le biomimetisme au service de la technologie

LORSQUE LA TECHNOLOGIE S’INSPIRE DE LA CRÉATION DIVINE.

MON GRAIN DE SEL :

Le chercheur en théologie le Professeur Haroun Yahya, nous gratifie d’un très bel article sur le biomimétisme. Dans cet article nous nous apercevons que l’homme est un parfait copieur. Il c’est toujours inspiré de la création dans ses recherche sur tel ou tel sujet.

Depuis la nuit des temps, l’homme a cherché à voler comme les oiseaux, à aller sous l’eau comme les poissons, ou à améliorer son habitat en étudiant le corps de certaines espèces animales.

les résultats sont parfois édifiants. Et cela nous montrent que le hasard, n’a pas sa place dans la création. Qu’il y a bien un créateur à l’origine de notre présence sur terre et de tout ce qui nous environne, n’en déplaise aux Darwinistes adepte de la théorie de l’évolution qui n’a aucun sens

Publié par  :  KAM

BIOMIMETISME

 

La technologie imite la nature

 

Par le professeur : HARUN YAHYA

 SOMMAIRE

INTRODUCTION

CHAPITRE 1:

MATÉRIAUX INTELLIGENTS

CHAPITRE 2 :

LE MODÈLE DES PLANTES ET LE BIOMIMÉTISME

CHAPITRE 3 :

BOÎTES DE VITESSE ET TURBORÉACTEURS DANS LA NATURE

CHAPITRE 4 :

L’UTILISATION DE VAGUES ET DE VIBRATIONS

CHAPITRE 5 :

CRÉATURES VIVANTES ET technologies DE VOL

CHAPITRE 6 :

CE QU’ON PEUT APPRENDRE DES ANIMAUX

CHAPITRE 7 :

LES ORGANISMES qui surpassent LA TECHNOLOGIE

CHAPITRE 8 :

BIOMIMÉTISME ET ARCHITECTURE

CHAPITRE 9 :

ROBOTS QUI IMITENT LES CRÉATURES VIVANTES

CHAPITRE 10 :

LA TECHNOLOGIE DANS LA NATURE

 

 Definition du Biomimétisme:

Le biomimétisme est la science qui imite les organismes vivants présents dans la nature. Cette nouvelle branche est de plus en plus abordée au sein des groupes d’experts et ouvre

de nouveaux et importants horizons pour l’humanité.

Alors que le biomimétisme émerge, en imitant la structure des systèmes vivants, il représente un échec considérable pour les scientifiques qui soutiennent la théorie de l’évolution. Selon les partisans de cette théorie, il est absolument inconcevable que l’homme – considéré comme le dernier chaînon sur l’échelle de l’évolution – puisse s’inspirer (et encore moins imiter) d’autres créatures vivantes qui,

selon eux, sont bien plus primitives que l’homme.

Ce livre aborde les avancées réalisées par la technologie sur le modèle de la nature et examine les systèmes parfaits qui ont été peu remarqués jusqu’ici et ont existé depuis que la première cellule vivante est apparue sur terre. Ce livre décrit également la manière dont les divers mécanismes naturels et performants qui déconcertent les partisans de la théorie de l’évolution résultent tous de la création unique de notre Seigneur.


INTRODUCTION

Imaginez que vous veniez d’acheter un modèle très complexe de maquette d’avion. Comment allez-vous procéder pour assembler tous ces petits éléments ? Tout d’abord vous allez certainement étudier les illustrations représentées sur la boîte. Puis, vous allez suivre les instructions données afin de réaliser cette maquette de la meilleure façon possible et en évitant toute erreur.

Même sans instructions, vous pouvez vous en sortir si vous possédez déjà une maquette d’avion similaire. La conception de votre premier avion peut être utile pour assembler tout autre modèle par la suite. De la même façon, utiliser un modèle naturel parfait permet de concevoir plus rapidement un équipement technologique ayant les mêmes fonctionnalités et ce, de la meilleure manière. Conscients de fait, la plupart des scientifiques et des chercheurs en développement étudient les exemples des créatures vivantes avant de se lancer dans toute conception nouvelle et imitent les systèmes et structures de la nature. En d’autres termes, ils examinent les créations d’Allah à travers la nature et ainsi inspirés, ils continuent à développer de nouvelles technologies.

Cette approche a donné naissance à un nouveau pôle scientifique : le biomimétisme, c’est-à-dire la science qui imite les organismes vivants présents dans la nature. Cette nouvelle branche est de plus en plus abordée au sein des groupes d’experts et ouvre de nouveaux et importants horizons pour l’humanité.

Tandis que le biomimétisme émerge en imitant la structure des systèmes vivants, il représente en même temps un échec considérable pour les scientifiques qui soutiennent la théorie de l’évolution. Selon les partisans de cette théorie, il est absolument inconcevable que l’homme – considéré comme le dernier chaînon sur l’échelle de l’évolution – puisse s’inspirer (et encore moins imiter) d’autres créatures vivantes qui selon eux, sont bien plus primitives que l’homme.

Si des créatures vivantes plus évoluées prennent modèle à partir de créatures « primitives », cela signifie que nous allons construire nos technologies futures à partir de « sous-organismes », ce qui constitue une violation fondamentale de la théorie de l’évolution dont la logique soutient que les créatures vivantes trop primitives pour s’adapter à l’environnement s’éteignent rapidement, tandis que les créatures plus évoluées survivent et se développent.

La notion de biomimétisme qui place les partisans de la théorie de l’évolution au centre d’un cercle vicieux, commence à se répandre et à dominer la pensée scientifique. Ainsi, une autre branche a également vu le jour : la biomimétique ou la science qui consiste à imiter le comportement des créatures vivantes.

Ce livre aborde les progressions réalisées par le biomimétisme et la biomimétique qui prennent modèle sur la nature. Il examine les systèmes parfaits, bien que peu remarqués jusqu’à présent et qui ont existé depuis que la première cellule vivante est apparue sur terre. Ce livre décrit également la manière dont les divers mécanismes naturels et performants qui déconcertent les partisans de la théorie de l’évolution résultent tous de la création unique de notre Seigneur.

Qu’est-ce que le biomimétisme ?

Le biomimétisme et la biomimétique visent à résoudre les problèmes en examinant puis en imitant ou en s’inspirant des modèles présents dans la nature.

Le biomimétisme est le terme utilisé pour décrire les substances, équipements, mécanismes et systèmes au moyen desquels les humains imitent les systèmes naturels et les créations, en particulier dans les domaines de la défense, de la nanotechnologie, de la robotique et de l’intelligence artificielle (également connue sous le sigle IA).

Le concept de biomimétisme, utilisé pour la première fois par l’écrivain et scientifique du Montana, Janine M. Benyus, fut ensuite repris par d’auteurs et scientifiques. L’un d’eux raconte son travail ainsi que le développement de la biomimétique :

Naturaliste et auteur de plusieurs guides sur la nature sauvage, elle a visité les laboratoires de nombreux chercheurs scientifiques qui prennent modestement les mesures nécessaires afin de révéler les secrets de la nature. L’idée essentielle de la « biomimétique » est que nous avons beaucoup à apprendre du monde naturel en tant que modèle et guide. Ce que ces chercheurs ont en commun : le respect pour les créations réalisées par la nature et l’utilisation de ces créations pour résoudre les problèmes de l’humanité.2

David Oakey est un spécialiste en stratégie des produits pour Interface Inc., l’une des entreprises qui fait appel à la nature pour améliorer la qualité et la productivité. Voici son point de vue concernant le biomimétisme :

La nature est mon mentor dans le domaine des affaires et de la création, un modèle dans ma façon de vivre. Le système naturel fonctionne depuis des millions d’années… Le biomimétisme est une façon d’apprendre de la nature.3

Ce concept qui se répand à grande vitesse a séduit les scientifiques qui ont réussi à accélérer leurs propres recherches en s’inspirant d’uniques et parfaits modèles présents dans la nature. Les chercheurs scientifiques qui travaillent sur les systèmes économiques et les matériaux bruts – dans le domaine industriel en particulier – ont concentré leurs efforts afin de déterminer le meilleur moyen d’imiter la nature.

Les créations réalisées par la nature garantissent la meilleure productivité en fournissant un moindre effort et en utilisant un minimum de matériel. Elles sont capables de se réparer, sont compatibles avec leur environnement et sont totalement recyclables. Elles agissent en silence, sont d’apparence agréable et esthétique et sont source de longévité. Toutes ces qualités sont présentes dans les modèles à imiter. Le journal High Country News mentionne : « En se servant des systèmes naturels comme modèles, nous pouvons créer des technologies bien plus durables que celles utilisées aujourd’hui. »4

Janine M. Benyus, auteur du livre Biomimicry : Innovation Inspired by Nature a pensé qu’il existait un besoin fondamental d’imiter la nature en tenant compte de ses perfections. Ci-dessous figurent des exemples qu’elle utilise pour défendre cette idée :

  • La capacité qu’ont les colibris de traverser le Golf du Mexique avec moins de 3 grammes de carburant,
  • Comment les libellules sont plus manœuvrables que n’importe quel hélicoptère,
  • Les systèmes de chauffage et de climatisation des nids de termites sont supérieurs à ceux inventés par l’homme en termes de consommation d’énergie et d’équipement,
  • Le système de transmission à hautes fréquences des chauves-souris bien plus efficace que n’importe quel radar conçu par l’homme,
  • Comment l’algue fluorescente combine différentes substances chimiques afin de produire de la lumière sans chaleur,
  • Comment les poissons de l’océan Arctique et les grenouilles des zones tempérées reviennent à la vie après avoir été gelés sans que leurs organes subissent de dommages,
  • Comment les lézards et les caméléons changent de couleurs – et comment les pieuvres et les seiches changent à la fois de couleur et de forme en instant – afin de se confondre avec leur environnement,
  • La capacité qu’ont les abeilles, les tortues et les oiseaux de se diriger sans carte,
  • Comment les baleines et les pingouins plongent pendant de très longues périodes sans équipement spécifique,
  • Comment la double hélice d’ADN stocke l’information de tous les êtres humains,
  • Comment, grâce à la photosynthèse, les feuilles produisent 300 milliards de tonnes de sucre chaque année par réaction chimique,

Voilà juste quelques exemples des mécanismes naturels et des créations si fascinantes qui peuvent enrichir de nombreux domaines technologiques. Alors que nous accumulons l’information et que les possibilités technologiques augmentent, le potentiel de ces mécanismes et créations devient de plus en plus évident.

Au 19ème siècle, par exemple, la nature était imitée uniquement pour ses qualités esthétiques. Les peintres et architectes de l’époque, influencés par les beautés du monde naturel, recopiaient l’apparence externe de leur structure, mais plus ils observaient avec attention les détails, plus l’ordre immaculé de la nature devenait fascinant. Grâce aux extraordinaires créations réalisées par la nature et à leurs imitations, source de tant de bénéfices pour l’humanité, les scientifiques commencèrent à étudier les mécanismes plus en détail jusqu’à l’échelle moléculaire.

Les nouveaux matériaux, structures et machines développés grâce au biomimétisme peuvent être utilisés dans les nouvelles cellules solaires, les derniers robots et les futurs engins spatiaux. De ce point de vue, les créations réalisées par la nature ouvrent de nouveaux horizons.

Comment le biomimétisme va changer nos vies ?

Allah nous a offert les créations de la nature en cadeau. Les imiter, les prendre pour modèle mènera l’humanité vers ce qui est vrai et juste. Pour certaines raisons, la communauté scientifique vient de réaliser que les créations conçues par la nature sont une ressource extraordinaire dont on doit se servir dans notre vie quotidienne.

De nombreuses publications scientifiques de référence admettent l’idée que les structures naturelles représentent une ressource considérable pour montrer le chemin vers la création supérieure à l’homme. Le magazine Nature l’exprime de la façon suivante :

Cependant les recherches fondamentales sur le caractère des mécanismes naturels, depuis l’éléphant jusqu’à la protéine, enrichissent le panel à partir duquel les créateurs et ingénieurs puisent leurs idées. Les possibilités d’étendre ce panel sont immenses.5

L’utilisation correcte de cette ressource mènera certainement à un développement rapide des procédés technologiques. L’experte en biomimétisme Janine M. Benyus a déclaré qu’imiter la nature nous permettra de progresser dans de nombreux domaines tels que l’alimentation, la production énergétique, le stockage de l’information et la santé. Elle cite comme exemples les mécanismes inspirés par les feuilles qui fonctionnent à l’énergie solaire, la création des ordinateurs qui transmettent des signaux de la même façon que les cellules et les céramiques faites pour résister à de fortes pressions en s’inspirant de la nacre.6

Ainsi, il est évident que la révolution biomimétique va profondément influencer l’humanité et nous permettre de vivre de manière encore plus confortable et aisée.

Aujourd’hui, les technologies découvrent les miracles de la création et le biomimétisme est seulement un des domaines qui met les extraordinaires créations des organismes vivants au service de l’humanité. Quelques revues scientifiques abordent ce sujet, dont :

  • « Learning from Designs in Nature »,7 (Apprendre à partir des modèles de la nature)
  • « Projects at the Centre for Biomimetics »,8 (Projets au cœur du biomimétisme)
  • « Science Is Imitating Nature »,9 (La science imite la nature)
  • « Life’s Lessons in Design »,10 (Leçons de vie offertes par les modèles de la nature)
  • « Biomimicry : Secrets Hiding in Plain Sight »,11 (Biomimétique : les secrets de la vision)
  • « Biomimicry : Innovation Inspired by Nature »,12 (Biomimétique : innovations inspirées par la nature)
  • « Biomimicry : Genius that Surrounds Us »,13 (Biomimétique : ces génies qui nous entourent)
  • « Biomimetics : Creating Materials From Nature’s Blueprints »,14 (Biomimétique : créer des matériaux à partir des plans de la nature)
  • « Engineers Ask Nature for Design Advice »,15 (Les ingénieurs demandent conseils auprès des modèles naturels)

Lire de tels articles démontre comment les résultats de ces recherches scientifiques révèlent une à une les preuves de l’existence d’Allah.

CREATION INTELLIGENTE, EN D’AUTRE TERME CREATION

Allah n’a pas besoin de plan pour créer

Il est important de bien comprendre la signification du mot « plan ». Qu’Allah soit à l’origine de créations parfaites ne signifie pas qu’Il ait d’abord élaboré une méthode puis l’ait suivie. Allah, Créateur de la terre et du ciel, n’a besoin d’aucun « plans » afin de créer car Il est au-dessus de tout cela. Son plan et Ses créations ont lieu en même temps.

Chaque fois qu’Il désire réaliser quelque chose, Il lui suffit de dire « sois ! »

Cette idée est reprise par le verset :

<< Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : « Sois », et c’est. (Sourate Ya Sin, 82) >>

Il est le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant! Lorsqu’Il décide une chose, Il dit seulement : « Sois », et elle est aussitôt. (Sourate al-Baqarah, 117)

CHAPITRE 1

MATERIAUX INTELLIGENTS

Aujourd’hui, de nombreux scientifiques étudient la structure des matériaux naturels et les utilisent en tant que modèles pour leurs propres recherches, car ces structures possèdent des propriétés telles que la force, la luminosité et l’élasticité. Par exemple, la coquille interne des ormeaux est deux fois plus résistante que n’importe quelle céramique produite par la technologie. La toile d’araignée est cinq fois plus résistante que l’acier, et l’adhésif utilisé par les moules pour s’accrocher aux rochers conserve ses propriétés même sous l’eau.16

Gulgun Akbaba, membre du groupe de recherche et du magazine turc Bilim ve Teknik parle des caractéristiques supérieures des matériaux naturels et de la manière dont nous pouvons les utiliser :

Les matériaux traditionnels tels que le verre et la céramique sont de moins en moins adaptés aux technologies qui s’améliorent de jour en jour. Les scientifiques tentent [à présent] de résoudre ce problème. Les secrets de la structure architecturale de la nature commencent lentement à être révélés… De la même façon que la coquille de moule peut se réparer elle-même ou qu’un requin blessé peut soigner ses blessures, les matériaux utilisés par la technologie seront également capables de se renouveler.

Ces matériaux plus solides, plus résistants et qui possèdent des propriétés physiques, mécaniques, chimiques et électromagnétiques supérieures, sont également légers et capables de supporter les très hautes températures utilisées par les fusées, engins spatiaux et satellites de recherche lorsqu’ils quittent et entrent dans l’atmosphère. Les travaux réalisés sur les avions de transport supersoniques pour les trajets intercontinentaux montrent que ceux-ci nécessitent également des matériaux à la fois légers et capables de résister à la chaleur. Dans le domaine médical, la création d’os artificiels requiert des matériaux à la fois spongieux et solides, et des tissus aussi similaires que possible de ceux présents dans la nature.17

Afin de produire de la céramique, abondamment utilisée dans la construction et les équipements électriques par exemple, des températures supérieures à 1.000 / 1.500°C sont nécessaires.

Les différents types de céramique qui existent dans la nature ne nécessitent pas d’avoir recours à de telles températures. Une moule, par exemple, construit sa coquille de manière parfaite à seulement 4°C. Cet exemple de créations naturelles stupéfiantes a attiré l’attention du scientifique turc Ilhan Aksay qui s’est interrogé sur la façon dont nous pouvions produire une céramique de meilleure qualité, plus résistante, plus utile et plus fonctionnelle.

En examinant l’intérieur des coquilles de plusieurs crustacés, Aksay remarqua les propriétés extraordinaires de la coquille des ormeaux. Après un agrandissement au 300.000 au microscope, la coquille ressemblait à un mur de briques constitué de couches de carbonate de calcium et de couches de protéines. Malgré la nature fragile du carbonate de calcium, la coquille était d’une résistance extrême en raison de sa structure laminée et moins fragile que les céramiques réalisées par l’homme. Aksay se rendit compte que cette superposition de couches empêchait la propagation des fissures, de la même façon qu’une corde tressée résiste lorsqu’un de ses files se casse.18

A partir d’un tel exemple, Aksay développa des composites en céramique très solides et très résistants. Après avoir subi des tests dans de nombreux laboratoires de l’armée américaine, un composite à base d’aluminium et de carbure de bore qu’il aida à développer fut utilisé dans le blindage des tanks !19

Afin de produire des matériaux biomimétiques, les scientifiques mènent actuellement des recherches à l’échelle microscopique. Le professeur Aksay indique par exemple que les matériaux de type biocéramique présents dans les os et les dents sont crées à température corporelle à l’aide d’une combinaison de matériaux organiques tels que les protéines et sont dotés de propriétés largement supérieures à celles des céramiques réalisées par l’homme. Encouragées par les thèses d’Aksay qui démontrent que les propriétés supérieures des matériaux naturels proviennent de liaisons réalisées à une échelle nanométrique (un millionième de millimètre), de nombreuses sociétés productrices d’outils microscopiques ont utilisé des matériaux d’inspiration « bio », autrement dit des substances artificielles qui s’inspirent de substances biologiques.20

Beaucoup trop de produits industriels et de produits dérivés, fabriqués à haute pression et à température élevée, contiennent des produits chimiques dangereux. La nature au contraire produit des substances similaires sans utiliser de produits toxiques – dans des solutions aqueuses, par exemple, et à température ambiante, ce qui représente un avantage considérable pour les consommateurs et scientifiques.21

Les producteurs de diamants synthétiques, les créateurs d’alliages métalliques, les scientifiques spécialisés dans les polymères, les experts en fibre optique, les producteurs de céramique et les développeurs de semi-conducteurs trouvent pratique l’utilisation du biomimétisme. Les matériaux naturels qui peuvent répondre à tous leurs besoins, offrent également de nombreuses variantes. Ainsi les experts qui travaillent dans différents domaines – depuis le gilet pare-balles aux turboréacteurs – imitent les modèles originaux présents dans la nature en reproduisant leurs propriétés exceptionnelles grâce à des procédés artificiels.

Les matériaux crées par l’homme finissent inévitablement par se briser ou se casser. Ceux-ci doivent alors être remplacés, réparés ou recollés. Mais, certains matériaux présents dans la nature tels que la coquille de moule peuvent se réparer seuls. Récemment les scientifiques ont commencé à développer des substances telles que les polymères et les poly-cyclâtes qui ont la particularité de pouvoir se renouveler.22 Dans cette quête de développement de matériaux capables de se renouveler automatiquement, la corne de rhinocéros fut un des éléments naturels de référence. Au 21ème siècle, de telles recherches vont constituer le point de départ des études scientifiques sur les matériaux.

Composites

La plupart des matériaux naturels sont des composites qui sont des matériaux solides résultants de la combinaison de deux substances ou plus qui vont former une nouvelle substance ayant des propriétés supérieures à celles de l’élément d’origine.23

Le composite artificiel connu sous le nom de fibre de verre est utilisé dans la fabrication des coques de bateaux, des cannes à pêche et des matériaux d’équipements sportifs tels que les arcs et les flèches. La fibre de verre est fabriquée en mélangeant de fines fibres de verre avec un polymère plastique sous forme de gelée. A mesure que le polymère se durcit, le composite qui se crée devient léger, résistant et flexible. Le fait de modifier les fibres ou le polymère utilisés dans ce mélange change également les propriétés du composite.24

Les composites constitués de graphites et fibres de carbone font partie des dix découvertes les plus ingénieuses de ces 25 dernières années. Grâce à eux, les matériaux composites de structure légère sont conçus pour de nouveaux modèles d’avions, des éléments d’engins spatiaux, des équipements sportifs, des voitures de course et des yachts. Cependant, jusqu’à présent les composites fabriqués par l’homme sont beaucoup plus sommaires et fragiles que ceux produits par la nature.

Comme toutes les structures extraordinaires et les systèmes présents dans la nature, les composites que nous venons brièvement d’évoquer sont un exemple de l’extraordinaire art créatif d’Allah. De nombreux versets du Coran attirent l’attention sur la nature unique et la perfection de cette création. Allah révèle les innombrables bénédictions offertes à l’humanité grâce à Son incomparable création :

<< Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez pas les dénombrer. Car Allah est pardonneur, et miséricordieux. (Sourate an-Nahl, 18) >>

La peau de crocodile et la fibre de verre

La fibre de verre qui a commencé à être utilisée au 20ème siècle existe chez les créatures vivantes depuis la nuit des temps. La peau de crocodile, par exemple, est presque de la même structure que la fibre de verre.

Jusqu’à très récemment, les scientifiques étaient déconcertés face à la question de savoir pourquoi la peau de crocodile résistait aux flèches, aux couteaux, et parfois même aux balles. Des recherches ont abouti à des résultats surprenants : la substance qui donne à la peau de crocodile sa résistance si caractéristique est la fibre protéinique de collagène qu’elle contient. Ces fibres ont la particularité de renforcer le tissu auquel elles s’ajoutent. Il n’y a aucun doute que les caractéristiques si particulières du collagène ne résultent pas d’un long et hasardeux processus, comme les partisans de la théorie de l’évolution voudraient nous le faire croire. Au contraire, il apparaît parfait et complet avec toutes ses propriétés, dès les premiers moments de sa création.

 

La technologie des câbles d’acier dans les muscles

Un autre exemple de composites naturels n’est autre que les tendons. Ces tissus qui relient les muscles aux os ont une structure très ferme et pliable grâce aux fibres de collagène qui les constituent. Une autre caractéristique typique des tendons est la façon dont les fibres sont tissées ensemble.

Janine Benyus est professeur membre de l’America’s Rutgers University. Dans son livre Biomimicry, elle indique notamment que les tendons de nos muscles se construisent selon une méthode précise :

Le tendon de notre avant-bras est constitué d’un ensemble de cordons vrillés semblables aux câbles dans les suspensions de ponts. Chaque cordon est composé d’un ensemble de cordons plus fins également vrillés. Chaque cordon est composé d’un agencement complexe de molécules constituées d’un groupement complexe d’atomes. Encore et encore, une beauté mathématique se révèle, un kaléidoscope fractal du brio de l’ingénierie.25

Les câbles d’acier utilisés aujourd’hui dans les suspensions de ponts s’inspirent de la structure des tendons du corps humain. La composition unique de nos tendons est une des nombreuses preuves de la supériorité des créations d’Allah et de Son savoir infini.

Les multiples utilisations du blanc de baleine

La couche de graisse qui recouvre le corps des dauphins et des baleines est un système de flottabilité qui permet aux baleines de remonter à la surface pour respirer. Elle protège également ces mammifères à sang chaud des eaux froides des profondeurs océaniques. L’autre propriété du blanc des baleines est qu’une fois métabolisé, il produit deux à trois fois plus d’énergie que les glucides ou les protéines. Lorsque les baleines, qui ne s’alimentent pas durant leur migration de plusieurs milliers de kilomètres, ont des difficultés à trouver de la nourriture, elles obtiennent l’énergie dont elles ont besoin à partir de ces lipides qu’elles transportent dans leur corps.

En outre, le blanc de baleine est un matériau très flexible et caoutchouteux. Chaque fois que la baleine frappe sa queue sur l’eau, la structure élastique du blanc de baleine est comprimée puis étirée. La baleine peut ainsi augmenter sa vitesse de façon considérable et économiser au moins 20% de son énergie lors d’un parcours. Toutes ces caractéristiques font du blanc de baleine une substance aux fonctions et aux utilisations multiples.

Les baleines possèdent cette couche de lipides depuis des milliers d’années et nous venons à peine de découvrir que celle-ci était constituée d’un ensemble de mailles complexes faites de fibres de collagène. Les scientifiques s’efforcent de comprendre les fonctions de ce mélange de composites graisseux. Ils le considèrent comme une source de nombreuses applications utiles si on parvenait à le synthétiser.

La structure de la nacre limite les dégâts

La structure de la nacre présente dans les couches internes des coquilles de mollusques a été imitée dans le développement de matériaux utilisés pour l’élaboration des pales des turboréacteurs. La nacre constituée à 95% de craie, est, grâce à sa structure composite, 3.000 fois plus résistante que la craie. En examinant la nacre au microscope on peut apercevoir des plaquettes microscopiques larges de 8 micromètres et épaisses de 0,5 micromètres, assemblées en couches (1 micromètre = 10-6 mètre). Ces plaquettes sont composées d’une forme cristalline de carbonate de calcium et peuvent être reliées grâce à une protéine de soie collante.27

Cette combinaison offre une double résistance. Premièrement, lorsqu’on soumet la nacre à une lourde charge, chaque fissure qui se forme commence à se répandre avant de changer de direction lorsqu’elle tente de passer à travers les couches de protéines. Cela permet de répartir la force de la charge soumise et d’éviter ainsi la formation des fissures. Deuxièmement, à chaque fois qu’une fissure se forme, les couches protéiniques s’étirent en filaments à travers la fracture absorbant ainsi l’énergie qui permettrait aux fissures de s’étendre.28

La structure de la nacre qui permet de limiter les dégâts est devenue un sujet d’étude pour de nombreux scientifiques. Le fait que la résistance de certains matériaux naturels soit issue de telles méthodes logiques et rationnelles indique indéniablement la présence d’une intelligence supérieure. Comme le montre cet exemple, Allah révèle clairement l’évidence de Son existence et la supériorité du pouvoir de Sa création grâce à Sa connaissance et à Sa sagesse infinies. Comme Il le dit dans ce verset :

A Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est le Seul qui Se suffit à Lui-même et qui est le Digne de louange ! (Sourate al-Hajj, 64)

La résistance du bois provient de sa constitution

Les composites végétaux, contrairement aux autres éléments des êtres vivants, comportent plus de fibres cellulaires que de collagène. La structure résistante du bois provient de cette production de cellulose – un matériau solide qui ne se dissout pas dans l’eau. C’est grâce à cette particularité que le bois est si versatile pour la construction. La cellulose permet en effet aux charpentes de bois de résister pendant des centaines d’années. Décrite comme supportant des tensions de manière incomparable, la cellulose est bien plus utilisée que n’importe quel autre matériau pour la construction de ponts, de meubles, etc.

Grâce à sa capacité à absorber l’énergie libérée lors d’impacts effectués à faible vitesse, le bois permet de diminuer efficacement les dégradations produites à un endroit précis. On peut réduire les dommages en particulier quand l’impact a lieu à angle droit en direction de la fibre. Des recherches ont montré que les différents types de bois offraient différents niveaux de résistance. La densité est l’une des raisons, puisqu’un bois plus dense absorbe plus d’énergie lors de l’impact. Le nombre de vaisseaux dans le bois, leur taille et leur répartition constituent également un élément crucial dans la réduction de la déformation due à l’impact.29

L’avion Mosquito utilisé durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui a montré la plus grande résistance aux destructions jusqu’à aujourd’hui, fut construit en ajoutant des couches très denses de contreplaqué lamellé de bois balsa et de bouleau. La résistance du bois en fait l’un des matériaux les plus fiables qui soit. L’entaille qui se forme lorsque celui-ci se brise, se produit si lentement qu’on peut même l’observer à l’œil nu, ce qui permet de prendre les précautions nécessaires à temps.30

Le bois est constitué de colonnes parallèles composées de longues cellules creuses placées bout à bout et entourées de spirales en fibres de cellulose. En outre, ces cellules sont enserrées dans une structure polymère complexe constituée de résine. Enroulées en spirale, ces couches représentent 80% de l’épaisseur total du mur de cellules et pratiquement la totalité du poids. Quand une cellule de bois se replie sur elle-même, elle absorbe l’énergie de l’impact en se séparant des autres cellules environnantes. Même si la fissure continue de se répandre à travers les fibres, le bois reste inchangé. Même brisé, le bois est assez résistant pour supporter une charge importante.

Les matériaux conçus en imitant le bois sont 50 fois plus stables que tout autre matériau synthétique utilisé aujourd’hui.31 Le bois est imité actuellement dans les matériaux utilisés pour la protection contre les particules à grande vitesse, par exemple lors d’impacts dus aux obus, aux bombes ou aux balles.

Comme le montrent ces exemples, les substances naturelles ont une composition issue d’une intelligence supérieure. La structure et la résistance de la nacre et du bois ne sont pas dues au hasard. Ces matériaux ont été créés selon un plan conscient et évident. Chaque détail de leur parfaite structure – de la finesse de leurs couches à la densité et à la quantité de leurs vaisseaux – a été soigneusement étudié puis créé pour aboutir à ce degré de résistance. Dans ce verset, Allah révèle qu’Il est à l’origine de tout ce qui nous entoure :

C’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah embrasse toute chose (de Sa science et de Sa puissance). (Sourate an-Nisa, 126)

La soie d’araignée est plus résistante que l’acier

De nombreux insectes – papillons et papillons de nuit, par exemple – produisent de la soie, bien que les différences entre ces matières et la soie d’araignée soient considérables.

Selon les scientifiques, la toile d’araignée constitue l’un des matériaux les plus résistants qui existent. Si nous établissions une liste de toutes les propriétés de la toile d’araignée, celle-ci ferait des pages. Nous ne mentionnerons que quelques caractéristiques concernant la soie d’araignée :32

  • La toile de soie fabriquée par les araignées qui mesure seulement un millième de millimètre d’épaisseur, est cinq fois plus résistante qu’un acier de même épaisseur.
  • Elle peut être étirée jusqu’à cinq fois sa taille d’origine.
  • Elle est également si légère qu’une toile assez grande pour faire le tour de la terre ne pèserait que 320 grammes.

Il est possible de retrouver ces caractéristiques dans d’autres matériaux, mais il est rare de les retrouver combinées dans un même matériau à la fois résistant et élastique. En effet, les câbles d’acier résistants ne sont pas aussi élastiques que le caoutchouc et risquent de se déformer avec le temps. Au contraire, les cordons en caoutchouc qui ne se déforment pas facilement ne sont pas suffisamment résistants pour supporter de lourdes charges.

Comment la toile tissée par une créature aussi minuscule peut-elle posséder des propriétés supérieures au caoutchouc et à l’acier, produits de l’accumulation des connaissances humaines depuis des siècles.

Les qualités supérieures de la soie d’araignée proviennent de sa structure chimique. Ce matériau brut est constitué d’une protéine appelée kératine sous forme de chaîne hélicoïdale d’acides aminés reliés les uns aux autres. La kératine est présente dans de nombreux éléments naturels tels que les cheveux, les ongles, les plumes et la peau. La kératine leur apporte sa caractéristique principale : la haute protection. En outre, le fait que la kératine soit constituée d’acides aminés reliés par des liaisons faibles d’hydrogène la rend très élastique, comme le décrit le magazine américain Science News : « A l’échelle humaine, une toile pareille à un filet à poissons pourrait attraper un avion de transport de passagers. »33

Sur la partie inférieure de l’abdomen de l’araignée se trouvent trois paires de filières. Chacune d’elles est surmontée de nombreux tubes en formes de cheveux appelés fibrilles qui mènent à des glandes de soie situées à l’intérieur de l’abdomen et qui produisent un type de soie différent. Leur association résulte en une production variée de toile de soie. A l’intérieur de l’abdomen de l’araignée des pompes, valves et systèmes de pression aux propriétés avancées sont utilisés pour fabriquer la soie qui est ensuite acheminée à l’aide des fibrilles.34

Plus important encore, l’araignée peut modifier à sa guise la pression à l’intérieur des fibrilles, ce qui a pour effet de bouleverser la structure moléculaire de la kératine. Les mécanismes de contrôle des valves, du diamètre, de la résistance et de l’élasticité de la toile peuvent être modifiés, permettant à l’araignée d’obtenir le type de toile désirée sans altérer sa composition chimique. Si elle souhaite obtenir des modifications plus substantielles du type de soie, l’araignée fait appel à d’autres types de glandes. Finalement, grâce à l’utilisation de ses pattes arrières, l’araignée peut disposer la toile comme elle le souhaite.

Si nous parvenons à reproduire ce miracle chimique, nous pourrons élaborer de nombreux matériaux tels que des ceintures de sécurité qui disposent de l’élasticité nécessaire, des sutures chirurgicales résistantes qui ne laissent pas de cicatrices, des vêtements pare-balles. En outre, cette production ne nécessite pas l’utilisation de substances nocives ou dangereuses.

La soie d’araignée possède des caractéristiques absolument remarquables. Grâce à ce pouvoir de résistance face à la tension, il faut dix fois plus d’énergie pour rompre une toile d’araignée que tout autre matériau biologique similaire.35

Il faut beaucoup plus d’énergie pour rompre un morceau de soie d’araignée que pour briser une toile de nylon. La principale raison pour laquelle les araignées sont capables de produire une soie si résistante est due au fait que celles-ci réussissent à ajouter des composants de façon homogène en contrôlant la cristallisation et l’assemblage des éléments de base de la protéine. Vu que le système de tissage est composé de cristal liquide, les araignées ne dépensent que très peu d’énergie pour fabriquer la soie.

La toile produite par les araignées est beaucoup plus résistante que les fibres naturelles ou synthétiques connues. Mais la soie qu’elles produisent ne peut pas être utilisée directement, comme peut l’être la soie fabriquée par d’autres insectes. Par conséquent, la seule alternative qui existe aujourd’hui est la production artificielle.

Les chercheurs entreprennent actuellement de vastes études sur les méthodes de fabrication de la soie par les araignées. Le docteur Frits Vollrath, un zoologiste de l’Université d’Aarhus au Danemark, a étudié l’araignée de jardin Araneus disematus et a réussi à découvrir en grande partie son mode de fabrication de la soie. Il a découvert que les araignées de jardin durcissent leur soie en l’acidifiant. Il examina plus précisément le conduit à travers lequel la soie passe avant d’être extraite du corps de l’araignée. Avant de pénétrer dans le conduit, la soie est constituée de protéines liquides. Dans le conduit, des cellules spécifiques semblent retirer l’eau de ces protéines de soie. Les atomes d’hydrogène ainsi retirés sont redirigés vers une autre partie du conduit, créant ainsi un bain d’acide. Tandis que les protéines de soie entrent en contact avec l’acide, elles s’assemblent et forment des ponts entre elles, durcissant ainsi la soie, qui est « plus résistante et plus élastique que le kevlar… La fibre la plus solide produite par l’homme », comme le précise Vollrath.36

Le kevlar, un matériau renforcé utilisé dans la fabrication des gilets pare-balles et des pneus, et réalisé grâce à une technologie très avancée, est l’élément synthétique le plus résistant. Cependant la toile d’araignée possède des propriétés largement supérieures à celles du kevlar. Tout en étant particulièrement résistante, la soie d’araignée peut être transformée et réutilisée par l’araignée.

Si les scientifiques réussissaient à reproduire les processus qui se déroulent à l’intérieur du corps de l’araignée – si l’assemblage des protéines pouvait être réalisé à la perfection et si on pouvait ajouter l’information génétique du matériau de tissage, on pourrait alors industrialiser la production de toile de soie avec toutes ses caractéristiques si spécifiques. Il est donc généralement admis que si on parvenait à comprendre dans son intégralité le processus de tissage de la toile d’araignée, on réussirait à améliorer de façon considérable notre fabrication des matériaux et des textiles.

Cette toile, que les scientifiques étudient conjointement, est produite de manière parfaite par l’araignée depuis plus de 380 millions d’années.37 C’est sans aucun doute la preuve de la perfection des œuvres réalisées par Allah. Il n’y a aucun doute sur le fait que tous ces phénomènes extraordinaires sont placés sous Son contrôle et réalisés selon Sa volonté. Comme mentionné dans ce verset :

<<Il n’y pas d’être vivant qu’Il ne tienne par son toupet… (Sourate Hud, 56) >>

 

Les mécanismes naturels de production de la soie

sont plus performants que n’importe quelle machine

Les araignées produisent des soies aux caractéristiques distinctes pour des utilisations différentes. L’araignée Diatematus, par exemple, peut utiliser ses glandes de soie pour produire différents types de soie – de la même manière que les techniques de production utilisées par les machines de fabrication des textiles modernes. Cependant la taille gigantesque de ces machines ne peut être comparé avec les quelques millimètres cubes des organes producteurs de soie de l’araignée. Une autre caractéristique de la qualité de cette soie est la façon dont l’araignée peut la recycler, pour produire une nouvelle toile en consommant sa toile endommagée.

CHAPITRE 2

LE MODELE DES PLANTES ET LE BIOMIMETISME

 La technologie de la fibre optique, qui commence seulement à être utilisée, fait appel à des câbles capables de transmettre de la lumière et de l’information à haute capacité. Quelle serait votre réaction en apprenant que certaines créatures vivantes utilisent ces technologies depuis des millions d’années ? Ce sont des organismes que vous connaissez très bien, mais dont vous n’avez jamais remarqué la structure exceptionnelle : les plantes.

Parce que beaucoup d’entre nous regardent le monde de manière superficielle et familière, ils ne voient pas les exemples des structures supérieures des êtres vivants créés par Allah. Mais en réalité, tout être vivant recèle de nombreux secrets. Le fait de se demander pourquoi et comment est suffisant pour se rendre compte que tout ce qu’on voit autour de nous est le fruit du travail d’un Créateur détenteur de la raison et du savoir – Allah tout-puissant. Comme exemple, citons la photosynthèse que les plantes effectuent – un miracle de la création dont les mystères n’ont pas encore été révélés.

La photosynthèse est le processus par lequel les plantes vertes transforment la lumière en hydrates de carbone que les être humains et les animaux consomment. A première vue, cette description ne semble pas si extraordinaire, cependant les biochimistes croient que la photosynthèse artificielle pourrait facilement transformer le monde entier.

Les plantes photosynthétisent grâce à une suite de phénomènes complexes. La nature exacte de ces processus n’est pas encore bien connue. Mais cette simple caractéristique suffit pour les partisans de la théorie de l’évolution. Le professeur Ali Demirsoy décrit le dilemme de la photosynthèse pour les partisans de l’évolution:

La photosynthèse est un phénomène particulièrement compliqué qui semble provenir des organites de la cellule. Parce qu’il est impossible que toutes les étapes se produisent en même temps ou bien séparément.38

Les plantes captent la lumière grâce à des organites connus sous le nom de chloroplastes. De la même façon nous stockons l’énergie que nous obtenons à partir des panneaux solaires artificiels qui transforment la lumière en énergie électrique.

La faible production énergétique des cellules végétales nécessite l’utilisation de nombreux « panneaux solaires » représentés par les feuilles. Il est suffisant pour les panneaux solaires, comme pour les feuilles, d’être face au soleil afin de répondre aux besoins énergétiques des êtres vivants. Lorsque nous serons capables de répliquer intégralement les fonctions des chloroplastes, nous pourrons faire fonctionner des équipements qui consomment une grande quantité d’énergie à partir de batteries solaires. Les engins spatiaux et les satellites pourront fonctionner en utilisant la simple énergie solaire sans avoir recours à d’autres sources d’énergie.

Les végétaux qui détiennent de telles facultés exceptionnelles, étonnent les scientifiques qui tentent de les imiter et s’inclinent devant Allah, comme toutes les autres créatures vivantes. Cette notion est évoquée dans le verset suivant :

Et l’herbe et les arbres se prosternent. (Sourate ar-Rahman, 6)

Les surfaces de protection

Toute surface peut être endommagée par la saleté, ou même par une lumière intense. C’est la raison pour laquelle les scientifiques ont conçu des cires pour meubles et pour voitures et des liquides pour stopper les rayons ultraviolets et protéger contre l’usure. Dans la nature, les cellules des animaux et des végétaux produisent une variété de substances afin de protéger leur surface externe contre les détériorations. Les composés chimiques complexes produits par les créatures vivantes étonnent les scientifiques, et les concepteurs cherchent à les imiter.

