à Paris pour tirer sur un diplomate allemand, le tuant de sang froid. Cet assassinat envenima les choses. Les allemands devinrent alors réellement durs avec les juifs et on vit donc en Allemagne des conflits entre juifs et allemands où des magasins juifs furent attaqués. A présent on doit faire le point ; personnellement je déteste utiliser le terme « antisémite » car ce terme est complètement dénué et dénudé de sens à mes yeux ; toutefois il représente quelque chose pour vous, donc je dois de l’utiliser. La seule raison expliquant le sentiment allemand à l’encontre des juifs est le fait qu’il étaient responsable pour la première guerre mondiale, ainsi que pour le boycotte international. Automatiquement ils étaient responsables pour la deuxième guerre mondiale ; et parce que cela devenait apparent il fut nécessaire que les juifs et les allemands s’engagèrent vers une issue menant directement à une sorte de confrontation qui inéluctablement verrait la désignation d’un seul vainqueur. Entre temps je vivais en Allemagne et je savais que les allemands avaient décidé que l’Europe resterait soit chrétienne, soit allait devenir communiste et pas une tierce option. Les allemand décidèrent qu’ils feraient leur possible pour la garder chrétienne. Ils commencèrent donc un nouveau programme de réarmement.

En novembre 1933, les américains reconnurent officiellement l’Union Soviétique qui commençait à devenir très puissant. L’Allemagne logiquement effrayée se réarma, appréhendant une éventuelle confrontation avec l’URSS ; pensant qu’elle aussi aller tomber dans le communisme. Identiquement à l’appréhension qu’aujourd’hui nous ressentons dans ce pays et qui nous fait maintenir un programme de défense de peur de devenir victime du communisme. Notre gouvernement dépense autour de $84 milliards en matière de défense. Mais défense contre qui ? Contre quelque 4 000 juifs de Moscou qui contrôlent la Russie et donc, dans leur logique déviationniste ont un contrôle sur plusieurs autres pays du monde. Si ce pays se dirige vers une troisième guerre mondiale, il faut savoir que personne n’en ressortira indemne ; et c’est une idée qui défie tout imagination.Je sais que la bombe nucléaire est mesurée en Mégatonne. Un Mégatonne est l’unité qui définit un Million de tonne de TNT. Nos bombes nucléaires actuelles ont des capacités de 10 Mégatonnes ou 10 Millions de tonnes de TNT; ceci quand ils ont été conçues initialement. Maintenant les bombes nucléaires ont une capacité de 200 Mégatonnes. Et Dieu seul sait quelles capacités possèdent les bombes soviétiques. Dés lors à quoi sommes nous confrontés. Si nous déclenchions une guerre mondiale qui risquerait de se développer en une guerre nucléaire, l’humanité n’y survivrait pas. Une telle guerre aurait elle la possibilité de voir le jour ? Cela aura lieu, car le rideau se lèvera pour le troisième acte. Le premier acte fut la première guerre mondiale ; le deuxième acte étant la deuxième guerre mondiale. Le ’’crescendo’’ va se jouer dans le troisième acte, en d’autre terme la troisième guerre mondiale. Le sionisme international et leurs coreligionnaires de par le monde sont déterminés à utiliser les USA une fois de plus afin de garder la Palestine en tant que tremplin de leur domination du monde. Cela est aussi vrai que je suis ici debout. N’étant nullement le seul à l’avoir lu ; mais nombreux ici parmi vous, ceux qui le savent aussi et cela est connu à travers le monde.

Qu’allons donc nous faire ? La vie que vous sauveriez sera peut être celle de votre propre enfant ; votre fils est peut être sur le chemin de la guerre ce soir et vous ne le savez pas. Comme d’ailleurs vous ne saviez pas qu’en 1916 à Londres, les sionistes firent un pacte avec le cabinet de guerre britannique, afin d’envoyer vos fils combattre en Europe. Le saviez vous alors ? Personne aux USA ne le savait. Il ne vous était pas autorisé de le savoir. Qui le savait ? Le président Wilson le savait, ainsi que le colonel House. Quelques autres hauts placés étaient au courant. Est-ce que je le savais ? J’avais une idée assez précise sur ce qui se tramait. J’étais ’’attaché’’ à Henry Morgenthau Sr, durant la campagne présidentielle de 1912 qui vit l’élection du président Woodrow Wilson. Les choses se faisaient savoir dans les bureaux. J’étais à la fois, bras droit de H.Morgenthau Sr, président du comité de finance et aussi ’’attaché’’ entre lui et Rollo Wells, le trésorier. Je fus assis dans toutes les réunions dirigées par le président Wilson siégeant en bout de table ; ainsi que tous les autres. Et je les entendais rabattre les oreilles du président Wilson avec ce qui allait s’appeler la taxe sur le revenu, ainsi que ce qui devait devenir les Réserves Fédérales, en passant par l’endoctrinement sur le mouvement sioniste. Le juge Brandeiss et le président Wilson étaient aussi proches que les deux doigts de ma main. Le Président Wilson n’était juste qu’un incompétent quand il fallait déterminer une situation et se faisait diriger comme un enfant. C‘est de cette façon qu’ils nous embarquèrent dans la première guerre mondiale. Alors que nous étions dans un profond sommeil, ils envoyèrent nos enfants là-bas se faire massacrer. Dans quel but ? Pour que les juifs puissent avoir la Palestine comme colonie. Ils vous ont tellement roulé dans la farine que vous ne savez plus où vous en êtes. Comme l’exemple d’un juge s’adressant au jury dirait : « Messieurs, si jamais un témoin est prouvé avoir menti, alors veuillez rejeter tout son témoignage. » Je ne sais pas de quel état vous venez, mais dans l’état de New York c’est comme cela que ça se passe. Si un témoin dit un seul mensonge ; alors tout son témoignage sera rejeté.

