Survivre au Nouvel ordre mondial : la périphérie arabe

Le sionisme est la plaie du monde

 

Préambule :

Jacob Cohen est un juif Marocain et antisioniste. Il ne cesse de denoncer les sionistes et leur ramification. Il est l’auteur notament du celebre livre : « Le printemps des Sayanim ».

Les sayanims c’est la diaspora juif à travers le monde et qui est sollicité de temps à autre par le mossad, dans le but d’avoir des renseignements selon où ce sayanim est employé.

Dans cet article J. Cohen est assez critique vis à vis des nations Arabe. Et ce à juste raison, car avec son immense richesse, le monde Arabe ne vole pas au secour de la Palestine. C’est honteux.

Non seulement la Palestine est abondonnée, mais ce qui est plus grave, c’est que certaines nations ont pactisées avec les sionistes.

L’histoire jugera et condamnera les renegats.

Publié par :  KAM

Jacob Cohen en conférence à Genève en mai  2012

Article placé le 25 fév 2012, par Mecanopolis

Invité en mai prochain à notre conférence Survivre au Nouvel ordre mondial – en compagnie de Pierre Hillard, Piero San Giorgio et Adrien Abauzit – Jacob Cohen nous livre ici un texte inédit qui introduit habilement le sujet qu’il viendra présenter.

Survivre au Nouvel ordre mondial : la périphérie arabe

Par Jacob Cohen

Il existe divers angles d’analyse du sujet. J’ai voulu privilégier le point de vue de la périphérie, en particulier arabe.

Le développement du capitalisme international nécessitait la conquête de nouveaux marchés. Essentiellement pour s’accaparer des matières premières. Trouver de nouveaux débouchés. Raffermir la domination militaire.

Le Moyen-Orient disposait de 2 atouts d’une importance vitale pour l’impérialisme. Les ressources stratégiques : pétrole et gaz. Les voies de communication : Canal de Suez et détroit d’Ormuz.

Lors de la première guerre mondiale, les puissances occidentales réussiront à chasser les Turcs de la région et à se partager les territoires. Accord Sykes-Picot entre la France et l’Angleterre en 1916. Déclaration Balfour en 1917. Création de la Transjordanie. Démembrement de la Grande Syrie. Amputation de l’Irak. Accords de sécurité entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite pour la pérennité de la monarchie et la mainmise américaine.

Deux dangers à l’époque pouvaient contrarier les intérêts de l’Empire : L’influence soviétique et l’Union des Etats arabes : le mythe et le rêve des années 50 incarné par Nasser.

Les contre-attaques de l’Empire sont impitoyables.

D’abord étouffer toute révolution nationaliste. Mossadegh est renversé par la CIA en 1953 en Iran. Il avait eu le tort de vouloir nationaliser le pétrole.

Et surtout briser l’influence de Nasser qui voulait unifier le monde arabe et le rendre maître de son destin. La campagne de 1956, alliance et campagne militaire France-Angleterre-Israël, sera un premier coup de semonce. La guerre de 1967 le brisera définitivement et enterrera ses rêves. Il mourra 2 ans plus tard.

La fin de l’URSS va laisser les mains libres à l’Empire. L’Irak, comme seule puissance de la région à pouvoir tenir tête à Israël, sera écrasé.

La domination occidentale n’aurait pas pu se faire sans cet allié stratégique, cette base avancée de l’Empire qu’est Israël.

Ce pays a été le chien de garde de l’Occident. L’Egypte a été vaincue et soumise, alléchée par une « aide » de 2 milliards de $ par an. La Jordanie a été depuis 1947 le vassal d’Israël, le trône hachémite, création des Britanniques, pouvant être emporté par une chiquenaude sioniste. Les monarchies du Golfe, en dehors d’une phraséologie creuse, ont accepté le fait accompli israélien et même son expansionnisme. La « révolution palestinienne » était pour elles synonyme de désordres et d’incertitudes. Le Maroc, comme la Tunisie de Ben Ali, ont noué des liens avec Israël sans contrepartie.

Les pays arabes, qui possèdent des centaines de milliards dans les banques étrangères, ne sont même pas fichus de donner quelques centaines aux Palestiniens. Lorsque la Palestine a été admise à l’UNESCO, ils ont eu la trouille de suppléer à la menace américaine de suspendre leur contribution de 70 millions de $.

Israël a été une réussite exceptionnelle en termes de sous-traitance dominatrice de l’Empire. Mais cela pourrait être aussi un élément de sa chute ou de son affaiblissement. Le nouvel ordre mondial, on peut l’attaquer ou le subvertir de diverses manières. Tous les combats ont leur importance et se complètent. Mais il est un élément qui me paraît intéressant et potentiellement explosif. A l’instar des tactiques de guérilla, on pourrait titiller, voire ébranler l’Empire par la périphérie.

Il se trouve qu’Israël est une pièce maîtresse dans le dispositif qui couvre une région qui va de la Mauritanie jusqu’aux frontières pakistanaises. Ce pays monte la garde au bénéfice de l’Empire. Or Israël ne paraît pas aussi invulnérable qu’il en a l’air.

D’abord c’est un pays qui perd de sa légitimité sur le plan international. Cela peut paraître anecdotique dans un monde où règnent la violence et le cynisme. Mais jusqu’à preuve du contraire, nous disposons d’une marge de manœuvre non négligeable. La perte de la légitimité a des conséquences telles que l’Union européenne est obligée de cacher les sondages qu’elle fait réaliser et qui désignent Israël comme la plus grande menace à la paix.

Affaiblir Israël, c’est affaiblir l’Empire et rendre aux peuples arabes leur liberté au niveau de leur politique étrangère. (Egypte, Tunisie, Jordanie).

Comment affaiblir Israël ? Par des campagnes de délégitimation. Multiplier les colloques dans les universités. Sur l’occupation, la détention administrative, la colonisation, la mainmise sur l’eau, l’apartheid. Rendre l’apartheid sioniste concret dans ses manifestations. Imposer le terme chaque fois qu’on parle de la Cisjordanie occupée.

N’oublions pas que les universités forment les élites de demain.

Faire en sorte que plus aucune université ni aucun département n’entretienne la moindre relation académique avec leurs homologues israéliens.

Elargir le champ du boycott aux syndicats, aux artistes, aux écrivains, etc.

Pourquoi j’insiste sur ce boycott ciblé ?

Parce qu’il est à notre portée.

Parce qu’il fait très mal à la société israélienne.

Parce qu’une fois le concept admis, il pourra s’élargir à d’autres couches politiques et économiques. Rappelons que tous les accords entre Israël et l’Union européenne sont soumis à l’obligation par les parties de se conformer au droit international. Pourquoi pas demain une résolution liant les accords économiques au respect des obligations internationales ?

On peut aussi contrer la mainmise israélienne et son influence pernicieuse sur les médias et les autres couches de la société en décryptant certaines de leurs méthodes. C’est pour cela que j’ai écrit le printemps des sayanim dont je dirai quelques mots.

Plus un empire s’étend, plus il est obligé de déléguer le maintien de l’ordre à des vassaux. L’empire romain a aussi été vaincu par son incroyable expansionnisme. L’Empire actuel peut aussi être ébranlé, secoué, déstabilisé, en s’attaquant à ses appuis dans la périphérie.

Jacob Cohen, pour Mecanopolis

Jacob Cohen est un écrivain juif marocain. Militant antisioniste, il est notamment l’auteur du livre Le printemps des Sayanim.

SOURCE  :  Mecanopolis

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