Il est important d’enduire les surfaces boisées afin de les protéger contre la poussière, les intempéries, l’usure et en particulier contre l’eau qui peut pénétrer dans le bois et le pourrir. Mais saviez-vous que le premier enduit pour bois fut produit à partir des huiles naturelles et de sécrétions d’insectes ?

De nombreux produits d’entretien utilisés quotidiennement de nos jours ont longtemps été utilisés dans la nature par les créatures vivantes. La cire pour bois en est un exemple. La carapace solide des insectes les protège également de l’eau et des dégradations provenant de l’extérieur.

Les carapaces des insectes et les exosquelettes sont renforcées par une protéine appelée sclérotine qui donne à ces surfaces naturelles une résistance inégalée jusqu’à présent. En outre, la couche protectrice en chitine des insectes ne perd ni sa couleur ni son intensité.39

En tenant compte de tout cela, il devient évident que les systèmes utilisés par les entreprises de construction pour recouvrir et protéger les surfaces externes seraient bien plus efficaces s’ils s’inspiraient de la composition de ceux utilisés par les insectes.

Le lotus et ses caractéristiques autonettoyantes

Le lotus (un nymphéa blanc) pousse au fond des lacs et des marais sales et vaseux. Malgré cela, ses feuilles sont toujours propres. Cela est dû au fait qu’à chaque fois qu’une particule de poussière se pose sur la plante, elle fait automatiquement onduler la feuille qui redirige la particule vers un endroit bien spécifique. Les gouttes d’eau qui tombent sur les feuilles sont dirigées vers le même endroit afin de laver la particule de poussière.

Cette propriété que possède le lotus a incité les chercheurs à concevoir une nouvelle peinture pour maison. Les chercheurs ont commencé à travailler sur la manière de fabriquer une peinture qui pourrait se nettoyer avec la pluie comme le lotus. Suite à ses investigations, une compagnie allemande du nom de ISPO a produit une peinture pour maison appelée Lotusan. Sur le marché européen et asiatique ce produit fut vendu avec les promesses que celui-ci pouvait rester propre pendant cinq ans sans utiliser de détergents ou avoir recours au ravalement.40

Par nécessité, de nombreuses créatures vivantes possèdent des caractéristiques naturelles pour protéger leur surface externe. Il n’y a aucun doute que ni la structure externe du lotus, ni les couches de chitine des insectes ne se sont créées spontanément. Ces créatures vivantes n’ont pas conscience des qualités supérieures qu’elles ont en leur possession. C’est Allah Qui les crée, ainsi que toutes leurs caractéristiques. L’un des versets décrit l’art de la création d’Allah en ces termes :

C’est Lui Allah, le Créateur, Celui Qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. (Sourate al-Hasr, 24)

Les végétaux et les nouveaux modèles de voitures

En concevant son nouveau modèle ZIC (Voiture à Impact Nul), la compagnie Fiat a pris exemple sur la manière dont les arbres et les pins gris se divisent en branches. Les concepteurs ont réalisé un petit canal courant au centre de la voiture, semblable à la tige des plantes, et ont placé des batteries dans ce canal afin de fournir l’énergie nécessaire au véhicule. Les sièges de la voiture ont été conçus d’après la plante illustrée, les sièges étant directement rattachés au canal. Le toit de la voiture possède une structure en forme de nid d’abeilles tout comme les algues. Cette structure rend la ZIC à la fois solide et légère.41

Dans un domaine tel que l’industrie automobile qui affiche régulièrement ses toutes dernières innovations, une simple plante vivant dans la nature depuis plusieurs milliers d’années a été source d’inspiration pour les ingénieurs et créateurs. Les partisans de l’évolution – qui soutiennent que la vie est venue sur terre spontanément et s’est développée au fil du temps en améliorant constamment ses propriétés – acceptent difficilement de tels évènements.

Comment les êtres humains, dotés de conscience et de capacité de raisonnement, peuvent apprendre des plantes – dénuées d’intelligence et de savoir et qui ne peuvent même pas se déplacer – et utiliser ce qu’ils ont appris afin d’obtenir des résultats plus probants ? Les propriétés spécifiques aux plantes et aux autres organismes vivants ne peuvent bien évidemment pas s’expliquer qu’en termes de simple hasard. Etant la preuve de l’existence d’une création supérieure, ils constituent un dilemme pour les partisans de l’évolution.

Les plantes qui donnent un signal d’alarme

Personne n’imagine une plante capable de se défendre face à un danger ; elles sont bien plus souvent considérées comme étant des fourrages pour insectes, herbivores et autres animaux. Cependant les chercheurs ont montré que les plantes utilisent des mécanismes de défenses remarquables lorsqu’elles sont attaquées par des ennemis.

Pour tenir les insectes mangeurs de feuilles à distance, les plantes produisent parfois des substances chimiques toxiques voire même, dans certains cas, des substances capables d’attirer d’autres prédateurs pour chasser les premiers attaquants. Ces deux techniques sont tout à fait remarquables. Dans le domaine agricole, on s’efforce d’imiter cette technique très utile. Selon Jonathan Gershenzon, chercheur en génétique des systèmes de défense des plantes à l’Institut Max-Planck d’écologie chimique, « si cette technique intelligente pouvait être parfaitement imitée, on pourrait créer dans le futur des pesticides non toxiques ».42

Certaines plantes, lorsqu’elles sont attaquées par des insectes nuisibles, libèrent des substances chimiques volatiles qui attirent les prédateurs et les parasitoïdes qui laissent alors leurs œufs à l’intérieur du corps de l’insecte. Les larves qui éclosent à l’intérieur de l’insecte nuisible grossissent en se nourrissant de l’intérieur de l’insecte. Cette technique indirecte permet ainsi d’éliminer les organismes nocifs qui risquent de détériorer les cultures.

Une fois encore, c’est grâce à des procédés chimiques que les plantes se rendent compte qu’un insecte est en train de manger leurs feuilles. La plante émet un signal d’alarme non pas parce qu’elle « sait » qu’elle perd ses feuilles, mais plutôt en réponse à une substance chimique présente dans la salive de l’insecte. Ce phénomène qui semble assez simple au premier abord présente en réalité un certain nombre d’éléments doivent être pris en compte:

1)           Comment la plante détecte la substance chimique contenue dans la salive de l’insecte ?

2)           Comment la plante sait que le fait d’envoyer le signal d’alarme va la libérer de l’insecte nuisible ?

3)           Comment sait-elle que le signal d’alarme qu’elle émet va attirer des prédateurs ?

4)           Qu’est-ce qui permet à la plante d’envoyer son signal d’alarme à l’insecte qui se nourrira de ses assaillants ?

5)           Le signal émis par la plante est de nature plus chimique qu’auditive. Les substances chimiques utilisées par les insectes ont une composition complexe. La moindre défaillance ou erreur dans la formule et le signal peut perdre son efficacité. Comment la plante est alors capable d’envoyer un signal chimique parfait ?

Il est impossible pour une plante, qui ne possède pas de cerveau de pouvoir répondre à un danger, analyser les composants chimiques comme un scientifique, produire un tel composé chimique et entreprendre une telle stratégie. Il est donc évident que ce phénomène qui consiste à terrasser indirectement son ennemi est l’œuvre d’une intelligence supérieure. Le Détenteur de cette intelligence est Allah, Créateur des plantes et de toutes leurs caractéristiques parfaites et Celui Qui leur indique ce qu’il faut faire pour se protéger.

Par conséquent, les recherches en biomimétique actuelles s’efforcent d’imiter l’intelligence remarquable dont Allah fait usage à travers toutes les créatures vivantes.

Un groupe de chercheurs issus de l’International Centre of Insect Physiology and Ecology à Nairobi au Kenya et du Britain’s Institute of Arable Crops Research a entrepris des études sur ce sujet. Afin d’éliminer les insectes nuisibles dans les cultures de maïs et de sorgho, leur équipe a planté des espèces que les organismes perforants aiment manger, éliminant ainsi les insectes nuisibles de la culture. Au sein de ces cultures, ils ont fait pousser des espèces qui éloignent les organismes perforants et attirent les parasitoïdes. Dans ces champs, ils ont trouvé que le nombre de plantes infestées par les organismes perforants avait diminué de 80%. De cette découverte vont naître de nombreuses applications.43

Les plantes de tabac sauvage de l’Utah sont sujettes aux attaques des chenilles du papillon de nuit Manduca quinquemaculata dont les œufs sont très appréciés par l’insecte du nom de Geocroris Pallens. La substance chimique volatile émise par la plante permet d’attirer le G. Pallens, et de réduire de manière considérable le nombre de chenilles M. quinquemaculata.44

Le concept de fibre optique dans les profondeurs sous-marines

Le Rossella racovitzae, une espèce d’éponge marine, possède des spicules qui font circuler la lumière comme des fibres optiques, outils utilisés dans de nombreuses technologies actuelles. Les fibres optiques peuvent transporter instantanément une grande quantité d’information codée sous forme d’impulsions lumineuses sur des distances impressionnantes. Le fait de transmettre des rayons laser via un câble en fibre optique permet d’obtenir des communications de meilleure qualité en utilisant des câbles constitués de matériaux ordinaires. En effet, un fil aussi fin qu’un cheveu qui contient 100 fibres optiques peut transmettre jusqu’à 40.000 canaux acoustiques différents.

Ces espèces d’éponges qui vivent dans les eaux profondes, froides et sombres de l’Antarctique sont tout capables d’obtenir très facilement la lumière dont elles ont besoin pour effectuer la photosynthèse grâce à leurs protubérances en forme d’épines et semblables à des fibres optiques, puis d’émettre de la lumière qui va servir à tous les organismes environnants. Cela permet à l’éponge, ainsi qu’à tous les autres organismes vivants qui profitent de sa capacité à obtenir et transmettre la lumière, de survivre. L’algue unicellulaire s’attache à l’éponge et utilise la lumière émise par l’éponge pour survivre.

Les fibres optiques constituent l’une des inventions les plus extraordinaires de ces dernières années. Les ingénieurs japonais utilisent cette technologie pour rediriger les rayons du soleil vers les gratte-ciel qui n’ont pas accès à la lumière directe. Des lentilles géantes installées sur le toit des gratte-ciels concentrent les rayons du soleil vers les extrémités des transmetteurs en fibres optiques, qui à leur tour transmettent la lumière aux parties les plus sombres de l’immeuble.

Cette éponge vit à environ 100 à 200 mètres de profondeur, loin des côtes de l’Antarctique, sous les icebergs et dans un environnement totalement obscur. Cependant la lumière du soleil est indispensable à sa survie. Cette créature parvient à résoudre ce problème grâce à des fibres optiques qui collectent la lumière du soleil de la manière la plus efficace.

Les scientifiques sont fascinés par le fait que depuis plus de 600 millions d’années une créature vivante ait réussi à se servir du système de fibres optiques aujourd’hui employé dans les industries les plus performantes. Ann M. Mescher, ingénieur en mécanique et spécialiste en fibres optiques de l’Université de Washington, exprime cette idée en ces termes :

Il est fascinant de voir qu’il existe une créature capable de produire des fibres optiques à basse température ayant de telles caractéristiques mécaniques et d’aussi grandes qualités optiques.45

Brian D. Flinn, scientifique spécialiste des matériaux à l’Université de Washington, décrit la structure exceptionnelle de l’éponge :

Ce n’est pas quelque chose qu’on va se servir en télécommunication dans les deux ou trois années à venir, mais une structure qui va se développer au cours des 20 prochaines années.46

Tout cela prouve que les créatures vivantes de la nature sont de véritables modèles pour les êtres humains. Allah, Celui Qui a tout inventé, et ce, jusqu’au plus petit détail, a réalisé ces créations pour que l’homme puisse s’en inspirer et apprendre à partir de celles-ci. Ceci est évoqué dans le verset suivant :

<< En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : « Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du feu. » (Sourate al-Imran, 190-191) >>

CHAPITRE 3

BOITES DE VITESSE ET TURBOMOTEURS DANS LA NATURE

Toute personne qui s’intéresse aux moteurs de véhicules connaît l’importance des boîtes de vitesse et des turboréacteurs. Cependant, peu d’entre eux savent qu’il existe des boîtes de vitesse et des turboréacteurs dans la nature qui possèdent des propriétés amplement supérieures à celles utilisées par l’homme.

Les boîtes de vitesse vous permettent de changer la vitesse de votre véhicule afin d’utiliser le moteur de la manière la plus efficace. Les boîtes de vitesse naturelles fonctionnent sur le même principe que celles des voitures. Les mouches par exemple, utilisent une boîte de vitesse naturelle qui se base sur trois changements de vitesse reliés à ses ailes. Grâce à ce système une mouche peut instantanément accélérer ou ralentir le battement de ses ailes et obtenir la vitesse voulue.47

En voiture, au moins quatre vitesses sont utilisées pour transmettre la puissance du moteur aux roues. Il est possible de conduire doucement seulement lorsque les vitesses sont utilisées successivement, de la plus petite vitesse à la plus grande, et vice versa. Contrairement au système de vitesses utilisé dans les voitures, à la fois lourd et encombrant, les mouches utilisent un mécanisme qui ne requiert que quelques millimètres cube d’espace. Grâce à ce mécanisme bien plus fonctionnel, les mouches peuvent battre des ailes avec une très grande facilité.

Le calamar, la pieuvre et le nautile disposent d’une force motrice similaire aux principes utilisés par les turbomoteurs. Afin de bien comprendre l’efficacité de cette force, il suffit de se rendre compte que l’espèce connue sous le nom de Loglio vulgaris peut voyager dans l’eau à une vitesse de 32 kilomètres à l’heure.48

Le nautile, exemple incomparable dans ce domaine, ressemble à une pieuvre et pourrait être comparé à un navire doté d’un turboréacteur. Celui-ci récupère l’eau à travers un tube situé à l’arrière de sa tête avant de l’expulser. L’eau qui traverse le tube dans une direction permet au nautile d’être propulsé dans la direction inverse.

Une autre caractéristique rend les scientifiques jaloux de ces créatures. Leur turboréacteur naturel reste imperméable aux fortes pressions des eaux profondes. En outre, les systèmes qui leur permettent de se mouvoir sont à la fois silencieux et extrêmement légers. En effet, la structure extraordinaire du nautile a servi de modèle pour la construction de sous-marins.

De vieilles technologies sous-marines de 100 millions d’années

Lorsqu’un sous-marin remplit son réservoir d’eau, celui-ci devient plus lourd que l’eau et coule vers le fond. Lorsque l’eau du réservoir est expulsée au moyen d’air comprimé, le sous-marin refait surface. Le nautile utilise la même technique. Son corps est doté d’un organe en forme de spirale de 19 cm de long semblable à une coquille d’escargot à l’intérieur de laquelle 38 chambres de « décompression » sont reliées entre elles. Afin d’expulser l’eau, le nautile a également besoin d’air comprimé, mais où le trouve-t-il?

En utilisant des réactions biochimiques, le nautile produit un gaz spécifique avant de le transmettre aux chambres de « décompression » en expulsant l’eau afin de réguler leur flottabilité. Ceci permet au nautile de plonger ou de remonter à la surface lorsqu’il chasse ou lorsqu’il est poursuivi par des prédateurs.

Un sous-marin ne peut s’aventurer qu’à des profondeurs de 400 mètres, tandis que le nautile peut facilement descendre à des profondeurs allant jusqu’à 450 mètres.49

De telles profondeurs sont considérées comme dangereuses pour de nombreuses créatures vivantes. Malgré cela, le nautile n’est pas affecté, sa coquille n’est pas abîmée par la pression et son corps ne subit aucun dégât.

Un autre élément mérite toute notre attention. Le nautile utilise ce mécanisme qui peut supporter des pressions jusqu’à 450 mètres de profondeur depuis ses tous premiers jours sur terre. Comment a-t-il pu créer sa structure si spécifique ? A t-il pu développer le gaz et obtenir l’air comprimé nécessaire pour expulser l’eau contenue dans sa coquille ? Il est impossible qu’une créature sache comment créer une réaction chimique qui produit du gaz, encore moins construire une structure interne pour réaliser cette réaction chimique et certainement pas concevoir une coquille capable de supporter des pressions aussi exceptionnelles.

Cette conception intelligente est l’œuvre d’Allah, Qui créa tout de façon parfaite sans l’aide d’aucun modèle. Le nom d’Al-Badi donné à Allah (le Novateur) est évoqué dans le Coran :

<< Créateur de cieux et de la terre… (Sourate al-Anam, 101)>>

CHAPITRE 4

L’UTILISATION DES VAGUES ET DES VIBRATIONS

Le son se propage dans l’air et dans l’eau sous forme d’ondes qui rebondissent sur les objets rencontrés sur leur chemin. En possédant la technologie et les connaissances nécessaires, ces ondes qui se répercutent peuvent fournir une grande quantité d’information à propos de l’objet rencontré, telle que la distance entre cet objet et le point de départ des ondes, la taille de l’objet, la direction et la vitesse de son déplacement.

Cette technique de repérage des objets à travers des sons et des ondes fut développée au 20ème siècle à des fins militaires. Aujourd’hui elle est également utilisée pour localiser les navires échoués et pour cartographier le fond des océans. Cependant, il y a des millions d’années de cela, bien avant que l’homme ne découvre cette technologie, les créatures vivantes utilisaient les ondes sonores qu’elles émettaient afin de survivre.

Les dauphins, les chauves-souris, les papillons de nuit possèdent tous ce système, connu sous le nom de sonar. De plus, leur système est beaucoup plus sensible et fonctionnel que ceux utilisés par l’homme de nos jours.

Le sonar de la chauve-souris est bien plus efficace que la technologie humaine

LE HAWAKS ET SON SYSTÈME DE DÉTECTION, COPIE DE LA CHAUVE SOURIS.

 

Le Département de la Défense des Etats-Unis a essayé d’utiliser les principes du sonar de la chauve-souris dans son propre système pour localiser les sous-marins. Selon un rapport de Science, l’un des magazines américains les plus réputés, le Département de la Défense a alloué un budget spécial pour ce projet.

On sait depuis longtemps que les chauves-souris utilisent un système de sonar pour se repérer dans le noir. Récemment, les chercheurs ont découvert de nouvelles données sur leur façon de procéder. D’après leurs recherches, la grande chauve-souris brune, Eptesicus fuscus, peut émettre deux millions d’échos simultanés par seconde. En outre, elle peut percevoir les échos à une résolution de seulement 0,3 millimètre. D’après ces chiffres, le sonar de la chauve-souris est trois fois plus sensible que les sonars fabriqués par l’homme.50

Les capacités d’orientation de la chauve-souris sont d’une grande aide pour apprendre comment voler dans l’obscurité. Les recherches entreprises avec l’aide de cameras infrarouges et de détecteurs ultrasons ont apporté de nombreuses informations sur la manière dont les chauves-souris volent à la recherche d’une proie dans la nuit.

Les chauves-souris peuvent attraper un insecte en plein vol alors que ce dernier est tout juste en train de sortir de l’herbe. Certaines chauves-souris plongent dans les buissons pour capturer leurs proies. Il n’est pas aisé de se saisir d’un insecte en utilisant uniquement les ondes sonores, mais en tenant compte du fait que l’insecte se trouve dans les buissons, et que les ondes sonores se répercutent sur les feuilles environnantes, on comprend alors la formidable tâche accomplie par la chauve-souris.

Dans une telle situation, les chauves-souris réduisent l’intensité des sons émis par leur sonar pour éviter de les confondre avec les échos émis par la végétation environnante. Mais cette technique n’est pas suffisante pour permettre aux chauves-souris de percevoir chaque objet séparément, elles ont besoin de distinguer le temps d’arrivée et la direction de l’écho qui se répercute.51

Les chauves-souris utilisent leur sonar quand elles survolent les points d’eau, pour boire et capturer des proies sur le sol. Leur facilité à se mouvoir se remarque en particulier lorsque deux chauves-souris se pourchassent. Comprendre leur manière de procéder va permettre de produire de nombreuses technologies, en particulier des équipements de navigation et de détection. En outre, la technique de dragage des mines s’inspire du système de sonar utilisé par les chauves-souris.52

Comme nous venons de le voir, les propriétés des créatures vivantes sont profitables à de nombreux points de vue. Dans ce verset, Allah attire notre attention sur l’utilisation des animaux :

Vous avez certes dans les bestiaux, un sujet de méditation : Nous vous donnons à boire de ce qu’ils ont dans le ventre, et vous y trouvez également maintes utilités… (Sourate al-Muminune, 21)

Les ondes sonores du dauphin et la technique du sonar

A partir d’un organe spécial appelé melon et situé dans la tête du dauphin, ce dernier peut produire jusqu’à 1.200 clappements par seconde. Le seul fait de bouger la tête lui permet d’envoyer les ondes dans la direction souhaitée. Quand les ondes sonores rencontrent un objet, elles se répercutent sur celui-ci avant de revenir vers le dauphin. L’écho émit par l’objet passe à travers la mâchoire inférieure du dauphin puis par son oreille interne avant d’arriver jusqu’au cerveau. Grâce à la vitesse impressionnante à laquelle sont interprétées ces données, le dauphin obtient des informations très précises. Les échos permettent aux dauphins de déterminer la direction du mouvement de l’objet, sa vitesse ainsi que sa taille.

Le sonar du dauphin est si sensible qu’il peut identifier un seul poisson parmi tout un banc.54 Il peut également faire la distinction entre deux pièces de métal à trois kilomètres de distance et dans l’obscurité.55

De nos jours, l’instrument connu sous le nom de SONAR56 est utilisé par les navires et les sous-marins pour identifier les cibles et leur itinéraire. Le sonar fonctionne exactement de la même manière que celui utilisé par le dauphin.

A l’Université de Yale, un robot a été conçu dans le but d’explorer de nouveaux environnements. Un professeur en génie électrique, Roman Kuc, a équipé le robot d’un sonar identique à celui utilisé par les dauphins. Le professeur Kuc qui a passé 10 ans à travailler sur les capteurs ultrasons et la recherche en robotique a admis que « Nous avons décidé d’observer plus précisément comment était utilisée l’écholocation dans la nature et voir si nous passions à côté de quelque chose.« 57

Imaginez qu’on vous dise que sous l’eau, les ondes sonores se propagent à une vitesse de 1.500 mètres par seconde. Ensuite imaginez qu’on vous demande de faire le calcul suivant : Si un sous-marin envoie des ondes sonores qui reviennent en quatre seconde, à quelle distance se situe l’objet sur lequel les ondes se sont répercutées ?

Vous obtiendriez le résultat suivant : trois kilomètres de distance. Les dauphins sont également capables d’effectuer facilement des calculs similaires, et cela sans connaître la vitesse à laquelle les ondes qu’ils émettent se propagent ni savoir comment multiplier ou diviser. Ils ne possèdent aucune de ces facultés ; les animaux ne font qu’exécuter les ordres d’Allah.

Le sonar permet d’aider les déficients visuels

Tandis que la recherche progresse, nous découvrons que les créatures vivantes possèdent des facultés étonnantes qui nous offrent des solutions au quotidien, depuis notre lieu de travail jusque dans nos hôpitaux. Darcy Winslow, Directeur Général des Affaires Environnementales de Nike, s’exprime en ces termes :

L’étendue des solutions technologiques que nous utilisons pour notre production et qui proviennent du milieu naturel est infinie. La biomimétique a encore besoin d’être innovée, développée et étendue, mais en pensant comme un biologiste ou en travaillant à ses côtés, nous pouvons apprendre à nous poser des questions différentes et à trouver dans le milieu naturel l’inspiration et les solutions dont nous avons besoin.58

De nombreuses entreprises suivent aujourd’hui la stratégie mise au point par Winslow. Il est désormais possible de voir un ingénieur en électronique ou en mécanique travailler en collaboration avec des biologistes.

Des ingénieurs qui se sont inspirés du sonar de la chauve-souris ont déjà réalisé un dispositif de sonar qui se fixe sur une paire de lunettes. Après une période d’adaptation aux lunettes, les personnes atteintes de déficience visuelle sont désormais capables d’éviter des obstacles voire même de faire du vélo. Cependant le dispositif inventé par ces ingénieurs ne remplacera jamais la vision humaine et ne sera jamais aussi fonctionnel que celui dont dispose la chauve-souris.

Il est évidemment impossible que des caractéristiques si remarquables, difficiles à imiter même pour les experts, soient apparues par hasard. N’oublions pas que les « caractéristiques » évoquées ici sont en réalité des systèmes complexes reliés les uns aux autres. L’absence ou la défaillance d’un seul composant entraînerait l’arrêt de l’ensemble du système. Par exemple, si les chauves-souris envoyaient des ondes dont elles ne pouvaient pas interpréter l’écho elles perdraient alors leur mécanisme de localisation.

En littérature scientifique, la structure parfaite des créations naturelles est évoquée sous le nom de « complexité irréductible ». En d’autres termes, certaines créations deviennent absolument sans intérêt lorsqu’elles sont réduites à une forme simple. La complexité irréductible des organismes ébranle l’idée fondamentale défendue par la théorie de l’évolution selon laquelle les organismes progressent d’une forme simple vers une forme plus complexe. Si un système n’a pas d’objectif particulier avant d’atteindre sa forme définitive, il n’a pas de raison valable pour perdurer pendant des millions d’années en se complexifiant et en s’améliorant. Une espèce ne peut survivre de génération en génération que si tous ses composants sont présents dès le départ. Aucun composant d’un organisme ne peut espérer exister en se complétant au fil du temps. Cela montre de façon évidente que dès leur apparition sur terre, les créatures vivantes possédaient déjà toutes leurs facultés aussi complètes et abouties comme elles le sont aujourd’hui.

Allah a apporté les animaux et d’autres créatures vivantes par Sa création comme le dit le verset suivant :

Et les bestiaux, Il les a créés pour vous ; vous en retirez des [vêtements] chauds ainsi que d’autres profits… (Sourate an-Nahl, 5)

La structure exceptionnelle de la chauve-souris nous montre la méthode à suivre pour que nos routes soient plus sûres

Les chercheurs de l’Université d’Edimbourg ont développé un robot qui utilise ses oreilles sensibles pour se repérer grâce à l’écho comme une chauve-souris. Jose Carmena, du service informatique de l’université, ainsi que ses collègues ont appelé leur invention « RoBat » qui fut équipé d’une source sonore centrale, ayant les mêmes fonctions que la bouche de la chauve-souris, et de deux récepteurs fixés à la même distance que celle qui sépare les oreilles d’une chauve-souris.

Afin d’utiliser le système des échos de la manière la plus efficace, l’équipe a pris en compte d’autres caractéristiques spécifiques de la chauve-souris lors de la création du RoBat. Les chauves-souris font bouger leurs oreilles afin de détecter les interférences dans les échos, elles peuvent ainsi éviter les obstacles qui se présentent devant elles, naviguer et chasser leurs proies. Comme les chauves-souris, le RoBat fut également équipé de capteurs sonores ultrasensibles pour rendre le mécanisme aussi parfait que possible.

Grâce à de tels capteurs inspirés par la nature, nous espérons qu’un jour nos routes seront plus sûres.

En effet, des constructeurs automobiles comme Mercedes et BMW utilisent déjà les capteurs ultrasons pour aider les conducteurs à faire marche arrière. Grâce à eux, le conducteur est informé de la distance qui le sépare d’un obstacle situé derrière lui.59

Le détecteur d’un poisson contre la pollution

Le poisson-éléphant, un poisson d’Afrique de l’Ouest du nom de Gnathonemus petersii vit dans les eaux boueuses du Niger à une température de 27°C. Ce poisson long de 10 cm utilise très peu sa vision dans ces eaux boueuses. Il se repère grâce à des signaux électriques émis par les muscles de sa queue. Dans des conditions normales, il émet entre 300 et 500 signaux par minute. Avec l’augmentation du taux de pollution, cependant, le nombre de signaux émis par minute peut dépasser 1.000.

Des détecteurs qui s’inspirent de la méthode employée par le poisson-éléphant sont utilisés pour mesurer les niveaux de pollution dans la ville britannique de Bournemouth. Une compagnie des eaux de la ville a donné des échantillons d’eau de la rivière Stour afin qu’ils soient testés par 20 poissons-éléphants. Chaque poisson se trouve dans un aquarium rempli d’eau de la rivière. Les signaux captés par les récepteurs présents dans l’aquarium sont ensuite transmis à des ordinateurs auxquels ils sont reliés. Si l’eau est polluée, le nombre croissant de signaux émis par le poisson sont identifiés et le signal d’alarme est transmis informatiquement.60

CHAPITRE 5

CRÉATURES VIVANTES ET TECHNOLOGIES DE VOL

Quelle est la machine volante la plus parfaite, la plus efficace ? Un hélicoptère Skorsky, un Boeing 747 ou un avion de combat F-16 ?

Un article scientifique qui parle des oiseaux dans le Reader’s Digest offre une réponse à cette question en déclarant que même l’avion le plus avancé n’est que la copie des oiseaux : Merveille d’aérodynamique.61

Les oiseaux sont des machines volantes absolument parfaites. Tout aéronef doit être léger afin de pouvoir voler y compris les vis et les boulons fixés sur les ailes. Cela explique pourquoi les constructeurs d’avions cherchent à utiliser des matériaux spécifiques qui soient à la fois légers, solides et résistant face au vent. Mais malgré tous les efforts fournis, nous sommes loin d’atteindre la performance des oiseaux dans ce domaine. Avez-vous déjà vu un oiseau exploser en plein vol ? Ou bien un oiseau perdre une aile à cause de l’usure de ses articulations ?

La structure parfaite des oiseaux a beaucoup influencé le développement de l’aviation. En effet, les frères Wright, considérés comme les inventeurs de l’avion, ont utilisé l’aile du vautour comme modèle pour construire les ailes de leur avion Kitty Hawk.62

Des os creux, des muscles pectoraux puissants, des plumes qui leur permettent de se maintenir dans les airs, des ailes aérodynamiques, un métabolisme qui satisfait de très grands besoins énergétiques… Toutes ces propriétés sont à l’origine de l’extraordinaire capacité qu’ont les oiseaux pour voler.

Les oiseaux sont beaucoup plus évolués que les avions. Des oiseaux tels que le corbeau ou la colombe peuvent réaliser des loopings dans les airs, les colibris peuvent faire du sur-place. Ils peuvent subitement décider de changer de trajectoire en plein vol et se poser sur une branche. Aucun avion ne peut effectuer de telles performances.

Avant même que l’avion ne soit conçu, la constitution parfaite des oiseaux pour voler a influencé de nombreux inventeurs. Comme le montrent les films du 19ème siècle, à cette époque certaines personnes attachaient des ailes qu’ils avaient fabriquées à leurs bras et se jetaient littéralement dans les airs en essayant d’imiter les mouvements des oiseaux. De manière prévisible, il ne leur fallut pas longtemps avant de s’apercevoir que les ailes à elles seules n’étaient pas suffisantes pour leur permettre de voler.

Dès lors, l’homme a réalisé des progrès considérables en termes de techniques, recherches et développements scientifiques. Cependant certains affirment des choses aussi invraisemblables et irrationnelles que ces premiers inventeurs. D’après eux, les reptiles seraient progressivement devenus des oiseaux. Ce mécanisme imaginaire d’évolution progressive ne dispose d’aucune preuve pour le soutenir. Les oiseaux possèdent une constitution totalement différente de celle des créatures terrestres. La constitution de leurs os, muscles, plumes, ailes aérodynamiques et métabolisme ne ressemblent en rien à ceux des reptiles63 et le modèle d’évolution supposé ne peut pas justifier de leurs mécanismes corporels.

Le nouvel objectif en aérodynamique : une aile qui change de forme selon les conditions climatiques dominantes

En vol, les oiseaux peuvent utiliser leurs ailes de façon efficace, en modifiant leur position pour faire face à certains éléments tels que le vent et la température. Actuellement des sociétés spécialisées en techniques aériennes recherchent activement à développer un concept qui utiliserait ces facultés.

La NASA, Boeing et l’Armée de l’air des Etats-Unis ont conçu une aile flexible en fibre de verre qui peut changer de forme selon des informations transmises par un ordinateur situé à l’intérieur de l’avion. Cet ordinateur sera également capable de traiter les informations concernant les conditions de vol telles que la température, la force du vent, etc.64

Airbus, une autre société spécialisée dans ce domaine, tente de construire des ailes qui s’adaptent aux changements de conditions climatiques, afin de réduire la consommation en carburant.65

En résumé, la forme des ailes des oiseaux est simplement une merveilleuse conception. Pendant de nombreuses années leur capacité inégalée pour voler a inspiré les ingénieurs. Allah a doté ces créatures de la manière la plus efficace qui soit afin qu’elles puissent voler. Il y fait allusion dans le verset suivant :

N’ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d’eux, déployant et repliant leurs ailes tour à tour ? Seul le Tout Miséricordieux les soutient. Car Il est sur toute chose, clairvoyant. (Sourate al-Mulk, 19)

Comment les ailes des oiseaux inspirent les technologies de vol

L’étude du vol des oiseaux a apporté d’importants changements dans la structure des ailes des avions.

L’un des premiers avions à utiliser ces modifications fut l’avion de combat American F-111 qui ne disposait pas de surfaces de contrôle comme ailerons ou volets utilisés pour contrôler le mouvement des avions. Au lieu de cela, l’avion de combat pouvait déployer ses ailes à la manière des oiseaux. Ce qui lui permettait de rester en équilibre même pendant ses changements de positions.66

Dans les recherches aéronautiques, les plumes de vautour nous montrent la voie à suivre

Durant un vol d’avion, les changements de pression qui agissent sur l’arrête de l’aile peuvent former des tourbillons – des courants d’air sur l’arrête de l’aile qui peuvent gêner la progression de l’avion.

La recherche aéronautique a révélé qu’en plein vol, le vautour déployait ses larges plumes situées sur l’arrête de ses ailes comme les doigts d’une main. A partir de cette observation, les chercheurs ont voulu fabriquer des petits ailerons métalliques et les tester en vol. Ils espéraient ainsi réduire les effets nuisibles des tourbillons en créant des tourbillons plus petits pour remplacer les tourbillons plus importants qui gênaient la progression de l’avion auparavant. Les expériences ont révélé que cette idée était ingénieuse, et les chercheurs tentent désormais de la mettre en place dans un avion réel.

Les échecs de la science du 20ème siècle pour découvrir les secrets des techniques aérodynamiques utilisées par les insectes pour voler

Un insecte en vol bat des ailes environ plusieurs centaines de fois par seconde. Certains insectes peuvent même battre des ailes jusqu’à 600 fois par seconde.67

Les gestes réalisés pour effectuer ces mouvements à une telle rapidité sont si nombreux qu’il n’est pas possible de les reproduire techniquement. Afin de découvrir les techniques de vol de la mouche des cerises, Michael Dickinson, professeur au service biologique de l’Université de Californie à Berkeley ainsi que ses collègues ont conçu un robot qu’ils ont appelé le Robofly. Le Robofly imite le mouvement des battements d’ailes des insectes, mais à une échelle 100 fois plus grande et à une vitesse 1.000 fois inférieure à celle de la mouche. Il peut battre des ailes une fois toutes les cinq secondes en étant commandé à partir de moteurs contrôlés par six ordinateurs.68

Pendant des années, de nombreux scientifiques comme le professeur Dickinson ont mené des expériences en espérant découvrir la manière dont les insectes battent leurs ailes d’avant en arrière. Durant ses expériences sur les mouches des cerises, Dickinson a découvert que les ailes des insectes n’oscillaient pas simplement de haut en bas comme si elles étaient reliées par une charnière mais utilisaient en réalité des techniques aérodynamiques complexes. En outre, les ailes changent d’orientation à chaque battement : la surface supérieure des ailes se retrouve au-dessus lorsque les ailes descendent puis les ailes se retournent et la face inférieure se retrouve au-dessus lorsque les ailes remontent. Les scientifiques qui essayent d’analyser ces mouvements complexes affirment que l’état d’équilibre aérodynamique conventionnel utilisé pour le fonctionnement des ailes des avions est insuffisant.

Les mouches des cerises utilisent en fait plusieurs principes aérodynamiques. Par exemple, lorsqu’elles battent des ailes, elles forment derrière elles un tourbillon de courants d’air complexe, semblable au sillage d’un navire. Quand l’aile change de direction, elle passe à travers ce tourbillon d’air et récupère ainsi une partie de l’énergie qu’elle a perdue. Les muscles qui permettent à la mouche des cerises dont les ailes ne mesurent que 2,5 millimètres de battre des ailes 200 fois par seconde sont considérés comme les muscles les plus puissants parmi tous les insectes.69

Bien d’autres caractéristiques telles que la vision précise des mouches, leurs petites ailes arrière qui les aident à garder l’équilibre et les capteurs qui coordonnent le mouvement des battements des ailes, donnent à la mouche sa structure parfaite.

Les mouches utilisent ces principes aérodynamiques depuis des millions d’années. Le fait que les scientifiques qui ont recours aux technologies les plus avancées ne parviennent pas à recopier intégralement les techniques de vol des insectes démontre le pouvoir de la création. Pour ceux capables de penser, Allah révèle l’incomparable nature de Sa sagesse et de Son savoir à travers la plus minuscule des mouches. Dans le verset suivant, Il révèle :

O hommes! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : « Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s’uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles ! » (Sourate al-Hajj, 73)

CHAPITRE 6

CE QUE NOUS POUVONS APPRENDRE DES ANIMAUX

Chaque animal possède des particularités prodigieuses qui lui ont été données dès le départ. Certains profitent de leur idéale forme hydrodynamique qui leur permet de se mouvoir dans l’eau, d’autre utilisent des systèmes sensoriels remarquables. L’homme découvre la plupart de ces systèmes pour la première fois et commence à en comprendre le fonctionnement. Grâce à la biomimétique, les inventions inspirées de ces découvertes extraordinaires seront sans aucun doute abondamment utilisées dans le futur.

Surface de résistance et maillots de bains inspirés de la peau de requin

Au cours des compétitions olympiques, un centième de seconde peut faire la différence entre le vainqueur et le perdant. Parce que la force de résistance qui s’oppose à celui du corps du nageur en mouvement est considérable, de nombreux nageurs choisissent des maillots de bains spécialement conçus pour réduire cet effet de résistance. Ces maillots taillés sur mesure, couvrant la majeure partie du corps, sont fabriqués à partir d’un textile qui reproduit les propriétés de la peau de requin en superposant des couches de résine verticales.

Des études réalisées au microscope électronique ont révélé que des « denticules » recouvrent la surface de la peau de requin et produisent des remous verticaux ou des spirales aquatiques et maintiennent l’eau près du corps du requin et réduisent par la même occasion l’effet de résistance. Ce phénomène est connu sous le nom d’ »Effet Riblet », et les recherches entreprises sur les requins ne cessent de se poursuivre au Langley Research Center de la NASA.

On produit des maillots de bains réalisés à partir de nouvelles fibres et de nouvelles techniques de couture afin de coller à la peau du nageur et de réduire l’effet de résistance au maximum. Les recherches ont montré que de tels vêtements peuvent réduire la force de résistance de 8% par rapport à un maillot de bain ordinaire.

Les Etats-Unis prennent la vipère comme modèle pour leur défense

Le docteur John Pearce, du département d’ingénierie informatique et électrique de l’Université du Texas, a étudié l’espèce des Crotalinés, de la famille des vipéridés.

Ses recherches ont porté sur les organes situés entre l’œil et la narine de ce serpent. A la surface de l’œil du serpent se trouve une minuscule membrane nerveuse appelée « fossette » que le serpent utilise pour localiser ses proies à sang chaud. Elle comprend un système sophistiqué sensible à la chaleur – si sensible en effet que le serpent peut repérer une souris à plusieurs mètres de distance dans l’obscurité la plus totale.

Les chercheurs ont affirmé lorsqu’ils ont découvert les secrets des méthodes de prédation et de destruction de ce vipéridé, que les systèmes utilisés par celui-ci pouvaient être adaptées afin de protéger le pays contre les missiles ennemis. Ils espèrent développer des concepts qui aideront les pilotes d’avion engagés dans des missions dangereuses à éviter les attaques ennemies. Le docteur Pearce a déclaré : « Les forces armées veulent voir si elles peuvent imiter les systèmes biologiques et obtenir un détecteur de missile plus performant. »72 Mais jusqu’à présent, les études menées à cet effet ont prouvé qu’il était difficile d’égaler la sensibilité du serpent.

Nous essayons tout simplement de reproduire la sensibilité de l’organe du serpent. On peut mesurer les impulsions nerveuses, mais la véritable question est de savoir ce que signifient ces impulsions. Nous utilisons un modèle numérique pour nous indiquer que : telle quantité d’infrarouges a été repérée par l’organe, ce qui signifie qu’il y a telle quantité d’impulsions nerveuses.

La membrane du serpent est remplie de vaisseaux sanguins et de connexions nerveuses. Cette membrane est si sensible et les variations dans les réponses si précises et subtiles que vouloir repérer et étudier ces signaux s’est révélé être une tâche difficile. Pour comprendre le fonctionnement de cet organe, il est nécessaire de travailler avec des mesures et des photos microscopiques précises.

Comme le montre cet exemple, les créatures vivantes présentes dans la nature disposent d’une intelligence et d’une technologie exceptionnelle. Les chercheurs qui travaillent sur ces concepts naturels en les prenant pour modèles parviennent à réaliser leurs projets de façon plus rapide.

Les changements de couleurs des caméléons et des vêtements

La capacité remarquable qu’ont les caméléons de changer de couleurs pour s’adapter à leur environnement est à la fois fascinante et esthétique. Le caméléon peut se camoufler à une vitesse impressionnante.