Quels sont les faits au sujet des juifs ? Je les appelle juifs juste pour vous ; car ils vous sont connus comme juifs. Mais je ne les appelle pas juifs moi même ; je m’en réfère en tant que ’’soi disant ’’ juif. Tout simplement parce que je sais qui ils sont réellement. Les juifs d’Europe de l’Est -composant 92 pour cent de l’entière population s’auto désignant ’’juif’’ sont à l’origine ’’Khazar’’. C’étaient une tribu belliqueuse vivant aux confins du territoire asiatique. Un peuple si hostile que même les asiatiques les chassèrent hors d’Asie vers l’Europe de l’Est. Là, ils établirent un grand royaume Khazar de plus de 1 300 000 kilomètre carré. En ce temps là, la Russie n’existait même pas ; pas plus d’ailleurs que la plus part des pays d’Europe. Le royaume Khazar était le plus grand pays d’Europe ; si grand et si puissant que les autres monarchies voulant entreprendre une guerre s’appuyaient sur les Khazars qui pouvaient leurs louer une armée de soldats. C’est vous dire combien ils étaient puissants. Ils étaient païens et exerçaient le culte Phallique ; ce qui est immonde et répugnant et de ce fait je ne voudrais plus m’avancer sur ce sujet maintenant. Mais c’était bel et bien leur religion, ainsi qu’elle fut la religion d’autres païens et barbares en ce temps là. Le roi des Khazars devint tellement dégoûté de la dégénérescence de son royaume qu’il se résolut à adopter une soi disant confession monothéiste. Entre soit la Chrétienté et l’Islam, ou ce qui est connu sous le nom de Judaïsme qui est vérité est le ’’ Talmudisme’’. En choisissant par pure hasard le choix du roi se porta sur ce qui est communément appelé le Judaïsme qui advint la religion d’Etat. Il envoya donc des gens étudier aux écoles talmudiques de Pumbedita et Sura et fit ramener des milliers de Rabbins, ouvrit des synagogues et des écoles et son peuple devint ce qu’on appelle maintenant ’’juif’’. Mais il n’y avait parmi eux aucun qui n’eut jamais mis le pied en terre sainte. Il n’y avait parmi ce peuple aucun dont l’ancêtre appartenait à l’histoire du vieux testament. Absolument pas un. Et il ont l’audace de s’adresser aux chrétiens et de leur demander de supporter une invasion armée en Palestine en prétendant : ’’Vous voulez aider à rapatrier le peuple élu de Dieu vers leur terre promise, leur foyer ancestral, n’est ce pas ? C’est votre devoir de chrétien. Nous vous avons donné un de nos enfants comme votre Dieu et Seigneur ; vous allez à l’église tous les Dimanches et vous vous agenouillez pour adorer un juif et nous sommes juifs’’. Alors que ce ne sont que des païens convertis au Judaïsme ; comme les irlandais se convertirent au christianisme. Il est juste ridicule de les appeler ’’peuple de terre sainte’’ ; comme il serait tout aussi stupide d’appeler les quelques 54 millions de chinois musulmans, des ’’Arabes’’. Mahomet mourut en 632 et depuis ce temps donc, plus de 54 millions de chinois à présent ont acceptés l’Islam comme foi. Maintenant imaginez que ces plus de 54 millions de musulmans de Chine soudainement décideraient de s’auto-proclamer ‘‘Arabe’’ ; vous diriez qu’ils sont lunatiques. Quiconque penserait que ces 54 millions de chinois sont arabes, doit être simplement dérangé. Parce que tout simplement ils n’ont fait qu’adopter la foi qui prend origine à la Mecque en Arabie. Tout comme l’avaient fait les irlandais quand ils devinrent chrétiens ; personne ne les avait jetés à l’océan ou bien avait importé une nouvelle espèce d’habitant. Ils ne devinrent un différent peuple en quoi que ce soit. Mais seulement le même peuple ayant accepté le christianisme comme confession. Ces Khazars donc, ces païens, ces asiatiques, ces turcos finnois étaient une race à la base mongoloïde qui fut chassés d’Asie vers l’Europe de l’Est. Après que leur monarque épousa la confession judaïque, ils n’avaient plus de décision en la matière et durent se soumettre à la même foi. Comme en Espagne, si le roi était catholique alors tout le monde devait l’être ; sinon il fallait quitter le territoire espagnole. Voila comment les Khazars devinrent ce qu’on appelle aujourd’hui ’’juif ’’. Maintenant imaginez combien ridicule est ce pour les grandes nations chrétiennes du monde d’affirmer : « Nous nous engageons à utiliser notre pouvoir et notre prestige afin de rapatrier le peuple élu de Dieu vers leur terre promise, leur ancestral foyer. »

Peut-il avoir un plus grand mensonge que celui là ? Tout simplement parce que contrôlant les journaux, les magazines, la radio, la télévision, l’imprimerie du livre, et surtout parce qu’ils dictent le prêche du clergé ainsi que le discours politique, qui d’ailleurs ont le même langage. Ce n’est donc pas étonnant que l’on croie ce genre de mensonge. Pareillement vous croiriez que le blanc est noir si vous l’entendriez assez souvent ; vous ne pourriez plus appeler noir, le noir ; vous accepteriez d’appeler le noir, blanc. Et personne ne pourra vous le reprocher. Ceci est un des plus grands mensonges que l’histoire ait connu. C’est la base de la misère qui dévore le monde.

Savez vous ce que font les juifs le jour de l’Atonement (jour du Jugement) que vous croyez si sacré pour eux. Je fus un des leur. Ce ne sont en aucun cas des ragots que l’on m’aurait rapportés ; je ne suis pas venu ici afin de raconter des histoires, ou bien pour propager une rumeur ; je suis ici dans un seul but qui est celui de vous exposer des faits. Quand le jour de l’Atonement arrive ; vous entrez dans une synagogue, puis vous vous tenez debout pour la toute première prière qu’on récite. C’est la seule prière faite dans une position debout ; et vous répétez trois fois une courte prière appelée ’’Kol Nidre’’. Dans cette prière vous liez un pacte avec Dieu tout puissant ; où, quelque soit le serment, l’agrément, ou bien l’accord qui se ferait dans les douze mois à venir se verrait être nul, sans effet, caduc, et ne serait en aucune condition honoré. Le serment n’a pas lieu d’être respecté ; l’accord ne sera pas suivi ; la parole donnée ne sera en aucune mesure tenue. Tout engagement n’aura ni effet ni force. Par ailleurs le Talmud stipule que, quelque soit la parole d’honneur donnée, ou bien l’accord entreprit, on doit de se rappeler le ’’Kol Nidre’’ ; prière récitée le jour de l’Atonement. Ainsi, automatiquement celui qui la récite se verrait totalement absout de toute conséquence et serait de ce fait déchargé de toute obligation de respecter sa parole. Donc, comment voulez vous dépendre de leur loyauté ; apparemment comme y dépendirent le peuple allemand en 1916. Nous récolterions les mêmes fruits empoisonnés, nous souffririons des mêmes vicissitudes que souffrirent les Allemands, et pour les mêmes raisons. »


