LE SOLEIL D’ALLAH BRILLE SUR L’OCCIDENT – NOTRE HERITAGE ARABE. Réponse à Mr Gueant

Lorsque la civilisation Musulmane était au summum, l'Europe était dans les ténèbres.

Préambule :

Le ministre de l’Intérieur Français, Claude Guéant a déclaré que « toutes les civilisations ne se valent pas ». Mais c’est quoi cette ineptie? Suite à un tollé général, il persiste et signe en visant la civilisation Musulmane.

Voila ou voulait en venir ce triste sire. Apparemment, ce guignol, ne connaît pas l’histoire. La civilisation Musulmane qu’il stigmatise et montre du doigt, doit sa relégation  » civilisationelle  » aux colonisations occidentales. Qui ont pris d’assaut les pays Arabo/Musulman afin de les dépouiller de leur religion, leur identité, leur culture, leur richesse, leur langue etc…

Et c’est grâce à l’Islam et aux Musulman que vous haïssez tant, que l’occident est à la position qu’il occupe aujourd’hui.

Pour votre gouverne, les bases de la science moderne ont étaient édifiés par les Musulmans. Mais comme vous êtes un ignare en histoire, je me permet de vous rafraîchir la mémoire par ce court passage du livre de Sigrid Hunke, aux éditions Albin Michel, 1963.

J’ai choisi exprès ce passage, car il me semble plus accessible à votre compréhension. Vous cité des choses très scientifiques, je ne pense pas que vous y compreniez quoi que ce soit. C’est trop dure pour votre esprit mesquin.

Publié par :  KAM

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LE SOLEIL D’ALLAH BRILLE SUR L’OCCIDENT

Le soleil d’Allah brille sur l’occident. notre héritage arabe. Albin Michel, 1963)

Parlez-vous l’arabe sans le savoir!?

La langue est un remarquable conservatoire des rencontres de cultures, un musée vivant. Les ports méditerranéens en témoignent tous les instants en maltraitant toutes les frontières linguistiques et, par la transgression de leurs règles, de créer une langue partagée. Ce texte de Sigrid Hunke met en scène les termes et les objets passés des Arabes vers les Occidentaux.

L’assaisonnement du quotidien

Des noms arabes pour des dons arabes.

 » Permettez-moi de vous inviter à prendre quelque chose dans ce café, chère madame ! Enlevez donc votre jaquette et prenez place sur le sofa au matelas garni d’une étoffe carmin. Le cafetier s’empressera de vous servir une tasse de café avec deux petits morceaux de sucre, à moins que vous ne préfériez une carafe de limonade bien glacée, ou encore un peu d’alcool ! Non ? Mais vous accepterez certainement une tarte aux abricots et aux bananes !

Mais bien sûr, cher ami, vous êtes aujourd’hui mon invité ! Puis-je vous offrir, pour commencer, un sorbet à l’orange ? Je crois que des artichauts feraient une entrée fort agréable. Et que penseriez-vous d’un chapon accompagné de riz et de barquettes aux épinards ? Pour le dessert je ne saurais trop vous recommander ce gâteau à la sauce d’arak. Et pour clore le repas, un moka. Mais, je vous en prie, installez-vous sur le divan.

Pourquoi, certes, ne vous sentiriez-vous pas parfaitement à l’aise, alors que tout ce qui vous entoure comme tout ce que je vous offre se trouve sur la liste des articles depuis longtemps inventoriés qui font partie de notre existence, et cela bien que nous les ayons empruntés à un monde étranger à savoir le monde arabe ? Le café qui vous sert quotidiennement de stimulant, la tasse dans laquelle vous versez ce noir breuvage, le sucre sans lequel vous ne sauriez aujourd’hui imaginer un menu, la limonade et la carafe, la jaquette et le matelas, c’est aux Arabes que nous devons de les connaître. Et ce n’est pas tout ! Dans la presque totalité du monde civilisé, ces articles portent encore leur nom arabe ! De même pour candi, bergamote, orange, quetsche, etc.

Rien d’étonnant, me direz-vous sans doute, à ce que certains fruits originaires des pays chauds (tout comme certains aliments ou boissons) nous viennent de l’Orient ; et pourquoi dans ce cas, ne conserveraient-ils pas leur appellation d’origine ?

Et lorsque vous avouez que, maté par la fatigue, vous vous étendez sur le sofa, le divan, l’ottomane ou dans l’alcôve, vous m’assurez que n’importe quel enfant saurait reconnaître l’origine étrangère de termes aussi extravagants. Mais savez-vous que, sans le vouloir, vous avez employé un autre mot arabe, un terme issu du jeu d’échecs (jeu que les Arabes nous ont appris, l’émissaire d’Haroun al-Rachid l’ayant, dit-on, introduit à la cour de Charlemagne), qu’échec vient de shah (le roi) et que le mot maté que vous avez employé vient de mat qui signifie tout simplement :  » Il est mort  » ? Alors, vous voyez : échec et mat !

Saviez-vous en outre que les sacs de maroquin que vous voyez dans ce magasin portent encore l’estampille des Arabes ? Quant aux étoffes exposées dans cette vitrine, en dehors des cotonnades, des mousselines, du mohair souple et duveteux, vous pouvez faire votre choix entre le satin élégant, le taffetas distingué, la moire chatoyante et le damas somptueux (de la ville de Damas), qui étalent à vos yeux toute une gamme de nuances depuis le jaune safran jusqu’au lilas en passant par l’orange et le cramoisi. Autant de délicates invites à nous souvenir de ceux auxquels nous devons des étoffes aussi utiles que précieuses sous leurs coloris éclatants, c’est-à-dire aux Arabes.

Savez-vous que lorsque vous entrez dans une pharmacie ou une droguerie, vous y trouvez quantité d’  » inventions  » arabes. Un simple coup d’ْoeil aux caisses et aux flacons du droguiste suffira à vous en convaincre : vous y verrez de la muscade, du cumin, de l’estragon, du safran, du camphre, de la benzine, de l’alcali, de la soude, du borax, de la saccharine, de l’ambre et bien d’autres drogues arabes dont vous usez quotidiennement. Savez-vous que nous désignons encore sous son nom arabe de laque, le vernis dont nous couvrons nos ongles, que l’aniline, la gaze, le talc et la ouate sont autant de noms arabes ?

Vous ne sauriez donc nier plus longtemps que le grand nombre de noms arabes qui émaillent notre langue désignent des articles d’usage courant dont les arabes nous ont révélé l’existence. Ni que ces articles aient apporté à notre vie quotidienne, jadis insipide, voire un peu sordide, maints agréments délicats qui l’ont littéralement assaisonnée, embellie par la couleur et le parfum, ni que celle-ci leur doive d’être plus saine et plus hygiénique en même temps que plus riche de confort et d’élégance. (Le soleil d’Allah brille sur l’occident. notre héritage arabe. Albin Michel, 1963)

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