Comme un expert, le caméléon utilise à la fois les cellules appelées chromatophores qui contiennent des pigments de couleurs jaunes et rouges, des couches qui renvoient la couleur bleue et blanche de la lumière et les cellules mélanophores qui contiennent les pigments de mélanine noirs et marrons qui permettent d’assombrir sa couleur.74

Par exemple, un caméléon placé sous une lumière jaune virera rapidement au jaune. Le caméléon peut non seulement reproduire un seul coloris, mais également tout une nuance de couleurs. Le secret de ce phénomène réside dans le fait que les cellules qui contiennent les pigments, et qui se trouvent juste sous la peau, s’étirent ou au contraire se rétractent afin de s’adapter à leur environnement.

Les recherches menées actuellement à L’Institut de Technologie de Massachusetts, ont pour objectif de fabriquer des vêtements, sacs et chaussures capables de changer de couleurs de la même façon que le caméléon. Les chercheurs imaginent des vêtements fabriqués à partir de fibres récemment développées qui peuvent refléter toute la lumière qu’elles reçoivent, et qui sont équipés de minuscules batteries. Cette technologie permettra aux vêtements de pouvoir changer de couleurs et de formes en quelques secondes en appuyant sur un bouton.75 Cependant ce système reste encore très coûteux. Le coût d’une veste pour homme capable de changer de couleurs est aujourd’hui de 10.000 dollars.

Que penseriez-vous si on vous montrait une veste et qu’on vous disait : « Cette veste peut changer de couleur. Cependant personne n’a conçu cette veste ni sa capacité à changer de couleur. C’est juste arrivé par hasard. » Vous vous imagineriez que cette personne est probablement folle. Il est évident qu’un tailleur a conçu cette veste et que des ingénieurs ont crée sa capacité à changer de couleur.

Alors comment le caméléon parvient-il à réaliser ces modifications si phénoménales ? A-t-il conçu ce système et l’a-t-il installé à l’intérieur de son corps avant de pouvoir s’en servir ? Il serait évidemment irraisonné d’affirmer que le caméléon ait réalisé tout cela. Etant donné que même les être humains ne parviennent que difficilement à de tels résultats, comment un reptile pourrait-il installer un système capable de changer son apparence externe ? Affirmer qu’une telle faculté est venue par hasard est tout à fait insensé et irraisonné.

Aucun mécanisme naturel n’a le pouvoir de créer de telles particularités aussi exceptionnelles et d’en doter les créatures vivantes qui en ont besoin. Une force supérieure commande les atomes, les molécules et les cellules du corps des créatures et les agence à sa guise. Allah, Celui Qui a créé les caméléons, nous révèle la nature inégalée de Sa création grâce à de tels exemples. Comme il est mentionné dans le Coran, Allah est tout-puissant :

<< Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie Allah. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. A Lui appartient la souveraineté des cieux et de la terre. Il fait vivre et il fait mourir, et Il est omnipotent. (Sourate al-Hadid, 1-2) >>

 De vieilles structures optiques de plus de 515 millions d’années

Dans un article publié dans l’American Scientist, le célèbre magazine scientifique, Andrew R. Parker affirme que lui et ses collègues ont examiné une mouche momifiée conservée dans la résine d’ambre pendant 45 millions d’années. Il y avait une structure en forme de grille sur la surface incurvée des ommatidies de la mouche (organes visuels présents dans l’œil composé de la mouche). En analysant les propriétés réfléchissantes de cette structure, ils se rendirent compte que la composition de l’œil de la mouche avait des caractéristiques anti-réfléchissantes très performantes. L’hypothèse fut confirmée par les recherches qui suivirent.

Grâce à ces découvertes et à d’autres recherches entreprises, les scientifiques sont parvenus à augmenter l’efficacité des absorbeurs et des panneaux solaires utilisés pour fournir de l’énergie aux satellites. Le travail consiste à présent à réduire l’angle de réflexion des infrarouges (chaleur) et des autres ondes lumineuses en imitant la structure de l’œil de la mouche. Parfaitement adaptée aux surfaces des panneaux solaires, la structure de l’œil de mouche a permis d’éviter les dépenses normalement nécessaires pour s’assurer que ces panneaux soient toujours face au soleil.

Ce n’est que très récemment que les spécialistes en astronomie ont découvert et imité ce système, mais les mouches possèdent ces facultés depuis des millions d’années. Des agencements similaires ont récemment été découverts sur les Schistes de Burgess, vieux de 515 millions d’années. Offrant une vision très colorée et précise, cette structure montre combien cette création est remarquable. Mais cette évidence ne peut être comprise que par des croyants – ceux qui utilisent leur raison pour comprendre que tout ce qui existe est sous le contrôle d’Allah.

L’un des versets du Coran décrit comment de telles preuves sont insignifiantes au regard de ceux qui dénient l’existence d’Allah :

Certes, Allah ne se gêne point de citer en exemple n’importe quoi : un moustique ou quoi que ce soit au-dessus ; quant aux croyants, ils savent bien qu’il s’agit de la vérité venant de la part de leur Seigneur ; quant aux infidèles, ils se demandent « Qu’a voulu dire Allah par un tel exemple ? » Par cela, nombreux sont ceux qu’Il égare et nombreux sont ceux qu’Il guide; mais Il n’égare par cela que les pervers. (Sourate al-Baqarah, 26)

Stenocara : une véritable unité de captage d’eau

Dans le désert où peu de créatures vivantes parviennent à survivre, certaines espèces possèdent des caractéristiques étonnantes. L’une de ces espèces est le scarabée Stenocara qui vit dans le désert de Namib, en Afrique du Sud. Un rapport qui date du 1er novembre 2001 de l’édition Nature décrit comment ce scarabée récupère l’eau si vitale à sa survie.

Le système de captage d’eau du Stenocara dépend principalement d’une fonction spécifique située sur son dos dont la surface est couverte de minuscules aspérités. La surface entre chacune de ces aspérités est couverte de cire, bien que leur sommet ne soit pas recouvert de cire. Cela permet au scarabée de récupérer l’eau de manière bien plus efficace.

Le Stenocara extrait la vapeur d’eau contenue dans l’air, élément rare et précieux dans les milieux désertiques. Le plus remarquable est la façon dont le scarabée sépare l’eau de l’air dans le désert où les minuscules gouttes d’eau s’évaporent très rapidement à cause de la chaleur et du vent. Ces gouttelettes qui ne pèsent quasiment rien sont transportées par le vent parallèlement au sol. Le scarabée, comme s’il savait ce qui allait se passer, se penche en avant face au vent. Grâce à sa constitution singulière, des gouttelettes se forment sur les ailes et roulent le long de son dos avant d’atteindre sa bouche.77

L’article qui concerne le Stenocara mentionne également : « Le mécanisme par lequel l’eau est extraite de l’air pour former de larges gouttelettes n’a jamais été expliqué jusqu’à nos jours, malgré tout le potentiel du biomimétisme. »78

En examinant la constitution du dos du scarabée au microscope, les scientifiques ont conclu que celui-ci représentait un modèle parfait pour la construction de tentes capables de récupérer l’eau de pluie, de revêtements pour bâtiments et de condensateurs d’eau. Des structures aussi complexes ne peuvent pas être apparues spontanément ou de manière naturelle. Il est également impossible qu’un minuscule scarabée ait pu « inventer » un système aussi remarquable. Le Stenocara est la preuve que notre Créateur est à l’origine de tout ce qui existe.

Le générateur de lumière efficace à 100% des lucioles

A partir de l’extrémité de leur abdomen, les lucioles produisent une lumière jaune-vert. Cette lumière est produite à partir de cellules contenant un produit chimique appelé luciférine qui réagit au contact de l’oxygène et d’une enzyme, la luciférase. La luciole peut décider d’allumer ou d’éteindre la lumière en variant la quantité d’air entrant dans ses cellules par l’intermédiaire de tubes respiratoires. Une ampoule standard utilisée dans un foyer produit 10% de lumière, les 90% d’énergie restante sont dépensés sous forme de chaleur. Chez la luciole, la totalité de l’énergie ou presque est produite sous forme de lumière, ce que les scientifiques cherchent à imiter.79

Quelle force permet aux lucioles de fournir un tel degré de rendement ? Selon les partisans de l’évolution, la réponse réside dans les atomes, le hasard ou d’autres facteurs externes sans force propulsive ; aucun de ces exemples ne possède la faculté de produire une telle activité. L’art divin est infini et incomparable. Dans de nombreux versets du Coran, Allah évoque le besoin qu’ont les gens de faire appel à la raison et de tirer des leçons de ce qu’Il a crée. Ainsi, la responsabilité de l’homme est de rendre hommage aux miracles d’Allah et de se tourner uniquement vers Lui.

Les locustes, une solution aux problèmes de circulation !

Les accidents de voitures causent des millions de morts chaque année. Dans leurs recherches de solutions pour remédier à ce problème, les scientifiques estiment que les locustes peuvent offrir une aide précieuse. Bien que les locustes se déplacent en essaim de plusieurs millions d’insectes, les recherches ont montré qu’ils n’entraient jamais en collision les uns avec les autres. Résoudre cette énigme ouvrirait de nouveaux horizons pour les scientifiques.

Les expériences menées ont démontré que les locustes envoyaient des signaux électriques aux créatures qui s’approchent d’eux afin de pouvoir les localiser, puis changeaient ensuite de direction en fonction de la réponse obtenue.80 Ces créatures agissant selon les ordres d’Allah prouvent l’existence d’une puissance créatrice supérieure.

Les méthodes de vol des oiseaux comme modèle pour les trains à grande vitesse

Lorsque les ingénieurs et scientifiques japonais conçurent leur train électrique à grande vitesse 500-series, ils furent confrontés à un problème majeur : en observant les oiseaux sauvages à la recherche de la solution parfaite, ils ont rapidement découvert la structure qu’ils recherchaient et l’ont réalisée avec succès.

Le vol du hibou et le bruit des trains à grande vitesse

Pour les trains à grande vitesse inventés par les japonais, la sécurité est l’élément primordial. L’autre facteur important est la compatibilité avec les standards environnementaux japonais. Les réglementations japonaises en termes de nuisances sonores émises par les trains sont parmi les plus strictes au monde. En utilisant les technologies modernes, il n’est pas difficile d’aller plus vite, mais il n’est pas aisé d’éradiquer le bruit. D’après les réglementations de l’Agence Environnementale Japonaise, les nuisances sonores émises par un train ne doivent pas dépasser 75 décibels à 25 mètres de distance des chemins de fer dans un centre urbain. A un croisement en ville, lorsque les voitures redémarrent toutes en même temps au feu vert, elles génèrent un bruit qui atteint 80 décibels. Cela montre à quel point le train à grande vitesse Shinkansen doit être silencieux.

Le bruit du train augmente à partir d’une certaine vitesse à cause du roulement de ses roues sur les rails. A partir de 200 Km/h (125m/h), cependant, le bruit initial devient un bruit aérodynamique à cause de ses mouvements à travers les airs.

Le bruit aérodynamique est crée par les pantographes, ou collecteurs, utilisés pour fournir l’électricité à partir des caténaires fixées au-dessus du toit du train. Les ingénieurs se rendant compte qu’ils ne pouvaient pas réduire le niveau de bruit au moyen de pantographes conventionnels ont concentré leurs recherches sur des animaux qui se déplacent à la fois rapidement et silencieusement.

De tous les oiseaux, les hiboux sont ceux qui produisent le moins de bruit en vol. Ils réussissent à faire cela grâce aux plumes situées sur leurs ailes. En outre, les ailes d’un hibou sont dotées de nombreuses petites plumes dentelées (dentelures) visibles à l’œil nu, ce qui n’est pas le cas chez les autres oiseaux. Ces dentelures génèrent de petits tourbillons d’air. Le bruit aérodynamique provient des tourbillons formés dans l’air. Le bruit augmente en fonction de la taille du tourbillon produit. Etant donné que les ailes des hiboux sont dotées de nombreuses plumes dentelées, elles créent des tourbillons relativement petits qui permettent aux hiboux d’effectuer des vols silencieux.

En menant des expériences avec des hiboux traversant un tunnel venté en volant, les ingénieurs et créateurs japonais ont été témoins de la constitution extraordinaire de ces oiseaux. Ils réussirent ensuite à réduire de façon efficace le bruit du train en utilisant des pantographes en forme d’ailes construits sur le principe des dentelures des plumes du hibou. Ainsi le système de pantographe développé par les japonais et inspiré par la nature est devenu par la suite l’un des plus fonctionnels.81

Le plongeon du martin-pêcheur et l’entrée d’un train à grande vitesse dans les tunnels

Les tunnels sur les lignes utilisées par les trains à grande vitesse constituent un autre problème à résoudre pour les ingénieurs. Lorsqu’un train à grande vitesse entre dans un tunnel, les ondes de pression atmosphérique montent et grandissent progressivement pour se transformer en ondes périodiques à l’approche de la sortie du tunnel. Arrivées à la sortie, les ondes font demi-tour. A la sortie du tunnel, une partie de la pression des ondes est relâchée parfois dans un bruit d’explosion.

Etant donné que la pression des ondes représente environ un millième de la pression atmosphérique, elles sont considérées comme des ondes de micro-pression dans le tunnel et qui se forment comme le montre le diagramme.

On peut réduire le bruit désagréable qui en résulte en augmentant la largeur du tunnel, mais cette tâche s’avère souvent difficile et coûteuse.

Tout d’abord, les ingénieurs ont pensé avoir trouvé la solution en réduisant des sections transversales de trains et en construisant le nez du train en forme pointue et lisse. Ils exécutèrent leur plan sur un train expérimental mais ne parvinrent pas à éliminer les ondes de micro-pression engendrées.

En se demandant si une telle dynamique se produisait dans la nature, les créateurs et ingénieurs ont pensé au martin-pêcheur. Afin de chasser sa proie, le martin-pêcheur plonge dans l’eau qui offre une plus grande résistance que l’air. Celui-ci subit des changements de pression tel un train entrant dans un tunnel.

En conséquence un train qui circule à 300 km/h a besoin d’avoir l’avant semblable au bec du martin-pêcheur qui facilite la pénétration de l’oiseau dans l’eau.

Des études menées par l’Institut Japonais des Recherches Techniques sur les Chemins de Fer et par l’Université de Kyushu ont révélé que la forme idéale pour supprimer les ondes de micro-pression était un paraboloïde pivotant. Une coupe transversale de la partie supérieure et inférieure du bec du martin-pêcheur se présente sous la forme suivante.82 Le martin-pêcheur est un exemple de la manière dont les espèces vivantes sont créées avec exactement ce dont elles ont besoin pour survivre – et dont la structure peut servir de modèle aux hommes.

Les plumes de paons et les panneaux d’affichage « auto-changeants »

Dans les plumes du paon, la protéine kératine et le pigment brun que représente la mélanine, le seul pigment que contiennent ces plumes, permettent à la lumière de se refléter afin que nous puissions voir sa couleur. Les couleurs claires et obscures que nous voyons sur les plumes proviennent des couches orientées de kératine. Les nuances de couleurs extrêmement lumineuses des plumes de paon proviennent de cette particularité.

Une compagnie japonaise s’est inspirée de la nature pour développer des panneaux d’affichage réutilisables, dont la surface est modifiée sous l’effet des ultraviolets qui changent l’alignement des cristaux, éliminant ainsi certaines couleurs afin d’afficher le message voulu. Ces affichages peuvent être utilisés autant de fois que souhaité avec de nouvelles images. Ce qui évite les dépenses pour produire de nouveaux affichages ainsi que l’utilisation de peintures toxiques.83

Une solution informatique grâce aux papillons

Nous utilisons si souvent les ordinateurs qui font partie intégrante de notre quotidien – à la maison, au travail et même en voiture. La technologie informatique se développe rapidement de jour en jour, et l’augmentation du niveau de vie nécessite que les ordinateurs s’adaptent à ce progrès. Les derniers modèles peuvent atteindre des vitesses d’exécutions impressionnantes, et des puces encore plus rapides permettent aux ordinateurs d’effectuer plus de tâches en moins de temps. Cependant, des puces plus rapides entraînent une plus grande consommation d’électricité, ce qui chauffe la puce en retour. Il est indispensable que la puce soit refroidie afin de l’empêcher de fondre. Les ventilateurs qui existent déjà ne sont plus suffisants pour refroidir les dernières générations de puces. Les créateurs qui cherchent à résoudre ce problème ont déclaré qu’ils avaient trouvé une solution en s’inspirant de la nature.

Les ailes des papillons sont conçues d’après une structure remarquable. Des recherches menées à l’Université de Tufts ont révélé que les ailes des papillons étaient dotées d’un système de refroidissement. Comparé au système de refroidissement des puces informatiques, celui du papillon est bien plus performant. Une équipe dirigée par Peter Wong, assistant professeur en génie mécanique, fut réunie par l’American National Science Foundation pour étudier comment les papillons irisés contrôlaient la chaleur.

Etant donné que les papillons sont des insectes à sang froid, ils doivent constamment réguler leur température corporelle. C’est un problème majeur, car la friction durant le vol entraîne une importante quantité de chaleur. Cette chaleur doit être immédiatement refroidie, autrement, le papillon ne survivrait pas. La solution est fournie par les millions de lamelles microscopiques, des films ultrafins, accrochés à leurs ailes. La chaleur générée est ainsi dispersée.84

L’équipe estime que cette recherche sera utile pour les constructeurs de puces comme Intel et Motorola dans un proche avenir. Mais les papillons possèdent cette faculté depuis qu’ils sont apparus sur terre. Le fait que les ailes des papillons soient dotées d’un tel système nous démontre la sagesse et le pouvoir de notre Créateur. Ce pouvoir appartient à Allah, Qui domine et a la pouvoir sur tout.

CHAPITRE 7

LES ORGANES PLUS PERFORMANTS QUE LA TECHNOLOGIE

 Des informations publiées par Sandia National Laboratories aux Etats-Unis, le 12 juillet 2001, stipulaient que ceux-ci avaient réussi à « étudier l’acuité visuelle de l’œil ». Le rapport indiquait qu’en utilisant 64 ordinateurs, on pouvait produire une image digitale qu’ils mettaient seulement quelques secondes à acquérir.85

Il s’agit d’une progression considérable, cependant un élément ne doit pas être oublié. En l’espace de seulement un dixième de seconde, les yeux d’un homme forment une image qui prend tout juste un millimètre carré de l’espace rétinien. Ce qui veut dire que l’œil humain est beaucoup plus rapide et fonctionnel que 64 ordinateurs utilisant les dernières technologies qui existent.

La technologie est incapable d’égaler les performances du cœur humain

Les êtres humains ont une espérance de vie de 70 à 80 ans en moyenne. Le cœur humain bat environ 70 à 80 fois par minute, pour un total de plusieurs milliards de battements au cours d’une vie. La société Abiomed, connue pour ses recherches dans le domaine des cœurs artificiels, a déclaré qu’en dépit de tous les travaux effectués, elle ne parviendrait pas à imiter le fonctionnement parfait dont le cœur fait preuve au cours de toute une vie. Pour la société, la conception d’un cœur artificiel capable de battre 175 millions de fois, sur une durée d’environ cinq ans, est déjà un objectif considérable.86

Produit grâce aux toutes dernières technologies, ce cœur artificiel a été testé sur les veaux avant d’être utilisé par les êtres humains, bien que les veaux n’aient survécu que pendant quelques mois. Le cœur artificiel développé par la société a été testé avec succès en 2004 sur des cœurs défaillants de patients. Mais il est évident que les chercheurs ont beaucoup de difficultés à imiter le cœur humain. Steven Vogel de l’Univesité de Duke, un biomécanicien qui a également écrit un livre à ce sujet, explique pourquoi :

Le fait est que les machines dont nous disposons, quelque soit leur puissance ou leur efficacité, fonctionnent de façon complètement différente. Le muscle est une machine molle et humide qui se contracte, ce qui va à l’encontre de toute notre technologie actuelle. C’est pourquoi on ne peut pas imiter le cœur…87

Tout comme le cœur humain, le cœur artificiel créé par Abiomed comprend deux ventricules, d’où s’arrête la similitude entre les deux. Alan Snyder de Penn State, un bio ingénieur qui a mené des recherches, explique la différence en ces termes : « L’enveloppe du cœur humain est un muscle, une pompe qui fonctionne par elle-même. »88 En ce qui concerne le cœur artificiel, la pompe est contenue à l’intérieur du cœur. C’est la différence résumée par Snyder.

Les chercheurs qui se demandent comment concevoir un cœur qui se contracte tout seul, ont fait fonctionner l’intérieur des deux ventricules en plaçant un moteur entre les deux. Ce cœur artificiel fonctionne à l’aide d’une batterie située dans l’abdomen du patient. Cette batterie doit être rechargée de manière continue par des ondes radio émises depuis des batteries rechargeables que le patient emporte avec lui.

Notre cœur naturel n’a pas besoin de batteries pour produire de l’énergie parce qu’il dispose d’une constitution musculaire incomparable capable de fournir sa propre énergie. Une autre caractéristique du cœur humain qui ne peut pas être imitée est l’incomparable efficacité de ses battements. En effet le cœur peut pomper cinq litres de sang par minute au repos et jusqu’à 25-30 litres lors d’un exercice physique. Kung, le directeur d’Abiomed, décrit cet extraordinaire changement de rythme comme « un défi qu’aucun mécanisme n’arrive à relever aujourd’hui ». Le cœur artificiel mis au point par la société peut pomper seulement 10 litres par minute au mieux, ce qui est loin d’être suffisant pour la plupart des activités quotidiennes ordinaires.89

Le cœur humain est nourri et consolidé selon ses besoins par le sang qu’il pompe. Un tel cœur peut travailler pendant 50 à 60 ans sans avoir besoin d’être réparé. Le cœur possède la capacité de s’auto-régénérer, c’est la raison pour laquelle il peut travailler de façon continue. C’est un autre facteur qui rend ce cœur humain impossible à dupliquer artificiellement.

Notre cœur, que les scientifiques rêvent de pouvoir imiter grâce aux technologies actuelles, nous montre la connaissance supérieure de notre Créateur et de notre Allah vénéré.

Une solution contre la menace des virus grâce au système immunitaire

Dès qu’un ordinateur est infecté par un virus, cela signifie qu’un autre ordinateur peut être contaminé à son tour. Par conséquent de nombreuses sociétés ont jugé nécessaire de mettre en place un « système immunitaire » pour protéger leur réseau des virus et continuent de mener d’intenses recherches dans ce domaine. L’un des centres qui entreprend ces recherches est le laboratoire de neutralisation des virus, l’IBM’s Watson Research Center à New York. Là-bas, un laboratoire en microbiologie hautement sécurisé travaille sur des virus mortels et produit également des programmes qui peuvent diagnostiquer les 12.000 virus identifiés jusqu’à aujourd’hui – et également isoler les virus à partir d’un ordinateur de manière sécurisée.

IBM est seulement l’une des sociétés qui cherche à mettre en place un système immunitaire international pour protéger son réseau informatique des menaces virales. Steve White, l’un des cadres de la société, affirme que pour atteindre cet objectif, un système immunitaire tel que celui du corps humain est nécessaire.

C’est uniquement grâce à son système immunitaire que la race humaine existe. De la même façon, seule la création d’un système immunitaire dans l’espace cybernétique permettra à celui-ci d’exister.90

En poursuivant cette analogie entre l’ordinateur et les créatures vivantes, les chercheurs ont commencé à produire des programmes de protection qui fonctionnent comme les systèmes immunitaires. Ils pensent que ce que nous avons appris de l’épidémiologie (la branche scientifique qui étudie les maladies contagieuses) et à l’immunologie (qui traite des systèmes immunitaires) permettra de protéger les programmes électroniques des menaces de la même façon que les anticorps protègent les créatures vivantes.

Les virus informatiques sont des programmes intelligents capables de se répliquer et conçus pour infiltrer les ordinateurs, se multiplier en se recopiant et endommager ou « prendre possession » de l’ordinateur dans lequel ils s’introduisent. Les indices qui prouvent l’intrusion de tels virus sont entre autres : un ralentissement du système informatique, des fichiers endommagés de manière étrange et spontanée, et parfois, une défaillance ou un arrêt complet du système – comme les différentes maladies qui affectent les êtres humains.

Afin de protéger nos ordinateurs de cette menace virale, des programmes d’identification recherchent tous les codes dans la mémoire de l’ordinateur pour retrouver des indices de virus précédemment identifiés et stockés dans la mémoire du programme. Les virus informatiques portent des traces de signatures du logiciel qui a permis leur reconnaissance. Lorsque le programme de recherche informatique reconnaît cette signature caractéristique, il signale que l’ordinateur a été infecté par un virus.

Malgré cela, les programmes antivirus ne sont pas capables d’offrir aux ordinateurs une protection intégrale. Des programmateurs peuvent élaborer de nouveaux virus en l’espace de quelques jours et les réinsérer dans l’espace cybernétique à travers un ordinateur infecté. Il est donc vital que les programmes antivirus soient constamment mis à jour pour avoir l’information nécessaire et reconnaître les nouveaux virus. De nouveaux programmes antivirus doivent être ajoutés régulièrement afin de se protéger contre l’intrusion de virus.

Avec l’utilisation de plus en plus répandue d’Internet à niveau international, ces virus ont commencé à se répandre encore plus vite et à infliger des dommages importants aux ordinateurs infectés. Les chercheurs d’IBM ont trouvé des solutions en imitant des exemples de la nature. Tout d’abord, tout comme les virus biologiques présents dans la nature, les virus informatiques utilisent un programme hôte pour se multiplier. En partant de cette comparaison, les chercheurs ont étudié comment le système immunitaire humain fonctionnait pour protéger le corps.

Lorsque celui-ci rencontre un organisme étranger, le corps commence immédiatement à produire des anticorps qui vont reconnaître l’envahisseur et le détruire. Le système immunitaire n’a pas besoin d’analyser l’intégralité d’une cellule suite à une maladie. Une fois qu’une première infection a été éliminée, le corps conserve un certain nombre d’anticorps identiques prêts à entrer en action pour répondre immédiatement à de nouvelles attaques similaires. Grâce à ces anticorps toujours sur le qui-vive, il n’est pas nécessaire d’examiner toutes les cellules infectées. De la même façon, les programmes antivirus qui existent contiennent également des « anticorps » qui ne reconnaissent pas l’intégralité du virus informatique, mais juste sa signature.

Comme nous l’avons vu, les solutions à de nombreux problèmes techniques qui nous laissent dans le brouillard existent déjà dans la nature. Notre système immunitaire, dont chaque détail a été minutieusement étudié et qui fonctionne parfaitement, était déjà prêt à nous protéger avant même que nous soyons nés. C’est Allah Qui nous observe et nous protège tous. Ceci est évoqué dans le verset :

… Mon Seigneur, est gardien par excellence sur toute chose. (Sourate Hud, 57)

De l’œil à l’appareil photo : la technologie visuelle

Les yeux des vertébrés ressemblent à des sphères avec des ouvertures appelées pupilles à travers lesquelles pénètre la lumière. Derrières les pupilles se trouvent des cristallins. La lumière passe d’abord à travers le cristallin, puis à travers le fluide contenu dans le globe oculaire avant de frapper la rétine. Dans la rétine se trouvent des centaines de millions de cellules, les bâtonnets et les cônes. Les bâtonnets permettent de faire la distinction entre la lumière et l’obscurité et les cônes détectent la couleur. Toutes ces cellules transforment la lumière qui leur parvient en signaux électriques avant de les envoyer au cerveau grâce à un nerf optique.

L’œil régule l’intensité de la lumière qui entre au moyen de l’iris, qui entoure la pupille. L’iris est capable de s’étirer et de se contracter grâce à de minuscules muscles. De la même façon, la quantité de lumière qui entre dans un appareil photo est régulée par un système appelé le diaphragme. Dans son livre Wild Technology, Phil Gates décrit comment l’appareil photo constitue une simple copie de l’œil :

Les appareils photo sont des versions sommaires et mécaniques de l’œil des vertébrés. Ce sont des boîtes noires équipées d’une lentille pour régler une image sur une pellicule qui est brièvement exposée lorsqu’un obturateur s’ouvre. Dans l’œil, l’image est mise au point en changeant la forme du cristallin, mais avec les appareils photo l’image est mise au point en modifiant la distance entre la lentille et la pellicule.91

Mise au point

C’est la première étape pour prendre une photo. Le même type de mise au point est nécessaire pour que l’image arrive de façon nette sur la rétine de l’œil. Avec les appareils photo, on réalise cela à la main ou de manière automatique avec les modèles les plus perfectionnés. Les microscopes et les télescopes, utilisés pour voir plus près et très loin, peuvent également être mis au point, cependant ce processus engendre une perte de temps.

L’œil humain, au contraire, réalise ce processus de façon permanente et rapide. En outre, la méthode utilisée est si efficace qu’il est impossible de l’imiter. Grâce à tous les muscles qui l’entourent, le cristallin envoie l’image sur la rétine. Ce cristallin, très flexible, change facilement de forme, affinant le point sur lequel la lumière arrive en s’étirant ou en se contractant.

Si le cristallin ne faisait pas cela automatiquement – par exemple, si nous devions effectuer la mise au point de manière consciente – nous devrions fournir un effort constant pour être capables de voir. Les images dans notre champ visuel deviendraient plus ou moins floues. Nous aurions besoin de temps pour voir correctement et par conséquent, toutes nos actions seraient ralenties.

Parce qu’Allah a créé nos yeux de manière parfaite, nous n’avons pas à subir de telles difficultés. Lorsque nous voulons voir quelque chose, nous n’avons pas besoin de fournir d’efforts pour réaliser une mise au point ou exécuter des calculs de variations optiques. Afin de voir un objet de façon nette, il nous suffit de l’observer. Le reste du processus est automatiquement pris en charge par l’œil et le cerveau – de plus, tout cela se déroule en un temps record, le temps de le vouloir.

Les arrangements lumineux

Une photo prise durant la journée sera parfaitement nette exceptée dans le cas où la même pellicule est utilisée pour prendre une photo du ciel de nuit. Cependant, bien que nos yeux s’ouvrent et se ferment en moins d’un dixième de seconde, nous pouvons voir les étoiles assez nettement, parce que nos yeux se règlent automatiquement en fonction de l’intensité lumineuse. Les muscles qui entourent la pupille permettent cela. Si notre environnement est plongé dans l’obscurité, ces muscles s’étirent, la pupille s’élargit ce qui permet à plus de lumière de pénétrer à l’intérieur de l’œil. En pleine lumière, les muscles se contractent, la pupille rétrécit ce qui laisse passer moins de lumière. C’est pour cela que nous pouvons profiter d’une vision nette à la fois le jour et la nuit.

Une fenêtre sur un monde coloré

L’œil peut « mémoriser instantanément » une image en noir et blanc et une image en couleurs en même temps. Ces deux images sont ensuite combinées par le cerveau, où elles retrouvent une apparence normale, de la même façon qu’une photographie en quatre couleurs combine le noir, le rouge, le jaune et le bleu afin de produire une image colorée réaliste.

Les bâtonnets de la rétine perçoivent des objets en noir et blanc, mais de manière très détaillée. Les cônes identifient les couleurs. Par conséquent, les signaux reçus sont analysés, et notre cerveau forme une image colorée du monde extérieur.

La technologie avancée de l’œil

Comparée à l’œil, l’appareil photo est de structure sommaire. Les images visuelles que nous percevons sont bien plus précises que celles obtenues même avec l’appareil photo le plus performant. Par conséquent, les images que nous percevons sont de bien meilleure qualité que celles reproduites par les machines.

Pour mieux comprendre cette idée, il suffit d’observer le fonctionnement d’une caméra de télévision en transmettant d’innombrables points lumineux. Durant l’enregistrement il se produit une scannérisation, et l’objet situé devant la caméra est divisé en un nombre précis de lignes. Une lampe à cellules photoélectriques scanne tous les points contenus dans chaque ligne, l’un après l’autre et de gauche à droite. Une fois que la ligne est scannérisée, la caméra passe à la suivante, et le processus continu ainsi. La valeur lumineuse de chaque point est analysée et le signal qui en résulte est émis. Cette cellule photoélectrique scanne 625 ou 819 lignes en un vingt-cinquième de seconde. Lorsqu’une image est complète, une nouvelle image est transmise. De cette façon la quantité de signaux émise est très importante ; chaque signal étant créé à une vitesse incroyable.

Le mécanisme de l’œil est bien plus fonctionnel. On peut facilement se rendre compte de l’étonnante perfection de son système par le simple fait que celui-ci n’a jamais besoin d’être réparé ou remplacé.

Tandis que la science médicale progresse, la nature miraculeuse de l’œil humain est de mieux en mieux comprise. En appliquant aux technologies les connaissances que nous avons acquises au sujet de l’œil, on réussit à développer des appareils photo plus performants et de nouveaux systèmes optiques. Mais peu importe à quel point la technologie progresse, les systèmes électroniques restent de simples copies de l’œil. Aucun ordinateur, appareil photo ou autre gadget conçu par l’homme ne peut rivaliser avec l’œil humain.92

Alors comment est apparu ce système complexe : l’œil ?

Il est tout à fait impossible qu’une structure si complexe se soit créée par elle-même, par hasard ou par erreur. La structure de l’œil est telle qu’elle n’est pas capable de fonctionner si un seul de ses composants vient à manquer. Aucun concept n’est créé par hasard, et l’œil humain est l’exemple même de l’incomparable pouvoir de conception. Ceci nous mène à la question de savoir Qui a conçu cela. Le seul Créateur de ce concept est Allah. Le fait que nous soyons dotés d’un organe pareil qui nous permet de percevoir tout ce qui nous entoure de la meilleure manière qui soit, est une raison suffisante pour remercier Allah. Comme Il nous le dit dans un des versets du Coran :

Dis : « C’est Lui Qui vous a crées et vous a donné l’ouïe, les yeux et les cœurs. » Mais vous êtes rarement reconnaissants ! (Sourate al-Mulk, 23)

Les tentatives des scientifiques pour imiter l’œil

Fascinés par le fonctionnement oculaire et recherchant à reproduire ses caractéristiques spécifiques dans le domaine technologique, les scientifiques ont récemment commencé à examiner de plus près les mécanismes parfaits présents dans la nature. Un certain nombre d’études en biomimétisme ont permis d’accélérer considérablement les progrès effectués dans le domaine technologique.

Les circuits électriques des ordinateurs imitent la nature

Les cellules rétiniennes de notre œil reconnaissent et interprètent la lumière, puis envoient cette information vers d’autres cellules auxquelles l’œil est connecté. Tous ces processus visuels ont été source d’inspiration pour la conception de nouveaux modèles d’ordinateurs.

La rétine, constituée de cellules nerveuses solidement reliées les unes aux autres, ne fait pas que percevoir la lumière. Avant que les signaux soient transmis de la rétine vers le cerveau, ils doivent effectuer certaines étapes. Par exemple, les cellules qui composent la rétine traitent l’information afin d’accentuer les contours des objets, ce qu’on appelle « extraction des contours », augmentent le signal électrique et entreprennent des ajustements, en fonction du milieu environnant, clair ou obscur. Les ordinateurs performants actuels sont capables d’exécuter des fonctions similaires, mais le réseau neuronal de la rétine utilise une quantité d’énergie moins importante.93

Une équipe de chercheurs dirigée par Carver Mead de California Institute of Technology (Caltech), se penche sur les secrets qui permettent à la rétine d’exécuter toutes ces fonctions si facilement. Avec l’aide de la biologiste Misha Mahowald, Mead a conçu des circuits électroniques qui contiennent des capteurs lumineux semblables à ceux de l’œil, avec une structure similaire à celle du réseau neuronal de la rétine. Comme dans la rétine, ces récepteurs lumineux sont reliés les uns aux autres et permettent aux composants électroniques de communiquer entre eux, comme le font les cellules de la rétine.94

Malgré ces efforts, il fut impossible pour eux d’imiter le circuit neuronal de la rétine en raison du très grand nombre de cellules individuelles présentes dans la rétine et des innombrables connexions qui les relient. Les ingénieurs essayent à présent de comprendre comment le réseau neuronal de la rétine fonctionne et conçoivent des circuits plus simples qui, idéalement pourront exécuter des fonctions similaires.

Les oreilles des mouches vont révolutionner les systèmes auditifs

Les chercheurs de l’Université de Cornell d’Ithaca, à New York, ont commencé à étudier les systèmes auditifs dans la nature afin de réaliser des équipements plus sensibles. Ils se sont rendus compte que l’oreille de l’Ormia ochracea et sa constitution extraordinaire pouvait entraîner une révolution dans la conception d’équipement auditif. L’oreille de cette espèce de mouche peut identifier la direction d’un son de manière très précise. Comme le décrit un article paru dans le magazine de US National Institute on Deafness and Other Communication Disorders :

Les humains étaient considérés comme les créatures les plus performantes pour localiser les sons… Parce qu’il y a six pouces qui séparent l’oreille gauche de l’oreille droite des humains, la différence de perception entre les deux est bien meilleure, ce qui facilite grandement la localisation du son. Mais l’Ormia dont l’oreille droite est à seulement un demi- millimètre de l’oreille gauche, est encore plus performante.95

Identifier la direction des sons est essentiel pour la survie de l’Ormia, parce qu’elle doit localiser les criquets qui servent de nourriture pour ses larves. La mouche dépose ses œufs sur le dos du criquet et ses larves se nourrissent de l’insecte après avoir éclos.

L’Ormia possède des oreilles très sensibles conçues pour localiser les bruits émis par les criquets. Elle peut localiser ces sons avec une extrême précision.

Pour localiser les sons, le cerveau humain utilise une méthode similaire à celle utilisée par l’Ormia. Pour cela, il suffit que le son atteigne l’oreille la plus proche en premier, puis l’oreille la plus éloignée. Quand une onde sonore atteint la membrane du tympan, elle est convertie en signal électrique et immédiatement transmise au cerveau. Le cerveau calcule les millisecondes de différence entre le son ayant atteint les deux oreilles et détermine ainsi la direction dont il venait. La mouche, dont le cerveau n’est pas plus grand qu’une tête d’épingle, effectue ce calcul en seulement 50 nanosecondes, 1.000 fois plus vite que nous.96

Les scientifiques essayent d’utiliser les fonctionnalités exceptionnelles de cette petite mouche dans la fabrication de systèmes auditifs sous le nom de marque ORMIAFON. Comme nous venons de le montrer, même la mouche la plus minuscule, qui possède une structure et une constitution exceptionnelles, anéantit la théorie invraisemblable du  »hasard » défendue par les partisans de l’évolution. De la même façon, les organes et les caractéristiques de cette minuscule créature prouvent l’infinie possibilité et la connaissance absolue de notre Créateur. Il est impossible qu’une telle créature si minuscule et si complexe puisse être reproduite par les scientifiques, même les plus doués qui travaillent conjointement et utilisent les technologies les plus performantes.

Cette minuscule mouche est une fois de plus une preuve évidente de l’extraordinaire pouvoir de création d’Allah.

CHAPITRE 8

BIOMIMETISME ET ARCHITECTURE

 Vu la quasi perfection des créations naturelles, ces dernières constituent une grande source d’inspiration pour les architectes. Toutes les caractéristiques nécessaires à une structure telle que l’aspect économique, esthétique, fonctionnel et durable sont déjà présentes dans la nature. Peu importe le nombre de créations remarquables rencontrées par l’homme, leur imitation ne pourra jamais être aussi parfaite ou aussi performante que les originaux.

Un immense savoir-faire est nécessaire afin de reproduire les créations naturelles et de pouvoir les utiliser dans des concepts architecturaux. De leur côté, les créatures vivantes ne savent rien sur le support de charges ou les principes architecturaux. Elles n’ont pas non plus l’opportunité de les comprendre. Toutes les créatures vivantes agissent comme Allah leur dit. Dans ce verset, Allah révèle que toutes les créatures vivantes sont soumises à Son contrôle :

.<< .. Il n’y pas d’être vivant qu’Il ne tienne par son toupet… (Sourate Hud, 56) >>

Les coquilles d’huîtres – un modèle pour la création de toits lumineux et solides

Les coquilles de moules et d’huîtres ressemblent à des cheveux ondulants vu leurs formes irrégulière qui leur permet, malgré leur poids léger, de supporter des pressions énormes. Les architectes ont utilisé cette structure comme modèle pour créer différents toits et plafonds. Par exemple, le toit du Canada’s Royan Market fut conçu en s’inspirant du modèle de la coquille d’huître.97

Du nymphéa au Crystal Palace

Construit pour la première Exposition Universelle de Londres en 1851, le Crystal Palace était une merveille d’architecture toute de fer et de verre. Avec une hauteur de 35 mètres et sur une surface d’environ 7.500 mètres carrés, elle comportait plus de 200.000 vitres, chacune d’elles mesure 30 cm par 120 cm.

Le Crystal Palace fut conçu par l’architecte Joseph Paxton, qui s’est inspiré d’une espèce de nymphéa, le Victoria d’Amazonie. Malgré son apparente fragilité, ce nymphéa possède de larges feuilles, assez solides pour que les gens puissent s’asseoir dessus.