ANNEXE  N°  04

Le Califat, Le Hejaz

et l’Etat-nation saoudi-wahhabite –

Par Sheikh Imran Hosein

INTRODUCTION

L’une des caractéristiques essentielles de la religion en l’Islam est l’insistance sur le fait que lorsqu’un peuple reconnaît Allah Le Très Haut comme «souverain» (al-Malik), ce peuple doit veiller à ce que l’État et toutes ses institutions se soumettent à l’autorité suprême d’Allah et à la loi suprême. Si l’État [laïque], au lieu d’Allah, est reconnu comme souverain, et qui est l’essence même de la laïcité, l’Islam déclare cela comme étant du Shirk (association), ce qui est le plus grand péché possible. Aujourd’hui, l’État moderne et laïque est mondialement reconnu comme souverain. Son autorité est reconnue comme souveraine, ainsi que sa loi. Et donc, aujourd’hui, l’humanité est dirigée par un Shirk politique mondial. Il s’agit, en fait, de l’un des signes majeurs que nous vivons maintenant dans l’âge du Dajjal : le faux Messie, ou l’antichrist, qui trompe l’humanité adorant autre qu’Allah Le Très-Haut. Il, Dajjal, est le cerveau de l’ordre mondial actuel sur lequel le Hadith déclare que 999 sur 1000 entrera dans le feu de l’enfer. Mais même les musulmans ne semblent pas au courant de cela. Quand les musulmans ont reconnus Allah comme Souverain, ils n’ont jamais reconnu la constitution, le parlement, la cour suprême, gouvernement, etc, comme souverain. La souveraineté d’Allah implique la suprématie de la religion de l’Islam et en particulier, la loi sacrée, ou charia. L’institution du califat symbolisait la suprématie de l’Islam sur l’État et sur la vie publique. Le calife, qui était connu sous le nom de Ameer ou Imam, était à la tête de la Jamaah, de la communauté des musulmans. Ils se sont portés allégeance envers lui à travers l’institution de baiy’ah. Le territoire sur lequel cette Jama’a se trouvait a été désigné Dar al-Islam. Il en est ainsi désigné parce que l’émir avait la liberté et le pouvoir de faire appliquer le droit sacré d’Allah dans ce territoire. La civilisation euro-chrétienne a également été fondée sur la reconnaissance de la souveraineté divine. Dans cette civilisation, cependant, c’est l’Eglise qui a été reconnu comme représentant de Dieu sur la terre, et l’État est donc subordonnée à l’Eglise. Mais l’Europe a connu un conflit entre la religion et l’État qui a abouti à la défaite de l’Eglise. La conséquence fut que l’Europe a connu une telle transformation révolutionnaire des fondements mêmes de la civilisation que l’État et la politique ont été sécularisé. Le dernier chapitre du conflit, qui a scellé le sort de la religion en Europe et qui a présenté une civilisation essentiellement athée, a été les révolutions américaine, française et bolchévique. La sphère de la religion a été réduit à chaque groupe et par culte, et le pape et le christianisme européen ont été exclus en tant qu’acteurs dans la conduite de l’Etat. Dieu n’était plus reconnu comme souverain (Al-Akbar). Au lieu de cela, dans le nouveau modèle d’État laïque, ce sont les gens qui sont devenus souverains. L’État est désormais al-akbar. Pour l’Europe : la laïcité; et pour l’Islam : le Shirk, le plus grand de tous les péchés! Il est étrange que le christianisme européen n’ait pas mis en place une grande lutte contre la destruction du modèle d’un Etat sacré créé par les prophètes David et Salomon (la Paix soit sur eux). Après le nouveau modèle européen d’une laïcité d’État et d’une société sans Dieu, l’Europe a alors lancé une croisade pour transformer le monde entier et pour le remodeler. Le reste du monde a été colonisé ou a perdu l’essentielle de sa liberté. Et finalement, le monde non-européen a également été sécularisé et rapidement réduit en une société sans Dieu. Cela comprenait le monde de l’Islam. En fait, le monde de l’Islam a été la cible privilégiée de l’Europe sans Dieu. Le processus de réduire le monde de l’Islam en une société niant Dieu a commencé avec la sécularisation de la vie publique. L’Empire ottoman était la cible. Il devait être détruit. Mais il ne pouvait pas être détruit tant que le Califat restait une institution puissante de l’unité musulmanes. Mais le califat devait être détruit. La destruction de l’Empire ottoman, qui a été effectué durant la Première Guerre mondiale, a abouti à l’émergence de l’Etat laïque de la Turquie. Le gouvernement a été constitué nationalistes sécularisés et occidentalisés turcs, qui ont travaillé main dans la main avec un mouvement « sous-terrain » juif. Ils ont d’abord réduit le Califat à un bureau qui ressemblait à celui du pape, puis supprimé. Mais le processus de sécularisation dans le monde de l’Islam a été scellé lorsque le Hejaz, en vertu de la règle d’Abdul Aziz ibn Saoud, a également rejoint Mustafa Kamal (Ataturk) dans le rejet de la suprématie de l’Islam sur l’État. Et saoudite, bastion de l’Islam, a également adopté le modèle d’un État laïque. La naissance de l’État de l’Arabie Saoudite a coïncidé avec la destruction de la Dar al-Islam qui avait été établie par le Prophète (Paix et bénédictions d’Allah soient sur lui). Quand le Hejaz était Dar al-Islam, tous les musulmans avaient le droit d’entrer sur ce territoire, il n’y avait pas besoin d’un visa. Il n’y avait pas une telle chose que cette souveraineté saoudienne. Il n’y avait pas une telle chose comme cette citoyenneté saoudienne. Le droit d’entrer dans toute zone du Dar al-Islam était l’un des droits que les musulmans avaient, comme le droit de résider dans le Dar al-Islam, ils n’avaient pas besoin de carte de séjour, ils avaient le droit de chercher des moyens de subsistance dans Dar al-Islam, ils n’avaient pas besoin d’un permis de travail, etc… La naissance de l’État de l’Arabie saoudite a abouti à la négation et l’élimination éventuelle de tous les droits des musulmans. La destruction du Califat et l’émergence de l’État de l’Arabie Saoudite ont été les événements qui ont changé la face même du monde de l’Islam, de telle manière que cela s’est traduit par un retour à la période pré-Hijri de la civilisation islamique. Aujourd’hui, Dar al-Islam existe nulle part dans le monde. Il serait, croyons-nous, correct d’affirmer que la différence fondamentale qui existe entre pré-et post-Hijri a été la création par le Prophète – saws – de Dar al-Islam (l’Islam de l’ordre public) à Médine. Mais le monde de l’Islam, comme le reste du monde non-européen, a aujourd’hui été intégré dans un système constitué de laïcité et de matérialisme dans l’organisation politique. En conséquence, Dar al-Islam n’existe plus aujourd’hui, pas même à La Mecque et Médine. Nous sommes donc en droit de conclure que le monde de l’Islam a en effet été renvoyé, dans son existence collective en tant que Ummah, en pré-Hijri. la civilisation islamique semble désormais entrer dans l’ère post-califat de son histoire. Et, comme elle était à la Mecque il y a quatorze siècles, la communauté musulmane dans le monde entier, est aujourd’hui soumise à un ensemble global Jahiliyah dominant le monde. Ce Jahiliyah est, bien sûr, moderne, post-chrétienne occidentale et d’une civilisation laïque et matérialiste. C’est peut-être avec une référence particulière à cet âge que le Prophète de l’Islam (saws) a dit : « Quiconque meurt sans avoir connu [l’institution de] Baiy’ah (serment d’allégeance de la Ûmmah envers un leader/Imam) a certainement une mort de jahiliyah », c-à-d : un décès dans une époque de jahiliyah pré-Hijri. Ce hadith du Prophète – saws – a été considéré comme authentique et d’une importance primordiale. Il a été utilisé par Al-Azhar pour justifier l’appel à une conférence internationale au Caire sur le califat islamique qui répondrait de manière appropriée à la décision de la Grande Assemblée nationale turque, en Mars 1924, d’abolir le califat. La Conférence elle-même, qui a eu lieu en 1926, a adopté des résolutions qui intègre cette déclaration du Prophète – saws – et ce qui a affirmé la nécessité d’établir le Califat, et par conséquent, la République islamique pour l’ordre public du monde musulman. Le défi que doit relever la Oumma aujourd’hui, est clair et net : c’est d’essayer de répéter le mouvement original de la Oumma et, par conséquent, le voyage de La Mecque à Médine, une fois de plus. En faisant cela, la Oumma re-réalise la mise en place de Dar al-Islam. Si cette Oumma est toujours prête à rétablir la suprématie de l’Islam sur l’État dans le monde musulman, il est impératif que les musulmans soient au courant de l’histoire de l’effondrement du califat et de son remplacement, au cœur de l’Islam, par le profane État-nation wahhabite en Arabie. Cette étude est d’une importance stratégique parce que les ennemis qui ont détruit le califat ont désormais leur yeux rivés sur le Hajj. Le Hajj a été effectué sans interruption depuis qu’il a été établi par le Prophète Abraham – as, il y a des milliers d’années. Le pèlerinage a continué même quand Saoud a embrassé l’idolâtrie. Les ennemis de l’Islam ont désormais comme objectif suprême, à long terme, la fin du pèlerinage à La Mecque. Abou Said al-Khoudri a rapporté un hadith du Prophète – saws – dans lequel il (le Prophète) déclare : « Les gens vont continuer à accomplir le Hajj et la Omra à la Ka’aba, même après l’apparition de Y’ajūj et M’ajūj (Gog et Magog). » Shu’ba a rapporté aussi : « L’Heure (dernier) ne sera pas établie jusqu’à ce que le pèlerinage à la Ka’ba soit abandonné. » (Bukhari) Notre étude sur le sujet nous a amenés à conclure que l’objectif d’arrêter le Hajj est désormais à la portée des ennemis de l’Islam. Tout ce qui est nécessaire pour que le but soit atteind est que la mosquée Al-Aqsa soit détruite. L’État Juif d’Israël peut le faire à tout moment. C’est juste une question de moment opportun. Le régime actuel en Arabie a habilement été entraîné dans une position non-réversible vis-à-vis de l’État juif. La destruction de la mosquée al-Aqsa se traduira par une plus grande opposition aux Saoudiens. Ils ne seront pas en mesure de contrôler la rage que les musulmans vont exprimer même lors du Hajj. Et pourtant, même si elle est considérée comme incapables de contrôler le Hajj, l’opposition interne au sein de l’Arabie Saoudite va utiliser efficacement le Hajj pour déstabiliser le régime. C’est le scénario qui poussera probablement les Saoudiens à arrêter le pèlerinage, cela afin de préserver leur domination. Si le monde de l’Islam venaient à perdre le Hajj, après avoir perdu le califat, il constituerait une nouvelle étape massive de retour à la jâhilîya de pré-Hijri Mecque. Notre situation en matière de sécurité va devenir tout aussi précaire qu’elle était en pré-Hijri. Seuls les plus forts survivront probablement à cette épreuve terrible ! Que pouvons-nous faire ? La première étape possible est de prendre pour contre-stratégie l’étude de l’Histoire et l’analyse critique de cette période où le califat a été perdu. C’est ce que nous essayons de faire dans ce livre.