Lorsque Paxton examina le dessous de ces feuilles, il se rendit compte qu’elles avaient des extensions fibreuses semblables à des tiges. Chaque feuille possède des nervures radiales rigides et de fines nervures transversales. Paxton estimait que ces nervures pouvaient être reproduites comme soutènements en fer et les larges feuilles comme vitres en verre. De cette façon, il réussit à construire un toit fait de verre et de fer, à la fois léger et très solide.98

Le nymphéa commence à pousser dans la boue au fond des lacs d’Amazonie, mais celui-ci a besoin de remonter à la surface pour survivre. Lorsqu’il atteint la surface de l’eau il s’arrête de pousser puis commence à produire des boutons munis d’épines à leur extrémité. En quelques heures seulement, ces boutons éclosent en de gigantesques feuilles qui mesurent jusqu’à deux mètres de large. Plus leur surface est importante, plus elles peuvent recueillir la lumière du soleil et effectuer leur photosynthèse.

Un autre élément dont la racine a besoin est l’oxygène qui est très peu disponible au fond des lacs boueux dans lesquels la plante pousse. Cependant des tubes placés le long des tiges des feuilles, qui peuvent atteindre jusqu’à 11 mètres de haut, servent de canaux pour transporter l’oxygène depuis les feuilles jusqu’à la racine.99

Lorsque la graine commence à pousser dans les profondeurs du lac, comment sait-elle qu’elle va bientôt pouvoir profiter de la lumière et de l’oxygène sans lesquels elle ne peut pas survivre et que tout ce dont elle a besoin se trouve à la surface de l’eau ? Une plante qui vient à peine de germer ne sait absolument rien sur le soleil ou l’oxygène.

D’après la théorie de l’évolution, ces nouveaux nymphéas auraient dû couler sous plusieurs mètres d’eau et disparaître depuis longtemps. Le fait est que ces nymphéas sont encore en vie aujourd’hui et dans toute leur perfection.

Les nymphéas d’Amazonie, après avoir récupéré la lumière et l’oxygène dont ils ont besoin, incurvent les bords de leurs feuilles vers le haut afin que celles-ci ne se remplissent pas d’eau et ne coulent pas. Ces précautions les aident à survivre, mais pour que l’espèce perdure, elle a besoin d’insectes pour transporter le pollen vers d’autres nymphéas. En Amazonie, les coléoptères ont une attirance particulière pour la couleur blanche, ainsi, ils choisissent la plupart du temps de se poser sur des nymphéas. A la venue de ces invités à six pattes, qui vont permettre au nymphéa d’Amazonie de survivre de génération en génération, les pétales se referment afin d’empêcher les insectes de s’échapper tout en leur fournissant une importante quantité de pollen. Après les avoir comme prisonniers pendant toute la nuit et le jour suivant, la fleur les relâche enfin et change en même temps de couleur afin que le coléoptère ne rapporte pas le pollen à la même plante. Le nymphéa, originellement d’un blanc lumineux, aborde alors une couleur vieux rose.

Il n’y a aucun doute que toutes ces perfections, ces calculs savants et ces étapes consécutives ne sont pas l’œuvre du nymphéa, qui ne possède aucun savoir et aucune capacité d’anticipation, mais proviennent de l’infinie sagesse d’Allah, notre Créateur. Tous ces détails résumés brièvement ici démontrent que, comme toute chose présente dans l’univers, Allah les a créées avec toutes les facultés nécessaires pour assurer leur survie.

Une structure qui rend les os plus solides

Aujourd’hui encore, la Tour Eiffel est considérée comme une merveille d’ingénierie, mais l’évènement à l’origine de sa construction remonte à 40 ans avant qu’elle ne soit érigée. Il s’agissait d’une étude menée à Zurich et destinée à révéler « la structure anatomique du fémur ».

Au début des années 1850, le spécialiste en anatomie Hermann von Meyer étudiait la partie du fémur qui s’insère dans l’articulation de la hanche. L’extrémité du fémur s’étire sur le côté dans la cavité de la hanche et supporte le poids du corps tout en étant désaxé. Von Meyer remarqua que l’intérieur du fémur, qui est capable de supporter un poids d’une tonne en position verticale, est constitué d’un treillage de minuscules saillies osseuses appelées trabécules.

En 1866, lorsque l’ingénieur suisse Karl Cullman visita le laboratoire de Von Meyer, le spécialiste en anatomie lui montra un morceau d’os qu’il était en train d’étudier. Cullman se rendit compte que la structure de l’os était parfaite pour réduire les effets de la pression et de la charge du poids. Les trabécules représentaient effectivement une série de prolongements et d’attaches agencés ensemble le long des lignes de force générées en position debout. En tant que mathématicien et ingénieur, Cullman traduisit ces informations en théorie applicable et ce modèle aboutit au concept de la Tour Eiffel.

Tout comme dans le fémur, les courbes métalliques de la Tour Eiffel forment un treillage fait de barres et d’attaches métalliques. Grâce à cette structure, la tour peut facilement tenir debout face aux effets du vent.100

La structure des radiolaires comme modèle pour la construction de dômes

Les radiolaires et les diatomées, zooplanctons et microalgues, sont des catalogues virtuels de solutions idéales aux problèmes architecturaux. En effet, ces minuscules créatures ont inspiré de nombreux projets architecturaux de grande envergure. Le pavillon américain de l’exposition universelle de 1976 à Montréal en est un exemple. La coupole du pavillon s’inspira des radiolaires.101

La structure anti-tremblement de terre des nids d’abeille

La construction des nids d’abeilles offre de nombreux avantages, dont la stabilité. Tandis que dans les ruches les abeilles indiquent la direction lors d’une danse appelée « la danse du frétillement », elles génèrent des vibrations à l’intérieur de la ruche, ce qui à cette échelle équivaut à un tremblement de terre. Les parois de la ruche absorbent les vibrations potentiellement dangereuses. Le magazine Nature a indiqué que les architectes pourraient utiliser cette caractéristique admirable pour la construction de bâtiments qui résistent aux tremblements de terre. Ce rapport évoque également la déclaration faite par Jurgen Tautz de l’Université de Wurtzbroug en Allemagne :

Les vibrations à l’intérieur des ruches sont comme des mini tremblements de terre créées par les abeilles, il est donc particulièrement intéressant d’observer comment la structure réagit face à ce phénomène… Comprendre cette phase permettrait aux architectes de prédire quelle partie du bâtiment serait particulièrement sensible aux tremblements de terre… Ils pourraient ensuite renforcer ces zones, ou bien même introduire des points faibles dans des zones sans risques afin d’absorber les vibrations nuisibles.102

Tout cela nous montre que les nids construits avec tant de précision par les abeilles sont une merveille de la création. La structure de la ruche a montré le chemin aux architectes et scientifiques en leur donnant de nouvelles idées. Ce n’est pas la chance qui a permis aux abeilles de construire leur ruche de manière si parfaite, comme l’affirment les partisans de l’évolution, mais Allah, le Seigneur détenteur du savoir et de la connaissance infinis, Qui leur donne cette capacité.

Les concepts architecturaux à partir de la toile d’araignée

Certaines araignées tissent des toiles qui ressemblent à une sorte de bâche posée sur des buissons. La toile est soutenue par des fils étirés attachés aux bords du buisson. Ce système de support de charges permet à l’araignée de tisser sa toile sur une grande distance tout en ne lésinant pas sur sa résistance.

Cette merveilleuse technique a été imitée par l’homme pour la construction de nombreuses structures afin de recouvrir de vastes superficies. Par exemple, le terminal de pèlerinage de l’Aéroport de Jeddah, le Stade olympique de Munich, le Stade National d’athlétisme de Sydney, les zoos à Munich et au Canada, l’Aéroport de Denver dans le Colorado et le Schlumberger Cambridge Research Center en Angleterre.

Afin que les araignées puissent maîtriser seules ces techniques de construction de la toile, il faudrait que celles-ci effectuent une longue période d’apprentissage. Ce qui est absolument inconcevable. Les araignées ne connaissent rien au support de charges dans les créations architecturales et agissent tout simplement comme Allah leur dit.

CHAPITRE 9

ROBOTS QUI IMITENT

LES CREATURES VIVANTES

 

Tout comme les zones contaminées par la radioactivité et l’espace, les profondeurs des océans sont des zones dangereuses pour les êtres humains. Des améliorations en électronique et informatique nous ont permis de construire des robots qui peuvent travailler dans de tels endroits. Finalement, cette discipline s’est éloignée de l’électronique et de la mécanique pour former une branche scientifique appelée : robotique. De nos jours, toute personne qui travaille en robotique doit utiliser un nouveau concept : le biomimétisme appliqué à la robotique.

Les scientifiques et ingénieurs qui travaillent dans le domaine de la robotique admettent aujourd’hui que la conception d’un robot qui puisse exécuter une tâche précise n’est pas facile. Ils estiment qu’il est plus facile et plus judicieux de construire des robots imitant les facultés et les capacités des créatures vivantes qui sont adaptées à l’environnement dans lequel le robot sera utilisé. Pour explorer les déserts, par exemple, ils vont créer un robot biomimétique semblable à un scorpion ou à une fourmi. Le livre intitulé Neurotechnology for Biomimetic Robots nous fait part de l’information suivante à ce sujet :

Les robots biomimétiques diffèrent des robots traditionnels dans le sens où ils sont plus agiles, meilleur marché et capables de réagir dans un environnement réel. L’ingénierie nécessaire à l’élaboration de ces robots exige une compréhension des systèmes biologiques sur lesquels ils se basent, à un niveau à la fois biomécanique et physiologique.

… L’objectif ultime est de développer un robot autonome, capable de se diriger et de réagir dans un environnement à l’aide de réponses sensorielles et sans intervention d’opérateur humain.103

Ce qui a poussé les scientifiques à imiter les créatures vivantes était la perfection de leur structure. L’ingénieur Hans. J. Schneebeli, créateur du système de robotique connu sous le nom de « Karlsruhe Hand », a déclaré que plus il travaillait sur les mains mécaniques, plus il admirait la main humaine. Il a avoué qu’il faudrait encore beaucoup de temps pour que les scientifiques réussissent à reproduire les plus petites tâches effectuées par une main humaine.104

Au cours de certains projets, les scientifiques qui travaillent dans des domaines aussi différents que l’informatique, la mécanique, l’électronique, les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie ont rassemblé leur connaissance pour imiter juste une seule des caractéristiques d’une créature vivante. Cependant les partisans de l’évolution continuent de prétendre que ces structures complexes et fascinantes seraient apparues spontanément et de leur propre gré.

La robotique imite les serpents pour résoudre les problèmes d’équilibre

Selon les spécialistes en robotique, l’un des problèmes majeurs rencontrés est de maintenir l’équilibre. Même les robots équipés des dernières innovations technologiques peuvent perdre l’équilibre en marchant. Un enfant de trois ans réussit à retrouver son équilibre sans aucun problème, mais les robots, qui ne possèdent pas cette faculté, sont par conséquent peu mobiles et peu utiles. Citons en exemple l’un des robots conçus par la NASA pour effectuer des missions sur Mars et qui n’a pas pu être utilisé pour cette raison. Suite à cela, les experts en robotique ont abandonné toute tentative de réaliser un mécanisme de contrôle de l’équilibre et se sont mis à observer une créature qui ne perd jamais l’équilibre, le serpent.

Contrairement aux autres vertébrés, les serpents de lac possèdent une colonne vertébrale et des membres rigides afin de pouvoir pénétrer à l’intérieur des crevasses et des anfractuosités. Ils peuvent étirer ou contracter leurs corps, s’accrocher aux branches et glisser sur les rochers. Ces caractéristiques spécifiques des serpents ont inspiré la création d’un nouveau prototype de robot développé par le Ames Research Center de la NASA et appelé le « Snakebot ». Ce robot fut conçu afin de pouvoir rester constamment en équilibre sans être déstabilisé par les obstacles.105

L’organe de l’équilibre de l’oreille interne étonne les experts en robotique

L’oreille interne assure un rôle fondamental pour notre équilibre en contrôlant tout notre corps à chaque instant et en nous permettant d’effectuer des ajustements aussi précis que ceux d’un funambule.

Ce centre d’équilibre de l’oreille interne, connu sous le nom de vestibule, comporte trois canaux semi-circulaires. Chacun mesure 6,5 mm de diamètre, et dans la partie transversale, l’espace intérieur mesure 4,4 mm. Les trois canaux sont disposés orthogonalement sur trois plans. Un seul canal peut détecter les rotations dans l’un des trois plans orthogonaux. Ainsi, en associant leurs résultats, les trois canaux permettent de repérer les rotations dans n’importe quelle direction de l’espace en trois dimensions.

A l’intérieur de chaque canal se trouve un liquide visqueux. A l’une des extrémités se trouve un bouchon gélatineux (la cupule), qui se tient sur une zone bombée (crête acoustique) recouverte de cellules ciliées. Lorsque nous tournons la tête, marchons ou réalisons un mouvement, le fluide contenu dans ces canaux reste en retrait à cause de l’inertie. Le fluide repousse la cupule, la faisant dévier. Cette déflexion est mesurée par les cellules ciliées de la crête acoustique tandis que les vibrations des cils modifient l’équilibre ionique des cellules qui leur sont reliées, produisant de cette manière des signaux électriques.

Ces signaux produits à partir de l’oreille interne sont transmis par influx nerveux au cervelet situé à l’arrière du cerveau. Ces nerfs transmetteurs qui relient le vestibule au cervelet contiennent environ 20.000 fibres nerveuses.

Le cervelet interprète l’information qui vient du vestibule, mais afin de maintenir l’équilibre, il a besoin d’informations supplémentaires. Par conséquent, le cervelet reçoit en continue des informations provenant des yeux et des muscles du corps ; Il les analyse rapidement et calcule ainsi la position du corps en fonction de la gravité. Puis, à partir de ces calculs instantanés, il informe les muscles à travers les nerfs des mouvements précis à exécuter pour maintenir l’équilibre.

Ces processus extraordinaires se déroulent en moins d’un centième de seconde. Nous sommes capables de marcher, courir, faire du vélo, pratiquer un sport sans même nous rendre compte de tout ce qui se passe. Mais si nous devions mettre par écrit tous les calculs effectués à l’intérieur du corps en un instant, la formule tiendrait sur des milliers de pages.

Notre système d’équilibre si parfait fonctionne au moyen de mécanismes très complexes, tous interconnectés et travaillent ensemble. Il reste encore à la science et à la technologie moderne à découvrir toutes les particularités de ces modes opératoires.

Il est impossible qu’une structure aussi complexe ait pu apparaître par hasard, comme voudraient nous le faire croire les partisans de l’évolution. Chaque concept révèle l’existence d’un créateur conscient. Le principe élaboré de notre gestion de l’équilibre est l’une des preuves de l’existence d’Allah, Qui a crée ce système de manière parfaite grâce à Son infinie sagesse.

Face à une telle réalisation, il convient à l’homme de rendre grâce à Allah, Qui l’a doté d’un tel système.

Un robot scorpion capable de supporter des conditions désertiques difficiles

Aux Etats-Unis, la Défense Advanced Research Projects Agency (DARPA-Agence pour les projets de recherche avancée de défense), une agence du Ministère de la Défense Américain, travaille dans le but de développer un robot scorpion. La raison pour laquelle l’équipe a choisi un scorpion comme modèle est que le robot a pour mission d’opérer dans le désert. Les scorpions ont depuis toujours réussi à survivre aux conditions difficiles des zones désertiques. Mais l’autre raison d’avoir choisi un scorpion est que ce dernier est capable de se mouvoir facilement sur des terrains accidentés et que ses réflexes sont beaucoup plus simples que ceux des mammifères – et peuvent ainsi être imités plus facilement.

Avant de développer leur robot, les chercheurs ont passé beaucoup de temps à observer les mouvements d’un scorpion en utilisant des caméras et en analysant les informations vidéo obtenues.107 Ils ont ensuite commencé leur projet en imitant l’agencement et la coordination des pattes du scorpion.

L’objectif de l’équipe est d’obtenir un robot scorpion de 50 cm capable d’atteindre une cible située à 40 Km dans le désert et revenir à son point de départ de façon totalement autonome et sans recevoir d’ordre.108

Conçu par Frank Kirchner et Alan Rudolph de l’Université de Northeastern à Boston, ce robot ne sait pas réfléchir sur des problèmes complexes. Face à une difficulté il utilise ses réflexes. Ce qui lui permet d’éviter tout obstacle rencontré sur son parcours – comme un rocher par exemple. Le robot est muni de deux capteurs ultrasons à l’avant. Dans le cas où il rencontrerait un obstacle qui mesure plus de la moitié de sa taille, le robot tentera de le contourner. Si le capteur situé sur le côté gauche identifie un obstacle, le robot se dirigera à droite. On peut demander au robot de se diriger dans une région particulière, et grâce à la caméra située dans sa queue, de transmettre les images au camp de base.

L’armée américaine fut très impressionnée par les essais effectués en Arizona. Elle espère que les capacités du robot à trouver son chemin vers une cible puissent être utiles lors des combats menés dans des villes où les champs de bataille sont particulièrement encombrés.109

 

Le robot qui identifie les courants marins comme le homard

Même les plongeurs les mieux équipés ont des difficultés à se mouvoir à travers les eaux turbulentes et obscures, et rompent parfois sur des fonds marins rugueux, sableux et recouverts d’algues. Les homards peuvent le faire très facilement. Mais jusqu’à présent, aucun robot conçu pour être utilisé en milieu marin n’est parvenu à un résultat satisfaisant.

Joseph Ayers, directeur du centre de science marine de l’Université de Northeastern à Boston, dirige un projet pour pouvoir développer un robot qui imite le homard, il le décrit ainsi: « l’objectif technique du projet est de saisir les avantages des performances de l’animal dans cet environnement spécifique. »110

Ils espèrent pouvoir utiliser ce « robo-lobster » pour détecter et désamorcer les mines. Ayers affirme que le robot sera parfaitement adapté pour ce type de travail :

… La suite d’actions réalisées par un homard à la recherche de nourriture correspond exactement à ce que nous voulions que le robot effectue afin de trouver et de neutraliser les mines enterrées.111

La forme des homards les aide à résister aux courants tumultueux. Ils sont capables de progresser dans la direction voulue et ce, dans les conditions les plus difficiles, même sur des terrains très escarpés. De la même façon, le robot inspiré du homard va utiliser sa queue et ses pinces afin de maintenir son équilibre.

Sur le robot, des micro-capteurs électromécaniques (MEMS) imitent les organes sensoriels du homard. Equipé de capteurs et d’antennes sensibles aux courants, le robot peut adapter ses mouvements en fonction des courants environnants. Un homard utilise ses cils pour déterminer la direction des courants, et les capteurs sensoriels du robot ont été conçus pour réaliser la même fonction.112

La technique du homard pour identifier les parfums

Sous l’eau, les créatures telles que le crabe ou le homard utilisent leur odorat pour trouver de la nourriture ou pour échapper aux prédateurs. Une étude menée par les chercheurs des universités californiennes de Berkeley et de Standford ont révélé comment les homards humaient le monde environnant.

Les homards possèdent un odorat très sensible, dont les caractéristiques vont ouvrir de nouveaux horizons pour les ingénieurs qui tentent d’inventer de nouveaux capteurs olfactifs. Mimi A. R. Koehl, professeur de biologie au collège des lettres et sciences à l’Université de Californie, Berkeley, déclare :

Si vous voulez construire des robots capables d’aller dans des zones dangereuses où vous ne pouvez pas envoyer de plongeurs sous-marins, et si vous souhaitez qu’ils localisent une chose précise grâce à l’odorat, vous devez concevoir un nez ou des antennes olfactives.113

Les homards ainsi que d’autres crustacés sentent en dirigeant leur paire d’antennes vers le point d’origine de l’odeur, afin que les cils chimiquement sensibles situés à l’extrémité des antennes entrent en contact avec les molécules odorantes transportées. La langouste blanche Panulirus argus, qui vit dans les eaux caribéennes possède des antennules de 30 cm de longueur. Sur le côté externe de l’une des extrémités de ses antennules se trouvent des cils semblables à une brosse – une zone particulièrement sensibles aux produits chimiques.

Un groupe de chercheurs dirigé par le professeur Koehl a réalisé un homard mécanique qui fait bouger ses antennules de la même façon. Les tests et observations menées sur ce robot, Rasta Lobsta, furent entrepris afin d’étudier en détail les techniques utilisées par les homards pour sentir.

Lorsque le homard veut sentir quelque chose, il agite ses antennules dans l’eau lors de sa descente afin que les odeurs transportées puissent entrer en contact avec les cils. Sur le retour, il se déplace plus lentement, si bien que l’eau ne peut pas bouger entre les cils et les odeurs ainsi capturées resteront emprisonnées jusqu’à la prochaine descente plus rapide.

Les antennules bougent d’avant en arrière à une vitesse idéale pour que le homard puisse sentir. Des tests ont montré que si les antennules bougeaient plus lentement, l’eau ne remuerait pas entre les cils, ce qui réduirait les capacités olfactives des crustacés. Ainsi, le homard utilise ses antennules afin de différencier les odeurs capturées entre ses cils.

La constitution des muscles des vers pour de nouveaux systèmes mécaniques

La peau qui recouvre le corps cylindrique du vers est composée de fibres qui s’enroulent en une forme hélicoïdale autour et au long du corps – une structure remarquable. La contraction des parois musculaires du corps entraîne une augmentation de la pression interne, ainsi le vers est capable de changer de forme tandis que les fibres de la peau lui permettent de passer d’une forme courte et épaisse à une forme allongée et fine. C’est le principe de déplacement du vers.

Ce système mécanique inégalé est actuellement une source d’inspiration pour les nouveaux projets entrepris par l’Université de Reading, au Centre for Biomimetics. Lors d’une expérience unique, des cylindres d’angles variés furent disposés le long du corps du ver. L’objectif étant de remplir ces cylindres avec un polymère qui absorbe l’eau sous forme de gel. L’eau permet à ce gel de se diluer. De cette façon l’énergie chimique est convertie en énergie mécanique et la pression résultante est maintenue à l’intérieur du sac hélicoïdal. Une fois que les scientifiques parviendront à contrôler le gonflement et la résorption du polymère sous forme de gel, ils espèrent que le système obtenu fonctionnera de la même manière qu’un muscle artificiel.115

Toutes les créatures vivantes que l’homme prend pour modèle et toutes leurs caractéristiques sont des signes d’Allah pour les croyants. Cette vérité s’exprime ainsi dans ce verset :

Et dans votre propre création, et dans ce qu’Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. (Sourate al-Jathya, 4)

Les pattes du gecko ouvrent de nouveaux horizons technologiques

Ces petits lézards sont capables de courir très vite le long des murs et de grimper au plafond très facilement. Jusqu’à très récemment, nous ne comprenions pas comment il était possible qu’un vertébré puisse grimper aux murs comme le héros Spiderman dans la BD. A présent, et après des années de recherches, les scientifiques ont fini par découvrir le secret de cette extraordinaire faculté. Les petits pas du gecko ont permis de faire des découvertes fascinantes ayant des implications considérables, en particulier pour les spécialistes en robotique. Certaines découvertes sont résumées ci-après :

– Les chercheurs californiens pensent que les orteils « collants » du lézard peuvent aider à concevoir un adhésif autonettoyant qui reste sec.116

– Les pattes du gecko produisent un adhésif 600 fois plus efficace que tout adhésif présent sur le marché. Les robots qui s’inspirent du gecko pourraient grimper aux murs des bâtiments en feu pour sauver les personnes encore coincées à l’intérieur. Les adhésifs secs pourraient avoir d’énormes avantages dans les petits appareils tels que les applications médicales et ordinateurs.117

– Leurs pattes agissent comme des ressorts et répondent automatiquement dès qu’elles touchent une surface. C’est une caractéristique adaptée au fonctionnement du robot, qui ne dispose pas de cerveau. Les pattes du gecko sont toujours aussi performantes, quelle que soit l’intensité avec laquelle l’animal les utilise ; elles sont autonettoyantes et elles fonctionnent aussi sous l’eau.

– Un adhésif sec pourrait servir à maintenir en place les parties lisses du corps humains durant les interventions chirurgicales.119

– Un tel adhésif pourrait améliorer l’adhérence des pneus à la route.120

– Les robots qui imitent le gecko pourraient être utilisés pour réparer les fissures dans la coque des navires, des ponts et des terminaux, ainsi que pour l’entretien régulier des satellites.121

– Les robots conçus en s’inspirant des pattes du gecko pourraient être utilisés pour laver les vitres, les sols et les plafonds. Non seulement ils seraient capables de grimper le long de parois verticales, mais également de contourner les obstacles rencontrés sur leur chemin.122


CHAPITRE 10

TECHNOLOGIES DANS LA NATURE

Développer des technologies – méthodes de fabrication utilisées dans une branche industrielle spécifique – n’est pas une tâche facile, car cela nécessite de nombreux éléments. Afin de produire des technologies dans un domaine spécifique, nous devons avant tout posséder l’information nécessaire. Ensuite, les scientifiques et le personnel technique qui est habitué à utiliser cette information doivent être pris en compte. Ce personnel a besoin d’utiliser un matériel approprié. Pour toutes ces raisons, produire de nouvelles technologies se révèle être une tâche difficile. L’histoire de ces techniques avancées que nous évoquons en tant que « technologie » n’est pas longue. Aujourd’hui encore, bien que de nombreux pays profitent de ces technologies, peu d’entre eux les produisent.

Comme les groupes de scientifiques l’ont remarqué, la plupart des outils techniques issus d’investissement, d’information et de recherches trouvent leur source dans la nature.

Phil Gates, un scientifique réputé et auteur du livre Wild Technology, exprime cette idée en ces termes :

La plupart de nos meilleures inventions sont des copies ou ont déjà été utilisées par d’autres créatures vivantes. Nous avons simplement découvert une minuscule portion du nombre invraisemblable d’organismes qui peuplent notre planète. Quelque part parmi ces millions d’organismes vivants encore inconnus de nous, se trouvent les futures inventions qui amélioreront nos vies. Elles peuvent nous aider à fabriquer de nouveaux médicaments, matériaux de construction, méthodes d’éradication des insectes nuisibles et gestion de la pollution.123

Notre environnement depuis le ciel jusqu’à la terre en passant par le fond des océans – regorge d’innombrables merveilles technologiques, chacune étant le produit de la création. Même le plus banal des produits industriels possède un concepteur et un endroit où il a été fabriqué. Ainsi il serait illogique d’affirmer que les créatures vivantes, qui possèdent des systèmes supérieurs aux gigantesques usines dotées de machines à la pointe de la technologie, soient apparues sur terre par hasard, spontanément, ou suite à des conditions naturelles.

Chaque être vivant possède un fonctionnement supérieur et parfait qui est déjà complet dès sa conception, parce qu’Allah est Celui Qui l’a crée de manière absolument parfaite.

Dans ce chapitre nous examinerons certaines merveilles de la création et nous les comparerons aux technologies d’aujourd’hui. Nous devrions envisager ces exemples comme des nourritures de l’esprit, comme Allah nous l’indique dans le Coran :

Un enseignement et un rappel pour chaque être pénitent. (Sourate Qaf, 8)

Les capteurs lumineux des plantes

Certaines espèces de plantes sont particulièrement sensibles aux changements d’intensité lumineuse. Lorsque la nuit tombe, elles referment leurs pétales. D’après les scientifiques, certaines plantes à fleurs font ainsi par temps nuageux afin de protéger leur pollen de la rosée et de la pluie. En tant qu’humains nous utilisons également des capteurs qui détectent les changements d’intensité lumineuse dans les lampes qu’on allume le soir et qu’on éteint le jour.124

L’eider et son système d’isolation

Notre corps produit de l’énergie en digérant la nourriture que nous ingérons durant la journée. La meilleure façon d’empêcher la perte de cette chaleur est de la garder le plus longtemps possible à l’intérieur du corps. C’est pourquoi nous portons différentes couches de vêtements, en fonction du temps qu’il fait. L’air chaud piégé entre les couches de vêtements ne peut pas atteindre l’extérieur. Eviter la perte d’énergie de cette façon est appelé isolation.

L’eider utilise exactement la même méthode. Comme beaucoup d’oiseaux, ses plumes lui permettent de voler et de le maintenir au chaud. Il utilise son buste doux et duveteux pour construire son nid. Ce qui permet de protéger les œufs et les oisillons sans plumes de l’air frais. Les plumes de l’eider qui retiennent l’air chaud sont l’exemple de la meilleure méthode d’isolation naturelle.125

Les alpinistes d’aujourd’hui maintiennent leur corps au chaud en portant des vêtements spécialement conçus avec des plumes qui retiennent la chaleur de manière efficace, comme les plumes de l’eider.

La technologie de la fibre optique chez les créatures vivantes

Les fibres optiques sont des verres transparents capables de transmettre la lumière. Puisque ces dernières peuvent se tordre facilement, elles peuvent « absorber » la lumière à partir des endroits les plus inaccessibles. Les câbles en fibres optiques ont également l’avantage de pouvoir transporter des messages codés plus efficacement que tout autre type de câble.

La fourrure de l’ours polaire est très similaire à une fibre optique et transporte les rayons du faible soleil polaire directement vers le corps de l’animal. Etant donné que la fourrure utilise ce système de fibres optiques, les rayons du soleil entrent directement en contact avec la peau de l’ours. Les facultés de transmission de la lumière de sa fourrure sont si extraordinaires et ce, malgré le climat rigoureux, que la peau de l’animal se tanne, elle prend des coups de soleil. La lumière, une fois convertie en chaleur et absorbée, aide le corps de l’animal à rester chaud. Grâce à la caractéristique singulière de sa fourrure, l’ours est capable de maintenir son corps au chaud même dans des conditions polaires particulièrement rudes.126

La fourrure de l’ours polaire n’est pas l’unique faculté dont on peut apprendre. Les ours polaires peuvent également passer 6 mois à hiberner, en mettant leur système d’excrétion en veille et sans souffrir d’accumulations toxiques dans leur sang. Découvrir leur moyen de procéder nous aidera dans la lutte contre le diabète.127

Les oiseaux de l’arctique qui utilisent les convertisseurs de chaleur

Dans les climats les plus froids, les oiseaux ont généralement leurs pattes dans l’eau froide ou sur la glace. Pourtant celles-ci ne gèlent jamais. Chacun de ces oiseaux est muni d’un système qui réduit au minimum la perte de chaleur. Chez ces oiseaux, le sang réchauffé et le sang refroidi circulent dans différents vaisseaux sanguins, mais ces vaisseaux se trouvent très proches les uns des autres. De cette façon, le sang chaud qui circule en descendant jusqu’aux extrémités réchauffe le sang froid qui circule en remontant. Ce qui permet également de réduire le choc dû au sang froid qui remonte depuis les pattes à travers le corps. Ce mécanisme de conversion de chaleur, connu sous le nom de contre-courant, est également utilisé par certaines machines.128

Dans ces convertisseurs de chaleur, deux fluides (liquides ou gaz) circulent en des directions opposées dans deux canaux séparés, mais contigus. Si le fluide qui circule dans l’un des canaux est plus chaud que dans le second, la chaleur passe alors du fluide chaud vers le fluide plus froid.

Est-ce que les plantes peuvent utiliser des interrupteurs ?

La plante carnivore Venus attrape-mouche attrape les insectes qui se posent sur son piège actif en enroulant ses poils autour de sa proie. Ces poils agissent comme de véritables interrupteurs. Dès l’instant où quelque chose les touche, ils envoient un signal électrique qui change l’équilibre aqueux des cellules de la plante et fait sortir l’eau des cellules qui se dirige alors le long des feuilles situées au milieu de la tige, ce qui referme instantanément le piège.129

Les interrupteurs qui commandent le flux de courant dans les circuits électriques opèrent de la même manière. Lorsque l’interrupteur est éteint, le courant électrique ne peut pas circuler. Dès que quelqu’un l’allume, le circuit est fermé et le courant électrique commence de nouveau à circuler le long des fils. De la même manière, les animaux et les plantes utilisent de nombreux interrupteurs biologiques pour démarrer ou arrêter le flux de signaux électriques.130

Le circuit de la Venus attrape-mouche fonctionne avec deux interrupteurs électriques connectés en série. Deux poils doivent être stimulés pour que le piège se referme.131 Cette précaution évite des fermetures intempestives qui pourraient provenir des gouttes de pluie.

Il est évident que cette plante carnivore n’a aucune notion des courants ou des interrupteurs électriques. Elle n’a pas non plus été formée pour apprendre leur fonctionnement. Alors comment arrive-t-elle à savoir s’en servir, ce que même les êtres humains ne parviennent à faire qu’en lisant des instructions spécifiques, et comment est-elle capable de les utiliser avec une telle précision ? Allah, le Grand Souverain, enseigne aux plantes ce qu’il faut faire. La Venus attrape-mouche agit d’après Son vouloir.

Si les cellules nerveuses manquaient d’isolation

Les fibres nerveuses peuvent transporter des messages depuis le cerveau jusqu’aux muscles et vers d’autres organes, et vice versa. Ces fibres sont recouvertes d’une substance lipidique appelée myéline qui agit comme un isolant plastique autour d’un câble électrique. S’il elle n’existait pas, les signaux électriques s’échapperaient dans les tissus environnants, déformant ainsi le message ou endommageant le corps.132

Les câbles électriques sont conçus pour protéger les gens qui les manipulent et pour éviter la perte d’énergie due aux fuites d’électricité. Des matières plastiques résistantes et durables sont utilisées à cet effet.

La technique d’aération des chiens de prairie

De nombreux animaux construisent des abris sousterrains qui exigent des équipements spécifiques afin de les protéger des prédateurs.

Dans de tels abris, les tunnels doivent se situer à une distance précise de la surface parallèlement au sol, sinon ils risquent d’être inondés. Si les tunnels sont creusés selon un angle trop important, l’abri risque de s’effondrer. Un autre problème est de pourvoir aux besoins en air et en ventilation.

Les chiens de prairie sont des animaux qui vivent en larges groupes dans des terriers qu’ils construisent. Quand leur population augmente, ils creusent de nouveaux terriers en les reliant les uns aux autres via des tunnels. L’espace occupé par un tel réseau complexe peut parfois atteindre la taille d’une petite ville, il est donc indispensable de mettre en place un système d’aération adéquat. C’est la raison pour laquelle les chiens de prairie construisent à la surface des tours sur lesquelles débouchent les tunnels ; ces tours étant semblables à des volcans qui laissent passer l’air à l’intérieur du réseau sous-terrain.

L’air circule des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Certaines tours construites par les chiens de prairie sont plus hautes que d’autres. La différence de hauteurs entraîne des différences de pression de l’air à l’entrée des tunnels. De cette façon, l’air entre dans les tours entourées d’une zone de basse pression et ressort à travers celles entourées d’une zone de haute pression. L’air qui circule dans les tunnels passe à travers tous les nids, établissant ainsi un système de circulation d’air idéal.133

Pour construire un système d’aération comme celui utilisé par les chiens de prairie, des connaissances en construction de tunnels et de pression de l’air sont essentielles. Toutes ces informations nécessitent une conscience, et toutes ces activités indiquent la présence de raison et de jugement. Ainsi, nous devons nous demander d’où provient une telle intelligence chez les chiens de prairie, puisque ces derniers ne sont pas dotés de cette capacité – et contrairement à ce que prônent les partisans de l’évolution, cette spécificité n’est pas non plus apparue par hasard.

Allah, Qui offre de nombreux exemples naturels afin que l’homme puisse s’en inspirer, a créé les chiens de prairie, ainsi que toutes les autres créatures vivantes sur terre. Toute personne douée de raison a besoin de penser, d’écouter sa conscience et de se tourner vers Allah à chaque fois qu’elle rencontre un exemple de beauté, parce qu’Allah, Seigneur de la justice infinie, pardonne toujours. Dans le Coran, Allah annonce des bonnes nouvelles aux serviteurs qui croient en Lui :

Votre Seigneur connaît mieux ce qu’il y a dans vos âmes. Si vous êtes bons ; Il est certes pardonneur pour ceux qui Lui reviennent se repentant. (Sourate al-Isra, 25)

Les guêpes et l’industrie du papier

Il faut toute une série de processus chimiques pour transformer les bûches de bois en pâte à papier puis en papier. Cependant, les véritables inventeurs naturels du papier sont les guêpes.

Pour construire leur nid, les guêpes utilisent du papier qu’elles fabriquent en mélangeant leur salive avec des copeaux de bois mâchés. Nos fabricants de meubles produisent du carton de la même manière, en utilisant de la colle au lieu de la salive.134

Chaque guêpe ressemble à un fabricant de papier particulièrement efficace. Cependant, ce que les gigantesques complexes industriels produisent, les guêpes sont capables de le fabriquer avec leur corps minuscule. L’industrie du papier a encore beaucoup à apprendre des guêpes !

Un bras mécanique inspiré de la trompe des éléphants

Les scientifiques qui ont essayé de concevoir un bras mécanique furent confrontés au problème de la liberté de mouvement. Pour qu’un bras articulé puisse servir dans toute circonstance, il doit être capable de réaliser tous les mouvements exigés lors d’une tâche précise. Dans la nature, Allah a créé tous les êtres vivants avec la faculté de pouvoir bouger leurs membres afin qu’ils puissent satisfaire leurs besoins. Une trompe d’éléphant, composée de 50.000 muscles135 en est un exemple frappant.

L’éléphant est capable de bouger sa trompe dans la direction souhaitée et peut réaliser des tâches qui exigent une grande sensibilité et dextérité.

Un bras articulé construit à l’Université de Rice aux Etats-Unis révéla de façon évidente que la trompe de l’éléphant avait une structure exceptionnelle. Il n’y a pas de squelette dans la trompe, ce qui lui permet d’être extrêmement flexible et légère. Le bras articulé, au contraire, possède une colonne. La trompe de l’éléphant possède une amplitude de mouvement qui lui permet de bouger dans toutes les directions, tandis que le bras articulé est limité à une amplitude de 32 degrés. 136

Cela montre tout simplement la structure singulière de la trompe de l’éléphant, et révèle une fois encore la perfection des créations réalisées par Allah.

Conclusion

Les scientifiques sont étonnés par les extraordinaires systèmes qu’ils découvrent dans la nature – ils expriment leur étonnement en les reproduisant afin de créer de nouvelles technologies au service de l’humanité. Ils se sont rendus compte que ces systèmes parfaits et ces techniques extraordinaires utilisés dans la nature étaient amplement supérieurs à leurs connaissances et à leurs capacités et que ceux-ci offraient des solutions incomparables à leurs problèmes. Par conséquent, ils s’inspirent à présent des créations naturelles dans de nombreux domaines et après des années de travail ils réussissent enfin à trouver des solutions. Ils parviennent même à résoudre leurs problèmes en un temps record. En outre, en imitant la nature les scientifiques économisent beaucoup de temps et d’efforts et utilisent des matériaux bien plus efficaces.

En convenant que les créations naturelles sont dotées de qualités supérieures, les partisans ne peuvent qu’admettre leur échec. Leurs affirmations non-scientifiques selon lesquelles les créatures vivantes se seraient développées progressivement depuis une forme simple vers une forme plus complexe, et que les êtres vivants seraient venus sur terre de façon spontanée se sont révélées fausses. Ils doivent également admettre que les créations exceptionnelles qui les fascinent autant – le savoir et la raison qu’ils admirent tant – ne sont pas apparues par hasard, mais grâce à notre Créateur tout puissant.

C’est Allah, Seigneur de tous les mondes, Qui crée les systèmes parfaits et inégalés de tous les êtres vivantes, Lui Qui crée toute chose de manière aussi parfaite. Ceux qui refusent d’accepter cette idée souffriront d’une tristesse immense le jour de leur jugement. Dans le Coran, Allah décrit comment de telles personnes perdent leur temps sur cette terre. Le Coran décrit la nature splendide, œuvre de notre Seigneur en ces termes :

Lui, Qui a crée les sept paradis. Tu ne trouveras aucun défaut dans la création de Celui Qui pardonne toujours. Observe à nouveau – vois-tu quelque chose qui manque ? Observe encore et encore. Ta vision t’offrira des images spectaculaires et magnifiques ! (Sourate al-Mulk, 3-4)


NOTES

1- Nanotechnologie signifie construire quelque chose en manipulant la position d’éléments dont la taille varie entre 0,1 et 100 nanomètres (nm) – plus ou moins la différence de taille entre les atomes et les molécules.

2- Biomimicry, Innovation Inspired By Nature, de Janine M. Benyus, William Morrow and Company Inc., New York, 1998; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

3 “Biomimicry” Buckminster Fuller Institute ; http://www.bfi.org/Trimtab/spring01/biomimicry.htm

4 High Country News, de Michelle Nijhuis, Juillet 2006, 1998, vol. 30, no : 13 ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

5 “Life’s lessons in design”, de Philip Ball, Nature, 18 janvier 2001

6 Une conversation avec Janiine Benyus “Biomimicry Explained” http://www.biomimicry.org/faq.html

7 http://www.watchtower.org/library/g /2000/1/22/article_02.htm

8 http://www.rdg.ac.uk/biomimetics/ projects.htm

9 Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Août 1994, p. 43

10 “Life’s lessons in design” de Philip Ball, Nature, 409, 413-416 (2001)

11 “Biomimicry : Secrets Hiding in Plain Sight” NBL 6.22, 17 novembre 1997 ; http://www.natlogic.com/resorces/nbl/v06/n22.html

12 Biomimicry: Innovation Inspired By Nature, de Janine M. Benyus, William Morrow and Company Inc., New York, 1998 ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

13 “Biomimicry: Genius that Surrounds Us” de Ed Hunt, Tidepool Editor ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

14 “Biomimetics : Creating Materials From Nature’s Blueprints” de Robin Eisner, The Scientist, 8 juillet 1991 ; http://www.the-scientist.com/yr1991/july/research_910708.html

15 “Engineers Ask Nature for Design Advice” de Jim Robbins, New York Times, 11 décembre 2001

16 “Business and Nature in Productive, Efficient Harmony” de David Perlman, San Francisco Chronicle, 30 novembre 1997, p. 5 ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

17 “Malzeme Biliminin Onderlerinden”, Ilhan Aksay, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Février 2002, p. 92

18 “Mimicking Nature” de Billy Goodman, Princeton Weekly, 28 janvier 1998 ; htp://www.princeton.edu/~cml/html/publicity/PAW19980128/0128feat.htm

19 “Malzeme Biliminin Onderlerinden” (A leading figure in material science) de Ilhan Aksay, Bilim ve Teknik (Science and Technology Magazine), TUBITAK Publishings, février 2002, p. 93

20 Ibid.

21 “Tricks of Nature” de Julian Vincent, New Scientist, 17 août 1996, vol. 151, no : 2043, p. 38

22 “Malzeme Biliminin Onderlerinden”, Ilhan Aksay, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Février 2002, p. 93

23 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

24 Ibid.

25 Biomimicry de Benyus, pp. 99-100

26 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

27 “Tricks of Nature” de Julian Vincent, New Scientist, 17 août 1996, vol. 151, no : 2043, p. 38

28 Ibid., p. 39

29 http://www.rdg.ac.uk/AcaDepts/cb/97hepworth.html

30 “Tricks of Nature” de Julian Vincent, New Scientist, 17 août 1996, vol. 151, no : 2043, p. 39

31 Ibid., p. 40

32 “The Structure and Properties of Spider Silk” de J. M. Gosline, M. E. DeMont & M. W. Denny, Endeavour, vol. 10, Edition 1, 1986, p. 42

33 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

34 “Spider (arthropod)” Encarta Online Encyclopedia 2005

35 “Spider silk as rubber” de J. M. Gosline, M. W. Denny & M. E. DeMont, Nature, vol. 309, no : 5968, pp. 551-552 ; http://iago.stfx.ca/people/edemont/abstracts/spider.html

36 “How Spiders Make Their Silk”, Discover, vol. 19, no : 10 octobre 1998

37 “A Devonian Spinneret : Early Evidence of Spiders and Silk Use” de Shear, W. A. , J. M. Palmer, Science, vol. 246, pp. 479-481 ; http://faculty.washington.edu/yagerp/silkprojecthome.html

38 Kalitim ve Evrim de Ali Demirsoy, Meteksan Publishing Co., Ankara, 1984, p. 80

39 Pour plus d’informations veuillez vous référer à La conception divine dans la nature, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/conceptiondivine/conceptiondivine_nature.php

40 “Engineers Ask Nature for Design Advice” de Jim Robbins, New York Times, 11 décembre 2001

41 “Engineers Ask Nature for Design Advice” de Jim Robbins, New York Times, 11 décembre 2001

42 “Making Crops Cry For Help” de John Whitfield, Nature, 12 avril 2001, p. 736-737

43 Ibid.

44 Ibid.

45 “Soaking Up Rays” de Peter Weiss, Science News, 4 août 2001

46 Ibid.

47 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

48 “Synchronised Swimming” de Stuart Blackman, BBC Wildlife, Février 1998, p. 57

49 Waikiki Aquarium Education Department, Décembre 1998 ; http://waquarium.mic.hawaii.edu/MLP/root/html/MarineLife/Invertebrates/Molluscs/Nautilus.html

50 “The Designing Times” vol. 1, no : 8 mars 2000 ; http://www.godandscience.org/evolution/design.html

51 “Astounding Bat Mobility” de Philip Ball, Nature, 2 février 2001

52 Ibid.

53 Pour plus d’informations veuillez vous référer à La conception divine dans la nature, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/conceptiondivine/conceptiondivine_nature.php

54 Wild Technology, de Phil Gates, p. 52

55 “Le surdoué du grand bleu” de Betty Mamane, Science et vie Junior, Août 1998, pp. 79-84

56 Sonar signifie “Sound Navigation and Ranging.’’- Appareil de détection sous-marine par ondes sonores

57 “Yale Sonar Robot Modeled After Bat and Dolphin Echolocation Behavior” Yale University – Office of Public Affairs ; http://www.robotbooks.com/sonar-robots.htm

58 “Biomimicry” Buckminster Fuller Institute ; http://www.bfi.org/Trimtab/spring01/biomimicry.htm

59 New Scientist, 14 octobre 2000, p. 20

60 “Kirlilige Balık Dedektoru”, Science, traduction par Mustafa Ozturk, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Février 1991, p. 43

61 “Kusursuz Ucus Makineleri”, Reader’s Digest, traduction par Ruhsar Kansu, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, no. 136, Mars 1979, p. 21

62 “Biomimicry” Your Planet Earth ; http://www.yourplanetearth.org/terms/details.php3?term=Biomimicry

63 Pour plus d’informations veuillez vous référer à Réfutation du Darwinism de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/evolution/refutation_du_darwinisme/refutation_01.php

64 “Biyonik, Dogayı Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr.Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, pp. 19-20

65 “Yakıtsız Ucus” de Necmi Kara, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings ; http://www.biltek.tubitak.gov.tr/dergi/98/ocak/yakitsiz.html

66 “Biyonik, Dogayı Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr.Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, p. 19

67 “Solving the Mystery of Insect Flight” de Michael Dickinson, Scientific American, Juin 2001

68 Ibid.

69 Ibid.

70 « Hydrodynamics makes a splash » de Hideki Takagi, Ross Sanders, Physics World, Septembre 2000

71 “Heat-seeking vipers may help with U. S. defense, UT Austin researcher finds” On Campus, vol. 28, no : 8, 27 juin 2001 ; http://www.utexas.edu/admin/opa/oncampus/01oc_issues/oc010627/oc_vipers.html

72 Ibid.

73 Ibid.

74 International Wildlife, Septembre-Octobre 1992, p. 34

75 « Clothes That Change Color » de Ann Marie Cunningham, ScienCentral.Inc., http://www.sciencentral.com

76 “Light-reflection strategies” de Parker, A.R, American Scientist (1999a) 87 (3), 248-255; http://www.rdg.ac. uk/Biomim/00parker.htm

77 “Water capture by a desert beetle” de Parker, A. R., Nature 414, 2001, pp. 33-34

78 Ibid.

79 “Fatal Flasher” de Stuart Blackman, BBC Wildlife, Avril 1998, vol. 16, no. 4, p. 60

80 http://www.milliyet.com.tr/2001/07/31/yasam/yas07.html

81 « Learning From Nature – A Flight of Wild Birds and Railways » de Eiji Nakatsu, http://www.wbsj.org/birdwatching/contribution/97_910e.html

82 Ibid.

83 “Biomimicry”, Buckminster Fuller Institute ; http://www.bfi.org/Trimtab/spring01/biomimicry.htm

84 « Butterflies Show Path to Cooler Chips » de Ilan Greenberg, Wired News, http://wired-vig.wired.com/news/technology/0,1282,10163,00.html

85 “New standard set for scientific visualizations”, Sandia National Laboratories, News Releases, 12 juillet 2001 ; http://www.sandia.gov/media/NewsRel/NR2001/vizcor.htm

86 “The Beat Goes On” de Robert Kunzig, Discover, Janvier 2000

87 Ibid.

88 Ibid.

89 Ibid.

90 “The Internet strikes back” New Scientist, 24 mai 1997

91 Wild Technology de Phil Gates, p. 54

92 Eye Brain and Vision de David H. Hubbel, Scientific American Library, 1988, p. 34

93 “Think Like A Bee” de Jim Giles, Nature, 29 mars 2001, pp. 510-512

94 Ibid.

95 “SWAT’z new?—fly that’s setting the hearing world abuzz”, NIDCD, 13 février 2003 ; http://www.nidcd.nih.gov/health/education/news/swatz.asp

96 “Acoustics: In a Fly’s Ear” de Peter M. Narins, Nature 410, 2001, pp. 644-645

97 “Biyonik, Dogayı Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr. Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, p. 21

98 Smithsonian National Zoological Park ; http://www.fonz.org/zoogoer/zg1999/28(4)biomimetics.htm

99 The Private Life Of Plants de David Attenborough, Princeton University Press, 1995, p. 291

100 Smithsonian National Zoological Park ; http://www.fonz.org/zoogoer/zg1999/28(4)biomimetics.htm

101 “Biyonik, Dogayi Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr. Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, p. 21

102 “Good vibrations” de Erica Klarreich, Nature Science Update, 3 avril 2001

103 “Neurotechnology for Biomimetic Robots” de Joseph Ayers, Joel L. Davis and Alan Rudolph, http://mitpress.mit.edu/catalog/item/default.asp?sid=059CE164-6183-4410-8320-D5828734B95A&ttype=2&tid=8812

104 Pour plus d’informations veuillez vous référer à Pour les gens doues d’intelligence, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/intelligence/terre01.php

105 “How Snakebots will Work” de Kevin Bonsor, Howstuffworks ; http://www.howstuffworks.com/snakebot.htm

106 « Walk like a scorpion » de Duncan Graham-Rowe, NewScientist ; 21 avril 2001

107 “Biological Analysis” AIS Approach ; http://ais.gmd.de/BAR/SCORPION/biology.htm

108 Ibid.

109 « Walk like a scorpion » de Duncan Graham-Rowe, NewScientist ; 21 avril 2001

110 “Robots mimic living creatures” de Yvonne Carts-Powell, OE Reports; http://www.spie.org/web/oer/september/sep00/cover1.html

111 Ibid.

112 Ibid.

113 “Lobster sniffing: how lobsters’ hairy noses capture smells from the sea” de Robert Sanders, UC Berkeley Campus News, 30 novembre 2001 ; http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2001/11/30_lobst.html

114 Ibid.

115 Projects at the Centre for Biomimetics ; http://www.rdg.ac.uk/Biomim/projects.htm

116 BBC News Online, 7 juin 2000 ; http://news.bbc.co.uk/low/english/sci/tech/newsid_781000/781611.htm

117 World Wealth International, vol. 1, no : 1 février 2001 ; http://www.worldwealth.net/samplemag/ArticleGeckoPrint.html

118 « Robo-Geckos » de Fenella Saunders, Discover, Septembre 2000, vol. 21, no : 9

119 Ibid.

120 Ibid.

121 Ibid.

122 Ibid.

123 Wild Technology, de Phil Gates, p. 5

124 Ibid., p. 55

125 Ibid., p. 64

126 Ibid., p. 67

127 “Biomimicry” Your Planet Earth ; http://www.yourplanetearth.org/terms/details.php3?term=Biomimicry

128 Wild Technology, de Phil Gates, p. 65

129 Pour plus d’informations veuillez vous référer à Pour les gens doues d’intelligence, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/intelligence/terre01.php

130 Wild Technology, de Phil Gates, p. 66

131 http://www.bitkidunyasi.net/ilgincbitkiler/ilgincbitkiler1.html

132 Wild Technology, de Phil Gates, p. 67

133 Animal Inventors, National Geographic Channel (Turkey), 25 novembre 2001

134 Wild Technology, de Phil Gates, p. 16

135 Climbing Mount Improbable de Richard Dawkins, W. W. Norton & Company, Septembre 1996, p. 92

136 “The Elephant’s Trunk Robotic Arm” ; http://ece.clemson.edu/crb/labs/biomimetic/elephant.htm

 

 SOURCE :  

BIOMIMETISME

 

La technologie imite

la nature

 

Par le professeur :

HARUN YAHYA

 

 

SOMMAIRE

INTRODUCTION

CHAPITRE 1:

MATÉRIAUX INTELLIGENTS

CHAPITRE 2 :

LE MODÈLE DES PLANTES ET LE BIOMIMÉTISME

CHAPITRE 3 :

BOÎTES DE VITESSE ET TURBORÉACTEURS DANS LA NATURE

CHAPITRE 4 :

L’UTILISATION DE VAGUES ET DE VIBRATIONS

CHAPITRE 5 :

CRÉATURES VIVANTES ET technologies DE VOL

CHAPITRE 6 :

CE QU’ON PEUT APPRENDRE DES ANIMAUX

CHAPITRE 7 :

LES ORGANISMES qui surpassent LA TECHNOLOGIE

CHAPITRE 8 :

BIOMIMÉTISME ET ARCHITECTURE

CHAPITRE 9 :

ROBOTS QUI IMITENT LES CRÉATURES VIVANTES

CHAPITRE 10 :

LA TECHNOLOGIE DANS LA NATURE

 

 

 

Le biomimétisme est la science qui imite les organismes vivants présents dans la nature. Cette nouvelle branche est de plus en plus abordée au sein des groupes d’experts et ouvre

de nouveaux et importants horizons pour l’humanité.

Alors que le biomimétisme émerge, en imitant la structure des systèmes vivants, il représente un échec considérable pour les scientifiques qui soutiennent la théorie de l’évolution. Selon les partisans de cette théorie, il est absolument inconcevable que l’homme – considéré comme le dernier chaînon sur l’échelle de l’évolution – puisse s’inspirer (et encore moins imiter) d’autres créatures vivantes qui,

selon eux, sont bien plus primitives que l’homme.

Ce livre aborde les avancées réalisées par la technologie sur le modèle de la nature et examine les systèmes parfaits qui ont été peu remarqués jusqu’ici et ont existé depuis que la première cellule vivante est apparue sur terre. Ce livre décrit également la manière dont les divers mécanismes naturels et performants qui déconcertent les partisans de la théorie de l’évolution résultent tous de la création

unique de notre Seigneur.


INTRODUCTION

 

Imaginez que vous veniez d’acheter un modèle très complexe de maquette d’avion. Comment allez-vous procéder pour assembler tous ces petits éléments ? Tout d’abord vous allez certainement étudier les illustrations représentées sur la boîte. Puis, vous allez suivre les instructions données afin de réaliser cette maquette de la meilleure façon possible et en évitant toute erreur.

Même sans instructions, vous pouvez vous en sortir si vous possédez déjà une maquette d’avion similaire. La conception de votre premier avion peut être utile pour assembler tout autre modèle par la suite. De la même façon, utiliser un modèle naturel parfait permet de concevoir plus rapidement un équipement technologique ayant les mêmes fonctionnalités et ce, de la meilleure manière. Conscients de fait, la plupart des scientifiques et des chercheurs en développement étudient les exemples des créatures vivantes avant de se lancer dans toute conception nouvelle et imitent les systèmes et structures de la nature. En d’autres termes, ils examinent les créations d’Allah à travers la nature et ainsi inspirés, ils continuent à développer de nouvelles technologies.

Cette approche a donné naissance à un nouveau pôle scientifique : le biomimétisme, c’est-à-dire la science qui imite les organismes vivants présents dans la nature. Cette nouvelle branche est de plus en plus abordée au sein des groupes d’experts et ouvre de nouveaux et importants horizons pour l’humanité.

Tandis que le biomimétisme émerge en imitant la structure des systèmes vivants, il représente en même temps un échec considérable pour les scientifiques qui soutiennent la théorie de l’évolution. Selon les partisans de cette théorie, il est absolument inconcevable que l’homme – considéré comme le dernier chaînon sur l’échelle de l’évolution – puisse s’inspirer (et encore moins imiter) d’autres créatures vivantes qui selon eux, sont bien plus primitives que l’homme.

Si des créatures vivantes plus évoluées prennent modèle à partir de créatures « primitives », cela signifie que nous allons construire nos technologies futures à partir de « sous-organismes », ce qui constitue une violation fondamentale de la théorie de l’évolution dont la logique soutient que les créatures vivantes trop primitives pour s’adapter à l’environnement s’éteignent rapidement, tandis que les créatures plus évoluées survivent et se développent.

La notion de biomimétisme qui place les partisans de la théorie de l’évolution au centre d’un cercle vicieux, commence à se répandre et à dominer la pensée scientifique. Ainsi, une autre branche a également vu le jour : la biomimétique ou la science qui consiste à imiter le comportement des créatures vivantes.

Ce livre aborde les progressions réalisées par le biomimétisme et la biomimétique qui prennent modèle sur la nature. Il examine les systèmes parfaits, bien que peu remarqués jusqu’à présent et qui ont existé depuis que la première cellule vivante est apparue sur terre. Ce livre décrit également la manière dont les divers mécanismes naturels et performants qui déconcertent les partisans de la théorie de l’évolution résultent tous de la création unique de notre Seigneur.

Qu’est-ce que le biomimétisme ?

Le biomimétisme et la biomimétique visent à résoudre les problèmes en examinant puis en imitant ou en s’inspirant des modèles présents dans la nature.

Le biomimétisme est le terme utilisé pour décrire les substances, équipements, mécanismes et systèmes au moyen desquels les humains imitent les systèmes naturels et les créations, en particulier dans les domaines de la défense, de la nanotechnologie, de la robotique et de l’intelligence artificielle (également connue sous le sigle IA).

Le concept de biomimétisme, utilisé pour la première fois par l’écrivain et scientifique du Montana, Janine M. Benyus, fut ensuite repris par d’auteurs et scientifiques. L’un d’eux raconte son travail ainsi que le développement de la biomimétique :

Naturaliste et auteur de plusieurs guides sur la nature sauvage, elle a visité les laboratoires de nombreux chercheurs scientifiques qui prennent modestement les mesures nécessaires afin de révéler les secrets de la nature. L’idée essentielle de la « biomimétique » est que nous avons beaucoup à apprendre du monde naturel en tant que modèle et guide. Ce que ces chercheurs ont en commun : le respect pour les créations réalisées par la nature et l’utilisation de ces créations pour résoudre les problèmes de l’humanité.2

David Oakey est un spécialiste en stratégie des produits pour Interface Inc., l’une des entreprises qui fait appel à la nature pour améliorer la qualité et la productivité. Voici son point de vue concernant le biomimétisme :

La nature est mon mentor dans le domaine des affaires et de la création, un modèle dans ma façon de vivre. Le système naturel fonctionne depuis des millions d’années… Le biomimétisme est une façon d’apprendre de la nature.3

Ce concept qui se répand à grande vitesse a séduit les scientifiques qui ont réussi à accélérer leurs propres recherches en s’inspirant d’uniques et parfaits modèles présents dans la nature. Les chercheurs scientifiques qui travaillent sur les systèmes économiques et les matériaux bruts – dans le domaine industriel en particulier – ont concentré leurs efforts afin de déterminer le meilleur moyen d’imiter la nature.

Les créations réalisées par la nature garantissent la meilleure productivité en fournissant un moindre effort et en utilisant un minimum de matériel. Elles sont capables de se réparer, sont compatibles avec leur environnement et sont totalement recyclables. Elles agissent en silence, sont d’apparence agréable et esthétique et sont source de longévité. Toutes ces qualités sont présentes dans les modèles à imiter. Le journal High Country News mentionne : « En se servant des systèmes naturels comme modèles, nous pouvons créer des technologies bien plus durables que celles utilisées aujourd’hui. »4

Janine M. Benyus, auteur du livre Biomimicry : Innovation Inspired by Nature a pensé qu’il existait un besoin fondamental d’imiter la nature en tenant compte de ses perfections. Ci-dessous figurent des exemples qu’elle utilise pour défendre cette idée :

  • La capacité qu’ont les colibris de traverser le Golf du Mexique avec moins de 3 grammes de carburant,
  • Comment les libellules sont plus manœuvrables que n’importe quel hélicoptère,
  • Les systèmes de chauffage et de climatisation des nids de termites sont supérieurs à ceux inventés par l’homme en termes de consommation d’énergie et d’équipement,
  • Le système de transmission à hautes fréquences des chauves-souris bien plus efficace que n’importe quel radar conçu par l’homme,
  • Comment l’algue fluorescente combine différentes substances chimiques afin de produire de la lumière sans chaleur,
  • Comment les poissons de l’océan Arctique et les grenouilles des zones tempérées reviennent à la vie après avoir été gelés sans que leurs organes subissent de dommages,
  • Comment les lézards et les caméléons changent de couleurs – et comment les pieuvres et les seiches changent à la fois de couleur et de forme en instant – afin de se confondre avec leur environnement,
  • La capacité qu’ont les abeilles, les tortues et les oiseaux de se diriger sans carte,
  • Comment les baleines et les pingouins plongent pendant de très longues périodes sans équipement spécifique,
  • Comment la double hélice d’ADN stocke l’information de tous les êtres humains,
  • Comment, grâce à la photosynthèse, les feuilles produisent 300 milliards de tonnes de sucre chaque année par réaction chimique,

Voilà juste quelques exemples des mécanismes naturels et des créations si fascinantes qui peuvent enrichir de nombreux domaines technologiques. Alors que nous accumulons l’information et que les possibilités technologiques augmentent, le potentiel de ces mécanismes et créations devient de plus en plus évident.

Au 19ème siècle, par exemple, la nature était imitée uniquement pour ses qualités esthétiques. Les peintres et architectes de l’époque, influencés par les beautés du monde naturel, recopiaient l’apparence externe de leur structure, mais plus ils observaient avec attention les détails, plus l’ordre immaculé de la nature devenait fascinant. Grâce aux extraordinaires créations réalisées par la nature et à leurs imitations, source de tant de bénéfices pour l’humanité, les scientifiques commencèrent à étudier les mécanismes plus en détail jusqu’à l’échelle moléculaire.

Les nouveaux matériaux, structures et machines développés grâce au biomimétisme peuvent être utilisés dans les nouvelles cellules solaires, les derniers robots et les futurs engins spatiaux. De ce point de vue, les créations réalisées par la nature ouvrent de nouveaux horizons.

Comment le biomimétisme va changer nos vies ?

Allah nous a offert les créations de la nature en cadeau. Les imiter, les prendre pour modèle mènera l’humanité vers ce qui est vrai et juste. Pour certaines raisons, la communauté scientifique vient de réaliser que les créations conçues par la nature sont une ressource extraordinaire dont on doit se servir dans notre vie quotidienne.

De nombreuses publications scientifiques de référence admettent l’idée que les structures naturelles représentent une ressource considérable pour montrer le chemin vers la création supérieure à l’homme. Le magazine Nature l’exprime de la façon suivante :

Cependant les recherches fondamentales sur le caractère des mécanismes naturels, depuis l’éléphant jusqu’à la protéine, enrichissent le panel à partir duquel les créateurs et ingénieurs puisent leurs idées. Les possibilités d’étendre ce panel sont immenses.5

L’utilisation correcte de cette ressource mènera certainement à un développement rapide des procédés technologiques. L’experte en biomimétisme Janine M. Benyus a déclaré qu’imiter la nature nous permettra de progresser dans de nombreux domaines tels que l’alimentation, la production énergétique, le stockage de l’information et la santé. Elle cite comme exemples les mécanismes inspirés par les feuilles qui fonctionnent à l’énergie solaire, la création des ordinateurs qui transmettent des signaux de la même façon que les cellules et les céramiques faites pour résister à de fortes pressions en s’inspirant de la nacre.6

Ainsi, il est évident que la révolution biomimétique va profondément influencer l’humanité et nous permettre de vivre de manière encore plus confortable et aisée.

Aujourd’hui, les technologies découvrent les miracles de la création et le biomimétisme est seulement un des domaines qui met les extraordinaires créations des organismes vivants au service de l’humanité. Quelques revues scientifiques abordent ce sujet, dont :

  • « Learning from Designs in Nature »,7 (Apprendre à partir des modèles de la nature)
  • « Projects at the Centre for Biomimetics »,8 (Projets au cœur du biomimétisme)
  • « Science Is Imitating Nature »,9 (La science imite la nature)
  • « Life’s Lessons in Design »,10 (Leçons de vie offertes par les modèles de la nature)
  • « Biomimicry : Secrets Hiding in Plain Sight »,11 (Biomimétique : les secrets de la vision)
  • « Biomimicry : Innovation Inspired by Nature »,12 (Biomimétique : innovations inspirées par la nature)
  • « Biomimicry : Genius that Surrounds Us »,13 (Biomimétique : ces génies qui nous entourent)
  • « Biomimetics : Creating Materials From Nature’s Blueprints »,14 (Biomimétique : créer des matériaux à partir des plans de la nature)
  • « Engineers Ask Nature for Design Advice »,15 (Les ingénieurs demandent conseils auprès des modèles naturels)

Lire de tels articles démontre comment les résultats de ces recherches scientifiques révèlent une à une les preuves de l’existence d’Allah.

 

CREATION INTELLIGENTE,
EN D’AUTRE TERME CREATION

Allah n’a pas besoin de plan pour créer

Il est important de bien comprendre la signification du mot « plan ». Qu’Allah soit à l’origine de créations parfaites ne signifie pas qu’Il ait d’abord élaboré une méthode puis l’ait suivie. Allah, Créateur de la terre et du ciel, n’a besoin d’aucun « plans » afin de créer car Il est au-dessus de tout cela. Son plan et Ses créations ont lieu en même temps.

Chaque fois qu’Il désire réaliser quelque chose, Il lui suffit de dire « sois ! »

Cette idée est reprise par le verset :

Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : « Sois », et c’est. (Sourate Ya Sin, 82)

Il est le Créateur des cieux et de la terre à partir du néant! Lorsqu’Il décide une chose, Il dit seulement : « Sois », et elle est aussitôt. (Sourate al-Baqarah, 117)

 

CHAPITRE 1

MATERIAUX INTELLIGENTS

Aujourd’hui, de nombreux scientifiques étudient la structure des matériaux naturels et les utilisent en tant que modèles pour leurs propres recherches, car ces structures possèdent des propriétés telles que la force, la luminosité et l’élasticité. Par exemple, la coquille interne des ormeaux est deux fois plus résistante que n’importe quelle céramique produite par la technologie. La toile d’araignée est cinq fois plus résistante que l’acier, et l’adhésif utilisé par les moules pour s’accrocher aux rochers conserve ses propriétés même sous l’eau.16

Gulgun Akbaba, membre du groupe de recherche et du magazine turc Bilim ve Teknik parle des caractéristiques supérieures des matériaux naturels et de la manière dont nous pouvons les utiliser :

Les matériaux traditionnels tels que le verre et la céramique sont de moins en moins adaptés aux technologies qui s’améliorent de jour en jour. Les scientifiques tentent [à présent] de résoudre ce problème. Les secrets de la structure architecturale de la nature commencent lentement à être révélés… De la même façon que la coquille de moule peut se réparer elle-même ou qu’un requin blessé peut soigner ses blessures, les matériaux utilisés par la technologie seront également capables de se renouveler.

Ces matériaux plus solides, plus résistants et qui possèdent des propriétés physiques, mécaniques, chimiques et électromagnétiques supérieures, sont également légers et capables de supporter les très hautes températures utilisées par les fusées, engins spatiaux et satellites de recherche lorsqu’ils quittent et entrent dans l’atmosphère. Les travaux réalisés sur les avions de transport supersoniques pour les trajets intercontinentaux montrent que ceux-ci nécessitent également des matériaux à la fois légers et capables de résister à la chaleur. Dans le domaine médical, la création d’os artificiels requiert des matériaux à la fois spongieux et solides, et des tissus aussi similaires que possible de ceux présents dans la nature.17

Afin de produire de la céramique, abondamment utilisée dans la construction et les équipements électriques par exemple, des températures supérieures à 1.000 / 1.500°C sont nécessaires.

Les différents types de céramique qui existent dans la nature ne nécessitent pas d’avoir recours à de telles températures. Une moule, par exemple, construit sa coquille de manière parfaite à seulement 4°C. Cet exemple de créations naturelles stupéfiantes a attiré l’attention du scientifique turc Ilhan Aksay qui s’est interrogé sur la façon dont nous pouvions produire une céramique de meilleure qualité, plus résistante, plus utile et plus fonctionnelle.

En examinant l’intérieur des coquilles de plusieurs crustacés, Aksay remarqua les propriétés extraordinaires de la coquille des ormeaux. Après un agrandissement au 300.000 au microscope, la coquille ressemblait à un mur de briques constitué de couches de carbonate de calcium et de couches de protéines. Malgré la nature fragile du carbonate de calcium, la coquille était d’une résistance extrême en raison de sa structure laminée et moins fragile que les céramiques réalisées par l’homme. Aksay se rendit compte que cette superposition de couches empêchait la propagation des fissures, de la même façon qu’une corde tressée résiste lorsqu’un de ses files se casse.18

A partir d’un tel exemple, Aksay développa des composites en céramique très solides et très résistants. Après avoir subi des tests dans de nombreux laboratoires de l’armée américaine, un composite à base d’aluminium et de carbure de bore qu’il aida à développer fut utilisé dans le blindage des tanks !19

Afin de produire des matériaux biomimétiques, les scientifiques mènent actuellement des recherches à l’échelle microscopique. Le professeur Aksay indique par exemple que les matériaux de type biocéramique présents dans les os et les dents sont crées à température corporelle à l’aide d’une combinaison de matériaux organiques tels que les protéines et sont dotés de propriétés largement supérieures à celles des céramiques réalisées par l’homme. Encouragées par les thèses d’Aksay qui démontrent que les propriétés supérieures des matériaux naturels proviennent de liaisons réalisées à une échelle nanométrique (un millionième de millimètre), de nombreuses sociétés productrices d’outils microscopiques ont utilisé des matériaux d’inspiration « bio », autrement dit des substances artificielles qui s’inspirent de substances biologiques.20

Beaucoup trop de produits industriels et de produits dérivés, fabriqués à haute pression et à température élevée, contiennent des produits chimiques dangereux. La nature au contraire produit des substances similaires sans utiliser de produits toxiques – dans des solutions aqueuses, par exemple, et à température ambiante, ce qui représente un avantage considérable pour les consommateurs et scientifiques.21

Les producteurs de diamants synthétiques, les créateurs d’alliages métalliques, les scientifiques spécialisés dans les polymères, les experts en fibre optique, les producteurs de céramique et les développeurs de semi-conducteurs trouvent pratique l’utilisation du biomimétisme. Les matériaux naturels qui peuvent répondre à tous leurs besoins, offrent également de nombreuses variantes. Ainsi les experts qui travaillent dans différents domaines – depuis le gilet pare-balles aux turboréacteurs – imitent les modèles originaux présents dans la nature en reproduisant leurs propriétés exceptionnelles grâce à des procédés artificiels.

Les matériaux crées par l’homme finissent inévitablement par se briser ou se casser. Ceux-ci doivent alors être remplacés, réparés ou recollés. Mais, certains matériaux présents dans la nature tels que la coquille de moule peuvent se réparer seuls. Récemment les scientifiques ont commencé à développer des substances telles que les polymères et les poly-cyclâtes qui ont la particularité de pouvoir se renouveler.22 Dans cette quête de développement de matériaux capables de se renouveler automatiquement, la corne de rhinocéros fut un des éléments naturels de référence. Au 21ème siècle, de telles recherches vont constituer le point de départ des études scientifiques sur les matériaux.

Composites

La plupart des matériaux naturels sont des composites qui sont des matériaux solides résultants de la combinaison de deux substances ou plus qui vont former une nouvelle substance ayant des propriétés supérieures à celles de l’élément d’origine.23

Le composite artificiel connu sous le nom de fibre de verre est utilisé dans la fabrication des coques de bateaux, des cannes à pêche et des matériaux d’équipements sportifs tels que les arcs et les flèches. La fibre de verre est fabriquée en mélangeant de fines fibres de verre avec un polymère plastique sous forme de gelée. A mesure que le polymère se durcit, le composite qui se crée devient léger, résistant et flexible. Le fait de modifier les fibres ou le polymère utilisés dans ce mélange change également les propriétés du composite.24

Les composites constitués de graphites et fibres de carbone font partie des dix découvertes les plus ingénieuses de ces 25 dernières années. Grâce à eux, les matériaux composites de structure légère sont conçus pour de nouveaux modèles d’avions, des éléments d’engins spatiaux, des équipements sportifs, des voitures de course et des yachts. Cependant, jusqu’à présent les composites fabriqués par l’homme sont beaucoup plus sommaires et fragiles que ceux produits par la nature.

Comme toutes les structures extraordinaires et les systèmes présents dans la nature, les composites que nous venons brièvement d’évoquer sont un exemple de l’extraordinaire art créatif d’Allah. De nombreux versets du Coran attirent l’attention sur la nature unique et la perfection de cette création. Allah révèle les innombrables bénédictions offertes à l’humanité grâce à Son incomparable création :

Et si vous comptez les bienfaits d’Allah, vous ne saurez pas les dénombrer. Car Allah est pardonneur, et miséricordieux. (Sourate an-Nahl, 18)

La peau de crocodile et la fibre de verre

La fibre de verre qui a commencé à être utilisée au 20ème siècle existe chez les créatures vivantes depuis la nuit des temps. La peau de crocodile, par exemple, est presque de la même structure que la fibre de verre.

Jusqu’à très récemment, les scientifiques étaient déconcertés face à la question de savoir pourquoi la peau de crocodile résistait aux flèches, aux couteaux, et parfois même aux balles. Des recherches ont abouti à des résultats surprenants : la substance qui donne à la peau de crocodile sa résistance si caractéristique est la fibre protéinique de collagène qu’elle contient. Ces fibres ont la particularité de renforcer le tissu auquel elles s’ajoutent. Il n’y a aucun doute que les caractéristiques si particulières du collagène ne résultent pas d’un long et hasardeux processus, comme les partisans de la théorie de l’évolution voudraient nous le faire croire. Au contraire, il apparaît parfait et complet avec toutes ses propriétés, dès les premiers moments de sa création.

 

La technologie des câbles d’acier dans les muscles

Un autre exemple de composites naturels n’est autre que les tendons. Ces tissus qui relient les muscles aux os ont une structure très ferme et pliable grâce aux fibres de collagène qui les constituent. Une autre caractéristique typique des tendons est la façon dont les fibres sont tissées ensemble.

Janine Benyus est professeur membre de l’America’s Rutgers University. Dans son livre Biomimicry, elle indique notamment que les tendons de nos muscles se construisent selon une méthode précise :

Le tendon de notre avant-bras est constitué d’un ensemble de cordons vrillés semblables aux câbles dans les suspensions de ponts. Chaque cordon est composé d’un ensemble de cordons plus fins également vrillés. Chaque cordon est composé d’un agencement complexe de molécules constituées d’un groupement complexe d’atomes. Encore et encore, une beauté mathématique se révèle, un kaléidoscope fractal du brio de l’ingénierie.25

Les câbles d’acier utilisés aujourd’hui dans les suspensions de ponts s’inspirent de la structure des tendons du corps humain. La composition unique de nos tendons est une des nombreuses preuves de la supériorité des créations d’Allah et de Son savoir infini.

Les multiples utilisations du blanc de baleine

La couche de graisse qui recouvre le corps des dauphins et des baleines est un système de flottabilité qui permet aux baleines de remonter à la surface pour respirer. Elle protège également ces mammifères à sang chaud des eaux froides des profondeurs océaniques. L’autre propriété du blanc des baleines est qu’une fois métabolisé, il produit deux à trois fois plus d’énergie que les glucides ou les protéines. Lorsque les baleines, qui ne s’alimentent pas durant leur migration de plusieurs milliers de kilomètres, ont des difficultés à trouver de la nourriture, elles obtiennent l’énergie dont elles ont besoin à partir de ces lipides qu’elles transportent dans leur corps.

En outre, le blanc de baleine est un matériau très flexible et caoutchouteux. Chaque fois que la baleine frappe sa queue sur l’eau, la structure élastique du blanc de baleine est comprimée puis étirée. La baleine peut ainsi augmenter sa vitesse de façon considérable et économiser au moins 20% de son énergie lors d’un parcours. Toutes ces caractéristiques font du blanc de baleine une substance aux fonctions et aux utilisations multiples.

Les baleines possèdent cette couche de lipides depuis des milliers d’années et nous venons à peine de découvrir que celle-ci était constituée d’un ensemble de mailles complexes faites de fibres de collagène. Les scientifiques s’efforcent de comprendre les fonctions de ce mélange de composites graisseux. Ils le considèrent comme une source de nombreuses applications utiles si on parvenait à le synthétiser.

La structure de la nacre limite les dégâts

La structure de la nacre présente dans les couches internes des coquilles de mollusques a été imitée dans le développement de matériaux utilisés pour l’élaboration des pales des turboréacteurs. La nacre constituée à 95% de craie, est, grâce à sa structure composite, 3.000 fois plus résistante que la craie. En examinant la nacre au microscope on peut apercevoir des plaquettes microscopiques larges de 8 micromètres et épaisses de 0,5 micromètres, assemblées en couches (1 micromètre = 10-6 mètre). Ces plaquettes sont composées d’une forme cristalline de carbonate de calcium et peuvent être reliées grâce à une protéine de soie collante.27

Cette combinaison offre une double résistance. Premièrement, lorsqu’on soumet la nacre à une lourde charge, chaque fissure qui se forme commence à se répandre avant de changer de direction lorsqu’elle tente de passer à travers les couches de protéines. Cela permet de répartir la force de la charge soumise et d’éviter ainsi la formation des fissures. Deuxièmement, à chaque fois qu’une fissure se forme, les couches protéiniques s’étirent en filaments à travers la fracture absorbant ainsi l’énergie qui permettrait aux fissures de s’étendre.28

La structure de la nacre qui permet de limiter les dégâts est devenue un sujet d’étude pour de nombreux scientifiques. Le fait que la résistance de certains matériaux naturels soit issue de telles méthodes logiques et rationnelles indique indéniablement la présence d’une intelligence supérieure. Comme le montre cet exemple, Allah révèle clairement l’évidence de Son existence et la supériorité du pouvoir de Sa création grâce à Sa connaissance et à Sa sagesse infinies. Comme Il le dit dans ce verset :

A Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est le Seul qui Se suffit à Lui-même et qui est le Digne de louange ! (Sourate al-Hajj, 64)

La résistance du bois provient de sa constitution

Les composites végétaux, contrairement aux autres éléments des êtres vivants, comportent plus de fibres cellulaires que de collagène. La structure résistante du bois provient de cette production de cellulose – un matériau solide qui ne se dissout pas dans l’eau. C’est grâce à cette particularité que le bois est si versatile pour la construction. La cellulose permet en effet aux charpentes de bois de résister pendant des centaines d’années. Décrite comme supportant des tensions de manière incomparable, la cellulose est bien plus utilisée que n’importe quel autre matériau pour la construction de ponts, de meubles, etc.

Grâce à sa capacité à absorber l’énergie libérée lors d’impacts effectués à faible vitesse, le bois permet de diminuer efficacement les dégradations produites à un endroit précis. On peut réduire les dommages en particulier quand l’impact a lieu à angle droit en direction de la fibre. Des recherches ont montré que les différents types de bois offraient différents niveaux de résistance. La densité est l’une des raisons, puisqu’un bois plus dense absorbe plus d’énergie lors de l’impact. Le nombre de vaisseaux dans le bois, leur taille et leur répartition constituent également un élément crucial dans la réduction de la déformation due à l’impact.29

L’avion Mosquito utilisé durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui a montré la plus grande résistance aux destructions jusqu’à aujourd’hui, fut construit en ajoutant des couches très denses de contreplaqué lamellé de bois balsa et de bouleau. La résistance du bois en fait l’un des matériaux les plus fiables qui soit. L’entaille qui se forme lorsque celui-ci se brise, se produit si lentement qu’on peut même l’observer à l’œil nu, ce qui permet de prendre les précautions nécessaires à temps.30

Le bois est constitué de colonnes parallèles composées de longues cellules creuses placées bout à bout et entourées de spirales en fibres de cellulose. En outre, ces cellules sont enserrées dans une structure polymère complexe constituée de résine. Enroulées en spirale, ces couches représentent 80% de l’épaisseur total du mur de cellules et pratiquement la totalité du poids. Quand une cellule de bois se replie sur elle-même, elle absorbe l’énergie de l’impact en se séparant des autres cellules environnantes. Même si la fissure continue de se répandre à travers les fibres, le bois reste inchangé. Même brisé, le bois est assez résistant pour supporter une charge importante.

Les matériaux conçus en imitant le bois sont 50 fois plus stables que tout autre matériau synthétique utilisé aujourd’hui.31 Le bois est imité actuellement dans les matériaux utilisés pour la protection contre les particules à grande vitesse, par exemple lors d’impacts dus aux obus, aux bombes ou aux balles.

Comme le montrent ces exemples, les substances naturelles ont une composition issue d’une intelligence supérieure. La structure et la résistance de la nacre et du bois ne sont pas dues au hasard. Ces matériaux ont été créés selon un plan conscient et évident. Chaque détail de leur parfaite structure – de la finesse de leurs couches à la densité et à la quantité de leurs vaisseaux – a été soigneusement étudié puis créé pour aboutir à ce degré de résistance. Dans ce verset, Allah révèle qu’Il est à l’origine de tout ce qui nous entoure :

C’est à Allah qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah embrasse toute chose (de Sa science et de Sa puissance). (Sourate an-Nisa, 126)

La soie d’araignée est plus résistante que l’acier

De nombreux insectes – papillons et papillons de nuit, par exemple – produisent de la soie, bien que les différences entre ces matières et la soie d’araignée soient considérables.

Selon les scientifiques, la toile d’araignée constitue l’un des matériaux les plus résistants qui existent. Si nous établissions une liste de toutes les propriétés de la toile d’araignée, celle-ci ferait des pages. Nous ne mentionnerons que quelques caractéristiques concernant la soie d’araignée :32

  • La toile de soie fabriquée par les araignées qui mesure seulement un millième de millimètre d’épaisseur, est cinq fois plus résistante qu’un acier de même épaisseur.
  • Elle peut être étirée jusqu’à cinq fois sa taille d’origine.
  • Elle est également si légère qu’une toile assez grande pour faire le tour de la terre ne pèserait que 320 grammes.