CHAPITRE PREMIER

 

La diplomatie britannique a attaqué le califat d’Allah, le Tout-Puissant, car la religion de l’Islam parachevée avec le Prophète Muhammad – saws, pouvait établir sa suprématie sur tous ses rivaux. Cela nécessite la présentation préalable à la Oumma, de la suprématie de l’islam, tant dans le vie privée que publique des musulmans. Le siège du califat a fonctionné comme le symbole ultime de l’Islam comme une force dominante dans la vie publique. Sans le califat dans le monde, l’Islam n’aurait jamais gouverné. Et il y avait un lien permanent entre le califat et le contrôle des Haramain, c’est à dire, les territoires sacrés de la Mecque et Médine. Toute personne qui réussirait à rompre ce lien paralyserait l’institution du califat et, à terme, rendrait le monde musulman impuissants ! Durant ces 1 400 années de l’histoire de la Oumma du Prophète Muhammad, personne n’a jamais pu être nommé au Califat, ou a eu sa nomination légitimée par la Baiy’ah, ou un serment d’allégeance des musulmans, une telle personne n’a jamais eu le contrôle effectif, ou la capacité d’exercer un contrôle sur le Hedjaz en général et la Haramain en particulier. Le siège du Califat, et l’autorité au cours de la Haramain, ont pourtant toujours été indissociables dans la conscience politico-religieuse de la Oumma. Le lien indissociable avait aussi un fondement dans la charia, dans la mesure où le pèlerinage était une institution également obligatoire à tous les membres de la Oumma, et le Hajj impliquait un voyage physique au Hedjaz. Personne ne peut donc être reconnu chef suprême des musulmans sans l’autorité ni les moyens d’exercer la responsabilité de l’organisation et de l’administration du Hajj. Et bien entendu, pour la liberté et la sécurité des pèlerins, il est nécessaire de contrôler le Hedjaz. En conséquence, même lorsque le siège du califat a été transférée du Hedjaz à Koufa (Irak), à Damas, à Bagdad, au Caire puis à Istanbul, le khulafa (Calife) a toujours pris le plus grand soin à maintenir l’autorité et le contrôle sur le Hedjaz. Ce principe a continué sans interruption jusqu’à la chute de l’Empire Ottoman Islamique lors de la Première Guerre mondiale.

Maintenant, les ennemis de l’Islam prêtent une attention immense à l’étude et la compréhension du lien entre le califat (l’Islam comme puissance mondial) et le contrôle des Haramain, ils planifient leur stratégie diabolique afin d’abaisser l’Islam et de le réduire en une foi personnelle et privée, sans aucune autorité sur la vie publique. En d’autres termes, ils ont planifié leur stratégie pour séculariser l’Islam et pour pousser les musulmans à un mode de vie athée. Si la civilisation occidentale n’a jamais réussi à vaincre et contrôler l’Islam, en intégrant l’ensemble du monde de l’Islam dans le nouvel ordre laïc mondial qui a été créé par l’Occident, la stratégie exige toujours que Hedjaz soit soumis à l’influence occidentale, afin que le califat puisse être définitivement éliminé. Tant que la possibilité [ou l’espoir] d’un califat survit, il restera toujours un mal aux yeux de l’Occident… L’Islam pourrait toujours être mobilisé dans une force de combat efficace. Il y a un lien indissociable entre «pouvoir» et le califat de l’Islam! Les Britanniques, conscients de l’importance primordiale du Hedjaz et de l’Haramain, de la légitimité et de la survie du califat ottoman, ont concentré leur diplomatie de la Première Guerre mondiale pour arracher le Hedjaz en prenant contrôle du calife ottoman. Ceci a été réalisé lors de Sharif Hussein, le chérif ottoman nommé de La Mecque et arrière grand-père de l’actuel roi de Jordanie Hussein, qui a été induit avec succès par les Britanniques, à la rébellion contre le calife ottoman, puis invité à établir sa propre autorité sur le Hedjaz en vertu du pacte de protection britannique.

En 1916, pendant la Première Guerre mondiale, le calife ottoman a perdu le contrôle de La Mecque et Djeddah. Son contrôle sur Médine a été maintenue pendant toute la guerre et ne prit fin qu’en 1919, lorsque certaines troupes ottomanes dans la ville de Médine ont été amenés à se rebeller contre leur chef héroïque, Fakhri Pacha. Après le calife ottoman ait perdu le contrôle de l’Hedjaz, le califat a été tellement mutilé qu’il s’attardait à Istanbul pour simplement quelques années de plus, avant qu’il ne s’effondre. Et ce fut un succès vraiment remarquable de la diplomatie britannique. En 1919, les troupes britanniques, sous le commandement du Général Allenby, s’emparèrent de Jérusalem. Il est intéressant de noter qu’Allenby, en entrant dans la ville-sainte, a déclaré : « Les croisades sont enfin terminées ». S’il y avait encore le moindre doute du danger que l’Islam représentait pour la diplomatie britannique dans la péninsule arabique, cette déclaration d’Allenby aurait dû mettre à plat ces doutes. Qu’est-ce Allenby voulait-il dire ? Que l’Islam était désormais un tigre sans dents et que son destin serait maintenant de rester impuissant et, par conséquent, incapables de répondre à la perte de Jérusalem dans la manière dont Salâh Ad-Dîn avait répondu quand Jérusalem était prise par les croisés. Des Arabes avaient combattu au côté d’Allenby à Jérusalem arracher à la loi du calife ottoman. Ces Arabes attendaient maintenant de ravager la carcasse par la victoire britannique sur Istanbul. Ils convoitaient les lieux du Hedjaz, mais il était encore nécessaire d’attendre et de voir si le calife ottoman serait capable de retrouver la force nécessaire afin de réimposer son autorité sur le Hedjaz. Lorsque, le 3 Mars 1924, le califat ottoman fut aboli, il est devenu évident qu’il n’y avait plus danger. Et c’est précisément ce jour-là que les clients de la Grande-Bretagne ont commencé à se disputer la carcasse.

Le 7 Mars 1924, Sharif al-Hussein revendiquait pour lui-même le califat. Son titre le plus important était qu’il exerçait de facto un contrôle local sur le Hedjaz. Il peut aussi se vanter d’être hachémite et même d’appartenir au clan Banu Hashim, clan de la tribu des Quraysh à laquelle le Prophète Muhammad lui-même était lié. C’est avec ce poids parmi les oulamas que le Cadi de Transjordanie rapidement accepté la revendication et reconnu Hussein comme calife. Ses titres de compétences étaient d’une valeur douteuse aux yeux des masses musulmanes, mais ce qui a pesé lourd dans la puissance politique de la péninsule, c’est que le Chérif était un allié de la Grande-Bretagne, la super-puissance de la journée, et avait reçu un soutien financier considérable, un soutien diplomatique et un soutien militaire de la Grande-Bretagne dans sa révolte contre l’autorité ottomane dans le Hedjaz. En revendiquant pour lui-même le califat, Chérif Hussein a commis l’erreur monstrueuse de ne pas d’abord obtenir l’autorisation de la Grande-Bretagne. Chérif Hussein avait violé la règle de conduite de base pour son client allié. La Grande-Bretagne allait-elle réagir ? Maintenant, la diplomatie britannique dans Jaziratul arabes (la péninsule arabique) est multi-dimensionnelle et encore intégrée. Il y avait, tout d’abord, l’objectif d’arracher le contrôle de la Haramain du calife. Le but était d’affaiblir sa légitimité, et donc son influence et son contrôle sur le reste du monde de l’Islam, et ainsi de faciliter la défaite des Ottomans dans une guerre mondiale. En second lieu la Grande-Bretagne voulait un régime ami aux commandes du Hedjaz, afin qu’elle puisse mieux manipuler la politique de la péninsule. Enfin, la politique de la péninsule et la défaite des Ottomans ont été stratégiquement liées aux efforts du sionisme de forger un consensus diabolique avec l’Angleterre dans la poursuite de la création d’un Foyer national juif en Palestine. Et cette diplomatie intégrée a finalement été clair avec l’accord Sykes-Picot de 1916 et la Déclaration Balfour de 1917. Les «super-puissance» (du jour) et le soi-disant «peuple élu» seraient donc contraint d’embrasser une des conséquences capitales pour eux et pour le reste de l’humanité.  L’objectif de la diplomatie infiltrée a été de démanteler l’ensemble des lois public islamique de manière à rendre l’Islam impuissante face au dessein sioniste. Déjà, en conséquence directe de la pression européenne, les institutions islamiques intrinsèquement liées à l’ordre public avaient commencé en 1855, à être aboli dans l’Empire ottoman islamique,  par Ahl al-Dhimmah et d’al-Jizyah.

L’attaque contre l’institution du califat a été, par conséquent, un besoin vital pour que l’objectif ultime euro-juive soit atteint. Il était très clair pour les Britanniques et les sionistes, qu’un Foyer national juif (l’État juif d’Israël) ne pouvait être établie dans la région musulmane de Palestine, et ne ils ne pouvaient espérer y parvenir aussi longtemps que le monde de l’Islam avait un pouvoir « Khilafah » mobilisant de formidables ressources et une ferveur religieuse administrable en temps de guerre. Et le contrôle de l’Hedjaz, qui a été d’une importance primordiale dans la politique de la péninsule, était une question pour laquelle la diplomatie britannique avait une attention suprême. Mais la revendication du califat par le hachémite, Sharif al-Hussein, était incompatible avec les objectifs diplomatiques de la Grande-Bretagne, car il était toujours possible que cette revendication réussisse. Sharif al-Hussein aurait alors pu mobiliser le monde de l’Islam pour rétablir la République islamique de l’ordre public et Pax Islamica dans le cœur puissant de l’Islam, et ainsi de constituer une menace pour l’influence britannique et le contrôle sur de grandes parties de Dar al-Islam. Un monde de l’Islam revitalisé aurait également rendu le contrôle juif sur la Palestine et Jérusalem, impossible. Ainsi, la Grande-Bretagne a donné sa bénédiction à l’autre client de la péninsule, Abd al-Aziz Ibn Saoud, pour agir contre Hussein et lui arracher le contrôle du Hedjaz. Voilà l’art parfait de la double hypocrisie. Un client a été utilisé pour éliminer un autre client. La Grande-Bretagne avait gagné l’amitié d’Ibn Saoud en s’alliant pendant la guerre, et comme d’habitude, a l’aide d’une diplomatie financière (à savoir, la corruption). Ibn Saoud a reçu une somme mensuelle de 5000 livres sterling par le Trésor britannique en échange de sa neutralité bienveillante dans la rébellion d’Hussein, l’imposition de l’état hachémite sur le Hedjaz, et les efforts diplomatiques et militaires au côté de la Grande-Bretagne dans la péninsule à l’encontre de la République islamique de l’État Ottoman. Il a diaboliquement rationalisé cette violation manifeste contre l’ordre d’Allah – Le Très-Haut – et de Son Prophète (saws), en expliquant l’écart de la corruption comme Jizyah.

« Vous n’avez d’autres alliés que Dieu, Son messager, et les croyants qui accomplissent la Prière, s’acquittent de l’Aumône, et s’inclinent [devant Dieu]. » CORAN 5:51

La diplomatie britannique à l’égard d’Ibn Saoud s’est réalisée à des fins d’une importance stratégique beaucoup plus grande que la simple neutralité bienveillante dans la guerre et la disposition de l’imprudent Hussein Sharif. Ibn Saoud avait un potentiel bien plus grand que la Grande-Bretagne à d’exploiter, à la suite des réclamations de chérif Hussein pour le califat. Ce pouvoir saoudien dans le Nedjd, qui a surgi avec la prise de Riyad en 1902, a été le produit d’une ancienne alliance entre un chef de tribu et le chef religieux de la secte wahhabite puritaine et « fanatique ». Cette alliance assurait que les descendants du chef tribal exercent un pouvoir politique sur le territoire et que les affaires religieuses soient soumises à l’autorité des descendants de ce chef religieux. En conséquence, il était inévitable que les Saoudiens Najdi serait sous la pression des wahhabites cherchant par la force, à soumettre les coeurs en terre d’Islam (le Hedjaz), au fait que la vision wahhabite serait la vraie foi. La Grande-Bretagne n’était que trop heureuse de donner le feu vert à Ibn Saud pour déplacer ses forces contre Hussein quatre jours après qu’il se soit autoproclamé calife. Ibn Saoud était impatient de se retourner contre Hussein, car, aussi étrange que cela puisse paraître, le contrôle juif sur Jérusalem et le contrôle wahhabite sur Hedjaz avaient une face similaire. Les Britanniques veillaient maintenant à ce que les wahhabites saoudiens, régnent sur le Hedjaz et que le Califat ne réapparaisse pas. Les Britanniques avaient en outre calculé, que sans le Califat islamique le monde de l’Islam serait si affaibli qu’il ne pourrait jamais se mobiliser pour empêcher la création de l’État juif d’Israël. La Grande Bretagne savait aussi que les wahhabites, seuls, ne pourrait revendiquer le Califat avec un calife wahhabite et que cela serait toujours totalement inacceptable pour l’écrasante majorité des musulmans du monde entier. Par le retrait d’Hussein et le soutien à Ibn Saoud, la Grande-Bretagne poursuivait ses attaques incessantes contre l’institution du Califat islamique et la théocratie de l’ordre public. En quelques mois, Ibn Saoud a réussi à conquérir la Mecque, et Hussein [et se partisans] ont fui vers Jeddah. Les Britanniques sont finalement intervenu pour le retirer physiquement de la péninsule en lui offrant un confortable exil à Chypre. Et bientôt, Médine et Jeddah devenaient la propriété de l’Arabie-Wahhabite.