Il est possible de retrouver ces caractéristiques dans d’autres matériaux, mais il est rare de les retrouver combinées dans un même matériau à la fois résistant et élastique. En effet, les câbles d’acier résistants ne sont pas aussi élastiques que le caoutchouc et risquent de se déformer avec le temps. Au contraire, les cordons en caoutchouc qui ne se déforment pas facilement ne sont pas suffisamment résistants pour supporter de lourdes charges.

Comment la toile tissée par une créature aussi minuscule peut-elle posséder des propriétés supérieures au caoutchouc et à l’acier, produits de l’accumulation des connaissances humaines depuis des siècles.

Les qualités supérieures de la soie d’araignée proviennent de sa structure chimique. Ce matériau brut est constitué d’une protéine appelée kératine sous forme de chaîne hélicoïdale d’acides aminés reliés les uns aux autres. La kératine est présente dans de nombreux éléments naturels tels que les cheveux, les ongles, les plumes et la peau. La kératine leur apporte sa caractéristique principale : la haute protection. En outre, le fait que la kératine soit constituée d’acides aminés reliés par des liaisons faibles d’hydrogène la rend très élastique, comme le décrit le magazine américain Science News : « A l’échelle humaine, une toile pareille à un filet à poissons pourrait attraper un avion de transport de passagers. »33

Sur la partie inférieure de l’abdomen de l’araignée se trouvent trois paires de filières. Chacune d’elles est surmontée de nombreux tubes en formes de cheveux appelés fibrilles qui mènent à des glandes de soie situées à l’intérieur de l’abdomen et qui produisent un type de soie différent. Leur association résulte en une production variée de toile de soie. A l’intérieur de l’abdomen de l’araignée des pompes, valves et systèmes de pression aux propriétés avancées sont utilisés pour fabriquer la soie qui est ensuite acheminée à l’aide des fibrilles.34

Plus important encore, l’araignée peut modifier à sa guise la pression à l’intérieur des fibrilles, ce qui a pour effet de bouleverser la structure moléculaire de la kératine. Les mécanismes de contrôle des valves, du diamètre, de la résistance et de l’élasticité de la toile peuvent être modifiés, permettant à l’araignée d’obtenir le type de toile désirée sans altérer sa composition chimique. Si elle souhaite obtenir des modifications plus substantielles du type de soie, l’araignée fait appel à d’autres types de glandes. Finalement, grâce à l’utilisation de ses pattes arrières, l’araignée peut disposer la toile comme elle le souhaite.

Si nous parvenons à reproduire ce miracle chimique, nous pourrons élaborer de nombreux matériaux tels que des ceintures de sécurité qui disposent de l’élasticité nécessaire, des sutures chirurgicales résistantes qui ne laissent pas de cicatrices, des vêtements pare-balles. En outre, cette production ne nécessite pas l’utilisation de substances nocives ou dangereuses.

La soie d’araignée possède des caractéristiques absolument remarquables. Grâce à ce pouvoir de résistance face à la tension, il faut dix fois plus d’énergie pour rompre une toile d’araignée que tout autre matériau biologique similaire.35

Il faut beaucoup plus d’énergie pour rompre un morceau de soie d’araignée que pour briser une toile de nylon. La principale raison pour laquelle les araignées sont capables de produire une soie si résistante est due au fait que celles-ci réussissent à ajouter des composants de façon homogène en contrôlant la cristallisation et l’assemblage des éléments de base de la protéine. Vu que le système de tissage est composé de cristal liquide, les araignées ne dépensent que très peu d’énergie pour fabriquer la soie.

La toile produite par les araignées est beaucoup plus résistante que les fibres naturelles ou synthétiques connues. Mais la soie qu’elles produisent ne peut pas être utilisée directement, comme peut l’être la soie fabriquée par d’autres insectes. Par conséquent, la seule alternative qui existe aujourd’hui est la production artificielle.

Les chercheurs entreprennent actuellement de vastes études sur les méthodes de fabrication de la soie par les araignées. Le docteur Frits Vollrath, un zoologiste de l’Université d’Aarhus au Danemark, a étudié l’araignée de jardin Araneus disematus et a réussi à découvrir en grande partie son mode de fabrication de la soie. Il a découvert que les araignées de jardin durcissent leur soie en l’acidifiant. Il examina plus précisément le conduit à travers lequel la soie passe avant d’être extraite du corps de l’araignée. Avant de pénétrer dans le conduit, la soie est constituée de protéines liquides. Dans le conduit, des cellules spécifiques semblent retirer l’eau de ces protéines de soie. Les atomes d’hydrogène ainsi retirés sont redirigés vers une autre partie du conduit, créant ainsi un bain d’acide. Tandis que les protéines de soie entrent en contact avec l’acide, elles s’assemblent et forment des ponts entre elles, durcissant ainsi la soie, qui est « plus résistante et plus élastique que le kevlar… La fibre la plus solide produite par l’homme », comme le précise Vollrath.36

Le kevlar, un matériau renforcé utilisé dans la fabrication des gilets pare-balles et des pneus, et réalisé grâce à une technologie très avancée, est l’élément synthétique le plus résistant. Cependant la toile d’araignée possède des propriétés largement supérieures à celles du kevlar. Tout en étant particulièrement résistante, la soie d’araignée peut être transformée et réutilisée par l’araignée.

Si les scientifiques réussissaient à reproduire les processus qui se déroulent à l’intérieur du corps de l’araignée – si l’assemblage des protéines pouvait être réalisé à la perfection et si on pouvait ajouter l’information génétique du matériau de tissage, on pourrait alors industrialiser la production de toile de soie avec toutes ses caractéristiques si spécifiques. Il est donc généralement admis que si on parvenait à comprendre dans son intégralité le processus de tissage de la toile d’araignée, on réussirait à améliorer de façon considérable notre fabrication des matériaux et des textiles.

Cette toile, que les scientifiques étudient conjointement, est produite de manière parfaite par l’araignée depuis plus de 380 millions d’années.37 C’est sans aucun doute la preuve de la perfection des œuvres réalisées par Allah. Il n’y a aucun doute sur le fait que tous ces phénomènes extraordinaires sont placés sous Son contrôle et réalisés selon Sa volonté. Comme mentionné dans ce verset :

Il n’y pas d’être vivant qu’Il ne tienne par son toupet… (Sourate Hud, 56)

 

Les mécanismes naturels de production de la soie

sont plus performants que n’importe quelle machine

Les araignées produisent des soies aux caractéristiques distinctes pour des utilisations différentes. L’araignée Diatematus, par exemple, peut utiliser ses glandes de soie pour produire différents types de soie – de la même manière que les techniques de production utilisées par les machines de fabrication des textiles modernes. Cependant la taille gigantesque de ces machines ne peut être comparé avec les quelques millimètres cubes des organes producteurs de soie de l’araignée. Une autre caractéristique de la qualité de cette soie est la façon dont l’araignée peut la recycler, pour produire une nouvelle toile en consommant sa toile endommagée.

 

CHAPITRE 2

LE MODELE DES PLANTES
ET LE BIOMIMETISME

 

 

La technologie de la fibre optique, qui commence seulement à être utilisée, fait appel à des câbles capables de transmettre de la lumière et de l’information à haute capacité. Quelle serait votre réaction en apprenant que certaines créatures vivantes utilisent ces technologies depuis des millions d’années ? Ce sont des organismes que vous connaissez très bien, mais dont vous n’avez jamais remarqué la structure exceptionnelle : les plantes.

Parce que beaucoup d’entre nous regardent le monde de manière superficielle et familière, ils ne voient pas les exemples des structures supérieures des êtres vivants créés par Allah. Mais en réalité, tout être vivant recèle de nombreux secrets. Le fait de se demander pourquoi et comment est suffisant pour se rendre compte que tout ce qu’on voit autour de nous est le fruit du travail d’un Créateur détenteur de la raison et du savoir – Allah tout-puissant. Comme exemple, citons la photosynthèse que les plantes effectuent – un miracle de la création dont les mystères n’ont pas encore été révélés.

La photosynthèse est le processus par lequel les plantes vertes transforment la lumière en hydrates de carbone que les être humains et les animaux consomment. A première vue, cette description ne semble pas si extraordinaire, cependant les biochimistes croient que la photosynthèse artificielle pourrait facilement transformer le monde entier.

Les plantes photosynthétisent grâce à une suite de phénomènes complexes. La nature exacte de ces processus n’est pas encore bien connue. Mais cette simple caractéristique suffit pour les partisans de la théorie de l’évolution. Le professeur Ali Demirsoy décrit le dilemme de la photosynthèse pour les partisans de l’évolution:

La photosynthèse est un phénomène particulièrement compliqué qui semble provenir des organites de la cellule. Parce qu’il est impossible que toutes les étapes se produisent en même temps ou bien séparément.38

Les plantes captent la lumière grâce à des organites connus sous le nom de chloroplastes. De la même façon nous stockons l’énergie que nous obtenons à partir des panneaux solaires artificiels qui transforment la lumière en énergie électrique.

La faible production énergétique des cellules végétales nécessite l’utilisation de nombreux « panneaux solaires » représentés par les feuilles. Il est suffisant pour les panneaux solaires, comme pour les feuilles, d’être face au soleil afin de répondre aux besoins énergétiques des êtres vivants. Lorsque nous serons capables de répliquer intégralement les fonctions des chloroplastes, nous pourrons faire fonctionner des équipements qui consomment une grande quantité d’énergie à partir de batteries solaires. Les engins spatiaux et les satellites pourront fonctionner en utilisant la simple énergie solaire sans avoir recours à d’autres sources d’énergie.

Les végétaux qui détiennent de telles facultés exceptionnelles, étonnent les scientifiques qui tentent de les imiter et s’inclinent devant Allah, comme toutes les autres créatures vivantes. Cette notion est évoquée dans le verset suivant :

Et l’herbe et les arbres se prosternent. (Sourate ar-Rahman, 6)


Les surfaces de protection

Toute surface peut être endommagée par la saleté, ou même par une lumière intense. C’est la raison pour laquelle les scientifiques ont conçu des cires pour meubles et pour voitures et des liquides pour stopper les rayons ultraviolets et protéger contre l’usure. Dans la nature, les cellules des animaux et des végétaux produisent une variété de substances afin de protéger leur surface externe contre les détériorations. Les composés chimiques complexes produits par les créatures vivantes étonnent les scientifiques, et les concepteurs cherchent à les imiter.

Il est important d’enduire les surfaces boisées afin de les protéger contre la poussière, les intempéries, l’usure et en particulier contre l’eau qui peut pénétrer dans le bois et le pourrir. Mais saviez-vous que le premier enduit pour bois fut produit à partir des huiles naturelles et de sécrétions d’insectes ?

De nombreux produits d’entretien utilisés quotidiennement de nos jours ont longtemps été utilisés dans la nature par les créatures vivantes. La cire pour bois en est un exemple. La carapace solide des insectes les protège également de l’eau et des dégradations provenant de l’extérieur.

Les carapaces des insectes et les exosquelettes sont renforcées par une protéine appelée sclérotine qui donne à ces surfaces naturelles une résistance inégalée jusqu’à présent. En outre, la couche protectrice en chitine des insectes ne perd ni sa couleur ni son intensité.39

En tenant compte de tout cela, il devient évident que les systèmes utilisés par les entreprises de construction pour recouvrir et protéger les surfaces externes seraient bien plus efficaces s’ils s’inspiraient de la composition de ceux utilisés par les insectes.

Le lotus et ses caractéristiques autonettoyantes

Le lotus (un nymphéa blanc) pousse au fond des lacs et des marais sales et vaseux. Malgré cela, ses feuilles sont toujours propres. Cela est dû au fait qu’à chaque fois qu’une particule de poussière se pose sur la plante, elle fait automatiquement onduler la feuille qui redirige la particule vers un endroit bien spécifique. Les gouttes d’eau qui tombent sur les feuilles sont dirigées vers le même endroit afin de laver la particule de poussière.

Cette propriété que possède le lotus a incité les chercheurs à concevoir une nouvelle peinture pour maison. Les chercheurs ont commencé à travailler sur la manière de fabriquer une peinture qui pourrait se nettoyer avec la pluie comme le lotus. Suite à ses investigations, une compagnie allemande du nom de ISPO a produit une peinture pour maison appelée Lotusan. Sur le marché européen et asiatique ce produit fut vendu avec les promesses que celui-ci pouvait rester propre pendant cinq ans sans utiliser de détergents ou avoir recours au ravalement.40

Par nécessité, de nombreuses créatures vivantes possèdent des caractéristiques naturelles pour protéger leur surface externe. Il n’y a aucun doute que ni la structure externe du lotus, ni les couches de chitine des insectes ne se sont créées spontanément. Ces créatures vivantes n’ont pas conscience des qualités supérieures qu’elles ont en leur possession. C’est Allah Qui les crée, ainsi que toutes leurs caractéristiques. L’un des versets décrit l’art de la création d’Allah en ces termes :

C’est Lui Allah, le Créateur, Celui Qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. (Sourate al-Hasr, 24)


Les végétaux et les nouveaux modèles de voitures

En concevant son nouveau modèle ZIC (Voiture à Impact Nul), la compagnie Fiat a pris exemple sur la manière dont les arbres et les pins gris se divisent en branches. Les concepteurs ont réalisé un petit canal courant au centre de la voiture, semblable à la tige des plantes, et ont placé des batteries dans ce canal afin de fournir l’énergie nécessaire au véhicule. Les sièges de la voiture ont été conçus d’après la plante illustrée, les sièges étant directement rattachés au canal. Le toit de la voiture possède une structure en forme de nid d’abeilles tout comme les algues. Cette structure rend la ZIC à la fois solide et légère.41

Dans un domaine tel que l’industrie automobile qui affiche régulièrement ses toutes dernières innovations, une simple plante vivant dans la nature depuis plusieurs milliers d’années a été source d’inspiration pour les ingénieurs et créateurs. Les partisans de l’évolution – qui soutiennent que la vie est venue sur terre spontanément et s’est développée au fil du temps en améliorant constamment ses propriétés – acceptent difficilement de tels évènements.

Comment les êtres humains, dotés de conscience et de capacité de raisonnement, peuvent apprendre des plantes – dénuées d’intelligence et de savoir et qui ne peuvent même pas se déplacer – et utiliser ce qu’ils ont appris afin d’obtenir des résultats plus probants ? Les propriétés spécifiques aux plantes et aux autres organismes vivants ne peuvent bien évidemment pas s’expliquer qu’en termes de simple hasard. Etant la preuve de l’existence d’une création supérieure, ils constituent un dilemme pour les partisans de l’évolution.

Les plantes qui donnent un signal d’alarme

Personne n’imagine une plante capable de se défendre face à un danger ; elles sont bien plus souvent considérées comme étant des fourrages pour insectes, herbivores et autres animaux. Cependant les chercheurs ont montré que les plantes utilisent des mécanismes de défenses remarquables lorsqu’elles sont attaquées par des ennemis.

Pour tenir les insectes mangeurs de feuilles à distance, les plantes produisent parfois des substances chimiques toxiques voire même, dans certains cas, des substances capables d’attirer d’autres prédateurs pour chasser les premiers attaquants. Ces deux techniques sont tout à fait remarquables. Dans le domaine agricole, on s’efforce d’imiter cette technique très utile. Selon Jonathan Gershenzon, chercheur en génétique des systèmes de défense des plantes à l’Institut Max-Planck d’écologie chimique, « si cette technique intelligente pouvait être parfaitement imitée, on pourrait créer dans le futur des pesticides non toxiques ».42

Certaines plantes, lorsqu’elles sont attaquées par des insectes nuisibles, libèrent des substances chimiques volatiles qui attirent les prédateurs et les parasitoïdes qui laissent alors leurs œufs à l’intérieur du corps de l’insecte. Les larves qui éclosent à l’intérieur de l’insecte nuisible grossissent en se nourrissant de l’intérieur de l’insecte. Cette technique indirecte permet ainsi d’éliminer les organismes nocifs qui risquent de détériorer les cultures.

Une fois encore, c’est grâce à des procédés chimiques que les plantes se rendent compte qu’un insecte est en train de manger leurs feuilles. La plante émet un signal d’alarme non pas parce qu’elle « sait » qu’elle perd ses feuilles, mais plutôt en réponse à une substance chimique présente dans la salive de l’insecte. Ce phénomène qui semble assez simple au premier abord présente en réalité un certain nombre d’éléments doivent être pris en compte:

 

1)           Comment la plante détecte la substance chimique contenue dans la salive de l’insecte ?

2)           Comment la plante sait que le fait d’envoyer le signal d’alarme va la libérer de l’insecte nuisible ?

3)           Comment sait-elle que le signal d’alarme qu’elle émet va attirer des prédateurs ?

4)           Qu’est-ce qui permet à la plante d’envoyer son signal d’alarme à l’insecte qui se nourrira de ses assaillants ?

5)           Le signal émis par la plante est de nature plus chimique qu’auditive. Les substances chimiques utilisées par les insectes ont une composition complexe. La moindre défaillance ou erreur dans la formule et le signal peut perdre son efficacité. Comment la plante est alors capable d’envoyer un signal chimique parfait ?

Il est impossible pour une plante, qui ne possède pas de cerveau de pouvoir répondre à un danger, analyser les composants chimiques comme un scientifique, produire un tel composé chimique et entreprendre une telle stratégie. Il est donc évident que ce phénomène qui consiste à terrasser indirectement son ennemi est l’œuvre d’une intelligence supérieure. Le Détenteur de cette intelligence est Allah, Créateur des plantes et de toutes leurs caractéristiques parfaites et Celui Qui leur indique ce qu’il faut faire pour se protéger.

Par conséquent, les recherches en biomimétique actuelles s’efforcent d’imiter l’intelligence remarquable dont Allah fait usage à travers toutes les créatures vivantes.

Un groupe de chercheurs issus de l’International Centre of Insect Physiology and Ecology à Nairobi au Kenya et du Britain’s Institute of Arable Crops Research a entrepris des études sur ce sujet. Afin d’éliminer les insectes nuisibles dans les cultures de maïs et de sorgho, leur équipe a planté des espèces que les organismes perforants aiment manger, éliminant ainsi les insectes nuisibles de la culture. Au sein de ces cultures, ils ont fait pousser des espèces qui éloignent les organismes perforants et attirent les parasitoïdes. Dans ces champs, ils ont trouvé que le nombre de plantes infestées par les organismes perforants avait diminué de 80%. De cette découverte vont naître de nombreuses applications.43

Les plantes de tabac sauvage de l’Utah sont sujettes aux attaques des chenilles du papillon de nuit Manduca quinquemaculata dont les œufs sont très appréciés par l’insecte du nom de Geocroris Pallens. La substance chimique volatile émise par la plante permet d’attirer le G. Pallens, et de réduire de manière considérable le nombre de chenilles M. quinquemaculata.44

Le concept de fibre optique dans les profondeurs sous-marines

Le Rossella racovitzae, une espèce d’éponge marine, possède des spicules qui font circuler la lumière comme des fibres optiques, outils utilisés dans de nombreuses technologies actuelles. Les fibres optiques peuvent transporter instantanément une grande quantité d’information codée sous forme d’impulsions lumineuses sur des distances impressionnantes. Le fait de transmettre des rayons laser via un câble en fibre optique permet d’obtenir des communications de meilleure qualité en utilisant des câbles constitués de matériaux ordinaires. En effet, un fil aussi fin qu’un cheveu qui contient 100 fibres optiques peut transmettre jusqu’à 40.000 canaux acoustiques différents.

Ces espèces d’éponges qui vivent dans les eaux profondes, froides et sombres de l’Antarctique sont tout capables d’obtenir très facilement la lumière dont elles ont besoin pour effectuer la photosynthèse grâce à leurs protubérances en forme d’épines et semblables à des fibres optiques, puis d’émettre de la lumière qui va servir à tous les organismes environnants. Cela permet à l’éponge, ainsi qu’à tous les autres organismes vivants qui profitent de sa capacité à obtenir et transmettre la lumière, de survivre. L’algue unicellulaire s’attache à l’éponge et utilise la lumière émise par l’éponge pour survivre.

Les fibres optiques constituent l’une des inventions les plus extraordinaires de ces dernières années. Les ingénieurs japonais utilisent cette technologie pour rediriger les rayons du soleil vers les gratte-ciel qui n’ont pas accès à la lumière directe. Des lentilles géantes installées sur le toit des gratte-ciels concentrent les rayons du soleil vers les extrémités des transmetteurs en fibres optiques, qui à leur tour transmettent la lumière aux parties les plus sombres de l’immeuble.

Cette éponge vit à environ 100 à 200 mètres de profondeur, loin des côtes de l’Antarctique, sous les icebergs et dans un environnement totalement obscur. Cependant la lumière du soleil est indispensable à sa survie. Cette créature parvient à résoudre ce problème grâce à des fibres optiques qui collectent la lumière du soleil de la manière la plus efficace.

Les scientifiques sont fascinés par le fait que depuis plus de 600 millions d’années une créature vivante ait réussi à se servir du système de fibres optiques aujourd’hui employé dans les industries les plus performantes. Ann M. Mescher, ingénieur en mécanique et spécialiste en fibres optiques de l’Université de Washington, exprime cette idée en ces termes :

Il est fascinant de voir qu’il existe une créature capable de produire des fibres optiques à basse température ayant de telles caractéristiques mécaniques et d’aussi grandes qualités optiques.45

Brian D. Flinn, scientifique spécialiste des matériaux à l’Université de Washington, décrit la structure exceptionnelle de l’éponge :

Ce n’est pas quelque chose qu’on va se servir en télécommunication dans les deux ou trois années à venir, mais une structure qui va se développer au cours des 20 prochaines années.46

Tout cela prouve que les créatures vivantes de la nature sont de véritables modèles pour les êtres humains. Allah, Celui Qui a tout inventé, et ce, jusqu’au plus petit détail, a réalisé ces créations pour que l’homme puisse s’en inspirer et apprendre à partir de celles-ci. Ceci est évoqué dans le verset suivant :

En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence, qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés, invoquent Allah et méditent sur la création des cieux et de la terre (disant) : « Notre Seigneur ! Tu n’as pas créé cela en vain. Gloire à Toi ! Garde-nous du châtiment du feu. » (Sourate al-Imran, 190-191)

 

CHAPITRE 3

BOITES DE VITESSE ET TURBOMOTEURS
DANS LA NATURE

Toute personne qui s’intéresse aux moteurs de véhicules connaît l’importance des boîtes de vitesse et des turboréacteurs. Cependant, peu d’entre eux savent qu’il existe des boîtes de vitesse et des turboréacteurs dans la nature qui possèdent des propriétés amplement supérieures à celles utilisées par l’homme.

Les boîtes de vitesse vous permettent de changer la vitesse de votre véhicule afin d’utiliser le moteur de la manière la plus efficace. Les boîtes de vitesse naturelles fonctionnent sur le même principe que celles des voitures. Les mouches par exemple, utilisent une boîte de vitesse naturelle qui se base sur trois changements de vitesse reliés à ses ailes. Grâce à ce système une mouche peut instantanément accélérer ou ralentir le battement de ses ailes et obtenir la vitesse voulue.47

En voiture, au moins quatre vitesses sont utilisées pour transmettre la puissance du moteur aux roues. Il est possible de conduire doucement seulement lorsque les vitesses sont utilisées successivement, de la plus petite vitesse à la plus grande, et vice versa. Contrairement au système de vitesses utilisé dans les voitures, à la fois lourd et encombrant, les mouches utilisent un mécanisme qui ne requiert que quelques millimètres cube d’espace. Grâce à ce mécanisme bien plus fonctionnel, les mouches peuvent battre des ailes avec une très grande facilité.

Le calamar, la pieuvre et le nautile disposent d’une force motrice similaire aux principes utilisés par les turbomoteurs. Afin de bien comprendre l’efficacité de cette force, il suffit de se rendre compte que l’espèce connue sous le nom de Loglio vulgaris peut voyager dans l’eau à une vitesse de 32 kilomètres à l’heure.48

Le nautile, exemple incomparable dans ce domaine, ressemble à une pieuvre et pourrait être comparé à un navire doté d’un turboréacteur. Celui-ci récupère l’eau à travers un tube situé à l’arrière de sa tête avant de l’expulser. L’eau qui traverse le tube dans une direction permet au nautile d’être propulsé dans la direction inverse.

Une autre caractéristique rend les scientifiques jaloux de ces créatures. Leur turboréacteur naturel reste imperméable aux fortes pressions des eaux profondes. En outre, les systèmes qui leur permettent de se mouvoir sont à la fois silencieux et extrêmement légers. En effet, la structure extraordinaire du nautile a servi de modèle pour la construction de sous-marins.

De vieilles technologies sous-marines de 100 millions d’années

Lorsqu’un sous-marin remplit son réservoir d’eau, celui-ci devient plus lourd que l’eau et coule vers le fond. Lorsque l’eau du réservoir est expulsée au moyen d’air comprimé, le sous-marin refait surface. Le nautile utilise la même technique. Son corps est doté d’un organe en forme de spirale de 19 cm de long semblable à une coquille d’escargot à l’intérieur de laquelle 38 chambres de « décompression » sont reliées entre elles. Afin d’expulser l’eau, le nautile a également besoin d’air comprimé, mais où le trouve-t-il?

En utilisant des réactions biochimiques, le nautile produit un gaz spécifique avant de le transmettre aux chambres de « décompression » en expulsant l’eau afin de réguler leur flottabilité. Ceci permet au nautile de plonger ou de remonter à la surface lorsqu’il chasse ou lorsqu’il est poursuivi par des prédateurs.

Un sous-marin ne peut s’aventurer qu’à des profondeurs de 400 mètres, tandis que le nautile peut facilement descendre à des profondeurs allant jusqu’à 450 mètres.49

De telles profondeurs sont considérées comme dangereuses pour de nombreuses créatures vivantes. Malgré cela, le nautile n’est pas affecté, sa coquille n’est pas abîmée par la pression et son corps ne subit aucun dégât.

Un autre élément mérite toute notre attention. Le nautile utilise ce mécanisme qui peut supporter des pressions jusqu’à 450 mètres de profondeur depuis ses tous premiers jours sur terre. Comment a-t-il pu créer sa structure si spécifique ? A t-il pu développer le gaz et obtenir l’air comprimé nécessaire pour expulser l’eau contenue dans sa coquille ? Il est impossible qu’une créature sache comment créer une réaction chimique qui produit du gaz, encore moins construire une structure interne pour réaliser cette réaction chimique et certainement pas concevoir une coquille capable de supporter des pressions aussi exceptionnelles.

Cette conception intelligente est l’œuvre d’Allah, Qui créa tout de façon parfaite sans l’aide d’aucun modèle. Le nom d’Al-Badi donné à Allah (le Novateur) est évoqué dans le Coran :

Créateur de cieux et de la terre… (Sourate al-Anam, 101)

 

CHAPITRE 4

L’UTILISATION DES VAGUES
ET DES VIBRATIONS

Le son se propage dans l’air et dans l’eau sous forme d’ondes qui rebondissent sur les objets rencontrés sur leur chemin. En possédant la technologie et les connaissances nécessaires, ces ondes qui se répercutent peuvent fournir une grande quantité d’information à propos de l’objet rencontré, telle que la distance entre cet objet et le point de départ des ondes, la taille de l’objet, la direction et la vitesse de son déplacement.

Cette technique de repérage des objets à travers des sons et des ondes fut développée au 20ème siècle à des fins militaires. Aujourd’hui elle est également utilisée pour localiser les navires échoués et pour cartographier le fond des océans. Cependant, il y a des millions d’années de cela, bien avant que l’homme ne découvre cette technologie, les créatures vivantes utilisaient les ondes sonores qu’elles émettaient afin de survivre.

Les dauphins, les chauves-souris, les papillons de nuit possèdent tous ce système, connu sous le nom de sonar. De plus, leur système est beaucoup plus sensible et fonctionnel que ceux utilisés par l’homme de nos jours.

Le sonar de la chauve-souris est bien plus efficace que la technologie humaine

Le Département de la Défense des Etats-Unis a essayé d’utiliser les principes du sonar de la chauve-souris dans son propre système pour localiser les sous-marins. Selon un rapport de Science, l’un des magazines américains les plus réputés, le Département de la Défense a alloué un budget spécial pour ce projet.

On sait depuis longtemps que les chauves-souris utilisent un système de sonar pour se repérer dans le noir. Récemment, les chercheurs ont découvert de nouvelles données sur leur façon de procéder. D’après leurs recherches, la grande chauve-souris brune, Eptesicus fuscus, peut émettre deux millions d’échos simultanés par seconde. En outre, elle peut percevoir les échos à une résolution de seulement 0,3 millimètre. D’après ces chiffres, le sonar de la chauve-souris est trois fois plus sensible que les sonars fabriqués par l’homme.50

Les capacités d’orientation de la chauve-souris sont d’une grande aide pour apprendre comment voler dans l’obscurité. Les recherches entreprises avec l’aide de cameras infrarouges et de détecteurs ultrasons ont apporté de nombreuses informations sur la manière dont les chauves-souris volent à la recherche d’une proie dans la nuit.

Les chauves-souris peuvent attraper un insecte en plein vol alors que ce dernier est tout juste en train de sortir de l’herbe. Certaines chauves-souris plongent dans les buissons pour capturer leurs proies. Il n’est pas aisé de se saisir d’un insecte en utilisant uniquement les ondes sonores, mais en tenant compte du fait que l’insecte se trouve dans les buissons, et que les ondes sonores se répercutent sur les feuilles environnantes, on comprend alors la formidable tâche accomplie par la chauve-souris.

Dans une telle situation, les chauves-souris réduisent l’intensité des sons émis par leur sonar pour éviter de les confondre avec les échos émis par la végétation environnante. Mais cette technique n’est pas suffisante pour permettre aux chauves-souris de percevoir chaque objet séparément, elles ont besoin de distinguer le temps d’arrivée et la direction de l’écho qui se répercute.51

Les chauves-souris utilisent leur sonar quand elles survolent les points d’eau, pour boire et capturer des proies sur le sol. Leur facilité à se mouvoir se remarque en particulier lorsque deux chauves-souris se pourchassent. Comprendre leur manière de procéder va permettre de produire de nombreuses technologies, en particulier des équipements de navigation et de détection. En outre, la technique de dragage des mines s’inspire du système de sonar utilisé par les chauves-souris.52

Comme nous venons de le voir, les propriétés des créatures vivantes sont profitables à de nombreux points de vue. Dans ce verset, Allah attire notre attention sur l’utilisation des animaux :

Vous avez certes dans les bestiaux, un sujet de méditation : Nous vous donnons à boire de ce qu’ils ont dans le ventre, et vous y trouvez également maintes utilités… (Sourate al-Muminune, 21)

Les ondes sonores du dauphin et la technique du sonar

A partir d’un organe spécial appelé melon et situé dans la tête du dauphin, ce dernier peut produire jusqu’à 1.200 clappements par seconde. Le seul fait de bouger la tête lui permet d’envoyer les ondes dans la direction souhaitée. Quand les ondes sonores rencontrent un objet, elles se répercutent sur celui-ci avant de revenir vers le dauphin. L’écho émit par l’objet passe à travers la mâchoire inférieure du dauphin puis par son oreille interne avant d’arriver jusqu’au cerveau. Grâce à la vitesse impressionnante à laquelle sont interprétées ces données, le dauphin obtient des informations très précises. Les échos permettent aux dauphins de déterminer la direction du mouvement de l’objet, sa vitesse ainsi que sa taille.

Le sonar du dauphin est si sensible qu’il peut identifier un seul poisson parmi tout un banc.54 Il peut également faire la distinction entre deux pièces de métal à trois kilomètres de distance et dans l’obscurité.55

De nos jours, l’instrument connu sous le nom de SONAR56 est utilisé par les navires et les sous-marins pour identifier les cibles et leur itinéraire. Le sonar fonctionne exactement de la même manière que celui utilisé par le dauphin.

A l’Université de Yale, un robot a été conçu dans le but d’explorer de nouveaux environnements. Un professeur en génie électrique, Roman Kuc, a équipé le robot d’un sonar identique à celui utilisé par les dauphins. Le professeur Kuc qui a passé 10 ans à travailler sur les capteurs ultrasons et la recherche en robotique a admis que « Nous avons décidé d’observer plus précisément comment était utilisée l’écholocation dans la nature et voir si nous passions à côté de quelque chose.« 57

Imaginez qu’on vous dise que sous l’eau, les ondes sonores se propagent à une vitesse de 1.500 mètres par seconde. Ensuite imaginez qu’on vous demande de faire le calcul suivant : Si un sous-marin envoie des ondes sonores qui reviennent en quatre seconde, à quelle distance se situe l’objet sur lequel les ondes se sont répercutées ?

Vous obtiendriez le résultat suivant : trois kilomètres de distance. Les dauphins sont également capables d’effectuer facilement des calculs similaires, et cela sans connaître la vitesse à laquelle les ondes qu’ils émettent se propagent ni savoir comment multiplier ou diviser. Ils ne possèdent aucune de ces facultés ; les animaux ne font qu’exécuter les ordres d’Allah.


Le sonar permet d’aider les déficients visuels

Tandis que la recherche progresse, nous découvrons que les créatures vivantes possèdent des facultés étonnantes qui nous offrent des solutions au quotidien, depuis notre lieu de travail jusque dans nos hôpitaux. Darcy Winslow, Directeur Général des Affaires Environnementales de Nike, s’exprime en ces termes :

L’étendue des solutions technologiques que nous utilisons pour notre production et qui proviennent du milieu naturel est infinie. La biomimétique a encore besoin d’être innovée, développée et étendue, mais en pensant comme un biologiste ou en travaillant à ses côtés, nous pouvons apprendre à nous poser des questions différentes et à trouver dans le milieu naturel l’inspiration et les solutions dont nous avons besoin.58

De nombreuses entreprises suivent aujourd’hui la stratégie mise au point par Winslow. Il est désormais possible de voir un ingénieur en électronique ou en mécanique travailler en collaboration avec des biologistes.

Des ingénieurs qui se sont inspirés du sonar de la chauve-souris ont déjà réalisé un dispositif de sonar qui se fixe sur une paire de lunettes. Après une période d’adaptation aux lunettes, les personnes atteintes de déficience visuelle sont désormais capables d’éviter des obstacles voire même de faire du vélo. Cependant le dispositif inventé par ces ingénieurs ne remplacera jamais la vision humaine et ne sera jamais aussi fonctionnel que celui dont dispose la chauve-souris.

Il est évidemment impossible que des caractéristiques si remarquables, difficiles à imiter même pour les experts, soient apparues par hasard. N’oublions pas que les « caractéristiques » évoquées ici sont en réalité des systèmes complexes reliés les uns aux autres. L’absence ou la défaillance d’un seul composant entraînerait l’arrêt de l’ensemble du système. Par exemple, si les chauves-souris envoyaient des ondes dont elles ne pouvaient pas interpréter l’écho elles perdraient alors leur mécanisme de localisation.

En littérature scientifique, la structure parfaite des créations naturelles est évoquée sous le nom de « complexité irréductible ». En d’autres termes, certaines créations deviennent absolument sans intérêt lorsqu’elles sont réduites à une forme simple. La complexité irréductible des organismes ébranle l’idée fondamentale défendue par la théorie de l’évolution selon laquelle les organismes progressent d’une forme simple vers une forme plus complexe. Si un système n’a pas d’objectif particulier avant d’atteindre sa forme définitive, il n’a pas de raison valable pour perdurer pendant des millions d’années en se complexifiant et en s’améliorant. Une espèce ne peut survivre de génération en génération que si tous ses composants sont présents dès le départ. Aucun composant d’un organisme ne peut espérer exister en se complétant au fil du temps. Cela montre de façon évidente que dès leur apparition sur terre, les créatures vivantes possédaient déjà toutes leurs facultés aussi complètes et abouties comme elles le sont aujourd’hui.

Allah a apporté les animaux et d’autres créatures vivantes par Sa création comme le dit le verset suivant :

Et les bestiaux, Il les a créés pour vous ; vous en retirez des [vêtements] chauds ainsi que d’autres profits… (Sourate an-Nahl, 5)

La structure exceptionnelle de la chauve-souris nous montre

la méthode à suivre pour que nos routes soient plus sûres

Les chercheurs de l’Université d’Edimbourg ont développé un robot qui utilise ses oreilles sensibles pour se repérer grâce à l’écho comme une chauve-souris. Jose Carmena, du service informatique de l’université, ainsi que ses collègues ont appelé leur invention « RoBat » qui fut équipé d’une source sonore centrale, ayant les mêmes fonctions que la bouche de la chauve-souris, et de deux récepteurs fixés à la même distance que celle qui sépare les oreilles d’une chauve-souris.

Afin d’utiliser le système des échos de la manière la plus efficace, l’équipe a pris en compte d’autres caractéristiques spécifiques de la chauve-souris lors de la création du RoBat. Les chauves-souris font bouger leurs oreilles afin de détecter les interférences dans les échos, elles peuvent ainsi éviter les obstacles qui se présentent devant elles, naviguer et chasser leurs proies. Comme les chauves-souris, le RoBat fut également équipé de capteurs sonores ultrasensibles pour rendre le mécanisme aussi parfait que possible.

Grâce à de tels capteurs inspirés par la nature, nous espérons qu’un jour nos routes seront plus sûres.

En effet, des constructeurs automobiles comme Mercedes et BMW utilisent déjà les capteurs ultrasons pour aider les conducteurs à faire marche arrière. Grâce à eux, le conducteur est informé de la distance qui le sépare d’un obstacle situé derrière lui.59

Le détecteur d’un poisson contre la pollution

Le poisson-éléphant, un poisson d’Afrique de l’Ouest du nom de Gnathonemus petersii vit dans les eaux boueuses du Niger à une température de 27°C. Ce poisson long de 10 cm utilise très peu sa vision dans ces eaux boueuses. Il se repère grâce à des signaux électriques émis par les muscles de sa queue. Dans des conditions normales, il émet entre 300 et 500 signaux par minute. Avec l’augmentation du taux de pollution, cependant, le nombre de signaux émis par minute peut dépasser 1.000.

Des détecteurs qui s’inspirent de la méthode employée par le poisson-éléphant sont utilisés pour mesurer les niveaux de pollution dans la ville britannique de Bournemouth. Une compagnie des eaux de la ville a donné des échantillons d’eau de la rivière Stour afin qu’ils soient testés par 20 poissons-éléphants. Chaque poisson se trouve dans un aquarium rempli d’eau de la rivière. Les signaux captés par les récepteurs présents dans l’aquarium sont ensuite transmis à des ordinateurs auxquels ils sont reliés. Si l’eau est polluée, le nombre croissant de signaux émis par le poisson sont identifiés et le signal d’alarme est transmis informatiquement.60

 

CHAPITRE 5

CREATURES VIVANTES ET
TECHNOLOGIES DE VOL

Quelle est la machine volante la plus parfaite, la plus efficace ? Un hélicoptère Skorsky, un Boeing 747 ou un avion de combat F-16 ?

Un article scientifique qui parle des oiseaux dans le Reader’s Digest offre une réponse à cette question en déclarant que même l’avion le plus avancé n’est que la copie des oiseaux : Merveille d’aérodynamique.61

Les oiseaux sont des machines volantes absolument parfaites. Tout aéronef doit être léger afin de pouvoir voler y compris les vis et les boulons fixés sur les ailes. Cela explique pourquoi les constructeurs d’avions cherchent à utiliser des matériaux spécifiques qui soient à la fois légers, solides et résistant face au vent. Mais malgré tous les efforts fournis, nous sommes loin d’atteindre la performance des oiseaux dans ce domaine. Avez-vous déjà vu un oiseau exploser en plein vol ? Ou bien un oiseau perdre une aile à cause de l’usure de ses articulations ?

La structure parfaite des oiseaux a beaucoup influencé le développement de l’aviation. En effet, les frères Wright, considérés comme les inventeurs de l’avion, ont utilisé l’aile du vautour comme modèle pour construire les ailes de leur avion Kitty Hawk.62

Des os creux, des muscles pectoraux puissants, des plumes qui leur permettent de se maintenir dans les airs, des ailes aérodynamiques, un métabolisme qui satisfait de très grands besoins énergétiques… Toutes ces propriétés sont à l’origine de l’extraordinaire capacité qu’ont les oiseaux pour voler.

Les oiseaux sont beaucoup plus évolués que les avions. Des oiseaux tels que le corbeau ou la colombe peuvent réaliser des loopings dans les airs, les colibris peuvent faire du sur-place. Ils peuvent subitement décider de changer de trajectoire en plein vol et se poser sur une branche. Aucun avion ne peut effectuer de telles performances.

Avant même que l’avion ne soit conçu, la constitution parfaite des oiseaux pour voler a influencé de nombreux inventeurs. Comme le montrent les films du 19ème siècle, à cette époque certaines personnes attachaient des ailes qu’ils avaient fabriquées à leurs bras et se jetaient littéralement dans les airs en essayant d’imiter les mouvements des oiseaux. De manière prévisible, il ne leur fallut pas longtemps avant de s’apercevoir que les ailes à elles seules n’étaient pas suffisantes pour leur permettre de voler.