Plus d’un siècle plus tôt, cependant, l’alliance saoudo-wahhabite avait réussi à surmonter les défenses de Taëf et à La Mecque et il s’ensuivit un bain de sang étonnant. Les wahhabites, dans leur zèle fanatique, ont jugé qu’il était permis de tuer d’autres musulmans du Hejaz. Le Calife à Istanbul obtenu l’aide de Khédive (Égypte mamelouke), Muhammad Ali envoya une armée pour le Hedjaz, sous la direction de son fils Ismail. Les guerriers wahhabites saoudiens ont rapidement été chassés du Hedjaz vers le désert. Un siècle plus tard, cependant, il n’y avait pas de calife et tous les puissants groupes musulmans étaient sous la domination coloniale occidentale. Car Ibn Saoud jouissait de l’amitié et de la protection de la Grande-Bretagne, la super-puissance de la journée. Il n’y avait donc aucune possibilité, immédiate, de déloger les forces Arabe wahhabite de l’Haramain et du Hedjaz. Bien que Ibn Saoud agissait en toute sécurité aux commandes du Hedjaz, il était encore confronté à un problème vraiment formidable au début de son règne en 1924. Il a dû notamment élaborer une certaine stratégie qui pourrait permettre d’éviter la possibilité à long terme une répétition de la catastrophe qui avait eu lieu précédemment en Arabie-wahhabite. Il semblerait qu’il a d’abord pensé à une politique de conciliation avec les non-musulmans et une utilisation de son contrôle sur le Hedjaz pour faire avancer la cause de l’unité de la Oumma. Ainsi, peu de temps après la mainmise sur la Mecque et s’être assuré que les habitants du Hedjaz le reconnaissait en tant que sultan, il a émis une proclamation à l’ensemble du monde de l’Islam sur le fait que le Hedjaz, avec ses Haramain, appartenaient à tout le monde de l’Islam et que lui, Ibn Saoud, tenait les commandes du Hedjaz que comme une fiducie et au nom de l’ensemble du monde de l’Islam. Il a ensuite poursuivi en invitant tout le monde de l’islam a envoyer ses représentants à la Mecque. Sur la base de la consultation (shura) et Ijma (consensus), une société juste, une administration efficace et représentatif aurait pu être établie dans le Hedjaz.  Cette annonce importante était entièrement compatibles avec les dispositions de l’Ordre islamique publique. Le Hedjaz était encore le Dar al-Islam  établi par le Prophète. Il n’y avait encore aucune l’indication d’un État qui se prétenderait « souveraineté territoriale » sur le Hedjaz. Les droits des musulmans sur le territoire de Dar al-Islam étaient encore publiquement reconnus et respectés.

Mais malheureusement, ce souci d’unité du monde musulman et cette déclaration fervente concernant le statut du Hedjaz, ne représentaient pas les desseins réels de l’Arabie-Wahhabite sur le Hedjaz. Il s’agissait simplement d’un cas de « politique de l’opportunisme » conçu pour protéger l’Arabie- Wahhabites dans le sillage d’une initiative importante menée par Al-Azhar au Caire, peu de temps après l’abolition du Califat Ottoman. En effet, l’initiative Azhar avait des implications dangereuses pour les Ibn Saud et de l’État d’Arabie-Wahhabite. Il constituait également une problématique, une « ombre au tableau » pour les sionistes et la Grande-Bretagne. Al-Azhar a proposé de convoquer un congrès international Califat islamique (al-Mutamar Khilafah) au Caire, qui, entre autres, tentait de nommer un nouveau Calife dans le monde de l’Islam. Si les wahhabites étaient véritablement dévoué à l’Islam, ils auraitt salué cet effort d’Al-Azhar pour assurer la conformité, l’exigence essentielle de la charia, à savoir, l’établissement d’un Califat authentique. Les wahhabites ont longtemps soutenu que le califat post-Rashidoon était invalide parce que, entre autres, le Califat n’était pas constituée d’une manière qui est conforme aux exigences de la charia. Maintenant, le Califat valide était possible, mais lors du congrès islamique international pour discuter de la question du Califat et de l’effet de la nomination d’un nouveau calife, les wahhabites n’étaient pas enchantés par cette initiative. Ils auraient du entendre les possibilités de coopération et participer de façon sérieuse afin d’assurer que le Califat véritable soit rétabli. Mais les wahhabites n’avait pas un tel dévouement sincère à l’Islam. Leur attitude était une question de religiosité sélective, l’opportunisme, l’opportunisme et l’esprit de clocher. Les wahhabites savaient que le monde de l’Islam n’aurait jamais accepté un Calife wahhabite et, en conséquence, ils ont trouvé opportun de répudier une exigence essentielle de l’Ordre islamique publique. Ils ont mobilisé toutes leurs énergies à saboter le Califat possible lors du Congrès. Et leur stratégie a consisté à organiser un autre congrès rival à La Mecque au moment du pèlerinage de 1926. Cela signifiait que ce Congrès aurait lieu un mois après celui du Caire, ce qui rendait difficile pour les délégués d’assister aux deux conférences. La Conférence a donc été programmée pour coïncider avec le pèlerinage, et avec le soutien actif des Britanniques. De plus, ils ont exclues de l’ordre du jour du Congrès de la Mecque, la question du Califat. Cette tentative flagrante de saboter la Conférence du Caire et d’enterrer le Califat était une des preuves suffisammentes que les pouvoirs wahhabites soi-disant défenseurs de la charia et de l’Islam sonnaient creux. La réponse du monde de l’Islam, à savoir le Congrès du Caire pour le Califat de Mai-Juin 1926 et le Congrès rival de La Mecque de Juillet 1926, est un sujet qui mérite une recherche sérieuse. Combien la diplomatie britannique a-t-elle participé à garantir, par exemple, que l’importante communauté musulmane de l’Inde soutenant le Califat ottoman jusqu’à créé un formidable mouvement, reste à l’écart du Congrès du Caire. Très peu de recherches ont été faites sur ce sujet.

Ce qui était clair, toutefois, c’est que dans cette rivalité qu’était ce Congrès de La Mecque, a remporté une victoire tactique, une victoire qui a des implications énormes pour la survie même de l’institution du califat. Ceux qui organisait le Congrès du Caire tenaient à assurer la conformité du système de l’Islam dans l’organisation politique. Mais ils ont été incapables d’articuler une conception de l’Ordre islamique (Dar al-Islam) avec la conception d’un ordre islamique international, qui aurait pu convaincre un monde de l’Islam sceptique. Ceux qui ont organisé le Congrès à La Mecque, d’autre part, ne voulaient pas, parce que des groupes d’intérêts. Et au lieu de ça, ils ont choisi d’accepter le système rival, l’organisation politique émergeant de la civilisation occidentale moderne, et qui venait de s’infiltré jusqu’au Califat Ottoman même, à savoir le système laïque d’État. C’est seulement dans un système d’État-nation que l’Arabie-Wahhabites pouvait gagner la reconnaissance et la légitimité de leur domination sur le Hejaz et d’assurer ainsi la survie de l’Etat saoudien. Ils camouflaient leurs véritables desseins et conspiraient pour duper le monde de l’Islam. Et leur succès dans ce jeu de tromperie a été amplement démontré dans le caractère représentatif du Congrès de La Mecque. La victoire stratégique du Congrès de la Mecque dans sa rivalité avec le Congrès du Caire a joué un rôle important, ouvrant la voie au reste du monde de l’Islam, a finalement suivre l’exemple de Mustafa Kemal et son modèle d’Etat laïque : la Turquie.

L’histoire du monde de l’Islam depuis 1924, a subi, d’une part, les maux injectés en continu dans le corps de la Ummah à travers ce système d’organisation politique étrangère et, d’autre part, des tentatives naïves, confuses et superficielles de reconstruire un nouvel ordre islamique public sur les fondements laïques d’un système d’État-nation. Ce qui est ressorti de ces efforts était une tentative d’«islamisation» et d’établir un «État islamique» au sein d’un système d’Etats-nations. Mais ces deux objectifs étaient infructueux car ils étaient, et sont encore, impossible sans le retrait de l’essentiel du système d’État-nation. Les Dr Muhammad Iqbal et Maulana Abul Ala Maududi se sont aventurés dans l’Ijtihad pour la reconstruction d’un Etat islamique sur l’ordre public durant l’après-califat. Leurs efforts ont abouti à la notion de «l’État islamique». Malheureusement, les efforts pour établir l’État islamique a entraîné le système de l’Islam orthodoxe de l’organisation politique ou l’ordre public (c-à-d Pax Islamica et Dar al-Islam) dans l’obscurité totale. La conscience politique dans le monde de l’Islam étant gravement mise à mal, une immense confusion persiste jusqu’à nos jours.