Dès lors, l’homme a réalisé des progrès considérables en termes de techniques, recherches et développements scientifiques. Cependant certains affirment des choses aussi invraisemblables et irrationnelles que ces premiers inventeurs. D’après eux, les reptiles seraient progressivement devenus des oiseaux. Ce mécanisme imaginaire d’évolution progressive ne dispose d’aucune preuve pour le soutenir. Les oiseaux possèdent une constitution totalement différente de celle des créatures terrestres. La constitution de leurs os, muscles, plumes, ailes aérodynamiques et métabolisme ne ressemblent en rien à ceux des reptiles63 et le modèle d’évolution supposé ne peut pas justifier de leurs mécanismes corporels.

Le nouvel objectif en aérodynamique : une aile qui change de forme selon les conditions climatiques dominantes

En vol, les oiseaux peuvent utiliser leurs ailes de façon efficace, en modifiant leur position pour faire face à certains éléments tels que le vent et la température. Actuellement des sociétés spécialisées en techniques aériennes recherchent activement à développer un concept qui utiliserait ces facultés.

La NASA, Boeing et l’Armée de l’air des Etats-Unis ont conçu une aile flexible en fibre de verre qui peut changer de forme selon des informations transmises par un ordinateur situé à l’intérieur de l’avion. Cet ordinateur sera également capable de traiter les informations concernant les conditions de vol telles que la température, la force du vent, etc.64

Airbus, une autre société spécialisée dans ce domaine, tente de construire des ailes qui s’adaptent aux changements de conditions climatiques, afin de réduire la consommation en carburant.65

En résumé, la forme des ailes des oiseaux est simplement une merveilleuse conception. Pendant de nombreuses années leur capacité inégalée pour voler a inspiré les ingénieurs. Allah a doté ces créatures de la manière la plus efficace qui soit afin qu’elles puissent voler. Il y fait allusion dans le verset suivant :

N’ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d’eux, déployant et repliant leurs ailes tour à tour ? Seul le Tout Miséricordieux les soutient. Car Il est sur toute chose, clairvoyant. (Sourate al-Mulk, 19)

Comment les ailes des oiseaux inspirent les technologies de vol

L’étude du vol des oiseaux a apporté d’importants changements dans la structure des ailes des avions.

L’un des premiers avions à utiliser ces modifications fut l’avion de combat American F-111 qui ne disposait pas de surfaces de contrôle comme ailerons ou volets utilisés pour contrôler le mouvement des avions. Au lieu de cela, l’avion de combat pouvait déployer ses ailes à la manière des oiseaux. Ce qui lui permettait de rester en équilibre même pendant ses changements de positions.66

Dans les recherches aéronautiques, les plumes de vautour nous montrent la voie à suivre

Durant un vol d’avion, les changements de pression qui agissent sur l’arrête de l’aile peuvent former des tourbillons – des courants d’air sur l’arrête de l’aile qui peuvent gêner la progression de l’avion.

La recherche aéronautique a révélé qu’en plein vol, le vautour déployait ses larges plumes situées sur l’arrête de ses ailes comme les doigts d’une main. A partir de cette observation, les chercheurs ont voulu fabriquer des petits ailerons métalliques et les tester en vol. Ils espéraient ainsi réduire les effets nuisibles des tourbillons en créant des tourbillons plus petits pour remplacer les tourbillons plus importants qui gênaient la progression de l’avion auparavant. Les expériences ont révélé que cette idée était ingénieuse, et les chercheurs tentent désormais de la mettre en place dans un avion réel.

Les échecs de la science du 20ème siècle pour découvrir les secrets

des techniques aérodynamiques utilisées par les insectes pour voler

Un insecte en vol bat des ailes environ plusieurs centaines de fois par seconde. Certains insectes peuvent même battre des ailes jusqu’à 600 fois par seconde.67

Les gestes réalisés pour effectuer ces mouvements à une telle rapidité sont si nombreux qu’il n’est pas possible de les reproduire techniquement. Afin de découvrir les techniques de vol de la mouche des cerises, Michael Dickinson, professeur au service biologique de l’Université de Californie à Berkeley ainsi que ses collègues ont conçu un robot qu’ils ont appelé le Robofly. Le Robofly imite le mouvement des battements d’ailes des insectes, mais à une échelle 100 fois plus grande et à une vitesse 1.000 fois inférieure à celle de la mouche. Il peut battre des ailes une fois toutes les cinq secondes en étant commandé à partir de moteurs contrôlés par six ordinateurs.68

Pendant des années, de nombreux scientifiques comme le professeur Dickinson ont mené des expériences en espérant découvrir la manière dont les insectes battent leurs ailes d’avant en arrière. Durant ses expériences sur les mouches des cerises, Dickinson a découvert que les ailes des insectes n’oscillaient pas simplement de haut en bas comme si elles étaient reliées par une charnière mais utilisaient en réalité des techniques aérodynamiques complexes. En outre, les ailes changent d’orientation à chaque battement : la surface supérieure des ailes se retrouve au-dessus lorsque les ailes descendent puis les ailes se retournent et la face inférieure se retrouve au-dessus lorsque les ailes remontent. Les scientifiques qui essayent d’analyser ces mouvements complexes affirment que l’état d’équilibre aérodynamique conventionnel utilisé pour le fonctionnement des ailes des avions est insuffisant.

Les mouches des cerises utilisent en fait plusieurs principes aérodynamiques. Par exemple, lorsqu’elles battent des ailes, elles forment derrière elles un tourbillon de courants d’air complexe, semblable au sillage d’un navire. Quand l’aile change de direction, elle passe à travers ce tourbillon d’air et récupère ainsi une partie de l’énergie qu’elle a perdue. Les muscles qui permettent à la mouche des cerises dont les ailes ne mesurent que 2,5 millimètres de battre des ailes 200 fois par seconde sont considérés comme les muscles les plus puissants parmi tous les insectes.69

Bien d’autres caractéristiques telles que la vision précise des mouches, leurs petites ailes arrière qui les aident à garder l’équilibre et les capteurs qui coordonnent le mouvement des battements des ailes, donnent à la mouche sa structure parfaite.

Les mouches utilisent ces principes aérodynamiques depuis des millions d’années. Le fait que les scientifiques qui ont recours aux technologies les plus avancées ne parviennent pas à recopier intégralement les techniques de vol des insectes démontre le pouvoir de la création. Pour ceux capables de penser, Allah révèle l’incomparable nature de Sa sagesse et de Son savoir à travers la plus minuscule des mouches. Dans le verset suivant, Il révèle :

O hommes! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : « Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s’uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles ! » (Sourate al-Hajj, 73)


CHAPITRE 6

CE QUE NOUS POUVONS

APPRENDRE DES ANIMAUX

Chaque animal possède des particularités prodigieuses qui lui ont été données dès le départ. Certains profitent de leur idéale forme hydrodynamique qui leur permet de se mouvoir dans l’eau, d’autre utilisent des systèmes sensoriels remarquables. L’homme découvre la plupart de ces systèmes pour la première fois et commence à en comprendre le fonctionnement. Grâce à la biomimétique, les inventions inspirées de ces découvertes extraordinaires seront sans aucun doute abondamment utilisées dans le futur.

Surface de résistance et maillots de bains inspirés de la peau de requin

Au cours des compétitions olympiques, un centième de seconde peut faire la différence entre le vainqueur et le perdant. Parce que la force de résistance qui s’oppose à celui du corps du nageur en mouvement est considérable, de nombreux nageurs choisissent des maillots de bains spécialement conçus pour réduire cet effet de résistance. Ces maillots taillés sur mesure, couvrant la majeure partie du corps, sont fabriqués à partir d’un textile qui reproduit les propriétés de la peau de requin en superposant des couches de résine verticales.

Des études réalisées au microscope électronique ont révélé que des « denticules » recouvrent la surface de la peau de requin et produisent des remous verticaux ou des spirales aquatiques et maintiennent l’eau près du corps du requin et réduisent par la même occasion l’effet de résistance. Ce phénomène est connu sous le nom d’ »Effet Riblet », et les recherches entreprises sur les requins ne cessent de se poursuivre au Langley Research Center de la NASA.

On produit des maillots de bains réalisés à partir de nouvelles fibres et de nouvelles techniques de couture afin de coller à la peau du nageur et de réduire l’effet de résistance au maximum. Les recherches ont montré que de tels vêtements peuvent réduire la force de résistance de 8% par rapport à un maillot de bain ordinaire.

Les Etats-Unis prennent la vipère comme modèle pour leur défense

Le docteur John Pearce, du département d’ingénierie informatique et électrique de l’Université du Texas, a étudié l’espèce des Crotalinés, de la famille des vipéridés.

Ses recherches ont porté sur les organes situés entre l’œil et la narine de ce serpent. A la surface de l’œil du serpent se trouve une minuscule membrane nerveuse appelée « fossette » que le serpent utilise pour localiser ses proies à sang chaud. Elle comprend un système sophistiqué sensible à la chaleur – si sensible en effet que le serpent peut repérer une souris à plusieurs mètres de distance dans l’obscurité la plus totale.

Les chercheurs ont affirmé lorsqu’ils ont découvert les secrets des méthodes de prédation et de destruction de ce vipéridé, que les systèmes utilisés par celui-ci pouvaient être adaptées afin de protéger le pays contre les missiles ennemis. Ils espèrent développer des concepts qui aideront les pilotes d’avion engagés dans des missions dangereuses à éviter les attaques ennemies. Le docteur Pearce a déclaré : « Les forces armées veulent voir si elles peuvent imiter les systèmes biologiques et obtenir un détecteur de missile plus performant. »72 Mais jusqu’à présent, les études menées à cet effet ont prouvé qu’il était difficile d’égaler la sensibilité du serpent.

Nous essayons tout simplement de reproduire la sensibilité de l’organe du serpent. On peut mesurer les impulsions nerveuses, mais la véritable question est de savoir ce que signifient ces impulsions. Nous utilisons un modèle numérique pour nous indiquer que : telle quantité d’infrarouges a été repérée par l’organe, ce qui signifie qu’il y a telle quantité d’impulsions nerveuses.

La membrane du serpent est remplie de vaisseaux sanguins et de connexions nerveuses. Cette membrane est si sensible et les variations dans les réponses si précises et subtiles que vouloir repérer et étudier ces signaux s’est révélé être une tâche difficile. Pour comprendre le fonctionnement de cet organe, il est nécessaire de travailler avec des mesures et des photos microscopiques précises.

Comme le montre cet exemple, les créatures vivantes présentes dans la nature disposent d’une intelligence et d’une technologie exceptionnelle. Les chercheurs qui travaillent sur ces concepts naturels en les prenant pour modèles parviennent à réaliser leurs projets de façon plus rapide.

Les changements de couleurs des caméléons et des vêtements

La capacité remarquable qu’ont les caméléons de changer de couleurs pour s’adapter à leur environnement est à la fois fascinante et esthétique. Le caméléon peut se camoufler à une vitesse impressionnante.

Comme un expert, le caméléon utilise à la fois les cellules appelées chromatophores qui contiennent des pigments de couleurs jaunes et rouges, des couches qui renvoient la couleur bleue et blanche de la lumière et les cellules mélanophores qui contiennent les pigments de mélanine noirs et marrons qui permettent d’assombrir sa couleur.74

Par exemple, un caméléon placé sous une lumière jaune virera rapidement au jaune. Le caméléon peut non seulement reproduire un seul coloris, mais également tout une nuance de couleurs. Le secret de ce phénomène réside dans le fait que les cellules qui contiennent les pigments, et qui se trouvent juste sous la peau, s’étirent ou au contraire se rétractent afin de s’adapter à leur environnement.

Les recherches menées actuellement à L’Institut de Technologie de Massachusetts, ont pour objectif de fabriquer des vêtements, sacs et chaussures capables de changer de couleurs de la même façon que le caméléon. Les chercheurs imaginent des vêtements fabriqués à partir de fibres récemment développées qui peuvent refléter toute la lumière qu’elles reçoivent, et qui sont équipés de minuscules batteries. Cette technologie permettra aux vêtements de pouvoir changer de couleurs et de formes en quelques secondes en appuyant sur un bouton.75 Cependant ce système reste encore très coûteux. Le coût d’une veste pour homme capable de changer de couleurs est aujourd’hui de 10.000 dollars.

Que penseriez-vous si on vous montrait une veste et qu’on vous disait : « Cette veste peut changer de couleur. Cependant personne n’a conçu cette veste ni sa capacité à changer de couleur. C’est juste arrivé par hasard. » Vous vous imagineriez que cette personne est probablement folle. Il est évident qu’un tailleur a conçu cette veste et que des ingénieurs ont crée sa capacité à changer de couleur.

Alors comment le caméléon parvient-il à réaliser ces modifications si phénoménales ? A-t-il conçu ce système et l’a-t-il installé à l’intérieur de son corps avant de pouvoir s’en servir ? Il serait évidemment irraisonné d’affirmer que le caméléon ait réalisé tout cela. Etant donné que même les être humains ne parviennent que difficilement à de tels résultats, comment un reptile pourrait-il installer un système capable de changer son apparence externe ? Affirmer qu’une telle faculté est venue par hasard est tout à fait insensé et irraisonné.

Aucun mécanisme naturel n’a le pouvoir de créer de telles particularités aussi exceptionnelles et d’en doter les créatures vivantes qui en ont besoin. Une force supérieure commande les atomes, les molécules et les cellules du corps des créatures et les agence à sa guise. Allah, Celui Qui a créé les caméléons, nous révèle la nature inégalée de Sa création grâce à de tels exemples. Comme il est mentionné dans le Coran, Allah est tout-puissant :

Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie Allah. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. A Lui appartient la souveraineté des cieux et de la terre. Il fait vivre et il fait mourir, et Il est omnipotent. (Sourate al-Hadid, 1-2)

 

De vieilles structures optiques

de plus de 515 millions d’années

Dans un article publié dans l’American Scientist, le célèbre magazine scientifique, Andrew R. Parker affirme que lui et ses collègues ont examiné une mouche momifiée conservée dans la résine d’ambre pendant 45 millions d’années. Il y avait une structure en forme de grille sur la surface incurvée des ommatidies de la mouche (organes visuels présents dans l’œil composé de la mouche). En analysant les propriétés réfléchissantes de cette structure, ils se rendirent compte que la composition de l’œil de la mouche avait des caractéristiques anti-réfléchissantes très performantes. L’hypothèse fut confirmée par les recherches qui suivirent.

Grâce à ces découvertes et à d’autres recherches entreprises, les scientifiques sont parvenus à augmenter l’efficacité des absorbeurs et des panneaux solaires utilisés pour fournir de l’énergie aux satellites. Le travail consiste à présent à réduire l’angle de réflexion des infrarouges (chaleur) et des autres ondes lumineuses en imitant la structure de l’œil de la mouche. Parfaitement adaptée aux surfaces des panneaux solaires, la structure de l’œil de mouche a permis d’éviter les dépenses normalement nécessaires pour s’assurer que ces panneaux soient toujours face au soleil.

Ce n’est que très récemment que les spécialistes en astronomie ont découvert et imité ce système, mais les mouches possèdent ces facultés depuis des millions d’années. Des agencements similaires ont récemment été découverts sur les Schistes de Burgess, vieux de 515 millions d’années. Offrant une vision très colorée et précise, cette structure montre combien cette création est remarquable. Mais cette évidence ne peut être comprise que par des croyants – ceux qui utilisent leur raison pour comprendre que tout ce qui existe est sous le contrôle d’Allah.

L’un des versets du Coran décrit comment de telles preuves sont insignifiantes au regard de ceux qui dénient l’existence d’Allah :

Certes, Allah ne se gêne point de citer en exemple n’importe quoi : un moustique ou quoi que ce soit au-dessus ; quant aux croyants, ils savent bien qu’il s’agit de la vérité venant de la part de leur Seigneur ; quant aux infidèles, ils se demandent « Qu’a voulu dire Allah par un tel exemple ? » Par cela, nombreux sont ceux qu’Il égare et nombreux sont ceux qu’Il guide; mais Il n’égare par cela que les pervers. (Sourate al-Baqarah, 26)


Stenocara : une véritable unité de captage d’eau

Dans le désert où peu de créatures vivantes parviennent à survivre, certaines espèces possèdent des caractéristiques étonnantes. L’une de ces espèces est le scarabée Stenocara qui vit dans le désert de Namib, en Afrique du Sud. Un rapport qui date du 1er novembre 2001 de l’édition Nature décrit comment ce scarabée récupère l’eau si vitale à sa survie.

Le système de captage d’eau du Stenocara dépend principalement d’une fonction spécifique située sur son dos dont la surface est couverte de minuscules aspérités. La surface entre chacune de ces aspérités est couverte de cire, bien que leur sommet ne soit pas recouvert de cire. Cela permet au scarabée de récupérer l’eau de manière bien plus efficace.

Le Stenocara extrait la vapeur d’eau contenue dans l’air, élément rare et précieux dans les milieux désertiques. Le plus remarquable est la façon dont le scarabée sépare l’eau de l’air dans le désert où les minuscules gouttes d’eau s’évaporent très rapidement à cause de la chaleur et du vent. Ces gouttelettes qui ne pèsent quasiment rien sont transportées par le vent parallèlement au sol. Le scarabée, comme s’il savait ce qui allait se passer, se penche en avant face au vent. Grâce à sa constitution singulière, des gouttelettes se forment sur les ailes et roulent le long de son dos avant d’atteindre sa bouche.77

L’article qui concerne le Stenocara mentionne également : « Le mécanisme par lequel l’eau est extraite de l’air pour former de larges gouttelettes n’a jamais été expliqué jusqu’à nos jours, malgré tout le potentiel du biomimétisme. »78

En examinant la constitution du dos du scarabée au microscope, les scientifiques ont conclu que celui-ci représentait un modèle parfait pour la construction de tentes capables de récupérer l’eau de pluie, de revêtements pour bâtiments et de condensateurs d’eau. Des structures aussi complexes ne peuvent pas être apparues spontanément ou de manière naturelle. Il est également impossible qu’un minuscule scarabée ait pu « inventer » un système aussi remarquable. Le Stenocara est la preuve que notre Créateur est à l’origine de tout ce qui existe.

Le générateur de lumière efficace à 100% des lucioles

A partir de l’extrémité de leur abdomen, les lucioles produisent une lumière jaune-vert. Cette lumière est produite à partir de cellules contenant un produit chimique appelé luciférine qui réagit au contact de l’oxygène et d’une enzyme, la luciférase. La luciole peut décider d’allumer ou d’éteindre la lumière en variant la quantité d’air entrant dans ses cellules par l’intermédiaire de tubes respiratoires. Une ampoule standard utilisée dans un foyer produit 10% de lumière, les 90% d’énergie restante sont dépensés sous forme de chaleur. Chez la luciole, la totalité de l’énergie ou presque est produite sous forme de lumière, ce que les scientifiques cherchent à imiter.79

Quelle force permet aux lucioles de fournir un tel degré de rendement ? Selon les partisans de l’évolution, la réponse réside dans les atomes, le hasard ou d’autres facteurs externes sans force propulsive ; aucun de ces exemples ne possède la faculté de produire une telle activité. L’art divin est infini et incomparable. Dans de nombreux versets du Coran, Allah évoque le besoin qu’ont les gens de faire appel à la raison et de tirer des leçons de ce qu’Il a crée. Ainsi, la responsabilité de l’homme est de rendre hommage aux miracles d’Allah et de se tourner uniquement vers Lui.

Les locustes, une solution aux problèmes de circulation !

Les accidents de voitures causent des millions de morts chaque année. Dans leurs recherches de solutions pour remédier à ce problème, les scientifiques estiment que les locustes peuvent offrir une aide précieuse. Bien que les locustes se déplacent en essaim de plusieurs millions d’insectes, les recherches ont montré qu’ils n’entraient jamais en collision les uns avec les autres. Résoudre cette énigme ouvrirait de nouveaux horizons pour les scientifiques.

Les expériences menées ont démontré que les locustes envoyaient des signaux électriques aux créatures qui s’approchent d’eux afin de pouvoir les localiser, puis changeaient ensuite de direction en fonction de la réponse obtenue.80 Ces créatures agissant selon les ordres d’Allah prouvent l’existence d’une puissance créatrice supérieure.

Les méthodes de vol des oiseaux comme modèle pour les trains à grande vitesse

Lorsque les ingénieurs et scientifiques japonais conçurent leur train électrique à grande vitesse 500-series, ils furent confrontés à un problème majeur : en observant les oiseaux sauvages à la recherche de la solution parfaite, ils ont rapidement découvert la structure qu’ils recherchaient et l’ont réalisée avec succès.

Le vol du hibou et le bruit des trains à grande vitesse

Pour les trains à grande vitesse inventés par les japonais, la sécurité est l’élément primordial. L’autre facteur important est la compatibilité avec les standards environnementaux japonais. Les réglementations japonaises en termes de nuisances sonores émises par les trains sont parmi les plus strictes au monde. En utilisant les technologies modernes, il n’est pas difficile d’aller plus vite, mais il n’est pas aisé d’éradiquer le bruit. D’après les réglementations de l’Agence Environnementale Japonaise, les nuisances sonores émises par un train ne doivent pas dépasser 75 décibels à 25 mètres de distance des chemins de fer dans un centre urbain. A un croisement en ville, lorsque les voitures redémarrent toutes en même temps au feu vert, elles génèrent un bruit qui atteint 80 décibels. Cela montre à quel point le train à grande vitesse Shinkansen doit être silencieux.

Le bruit du train augmente à partir d’une certaine vitesse à cause du roulement de ses roues sur les rails. A partir de 200 Km/h (125m/h), cependant, le bruit initial devient un bruit aérodynamique à cause de ses mouvements à travers les airs.

Le bruit aérodynamique est crée par les pantographes, ou collecteurs, utilisés pour fournir l’électricité à partir des caténaires fixées au-dessus du toit du train. Les ingénieurs se rendant compte qu’ils ne pouvaient pas réduire le niveau de bruit au moyen de pantographes conventionnels ont concentré leurs recherches sur des animaux qui se déplacent à la fois rapidement et silencieusement.

De tous les oiseaux, les hiboux sont ceux qui produisent le moins de bruit en vol. Ils réussissent à faire cela grâce aux plumes situées sur leurs ailes. En outre, les ailes d’un hibou sont dotées de nombreuses petites plumes dentelées (dentelures) visibles à l’œil nu, ce qui n’est pas le cas chez les autres oiseaux. Ces dentelures génèrent de petits tourbillons d’air. Le bruit aérodynamique provient des tourbillons formés dans l’air. Le bruit augmente en fonction de la taille du tourbillon produit. Etant donné que les ailes des hiboux sont dotées de nombreuses plumes dentelées, elles créent des tourbillons relativement petits qui permettent aux hiboux d’effectuer des vols silencieux.

En menant des expériences avec des hiboux traversant un tunnel venté en volant, les ingénieurs et créateurs japonais ont été témoins de la constitution extraordinaire de ces oiseaux. Ils réussirent ensuite à réduire de façon efficace le bruit du train en utilisant des pantographes en forme d’ailes construits sur le principe des dentelures des plumes du hibou. Ainsi le système de pantographe développé par les japonais et inspiré par la nature est devenu par la suite l’un des plus fonctionnels.81

Le plongeon du martin-pêcheur et l’entrée d’un train à grande vitesse dans les tunnels

Les tunnels sur les lignes utilisées par les trains à grande vitesse constituent un autre problème à résoudre pour les ingénieurs. Lorsqu’un train à grande vitesse entre dans un tunnel, les ondes de pression atmosphérique montent et grandissent progressivement pour se transformer en ondes périodiques à l’approche de la sortie du tunnel. Arrivées à la sortie, les ondes font demi-tour. A la sortie du tunnel, une partie de la pression des ondes est relâchée parfois dans un bruit d’explosion.

Etant donné que la pression des ondes représente environ un millième de la pression atmosphérique, elles sont considérées comme des ondes de micro-pression dans le tunnel et qui se forment comme le montre le diagramme.

On peut réduire le bruit désagréable qui en résulte en augmentant la largeur du tunnel, mais cette tâche s’avère souvent difficile et coûteuse.

Tout d’abord, les ingénieurs ont pensé avoir trouvé la solution en réduisant des sections transversales de trains et en construisant le nez du train en forme pointue et lisse. Ils exécutèrent leur plan sur un train expérimental mais ne parvinrent pas à éliminer les ondes de micro-pression engendrées.

En se demandant si une telle dynamique se produisait dans la nature, les créateurs et ingénieurs ont pensé au martin-pêcheur. Afin de chasser sa proie, le martin-pêcheur plonge dans l’eau qui offre une plus grande résistance que l’air. Celui-ci subit des changements de pression tel un train entrant dans un tunnel.

En conséquence un train qui circule à 300 km/h a besoin d’avoir l’avant semblable au bec du martin-pêcheur qui facilite la pénétration de l’oiseau dans l’eau.

Des études menées par l’Institut Japonais des Recherches Techniques sur les Chemins de Fer et par l’Université de Kyushu ont révélé que la forme idéale pour supprimer les ondes de micro-pression était un paraboloïde pivotant. Une coupe transversale de la partie supérieure et inférieure du bec du martin-pêcheur se présente sous la forme suivante.82 Le martin-pêcheur est un exemple de la manière dont les espèces vivantes sont créées avec exactement ce dont elles ont besoin pour survivre – et dont la structure peut servir de modèle aux hommes.

Les plumes de paons et les panneaux d’affichage « auto-changeants »

Dans les plumes du paon, la protéine kératine et le pigment brun que représente la mélanine, le seul pigment que contiennent ces plumes, permettent à la lumière de se refléter afin que nous puissions voir sa couleur. Les couleurs claires et obscures que nous voyons sur les plumes proviennent des couches orientées de kératine. Les nuances de couleurs extrêmement lumineuses des plumes de paon proviennent de cette particularité.

Une compagnie japonaise s’est inspirée de la nature pour développer des panneaux d’affichage réutilisables, dont la surface est modifiée sous l’effet des ultraviolets qui changent l’alignement des cristaux, éliminant ainsi certaines couleurs afin d’afficher le message voulu. Ces affichages peuvent être utilisés autant de fois que souhaité avec de nouvelles images. Ce qui évite les dépenses pour produire de nouveaux affichages ainsi que l’utilisation de peintures toxiques.83

Une solution informatique grâce aux papillons

Nous utilisons si souvent les ordinateurs qui font partie intégrante de notre quotidien – à la maison, au travail et même en voiture. La technologie informatique se développe rapidement de jour en jour, et l’augmentation du niveau de vie nécessite que les ordinateurs s’adaptent à ce progrès. Les derniers modèles peuvent atteindre des vitesses d’exécutions impressionnantes, et des puces encore plus rapides permettent aux ordinateurs d’effectuer plus de tâches en moins de temps. Cependant, des puces plus rapides entraînent une plus grande consommation d’électricité, ce qui chauffe la puce en retour. Il est indispensable que la puce soit refroidie afin de l’empêcher de fondre. Les ventilateurs qui existent déjà ne sont plus suffisants pour refroidir les dernières générations de puces. Les créateurs qui cherchent à résoudre ce problème ont déclaré qu’ils avaient trouvé une solution en s’inspirant de la nature.

Les ailes des papillons sont conçues d’après une structure remarquable. Des recherches menées à l’Université de Tufts ont révélé que les ailes des papillons étaient dotées d’un système de refroidissement. Comparé au système de refroidissement des puces informatiques, celui du papillon est bien plus performant. Une équipe dirigée par Peter Wong, assistant professeur en génie mécanique, fut réunie par l’American National Science Foundation pour étudier comment les papillons irisés contrôlaient la chaleur.

Etant donné que les papillons sont des insectes à sang froid, ils doivent constamment réguler leur température corporelle. C’est un problème majeur, car la friction durant le vol entraîne une importante quantité de chaleur. Cette chaleur doit être immédiatement refroidie, autrement, le papillon ne survivrait pas. La solution est fournie par les millions de lamelles microscopiques, des films ultrafins, accrochés à leurs ailes. La chaleur générée est ainsi dispersée.84

L’équipe estime que cette recherche sera utile pour les constructeurs de puces comme Intel et Motorola dans un proche avenir. Mais les papillons possèdent cette faculté depuis qu’ils sont apparus sur terre. Le fait que les ailes des papillons soient dotées d’un tel système nous démontre la sagesse et le pouvoir de notre Créateur. Ce pouvoir appartient à Allah, Qui domine et a la pouvoir sur tout.


CHAPITRE 7

LES ORGANES PLUS PERFORMANTS

QUE LA TECHNOLOGIE

 

Des informations publiées par Sandia National Laboratories aux Etats-Unis, le 12 juillet 2001, stipulaient que ceux-ci avaient réussi à « étudier l’acuité visuelle de l’œil ». Le rapport indiquait qu’en utilisant 64 ordinateurs, on pouvait produire une image digitale qu’ils mettaient seulement quelques secondes à acquérir.85

Il s’agit d’une progression considérable, cependant un élément ne doit pas être oublié. En l’espace de seulement un dixième de seconde, les yeux d’un homme forment une image qui prend tout juste un millimètre carré de l’espace rétinien. Ce qui veut dire que l’œil humain est beaucoup plus rapide et fonctionnel que 64 ordinateurs utilisant les dernières technologies qui existent.

La technologie est incapable d’égaler les performances du cœur humain

Les êtres humains ont une espérance de vie de 70 à 80 ans en moyenne. Le cœur humain bat environ 70 à 80 fois par minute, pour un total de plusieurs milliards de battements au cours d’une vie. La société Abiomed, connue pour ses recherches dans le domaine des cœurs artificiels, a déclaré qu’en dépit de tous les travaux effectués, elle ne parviendrait pas à imiter le fonctionnement parfait dont le cœur fait preuve au cours de toute une vie. Pour la société, la conception d’un cœur artificiel capable de battre 175 millions de fois, sur une durée d’environ cinq ans, est déjà un objectif considérable.86

Produit grâce aux toutes dernières technologies, ce cœur artificiel a été testé sur les veaux avant d’être utilisé par les êtres humains, bien que les veaux n’aient survécu que pendant quelques mois. Le cœur artificiel développé par la société a été testé avec succès en 2004 sur des cœurs défaillants de patients. Mais il est évident que les chercheurs ont beaucoup de difficultés à imiter le cœur humain. Steven Vogel de l’Univesité de Duke, un biomécanicien qui a également écrit un livre à ce sujet, explique pourquoi :

Le fait est que les machines dont nous disposons, quelque soit leur puissance ou leur efficacité, fonctionnent de façon complètement différente. Le muscle est une machine molle et humide qui se contracte, ce qui va à l’encontre de toute notre technologie actuelle. C’est pourquoi on ne peut pas imiter le cœur…87

Tout comme le cœur humain, le cœur artificiel créé par Abiomed comprend deux ventricules, d’où s’arrête la similitude entre les deux. Alan Snyder de Penn State, un bio ingénieur qui a mené des recherches, explique la différence en ces termes : « L’enveloppe du cœur humain est un muscle, une pompe qui fonctionne par elle-même. »88 En ce qui concerne le cœur artificiel, la pompe est contenue à l’intérieur du cœur. C’est la différence résumée par Snyder.

Les chercheurs qui se demandent comment concevoir un cœur qui se contracte tout seul, ont fait fonctionner l’intérieur des deux ventricules en plaçant un moteur entre les deux. Ce cœur artificiel fonctionne à l’aide d’une batterie située dans l’abdomen du patient. Cette batterie doit être rechargée de manière continue par des ondes radio émises depuis des batteries rechargeables que le patient emporte avec lui.

Notre cœur naturel n’a pas besoin de batteries pour produire de l’énergie parce qu’il dispose d’une constitution musculaire incomparable capable de fournir sa propre énergie. Une autre caractéristique du cœur humain qui ne peut pas être imitée est l’incomparable efficacité de ses battements. En effet le cœur peut pomper cinq litres de sang par minute au repos et jusqu’à 25-30 litres lors d’un exercice physique. Kung, le directeur d’Abiomed, décrit cet extraordinaire changement de rythme comme « un défi qu’aucun mécanisme n’arrive à relever aujourd’hui ». Le cœur artificiel mis au point par la société peut pomper seulement 10 litres par minute au mieux, ce qui est loin d’être suffisant pour la plupart des activités quotidiennes ordinaires.89

Le cœur humain est nourri et consolidé selon ses besoins par le sang qu’il pompe. Un tel cœur peut travailler pendant 50 à 60 ans sans avoir besoin d’être réparé. Le cœur possède la capacité de s’auto-régénérer, c’est la raison pour laquelle il peut travailler de façon continue. C’est un autre facteur qui rend ce cœur humain impossible à dupliquer artificiellement.

Notre cœur, que les scientifiques rêvent de pouvoir imiter grâce aux technologies actuelles, nous montre la connaissance supérieure de notre Créateur et de notre Allah vénéré.

Une solution contre la menace des virus grâce au système immunitaire

Dès qu’un ordinateur est infecté par un virus, cela signifie qu’un autre ordinateur peut être contaminé à son tour. Par conséquent de nombreuses sociétés ont jugé nécessaire de mettre en place un « système immunitaire » pour protéger leur réseau des virus et continuent de mener d’intenses recherches dans ce domaine. L’un des centres qui entreprend ces recherches est le laboratoire de neutralisation des virus, l’IBM’s Watson Research Center à New York. Là-bas, un laboratoire en microbiologie hautement sécurisé travaille sur des virus mortels et produit également des programmes qui peuvent diagnostiquer les 12.000 virus identifiés jusqu’à aujourd’hui – et également isoler les virus à partir d’un ordinateur de manière sécurisée.

IBM est seulement l’une des sociétés qui cherche à mettre en place un système immunitaire international pour protéger son réseau informatique des menaces virales. Steve White, l’un des cadres de la société, affirme que pour atteindre cet objectif, un système immunitaire tel que celui du corps humain est nécessaire.

C’est uniquement grâce à son système immunitaire que la race humaine existe. De la même façon, seule la création d’un système immunitaire dans l’espace cybernétique permettra à celui-ci d’exister.90

En poursuivant cette analogie entre l’ordinateur et les créatures vivantes, les chercheurs ont commencé à produire des programmes de protection qui fonctionnent comme les systèmes immunitaires. Ils pensent que ce que nous avons appris de l’épidémiologie (la branche scientifique qui étudie les maladies contagieuses) et à l’immunologie (qui traite des systèmes immunitaires) permettra de protéger les programmes électroniques des menaces de la même façon que les anticorps protègent les créatures vivantes.

Les virus informatiques sont des programmes intelligents capables de se répliquer et conçus pour infiltrer les ordinateurs, se multiplier en se recopiant et endommager ou « prendre possession » de l’ordinateur dans lequel ils s’introduisent. Les indices qui prouvent l’intrusion de tels virus sont entre autres : un ralentissement du système informatique, des fichiers endommagés de manière étrange et spontanée, et parfois, une défaillance ou un arrêt complet du système – comme les différentes maladies qui affectent les êtres humains.

Afin de protéger nos ordinateurs de cette menace virale, des programmes d’identification recherchent tous les codes dans la mémoire de l’ordinateur pour retrouver des indices de virus précédemment identifiés et stockés dans la mémoire du programme. Les virus informatiques portent des traces de signatures du logiciel qui a permis leur reconnaissance. Lorsque le programme de recherche informatique reconnaît cette signature caractéristique, il signale que l’ordinateur a été infecté par un virus.

Malgré cela, les programmes antivirus ne sont pas capables d’offrir aux ordinateurs une protection intégrale. Des programmateurs peuvent élaborer de nouveaux virus en l’espace de quelques jours et les réinsérer dans l’espace cybernétique à travers un ordinateur infecté. Il est donc vital que les programmes antivirus soient constamment mis à jour pour avoir l’information nécessaire et reconnaître les nouveaux virus. De nouveaux programmes antivirus doivent être ajoutés régulièrement afin de se protéger contre l’intrusion de virus.

Avec l’utilisation de plus en plus répandue d’Internet à niveau international, ces virus ont commencé à se répandre encore plus vite et à infliger des dommages importants aux ordinateurs infectés. Les chercheurs d’IBM ont trouvé des solutions en imitant des exemples de la nature. Tout d’abord, tout comme les virus biologiques présents dans la nature, les virus informatiques utilisent un programme hôte pour se multiplier. En partant de cette comparaison, les chercheurs ont étudié comment le système immunitaire humain fonctionnait pour protéger le corps.

Lorsque celui-ci rencontre un organisme étranger, le corps commence immédiatement à produire des anticorps qui vont reconnaître l’envahisseur et le détruire. Le système immunitaire n’a pas besoin d’analyser l’intégralité d’une cellule suite à une maladie. Une fois qu’une première infection a été éliminée, le corps conserve un certain nombre d’anticorps identiques prêts à entrer en action pour répondre immédiatement à de nouvelles attaques similaires. Grâce à ces anticorps toujours sur le qui-vive, il n’est pas nécessaire d’examiner toutes les cellules infectées. De la même façon, les programmes antivirus qui existent contiennent également des « anticorps » qui ne reconnaissent pas l’intégralité du virus informatique, mais juste sa signature.

Comme nous l’avons vu, les solutions à de nombreux problèmes techniques qui nous laissent dans le brouillard existent déjà dans la nature. Notre système immunitaire, dont chaque détail a été minutieusement étudié et qui fonctionne parfaitement, était déjà prêt à nous protéger avant même que nous soyons nés. C’est Allah Qui nous observe et nous protège tous. Ceci est évoqué dans le verset :

… Mon Seigneur, est gardien par excellence sur toute chose. (Sourate Hud, 57)

De l’œil à l’appareil photo : la technologie visuelle

Les yeux des vertébrés ressemblent à des sphères avec des ouvertures appelées pupilles à travers lesquelles pénètre la lumière. Derrières les pupilles se trouvent des cristallins. La lumière passe d’abord à travers le cristallin, puis à travers le fluide contenu dans le globe oculaire avant de frapper la rétine. Dans la rétine se trouvent des centaines de millions de cellules, les bâtonnets et les cônes. Les bâtonnets permettent de faire la distinction entre la lumière et l’obscurité et les cônes détectent la couleur. Toutes ces cellules transforment la lumière qui leur parvient en signaux électriques avant de les envoyer au cerveau grâce à un nerf optique.

L’œil régule l’intensité de la lumière qui entre au moyen de l’iris, qui entoure la pupille. L’iris est capable de s’étirer et de se contracter grâce à de minuscules muscles. De la même façon, la quantité de lumière qui entre dans un appareil photo est régulée par un système appelé le diaphragme. Dans son livre Wild Technology, Phil Gates décrit comment l’appareil photo constitue une simple copie de l’œil :

Les appareils photo sont des versions sommaires et mécaniques de l’œil des vertébrés. Ce sont des boîtes noires équipées d’une lentille pour régler une image sur une pellicule qui est brièvement exposée lorsqu’un obturateur s’ouvre. Dans l’œil, l’image est mise au point en changeant la forme du cristallin, mais avec les appareils photo l’image est mise au point en modifiant la distance entre la lentille et la pellicule.91

Mise au point

C’est la première étape pour prendre une photo. Le même type de mise au point est nécessaire pour que l’image arrive de façon nette sur la rétine de l’œil. Avec les appareils photo, on réalise cela à la main ou de manière automatique avec les modèles les plus perfectionnés. Les microscopes et les télescopes, utilisés pour voir plus près et très loin, peuvent également être mis au point, cependant ce processus engendre une perte de temps.

L’œil humain, au contraire, réalise ce processus de façon permanente et rapide. En outre, la méthode utilisée est si efficace qu’il est impossible de l’imiter. Grâce à tous les muscles qui l’entourent, le cristallin envoie l’image sur la rétine. Ce cristallin, très flexible, change facilement de forme, affinant le point sur lequel la lumière arrive en s’étirant ou en se contractant.

Si le cristallin ne faisait pas cela automatiquement – par exemple, si nous devions effectuer la mise au point de manière consciente – nous devrions fournir un effort constant pour être capables de voir. Les images dans notre champ visuel deviendraient plus ou moins floues. Nous aurions besoin de temps pour voir correctement et par conséquent, toutes nos actions seraient ralenties.

Parce qu’Allah a créé nos yeux de manière parfaite, nous n’avons pas à subir de telles difficultés. Lorsque nous voulons voir quelque chose, nous n’avons pas besoin de fournir d’efforts pour réaliser une mise au point ou exécuter des calculs de variations optiques. Afin de voir un objet de façon nette, il nous suffit de l’observer. Le reste du processus est automatiquement pris en charge par l’œil et le cerveau – de plus, tout cela se déroule en un temps record, le temps de le vouloir.

Les arrangements lumineux

Une photo prise durant la journée sera parfaitement nette exceptée dans le cas où la même pellicule est utilisée pour prendre une photo du ciel de nuit. Cependant, bien que nos yeux s’ouvrent et se ferment en moins d’un dixième de seconde, nous pouvons voir les étoiles assez nettement, parce que nos yeux se règlent automatiquement en fonction de l’intensité lumineuse. Les muscles qui entourent la pupille permettent cela. Si notre environnement est plongé dans l’obscurité, ces muscles s’étirent, la pupille s’élargit ce qui permet à plus de lumière de pénétrer à l’intérieur de l’œil. En pleine lumière, les muscles se contractent, la pupille rétrécit ce qui laisse passer moins de lumière. C’est pour cela que nous pouvons profiter d’une vision nette à la fois le jour et la nuit.