CHAPITRE DEUX

 

a. L’effondrement du Califat ottoman et la montée de l’Etat-nation wahhabite en Arabie

De la façon dont le monde musulman a été préoccupé par la première guerre mondiale signifie qu’elle était beaucoup plus qu’une simple guerre européenne. Cette guerre a provoqué des bouleversements et des changements dans le monde de l’Islam sans précédent durant ses treize cents ans d’existence. Tout d’abord, la plus grande puissance musulmane et le siège du califat contemporain, l’Empire Islamique Ottoman, est entré en guerre au côté des puissances centrales. Bien que cette décision soulève encore quelques controverses car, jusqu’à la dernière minute, les dirigeants ottomans ont hésité à entrer en guerre, ou non, et si oui, de quel côté, il y avait des motifs pour spéculer sur un possible rôle anglo-sioniste dans l’affaire. Les dirigeants judéo-sionistes avaient fait un certain nombre d’efforts infructueux dans un accord avec le Calife pour le contrôle juif sur Jérusalem. Ils ont même proposé d’acheter la ville sainte. La Grande-Bretagne avait soutenu ces efforts juif et sioniste. Pour la Grande-Bretagne, les grands objectifs politiques et militaires étaient l’assujettissement du pouvoir de l’Islam (khilafah), la conquête de Jérusalem, et la création en Palestine d’un foyer national juif.

Les dirigeants ottomans prévisibles tentaient de mobiliser un soutien, pour leur effort de guerre, de l’ensemble du monde musulman. À cet égard, le 23 Novembre 1914, le cheikh al-Islam de l’État ottoman islamique a émis une fatwa et une proclamation déclarant le jihad à lutter contre les puissances alliées. La diplomatie britannique, toutefois, réussi à promouvoir et exploiter un nationalisme arabe dans la péninsule arabique comme un moyen efficace d’attaquer et d’affaiblir la formidable puissance de la fraternité islamique universel. Les arabes se révoltèrent donc contre la domination ottomane sur la base d’une offre britannique d’aide pour réaliser l’indépendance nationale. En moins de deux ans, après le début de la guerre, Sharif al-Hussein, soi-disant «roi des Arabes», ferme allié des Britanniques, et grand-père du roi de Jordanie Hussein, avait réussi à se révolter contre l’autorité ottomane et a été s’installer en tant que roi du Hedjaz, au cœur des terres de l’Islam.

Après la perte des villes de La Mecque et Médine, l’appel pan-islamique du calife ottoman subi des dommages irréparables. Les Britanniques poursuivirent leur succès dans le Hedjaz en installant le fils d’Hussein comme roi d’Irak et de la Transjordanie. Et 1919, le général britannique Allenby, avec les troupes arabes, combattant ensemble, marcha triomphalement sur Jérusalem et déclara que les croisades étaient finalement terminés. La Palestine resta un territoire sous mandat britannique (mandatée par la Société des Nations) jusqu’à ce que la Grande-Bretagne se retire en 1948 pour que les judéo-sionistes déclarent la création de l’Etat d’Israël.

L’Empire Ottoman Islamique a été gravement touché durant la guerre. Les Puissances alliées ont combiné leurs prouesses militaires avec une arme psychologique qui a eu des effets considérables pour l’Islam. Les Britanniques et les Français ont réussi à gagner le soutien militaire islamique de l’Inde, le Maghreb et d’autres régions, et ainsi, arabes et les musulmans non-arabes se sont battus contre leurs frères musulmans « turcs ». Le résultat fut que l’Empire Ottoman Islamique était non seulement défait, mais l’universalité de ses fondations islamiques étaient détruits. Sur les cendres de la défaite ottomane, les forces laïques et nationalistes turcs, dirigées par Mustafa Kamal, menèrent une guerre  »après la guerre » avec tant de détermination que les pouvoirs las de la guerre européenne, ne pouvaient pas intervenir sur leur opinion publique intérieure, et ne pouvaient rien faire pour les empêcher d’infliger une cuisante défaite aux grecs, et de gagner ainsi, la liberté turque. Le Traité de Lausanne, signé en 1924, donna une reconnaissance internationale à ce qui a été gagné par les armes turques sur le champ de bataille.

b. Les nationalistes turcs et le Califat.

Les forces nationalistes turcs ont été en conflit constant avec le sultan-calife pendant plus de cinquante ans, ils luttèrent pour limiter ses pouvoirs grâce à un ordre constitutionnel qui remplacerait ce qu’ils considéraient être une dictature. Les forces nationalistes turcs, essentiellement laïques dans leurs perspectives politiques, étaient impressionnés par ce qu’ils percevaient comme supérieur dans la civilisation occidentale. Dans le sillage de la perte des villes de La Mecque et Médine, les musulmans avaient tant combattu contre eux dans la guerre, qu’ils se sentaient libérés de tout attachement. Mais l’ordre politique de l’ancien modèle de Dar al-Islam, ou République islamique, ne tarda pas à être transformé, par à un modèle moderne de l’ouest, en Etat-nation laïque : la République de Turquie.

Dans une telle transformation, la séparation de « l’église » et de l’Etat fut inévitable, c’est le fondement même du modèle occidental. En 1922, la nouvelle Grande Assemblée nationale turque, fidèle au nouveau modèle, a introduit et nommé Abdul Mageed, calife pour servir en tant que chef de « l’Eglise islamique ». Son califat, cependant, a été dépouillé de tout pouvoir temporel. Inévitablement, le nouveau modèle devait décomposer dans le milieu islamique de la Turquie. Mais il n’a pas été, et n’est toujours pas possible de faire avec l’Islam, ce que les Européens ont fait avec le christianisme, après l’éclatement du Saint Empire Romain germanique. Le calife n’a pas été, et ne pouvait être, l’équivalent du pape. Il ne pouvait y avoir de place pour la laïcité politique dans le système islamique, car l’Islam ne reconnait pas la division Église/État.

Il est vite devenu évident que le nouveau modèle d’un État-nation moderne ne pourrait émerger si l’institution du Califat restait. Il est également apparu des preuves (comme le soutien britannique pour le Mouvement du Califat en Inde) que les ennemis de la République kémaliste cherchaient en même temps à utiliser le calife pour déstabiliser la République et, éventuellement, supprimer Mustafa Kamal. Les forces nationalistes turques se sont rapidement et clairement apperçu que l’État-nation dans le milieu islamique se trouvait dans le courage de prendre le contrôle de l’Islam. Il n’est pas surprenant, donc, que la Grande Assemblée nationale turque adopta, le 3 Mars 1924, une loi abolissant le Califat. L’article 1 de la loi prévoyait: « Le bureau du califat est aboli. Le Califat est composé dans le sens qui convient au gouvernement (Hukumah) et à la République (Jumhuriyyah) ». L’adoption de cette loi a marqué un moment décisif dans l’histoire de la Oumma.

Après une période de treize cents ans durant laquelle l’institution du Califat a été universellement reconnu par les musulmans comme essentielle à leur religion. Le monde de l’Islam se trouvait désormais, au XIVe siècle de son existence, sans un calife.

c) La réponse de l’Université Al-Azhar à l’abolition du Califat ottoman.

L’importance de l’abolition du Califat était telle, que l’article premier de la constitution disait : « le Califat a été remplacé par l’Etat laïque ». Une institution considérée comme une partie de la religion de l’Islam a été remplacée, sous l’impact de la pensée politique de la civilisation occidentale, par un système politique qui venait de l’Occident, et la terminologie (Hukumah et Jumhuriyyah) utilisée dans l’ancien modèle orthodoxe était maintenant récupérée dans un sens nouveau, pour s’adapter au nouveau modèle. Un aussi grand penseur que le Dr Muhammad Iqbal ne semble pas avoir bien compris la vraie nature du changement qui s’opérait.

Dans la mesure où le Califat faisait partie de la religion de l’Islam, il était très clair que la propagation massive d’innovations (du point de vue religieux) blâmables a été perpétré; cela suppose qu’il faut une réponse religieuse appropriée. Vingt-deux jours après le passage de la loi dans la Grande Assemblée nationale turque, le recteur de l’Université Al-Azhar au Caire a rencontré le leader des oulémas de l’Université et a émis la déclaration suivante : « Le Califat, qui est synonyme de l’imamat, est une direction générale (ri’asah) en matière d’al-Din et d’al-Duniya. Sa fonction fondamentale est de veiller aux intérêts de la Millat et à l’administration de la Oumma.» La désignation de ce « leadership » dans le bureau de l’imam a été défini comme suit : « …L’adjoint du promulgateur de la loi religieuse pour la défense de la foi, pour l’application de ses préceptes et pour l’administration des affaires banales comme le prévoit la Charia. […] L’Imam est l’Imam, en vertu du serment d’allégeance de la part de ceux qui ont le pouvoir de « lâcher et lier »(ahl al-Halli Wal- AQD), ou bien il peut être choisi par son prédécesseur pour lui succéder. […] L’imamat peut également être acquis par la conquête dans le sens où si une autre partie maître du calife usurpe sa place, le calife aurait perdu son mandat. Parfois, l’acquisition par la conquête est renforcée par le serment d’allégeance ou par le choix du précédent calife comme cela a été le cas avec la majorité des Califes du passé. » La situation concrète face à eux est la nomination, condamné comme hérétique sans précédent dans l’islam, d’Abdul Majid comme califat, un califat dépouillé de son pouvoir temporel, – cela prit en charge par la Grande Assemblée nationale turque, pour l’abolition du califat.

Étant donné que ces hérétiques sont totalement incompatibles avec les préceptes de la foi, les oulémas ont conclu qu’un Congrès islamique devait être organisée, à laquelle des représentants de tous les peuples musulmans devaient être invités, afin d’examiner sur quelles épaules le Califat islamique devrait être placé. Telle était donc la première réponse sérieuse du monde de l’Islam à l’abolition du Califat ottoman. Mais il est important de noter que la proposition constitue un changement important du comportement politique traditionnelle dans le modèle orthodoxe de l’Islam. On pourrait même la décrire comme une innovation. Les oulémas propose d’utiliser un Congrès islamique, quoique avec des représentants de tous les peuples musulmans qui participent, de nommer un nouveau calife. Jamais, depuis la première moitié du premier siècle de l’histoire islamique, un calife a été élu par le peuple. Et jamais dans toute l’histoire de l’Islam, une assemblée ou un Congrès de tous les peuples islamiques, n’avait élu un calif. La proposition s’est heurtée à des difficultés telles, que le Comité en charge de la planification pour le Congrès a substitué la question explosive de l’élection d’un nouveau calife, pour le moins controversée, à une simple analyse de la situation. La plus grande importance, cependant, c’est que pour la première fois depuis la période la plus lointaine de l’histoire du système politique musulman, l’idée a été avancée publiquement par un organisme prestigieux, que les affaires importantes de la Oumma pourraient être examinées, et que les décisions pourraient être prises, par une assemblée ou un congrès représentatif de tous les peuples musulmans.

Il est extrêmement difficile de déterminer si cela peut être attribuée à l’influence de la civilisation occidentale, comme Toynbee voudrait nous faire croire. Il n’en reste pas moins vrai que dans la mesure où le Congrès aurait utilisé la Choura (concertation) et l’ijma’ (consensus), il aurait été plus proche de l’Islam orthodoxe.

CHAPITRE TROIS

 

La Conférence, le Caire, mai 1926.

Le Congrès pour le Califat, qui a finalement eu lieu au Caire en mai 1926, avait inscrit à l’ordre du jour l’étude des éléments suivants :

1.La définition du Califat et des qualifications requises du calife.

2. Le Califat est-il une nécessité en Islam ?

3. Qu’est-ce que le pacte du Califat ?

4. Est-il possible à l’heure actuelle de constituer un Califat qui remplirait toutes

les exigences de la Charia ?

5. En supposant que la réponse au quatrième point soit négative, quelles

mesures devraient être prises ?

6. En supposant que le Congrès décide qu’il faut nommer un calife,

quelles mesures devraient être prises ?

Les délégués

Les délégués qui ont assisté au Congrès sont venu d’Egypte, de Libye, de Tunisie, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de l’Indes néerlandaises (aujourd’hui l’Indonésie), du Yémen, du Hedjaz (aujourd’hui en Arabie Saoudite), de Palestine, d’Irak et même de Pologne. Ont brillaient par leur absence de nombreux délégués de la Turquie, de la Perse (aujourd’hui l’Iran), de l’Afghanistan, du Nejd (aujourd’hui en Arabie Saoudite), ainsi que les communautés musulmanes de la Russie, la Chine et l’Inde. La Turquie a décliné l’invitation à participer prétextant que le pays n’avait pas de problème de Califat. La Perse, un pays chiite, n’a manifesté aucun intérêt pour le Congrès sunnite du Califat. Les musulmans de Russie, de Chine et de l’Inde, pourtant toutes des minorités vivant dans des milieux hostiles, ont adopté une position semblable. Ils sont restés loin de la conférence du Caire de mai 1926, qu’il considérait comme un simple exercice académique, un rassemblement dépourvu de tout pouvoir réel et peu susceptibles de leur offrir une aide et une protection concrète. Mais ils ont agit ainsi principalement en raison d’une conférence rivale organisée par un homme qui apparaissait comme une puissance véritable : ‘Abdal-Aziz ibn Saoud. En fait, il craignait pour sa vie, de voir la ré-émergence du Califat, car il venait d’arracher les villes saintes de La Mecque et Médine pour son palais royal.

Enfin, parmi les délégués présents au Caire, il y avait le chef de la Sanussi : al-Sayyed Idris al-Sanusi, désigné comme émir de Barka et de Tripoli. On disait qu’il était fort probable qu’il soit élu calife si le Congrès décidait d’en élire un.

Sessions du Congrès

Le Congrès s’est réuni en quatre sessions, les 13, 15, 18 et 19 mai 1926. La première session consistait à « examiner les propositions et les présenter devant le Congrès ». Le Comité a immédiatement proposé que les travaux du Congrès se tiendrait «dans le secret ». Cette proposition a été rejetée à la quatrième session avec le résultat que nous possédons, comme un document public.

La Deuxième Commission a examiné les articles 1, 2 et 3 de l’ordre du jour, et la Troisième Commission a examiné les points 4, 5 et 6. Les rapports de la Deuxième et Troisième Commissions et des discussions et des décisions fondées sur ces rapports ont constitué la base même du travail du Congrès. Et c’est l’analyse de ces rapports que nous avons maintenant.

Dans la définition de l’institution du Califat, la Deuxième Commission s’est fondée sur les écrits des savants tel que Al-Mawardi, d’Ibn Khaldoun et d’autres. Ils ont particulièrement mis l’accent sur le fait que le calife doit combiner dans son leadership «le temporel» ainsi que «le spirituel», et que, deuxièmement, il ne peut y avoir qu’un seul calife à la fois, puisque, entre autres, le rôle de l’institution du Califat est d’unifier la Oumma.