Une fenêtre sur un monde coloré

L’œil peut « mémoriser instantanément » une image en noir et blanc et une image en couleurs en même temps. Ces deux images sont ensuite combinées par le cerveau, où elles retrouvent une apparence normale, de la même façon qu’une photographie en quatre couleurs combine le noir, le rouge, le jaune et le bleu afin de produire une image colorée réaliste.

Les bâtonnets de la rétine perçoivent des objets en noir et blanc, mais de manière très détaillée. Les cônes identifient les couleurs. Par conséquent, les signaux reçus sont analysés, et notre cerveau forme une image colorée du monde extérieur.

La technologie avancée de l’œil

Comparée à l’œil, l’appareil photo est de structure sommaire. Les images visuelles que nous percevons sont bien plus précises que celles obtenues même avec l’appareil photo le plus performant. Par conséquent, les images que nous percevons sont de bien meilleure qualité que celles reproduites par les machines.

Pour mieux comprendre cette idée, il suffit d’observer le fonctionnement d’une caméra de télévision en transmettant d’innombrables points lumineux. Durant l’enregistrement il se produit une scannérisation, et l’objet situé devant la caméra est divisé en un nombre précis de lignes. Une lampe à cellules photoélectriques scanne tous les points contenus dans chaque ligne, l’un après l’autre et de gauche à droite. Une fois que la ligne est scannérisée, la caméra passe à la suivante, et le processus continu ainsi. La valeur lumineuse de chaque point est analysée et le signal qui en résulte est émis. Cette cellule photoélectrique scanne 625 ou 819 lignes en un vingt-cinquième de seconde. Lorsqu’une image est complète, une nouvelle image est transmise. De cette façon la quantité de signaux émise est très importante ; chaque signal étant créé à une vitesse incroyable.

Le mécanisme de l’œil est bien plus fonctionnel. On peut facilement se rendre compte de l’étonnante perfection de son système par le simple fait que celui-ci n’a jamais besoin d’être réparé ou remplacé.

Tandis que la science médicale progresse, la nature miraculeuse de l’œil humain est de mieux en mieux comprise. En appliquant aux technologies les connaissances que nous avons acquises au sujet de l’œil, on réussit à développer des appareils photo plus performants et de nouveaux systèmes optiques. Mais peu importe à quel point la technologie progresse, les systèmes électroniques restent de simples copies de l’œil. Aucun ordinateur, appareil photo ou autre gadget conçu par l’homme ne peut rivaliser avec l’œil humain.92

Alors comment est apparu ce système complexe : l’œil ?

Il est tout à fait impossible qu’une structure si complexe se soit créée par elle-même, par hasard ou par erreur. La structure de l’œil est telle qu’elle n’est pas capable de fonctionner si un seul de ses composants vient à manquer. Aucun concept n’est créé par hasard, et l’œil humain est l’exemple même de l’incomparable pouvoir de conception. Ceci nous mène à la question de savoir Qui a conçu cela. Le seul Créateur de ce concept est Allah. Le fait que nous soyons dotés d’un organe pareil qui nous permet de percevoir tout ce qui nous entoure de la meilleure manière qui soit, est une raison suffisante pour remercier Allah. Comme Il nous le dit dans un des versets du Coran :

Dis : « C’est Lui Qui vous a crées et vous a donné l’ouïe, les yeux et les cœurs. » Mais vous êtes rarement reconnaissants ! (Sourate al-Mulk, 23)

Les tentatives des scientifiques pour imiter l’œil

Fascinés par le fonctionnement oculaire et recherchant à reproduire ses caractéristiques spécifiques dans le domaine technologique, les scientifiques ont récemment commencé à examiner de plus près les mécanismes parfaits présents dans la nature. Un certain nombre d’études en biomimétisme ont permis d’accélérer considérablement les progrès effectués dans le domaine technologique.

Les circuits électriques des ordinateurs imitent la nature

Les cellules rétiniennes de notre œil reconnaissent et interprètent la lumière, puis envoient cette information vers d’autres cellules auxquelles l’œil est connecté. Tous ces processus visuels ont été source d’inspiration pour la conception de nouveaux modèles d’ordinateurs.

La rétine, constituée de cellules nerveuses solidement reliées les unes aux autres, ne fait pas que percevoir la lumière. Avant que les signaux soient transmis de la rétine vers le cerveau, ils doivent effectuer certaines étapes. Par exemple, les cellules qui composent la rétine traitent l’information afin d’accentuer les contours des objets, ce qu’on appelle « extraction des contours », augmentent le signal électrique et entreprennent des ajustements, en fonction du milieu environnant, clair ou obscur. Les ordinateurs performants actuels sont capables d’exécuter des fonctions similaires, mais le réseau neuronal de la rétine utilise une quantité d’énergie moins importante.93

Une équipe de chercheurs dirigée par Carver Mead de California Institute of Technology (Caltech), se penche sur les secrets qui permettent à la rétine d’exécuter toutes ces fonctions si facilement. Avec l’aide de la biologiste Misha Mahowald, Mead a conçu des circuits électroniques qui contiennent des capteurs lumineux semblables à ceux de l’œil, avec une structure similaire à celle du réseau neuronal de la rétine. Comme dans la rétine, ces récepteurs lumineux sont reliés les uns aux autres et permettent aux composants électroniques de communiquer entre eux, comme le font les cellules de la rétine.94

Malgré ces efforts, il fut impossible pour eux d’imiter le circuit neuronal de la rétine en raison du très grand nombre de cellules individuelles présentes dans la rétine et des innombrables connexions qui les relient. Les ingénieurs essayent à présent de comprendre comment le réseau neuronal de la rétine fonctionne et conçoivent des circuits plus simples qui, idéalement pourront exécuter des fonctions similaires.

Les oreilles des mouches vont révolutionner les systèmes auditifs

Les chercheurs de l’Université de Cornell d’Ithaca, à New York, ont commencé à étudier les systèmes auditifs dans la nature afin de réaliser des équipements plus sensibles. Ils se sont rendus compte que l’oreille de l’Ormia ochracea et sa constitution extraordinaire pouvait entraîner une révolution dans la conception d’équipement auditif. L’oreille de cette espèce de mouche peut identifier la direction d’un son de manière très précise. Comme le décrit un article paru dans le magazine de US National Institute on Deafness and Other Communication Disorders :

Les humains étaient considérés comme les créatures les plus performantes pour localiser les sons… Parce qu’il y a six pouces qui séparent l’oreille gauche de l’oreille droite des humains, la différence de perception entre les deux est bien meilleure, ce qui facilite grandement la localisation du son. Mais l’Ormia dont l’oreille droite est à seulement un demi- millimètre de l’oreille gauche, est encore plus performante.95

Identifier la direction des sons est essentiel pour la survie de l’Ormia, parce qu’elle doit localiser les criquets qui servent de nourriture pour ses larves. La mouche dépose ses œufs sur le dos du criquet et ses larves se nourrissent de l’insecte après avoir éclos.

L’Ormia possède des oreilles très sensibles conçues pour localiser les bruits émis par les criquets. Elle peut localiser ces sons avec une extrême précision.

Pour localiser les sons, le cerveau humain utilise une méthode similaire à celle utilisée par l’Ormia. Pour cela, il suffit que le son atteigne l’oreille la plus proche en premier, puis l’oreille la plus éloignée. Quand une onde sonore atteint la membrane du tympan, elle est convertie en signal électrique et immédiatement transmise au cerveau. Le cerveau calcule les millisecondes de différence entre le son ayant atteint les deux oreilles et détermine ainsi la direction dont il venait. La mouche, dont le cerveau n’est pas plus grand qu’une tête d’épingle, effectue ce calcul en seulement 50 nanosecondes, 1.000 fois plus vite que nous.96

Les scientifiques essayent d’utiliser les fonctionnalités exceptionnelles de cette petite mouche dans la fabrication de systèmes auditifs sous le nom de marque ORMIAFON. Comme nous venons de le montrer, même la mouche la plus minuscule, qui possède une structure et une constitution exceptionnelles, anéantit la théorie invraisemblable du  »hasard » défendue par les partisans de l’évolution. De la même façon, les organes et les caractéristiques de cette minuscule créature prouvent l’infinie possibilité et la connaissance absolue de notre Créateur. Il est impossible qu’une telle créature si minuscule et si complexe puisse être reproduite par les scientifiques, même les plus doués qui travaillent conjointement et utilisent les technologies les plus performantes.

Cette minuscule mouche est une fois de plus une preuve évidente de l’extraordinaire pouvoir de création d’Allah.

 

CHAPITRE 8

BIOMIMETISME ET ARCHITECTURE

 

Vu la quasi perfection des créations naturelles, ces dernières constituent une grande source d’inspiration pour les architectes. Toutes les caractéristiques nécessaires à une structure telle que l’aspect économique, esthétique, fonctionnel et durable sont déjà présentes dans la nature. Peu importe le nombre de créations remarquables rencontrées par l’homme, leur imitation ne pourra jamais être aussi parfaite ou aussi performante que les originaux.

Un immense savoir-faire est nécessaire afin de reproduire les créations naturelles et de pouvoir les utiliser dans des concepts architecturaux. De leur côté, les créatures vivantes ne savent rien sur le support de charges ou les principes architecturaux. Elles n’ont pas non plus l’opportunité de les comprendre. Toutes les créatures vivantes agissent comme Allah leur dit. Dans ce verset, Allah révèle que toutes les créatures vivantes sont soumises à Son contrôle :

… Il n’y pas d’être vivant qu’Il ne tienne par son toupet… (Sourate Hud, 56)

Les coquilles d’huîtres – un modèle pour la création de toits lumineux et solides

Les coquilles de moules et d’huîtres ressemblent à des cheveux ondulants vu leurs formes irrégulière qui leur permet, malgré leur poids léger, de supporter des pressions énormes. Les architectes ont utilisé cette structure comme modèle pour créer différents toits et plafonds. Par exemple, le toit du Canada’s Royan Market fut conçu en s’inspirant du modèle de la coquille d’huître.97

Du nymphéa au Crystal Palace

Construit pour la première Exposition Universelle de Londres en 1851, le Crystal Palace était une merveille d’architecture toute de fer et de verre. Avec une hauteur de 35 mètres et sur une surface d’environ 7.500 mètres carrés, elle comportait plus de 200.000 vitres, chacune d’elles mesure 30 cm par 120 cm.

Le Crystal Palace fut conçu par l’architecte Joseph Paxton, qui s’est inspiré d’une espèce de nymphéa, le Victoria d’Amazonie. Malgré son apparente fragilité, ce nymphéa possède de larges feuilles, assez solides pour que les gens puissent s’asseoir dessus.

Lorsque Paxton examina le dessous de ces feuilles, il se rendit compte qu’elles avaient des extensions fibreuses semblables à des tiges. Chaque feuille possède des nervures radiales rigides et de fines nervures transversales. Paxton estimait que ces nervures pouvaient être reproduites comme soutènements en fer et les larges feuilles comme vitres en verre. De cette façon, il réussit à construire un toit fait de verre et de fer, à la fois léger et très solide.98

Le nymphéa commence à pousser dans la boue au fond des lacs d’Amazonie, mais celui-ci a besoin de remonter à la surface pour survivre. Lorsqu’il atteint la surface de l’eau il s’arrête de pousser puis commence à produire des boutons munis d’épines à leur extrémité. En quelques heures seulement, ces boutons éclosent en de gigantesques feuilles qui mesurent jusqu’à deux mètres de large. Plus leur surface est importante, plus elles peuvent recueillir la lumière du soleil et effectuer leur photosynthèse.

Un autre élément dont la racine a besoin est l’oxygène qui est très peu disponible au fond des lacs boueux dans lesquels la plante pousse. Cependant des tubes placés le long des tiges des feuilles, qui peuvent atteindre jusqu’à 11 mètres de haut, servent de canaux pour transporter l’oxygène depuis les feuilles jusqu’à la racine.99

Lorsque la graine commence à pousser dans les profondeurs du lac, comment sait-elle qu’elle va bientôt pouvoir profiter de la lumière et de l’oxygène sans lesquels elle ne peut pas survivre et que tout ce dont elle a besoin se trouve à la surface de l’eau ? Une plante qui vient à peine de germer ne sait absolument rien sur le soleil ou l’oxygène.

D’après la théorie de l’évolution, ces nouveaux nymphéas auraient dû couler sous plusieurs mètres d’eau et disparaître depuis longtemps. Le fait est que ces nymphéas sont encore en vie aujourd’hui et dans toute leur perfection.

Les nymphéas d’Amazonie, après avoir récupéré la lumière et l’oxygène dont ils ont besoin, incurvent les bords de leurs feuilles vers le haut afin que celles-ci ne se remplissent pas d’eau et ne coulent pas. Ces précautions les aident à survivre, mais pour que l’espèce perdure, elle a besoin d’insectes pour transporter le pollen vers d’autres nymphéas. En Amazonie, les coléoptères ont une attirance particulière pour la couleur blanche, ainsi, ils choisissent la plupart du temps de se poser sur des nymphéas. A la venue de ces invités à six pattes, qui vont permettre au nymphéa d’Amazonie de survivre de génération en génération, les pétales se referment afin d’empêcher les insectes de s’échapper tout en leur fournissant une importante quantité de pollen. Après les avoir comme prisonniers pendant toute la nuit et le jour suivant, la fleur les relâche enfin et change en même temps de couleur afin que le coléoptère ne rapporte pas le pollen à la même plante. Le nymphéa, originellement d’un blanc lumineux, aborde alors une couleur vieux rose.

Il n’y a aucun doute que toutes ces perfections, ces calculs savants et ces étapes consécutives ne sont pas l’œuvre du nymphéa, qui ne possède aucun savoir et aucune capacité d’anticipation, mais proviennent de l’infinie sagesse d’Allah, notre Créateur. Tous ces détails résumés brièvement ici démontrent que, comme toute chose présente dans l’univers, Allah les a créées avec toutes les facultés nécessaires pour assurer leur survie.

Une structure qui rend les os plus solides

Aujourd’hui encore, la Tour Eiffel est considérée comme une merveille d’ingénierie, mais l’évènement à l’origine de sa construction remonte à 40 ans avant qu’elle ne soit érigée. Il s’agissait d’une étude menée à Zurich et destinée à révéler « la structure anatomique du fémur ».

Au début des années 1850, le spécialiste en anatomie Hermann von Meyer étudiait la partie du fémur qui s’insère dans l’articulation de la hanche. L’extrémité du fémur s’étire sur le côté dans la cavité de la hanche et supporte le poids du corps tout en étant désaxé. Von Meyer remarqua que l’intérieur du fémur, qui est capable de supporter un poids d’une tonne en position verticale, est constitué d’un treillage de minuscules saillies osseuses appelées trabécules.

En 1866, lorsque l’ingénieur suisse Karl Cullman visita le laboratoire de Von Meyer, le spécialiste en anatomie lui montra un morceau d’os qu’il était en train d’étudier. Cullman se rendit compte que la structure de l’os était parfaite pour réduire les effets de la pression et de la charge du poids. Les trabécules représentaient effectivement une série de prolongements et d’attaches agencés ensemble le long des lignes de force générées en position debout. En tant que mathématicien et ingénieur, Cullman traduisit ces informations en théorie applicable et ce modèle aboutit au concept de la Tour Eiffel.

Tout comme dans le fémur, les courbes métalliques de la Tour Eiffel forment un treillage fait de barres et d’attaches métalliques. Grâce à cette structure, la tour peut facilement tenir debout face aux effets du vent.100

La structure des radiolaires comme modèle pour la construction de dômes

Les radiolaires et les diatomées, zooplanctons et microalgues, sont des catalogues virtuels de solutions idéales aux problèmes architecturaux. En effet, ces minuscules créatures ont inspiré de nombreux projets architecturaux de grande envergure. Le pavillon américain de l’exposition universelle de 1976 à Montréal en est un exemple. La coupole du pavillon s’inspira des radiolaires.101

La structure anti-tremblement de terre des nids d’abeille

La construction des nids d’abeilles offre de nombreux avantages, dont la stabilité. Tandis que dans les ruches les abeilles indiquent la direction lors d’une danse appelée « la danse du frétillement », elles génèrent des vibrations à l’intérieur de la ruche, ce qui à cette échelle équivaut à un tremblement de terre. Les parois de la ruche absorbent les vibrations potentiellement dangereuses. Le magazine Nature a indiqué que les architectes pourraient utiliser cette caractéristique admirable pour la construction de bâtiments qui résistent aux tremblements de terre. Ce rapport évoque également la déclaration faite par Jurgen Tautz de l’Université de Wurtzbroug en Allemagne :

Les vibrations à l’intérieur des ruches sont comme des mini tremblements de terre créées par les abeilles, il est donc particulièrement intéressant d’observer comment la structure réagit face à ce phénomène… Comprendre cette phase permettrait aux architectes de prédire quelle partie du bâtiment serait particulièrement sensible aux tremblements de terre… Ils pourraient ensuite renforcer ces zones, ou bien même introduire des points faibles dans des zones sans risques afin d’absorber les vibrations nuisibles.102

Tout cela nous montre que les nids construits avec tant de précision par les abeilles sont une merveille de la création. La structure de la ruche a montré le chemin aux architectes et scientifiques en leur donnant de nouvelles idées. Ce n’est pas la chance qui a permis aux abeilles de construire leur ruche de manière si parfaite, comme l’affirment les partisans de l’évolution, mais Allah, le Seigneur détenteur du savoir et de la connaissance infinis, Qui leur donne cette capacité.

Les concepts architecturaux à partir de la toile d’araignée

Certaines araignées tissent des toiles qui ressemblent à une sorte de bâche posée sur des buissons. La toile est soutenue par des fils étirés attachés aux bords du buisson. Ce système de support de charges permet à l’araignée de tisser sa toile sur une grande distance tout en ne lésinant pas sur sa résistance.

Cette merveilleuse technique a été imitée par l’homme pour la construction de nombreuses structures afin de recouvrir de vastes superficies. Par exemple, le terminal de pèlerinage de l’Aéroport de Jeddah, le Stade olympique de Munich, le Stade National d’athlétisme de Sydney, les zoos à Munich et au Canada, l’Aéroport de Denver dans le Colorado et le Schlumberger Cambridge Research Center en Angleterre.

Afin que les araignées puissent maîtriser seules ces techniques de construction de la toile, il faudrait que celles-ci effectuent une longue période d’apprentissage. Ce qui est absolument inconcevable. Les araignées ne connaissent rien au support de charges dans les créations architecturales et agissent tout simplement comme Allah leur dit.

 

CHAPITRE 9

ROBOTS QUI IMITENT

LES CREATURES VIVANTES

 

Tout comme les zones contaminées par la radioactivité et l’espace, les profondeurs des océans sont des zones dangereuses pour les êtres humains. Des améliorations en électronique et informatique nous ont permis de construire des robots qui peuvent travailler dans de tels endroits. Finalement, cette discipline s’est éloignée de l’électronique et de la mécanique pour former une branche scientifique appelée : robotique. De nos jours, toute personne qui travaille en robotique doit utiliser un nouveau concept : le biomimétisme appliqué à la robotique.

Les scientifiques et ingénieurs qui travaillent dans le domaine de la robotique admettent aujourd’hui que la conception d’un robot qui puisse exécuter une tâche précise n’est pas facile. Ils estiment qu’il est plus facile et plus judicieux de construire des robots imitant les facultés et les capacités des créatures vivantes qui sont adaptées à l’environnement dans lequel le robot sera utilisé. Pour explorer les déserts, par exemple, ils vont créer un robot biomimétique semblable à un scorpion ou à une fourmi. Le livre intitulé Neurotechnology for Biomimetic Robots nous fait part de l’information suivante à ce sujet :

Les robots biomimétiques diffèrent des robots traditionnels dans le sens où ils sont plus agiles, meilleur marché et capables de réagir dans un environnement réel. L’ingénierie nécessaire à l’élaboration de ces robots exige une compréhension des systèmes biologiques sur lesquels ils se basent, à un niveau à la fois biomécanique et physiologique.

… L’objectif ultime est de développer un robot autonome, capable de se diriger et de réagir dans un environnement à l’aide de réponses sensorielles et sans intervention d’opérateur humain.103

Ce qui a poussé les scientifiques à imiter les créatures vivantes était la perfection de leur structure. L’ingénieur Hans. J. Schneebeli, créateur du système de robotique connu sous le nom de « Karlsruhe Hand », a déclaré que plus il travaillait sur les mains mécaniques, plus il admirait la main humaine. Il a avoué qu’il faudrait encore beaucoup de temps pour que les scientifiques réussissent à reproduire les plus petites tâches effectuées par une main humaine.104

Au cours de certains projets, les scientifiques qui travaillent dans des domaines aussi différents que l’informatique, la mécanique, l’électronique, les mathématiques, la physique, la chimie et la biologie ont rassemblé leur connaissance pour imiter juste une seule des caractéristiques d’une créature vivante. Cependant les partisans de l’évolution continuent de prétendre que ces structures complexes et fascinantes seraient apparues spontanément et de leur propre gré.

La robotique imite les serpents pour résoudre les problèmes d’équilibre

Selon les spécialistes en robotique, l’un des problèmes majeurs rencontrés est de maintenir l’équilibre. Même les robots équipés des dernières innovations technologiques peuvent perdre l’équilibre en marchant. Un enfant de trois ans réussit à retrouver son équilibre sans aucun problème, mais les robots, qui ne possèdent pas cette faculté, sont par conséquent peu mobiles et peu utiles. Citons en exemple l’un des robots conçus par la NASA pour effectuer des missions sur Mars et qui n’a pas pu être utilisé pour cette raison. Suite à cela, les experts en robotique ont abandonné toute tentative de réaliser un mécanisme de contrôle de l’équilibre et se sont mis à observer une créature qui ne perd jamais l’équilibre, le serpent.

Contrairement aux autres vertébrés, les serpents de lac possèdent une colonne vertébrale et des membres rigides afin de pouvoir pénétrer à l’intérieur des crevasses et des anfractuosités. Ils peuvent étirer ou contracter leurs corps, s’accrocher aux branches et glisser sur les rochers. Ces caractéristiques spécifiques des serpents ont inspiré la création d’un nouveau prototype de robot développé par le Ames Research Center de la NASA et appelé le « Snakebot ». Ce robot fut conçu afin de pouvoir rester constamment en équilibre sans être déstabilisé par les obstacles.105

L’organe de l’équilibre de l’oreille interne étonne les experts en robotique

L’oreille interne assure un rôle fondamental pour notre équilibre en contrôlant tout notre corps à chaque instant et en nous permettant d’effectuer des ajustements aussi précis que ceux d’un funambule.

Ce centre d’équilibre de l’oreille interne, connu sous le nom de vestibule, comporte trois canaux semi-circulaires. Chacun mesure 6,5 mm de diamètre, et dans la partie transversale, l’espace intérieur mesure 4,4 mm. Les trois canaux sont disposés orthogonalement sur trois plans. Un seul canal peut détecter les rotations dans l’un des trois plans orthogonaux. Ainsi, en associant leurs résultats, les trois canaux permettent de repérer les rotations dans n’importe quelle direction de l’espace en trois dimensions.

A l’intérieur de chaque canal se trouve un liquide visqueux. A l’une des extrémités se trouve un bouchon gélatineux (la cupule), qui se tient sur une zone bombée (crête acoustique) recouverte de cellules ciliées. Lorsque nous tournons la tête, marchons ou réalisons un mouvement, le fluide contenu dans ces canaux reste en retrait à cause de l’inertie. Le fluide repousse la cupule, la faisant dévier. Cette déflexion est mesurée par les cellules ciliées de la crête acoustique tandis que les vibrations des cils modifient l’équilibre ionique des cellules qui leur sont reliées, produisant de cette manière des signaux électriques.

Ces signaux produits à partir de l’oreille interne sont transmis par influx nerveux au cervelet situé à l’arrière du cerveau. Ces nerfs transmetteurs qui relient le vestibule au cervelet contiennent environ 20.000 fibres nerveuses.

Le cervelet interprète l’information qui vient du vestibule, mais afin de maintenir l’équilibre, il a besoin d’informations supplémentaires. Par conséquent, le cervelet reçoit en continue des informations provenant des yeux et des muscles du corps ; Il les analyse rapidement et calcule ainsi la position du corps en fonction de la gravité. Puis, à partir de ces calculs instantanés, il informe les muscles à travers les nerfs des mouvements précis à exécuter pour maintenir l’équilibre.

Ces processus extraordinaires se déroulent en moins d’un centième de seconde. Nous sommes capables de marcher, courir, faire du vélo, pratiquer un sport sans même nous rendre compte de tout ce qui se passe. Mais si nous devions mettre par écrit tous les calculs effectués à l’intérieur du corps en un instant, la formule tiendrait sur des milliers de pages.

Notre système d’équilibre si parfait fonctionne au moyen de mécanismes très complexes, tous interconnectés et travaillent ensemble. Il reste encore à la science et à la technologie moderne à découvrir toutes les particularités de ces modes opératoires.

Il est impossible qu’une structure aussi complexe ait pu apparaître par hasard, comme voudraient nous le faire croire les partisans de l’évolution. Chaque concept révèle l’existence d’un créateur conscient. Le principe élaboré de notre gestion de l’équilibre est l’une des preuves de l’existence d’Allah, Qui a crée ce système de manière parfaite grâce à Son infinie sagesse.

Face à une telle réalisation, il convient à l’homme de rendre grâce à Allah, Qui l’a doté d’un tel système.

Un robot scorpion capable de supporter des conditions désertiques difficiles

Aux Etats-Unis, la Défense Advanced Research Projects Agency (DARPA-Agence pour les projets de recherche avancée de défense), une agence du Ministère de la Défense Américain, travaille dans le but de développer un robot scorpion. La raison pour laquelle l’équipe a choisi un scorpion comme modèle est que le robot a pour mission d’opérer dans le désert. Les scorpions ont depuis toujours réussi à survivre aux conditions difficiles des zones désertiques. Mais l’autre raison d’avoir choisi un scorpion est que ce dernier est capable de se mouvoir facilement sur des terrains accidentés et que ses réflexes sont beaucoup plus simples que ceux des mammifères – et peuvent ainsi être imités plus facilement.

Avant de développer leur robot, les chercheurs ont passé beaucoup de temps à observer les mouvements d’un scorpion en utilisant des caméras et en analysant les informations vidéo obtenues.107 Ils ont ensuite commencé leur projet en imitant l’agencement et la coordination des pattes du scorpion.

L’objectif de l’équipe est d’obtenir un robot scorpion de 50 cm capable d’atteindre une cible située à 40 Km dans le désert et revenir à son point de départ de façon totalement autonome et sans recevoir d’ordre.108

Conçu par Frank Kirchner et Alan Rudolph de l’Université de Northeastern à Boston, ce robot ne sait pas réfléchir sur des problèmes complexes. Face à une difficulté il utilise ses réflexes. Ce qui lui permet d’éviter tout obstacle rencontré sur son parcours – comme un rocher par exemple. Le robot est muni de deux capteurs ultrasons à l’avant. Dans le cas où il rencontrerait un obstacle qui mesure plus de la moitié de sa taille, le robot tentera de le contourner. Si le capteur situé sur le côté gauche identifie un obstacle, le robot se dirigera à droite. On peut demander au robot de se diriger dans une région particulière, et grâce à la caméra située dans sa queue, de transmettre les images au camp de base.

L’armée américaine fut très impressionnée par les essais effectués en Arizona. Elle espère que les capacités du robot à trouver son chemin vers une cible puissent être utiles lors des combats menés dans des villes où les champs de bataille sont particulièrement encombrés.109

 

Le robot qui identifie les courants marins comme le homard

Même les plongeurs les mieux équipés ont des difficultés à se mouvoir à travers les eaux turbulentes et obscures, et rompent parfois sur des fonds marins rugueux, sableux et recouverts d’algues. Les homards peuvent le faire très facilement. Mais jusqu’à présent, aucun robot conçu pour être utilisé en milieu marin n’est parvenu à un résultat satisfaisant.

Joseph Ayers, directeur du centre de science marine de l’Université de Northeastern à Boston, dirige un projet pour pouvoir développer un robot qui imite le homard, il le décrit ainsi: « l’objectif technique du projet est de saisir les avantages des performances de l’animal dans cet environnement spécifique. »110

Ils espèrent pouvoir utiliser ce « robo-lobster » pour détecter et désamorcer les mines. Ayers affirme que le robot sera parfaitement adapté pour ce type de travail :

… La suite d’actions réalisées par un homard à la recherche de nourriture correspond exactement à ce que nous voulions que le robot effectue afin de trouver et de neutraliser les mines enterrées.111

La forme des homards les aide à résister aux courants tumultueux. Ils sont capables de progresser dans la direction voulue et ce, dans les conditions les plus difficiles, même sur des terrains très escarpés. De la même façon, le robot inspiré du homard va utiliser sa queue et ses pinces afin de maintenir son équilibre.

Sur le robot, des micro-capteurs électromécaniques (MEMS) imitent les organes sensoriels du homard. Equipé de capteurs et d’antennes sensibles aux courants, le robot peut adapter ses mouvements en fonction des courants environnants. Un homard utilise ses cils pour déterminer la direction des courants, et les capteurs sensoriels du robot ont été conçus pour réaliser la même fonction.112

La technique du homard pour identifier les parfums

Sous l’eau, les créatures telles que le crabe ou le homard utilisent leur odorat pour trouver de la nourriture ou pour échapper aux prédateurs. Une étude menée par les chercheurs des universités californiennes de Berkeley et de Standford ont révélé comment les homards humaient le monde environnant.

Les homards possèdent un odorat très sensible, dont les caractéristiques vont ouvrir de nouveaux horizons pour les ingénieurs qui tentent d’inventer de nouveaux capteurs olfactifs. Mimi A. R. Koehl, professeur de biologie au collège des lettres et sciences à l’Université de Californie, Berkeley, déclare :

Si vous voulez construire des robots capables d’aller dans des zones dangereuses où vous ne pouvez pas envoyer de plongeurs sous-marins, et si vous souhaitez qu’ils localisent une chose précise grâce à l’odorat, vous devez concevoir un nez ou des antennes olfactives.113

Les homards ainsi que d’autres crustacés sentent en dirigeant leur paire d’antennes vers le point d’origine de l’odeur, afin que les cils chimiquement sensibles situés à l’extrémité des antennes entrent en contact avec les molécules odorantes transportées. La langouste blanche Panulirus argus, qui vit dans les eaux caribéennes possède des antennules de 30 cm de longueur. Sur le côté externe de l’une des extrémités de ses antennules se trouvent des cils semblables à une brosse – une zone particulièrement sensibles aux produits chimiques.

Un groupe de chercheurs dirigé par le professeur Koehl a réalisé un homard mécanique qui fait bouger ses antennules de la même façon. Les tests et observations menées sur ce robot, Rasta Lobsta, furent entrepris afin d’étudier en détail les techniques utilisées par les homards pour sentir.

Lorsque le homard veut sentir quelque chose, il agite ses antennules dans l’eau lors de sa descente afin que les odeurs transportées puissent entrer en contact avec les cils. Sur le retour, il se déplace plus lentement, si bien que l’eau ne peut pas bouger entre les cils et les odeurs ainsi capturées resteront emprisonnées jusqu’à la prochaine descente plus rapide.

Les antennules bougent d’avant en arrière à une vitesse idéale pour que le homard puisse sentir. Des tests ont montré que si les antennules bougeaient plus lentement, l’eau ne remuerait pas entre les cils, ce qui réduirait les capacités olfactives des crustacés. Ainsi, le homard utilise ses antennules afin de différencier les odeurs capturées entre ses cils.

La constitution des muscles des vers pour de nouveaux systèmes mécaniques

La peau qui recouvre le corps cylindrique du vers est composée de fibres qui s’enroulent en une forme hélicoïdale autour et au long du corps – une structure remarquable. La contraction des parois musculaires du corps entraîne une augmentation de la pression interne, ainsi le vers est capable de changer de forme tandis que les fibres de la peau lui permettent de passer d’une forme courte et épaisse à une forme allongée et fine. C’est le principe de déplacement du vers.

Ce système mécanique inégalé est actuellement une source d’inspiration pour les nouveaux projets entrepris par l’Université de Reading, au Centre for Biomimetics. Lors d’une expérience unique, des cylindres d’angles variés furent disposés le long du corps du ver. L’objectif étant de remplir ces cylindres avec un polymère qui absorbe l’eau sous forme de gel. L’eau permet à ce gel de se diluer. De cette façon l’énergie chimique est convertie en énergie mécanique et la pression résultante est maintenue à l’intérieur du sac hélicoïdal. Une fois que les scientifiques parviendront à contrôler le gonflement et la résorption du polymère sous forme de gel, ils espèrent que le système obtenu fonctionnera de la même manière qu’un muscle artificiel.115

Toutes les créatures vivantes que l’homme prend pour modèle et toutes leurs caractéristiques sont des signes d’Allah pour les croyants. Cette vérité s’exprime ainsi dans ce verset :

Et dans votre propre création, et dans ce qu’Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. (Sourate al-Jathya, 4)

Les pattes du gecko ouvrent de nouveaux horizons technologiques

Ces petits lézards sont capables de courir très vite le long des murs et de grimper au plafond très facilement. Jusqu’à très récemment, nous ne comprenions pas comment il était possible qu’un vertébré puisse grimper aux murs comme le héros Spiderman dans la BD. A présent, et après des années de recherches, les scientifiques ont fini par découvrir le secret de cette extraordinaire faculté. Les petits pas du gecko ont permis de faire des découvertes fascinantes ayant des implications considérables, en particulier pour les spécialistes en robotique. Certaines découvertes sont résumées ci-après :

– Les chercheurs californiens pensent que les orteils « collants » du lézard peuvent aider à concevoir un adhésif autonettoyant qui reste sec.116

– Les pattes du gecko produisent un adhésif 600 fois plus efficace que tout adhésif présent sur le marché. Les robots qui s’inspirent du gecko pourraient grimper aux murs des bâtiments en feu pour sauver les personnes encore coincées à l’intérieur. Les adhésifs secs pourraient avoir d’énormes avantages dans les petits appareils tels que les applications médicales et ordinateurs.117

– Leurs pattes agissent comme des ressorts et répondent automatiquement dès qu’elles touchent une surface. C’est une caractéristique adaptée au fonctionnement du robot, qui ne dispose pas de cerveau. Les pattes du gecko sont toujours aussi performantes, quelle que soit l’intensité avec laquelle l’animal les utilise ; elles sont autonettoyantes et elles fonctionnent aussi sous l’eau.

– Un adhésif sec pourrait servir à maintenir en place les parties lisses du corps humains durant les interventions chirurgicales.119

– Un tel adhésif pourrait améliorer l’adhérence des pneus à la route.120

– Les robots qui imitent le gecko pourraient être utilisés pour réparer les fissures dans la coque des navires, des ponts et des terminaux, ainsi que pour l’entretien régulier des satellites.121

– Les robots conçus en s’inspirant des pattes du gecko pourraient être utilisés pour laver les vitres, les sols et les plafonds. Non seulement ils seraient capables de grimper le long de parois verticales, mais également de contourner les obstacles rencontrés sur leur chemin.122


CHAPITRE 10

TECHNOLOGIES DANS LA NATURE

Développer des technologies – méthodes de fabrication utilisées dans une branche industrielle spécifique – n’est pas une tâche facile, car cela nécessite de nombreux éléments. Afin de produire des technologies dans un domaine spécifique, nous devons avant tout posséder l’information nécessaire. Ensuite, les scientifiques et le personnel technique qui est habitué à utiliser cette information doivent être pris en compte. Ce personnel a besoin d’utiliser un matériel approprié. Pour toutes ces raisons, produire de nouvelles technologies se révèle être une tâche difficile. L’histoire de ces techniques avancées que nous évoquons en tant que « technologie » n’est pas longue. Aujourd’hui encore, bien que de nombreux pays profitent de ces technologies, peu d’entre eux les produisent.

Comme les groupes de scientifiques l’ont remarqué, la plupart des outils techniques issus d’investissement, d’information et de recherches trouvent leur source dans la nature.

Phil Gates, un scientifique réputé et auteur du livre Wild Technology, exprime cette idée en ces termes :

La plupart de nos meilleures inventions sont des copies ou ont déjà été utilisées par d’autres créatures vivantes. Nous avons simplement découvert une minuscule portion du nombre invraisemblable d’organismes qui peuplent notre planète. Quelque part parmi ces millions d’organismes vivants encore inconnus de nous, se trouvent les futures inventions qui amélioreront nos vies. Elles peuvent nous aider à fabriquer de nouveaux médicaments, matériaux de construction, méthodes d’éradication des insectes nuisibles et gestion de la pollution.123

Notre environnement depuis le ciel jusqu’à la terre en passant par le fond des océans – regorge d’innombrables merveilles technologiques, chacune étant le produit de la création. Même le plus banal des produits industriels possède un concepteur et un endroit où il a été fabriqué. Ainsi il serait illogique d’affirmer que les créatures vivantes, qui possèdent des systèmes supérieurs aux gigantesques usines dotées de machines à la pointe de la technologie, soient apparues sur terre par hasard, spontanément, ou suite à des conditions naturelles.

Chaque être vivant possède un fonctionnement supérieur et parfait qui est déjà complet dès sa conception, parce qu’Allah est Celui Qui l’a crée de manière absolument parfaite.

Dans ce chapitre nous examinerons certaines merveilles de la création et nous les comparerons aux technologies d’aujourd’hui. Nous devrions envisager ces exemples comme des nourritures de l’esprit, comme Allah nous l’indique dans le Coran :

Un enseignement et un rappel pour chaque être pénitent. (Sourate Qaf, 8)

Les capteurs lumineux des plantes

Certaines espèces de plantes sont particulièrement sensibles aux changements d’intensité lumineuse. Lorsque la nuit tombe, elles referment leurs pétales. D’après les scientifiques, certaines plantes à fleurs font ainsi par temps nuageux afin de protéger leur pollen de la rosée et de la pluie. En tant qu’humains nous utilisons également des capteurs qui détectent les changements d’intensité lumineuse dans les lampes qu’on allume le soir et qu’on éteint le jour.124

L’eider et son système d’isolation

Notre corps produit de l’énergie en digérant la nourriture que nous ingérons durant la journée. La meilleure façon d’empêcher la perte de cette chaleur est de la garder le plus longtemps possible à l’intérieur du corps. C’est pourquoi nous portons différentes couches de vêtements, en fonction du temps qu’il fait. L’air chaud piégé entre les couches de vêtements ne peut pas atteindre l’extérieur. Eviter la perte d’énergie de cette façon est appelé isolation.

L’eider utilise exactement la même méthode. Comme beaucoup d’oiseaux, ses plumes lui permettent de voler et de le maintenir au chaud. Il utilise son buste doux et duveteux pour construire son nid. Ce qui permet de protéger les œufs et les oisillons sans plumes de l’air frais. Les plumes de l’eider qui retiennent l’air chaud sont l’exemple de la meilleure méthode d’isolation naturelle.125

Les alpinistes d’aujourd’hui maintiennent leur corps au chaud en portant des vêtements spécialement conçus avec des plumes qui retiennent la chaleur de manière efficace, comme les plumes de l’eider.

La technologie de la fibre optique chez les créatures vivantes

Les fibres optiques sont des verres transparents capables de transmettre la lumière. Puisque ces dernières peuvent se tordre facilement, elles peuvent « absorber » la lumière à partir des endroits les plus inaccessibles. Les câbles en fibres optiques ont également l’avantage de pouvoir transporter des messages codés plus efficacement que tout autre type de câble.

La fourrure de l’ours polaire est très similaire à une fibre optique et transporte les rayons du faible soleil polaire directement vers le corps de l’animal. Etant donné que la fourrure utilise ce système de fibres optiques, les rayons du soleil entrent directement en contact avec la peau de l’ours. Les facultés de transmission de la lumière de sa fourrure sont si extraordinaires et ce, malgré le climat rigoureux, que la peau de l’animal se tanne, elle prend des coups de soleil. La lumière, une fois convertie en chaleur et absorbée, aide le corps de l’animal à rester chaud. Grâce à la caractéristique singulière de sa fourrure, l’ours est capable de maintenir son corps au chaud même dans des conditions polaires particulièrement rudes.126

La fourrure de l’ours polaire n’est pas l’unique faculté dont on peut apprendre. Les ours polaires peuvent également passer 6 mois à hiberner, en mettant leur système d’excrétion en veille et sans souffrir d’accumulations toxiques dans leur sang. Découvrir leur moyen de procéder nous aidera dans la lutte contre le diabète.127

Les oiseaux de l’arctique qui utilisent les convertisseurs de chaleur

Dans les climats les plus froids, les oiseaux ont généralement leurs pattes dans l’eau froide ou sur la glace. Pourtant celles-ci ne gèlent jamais. Chacun de ces oiseaux est muni d’un système qui réduit au minimum la perte de chaleur. Chez ces oiseaux, le sang réchauffé et le sang refroidi circulent dans différents vaisseaux sanguins, mais ces vaisseaux se trouvent très proches les uns des autres. De cette façon, le sang chaud qui circule en descendant jusqu’aux extrémités réchauffe le sang froid qui circule en remontant. Ce qui permet également de réduire le choc dû au sang froid qui remonte depuis les pattes à travers le corps. Ce mécanisme de conversion de chaleur, connu sous le nom de contre-courant, est également utilisé par certaines machines.128

Dans ces convertisseurs de chaleur, deux fluides (liquides ou gaz) circulent en des directions opposées dans deux canaux séparés, mais contigus. Si le fluide qui circule dans l’un des canaux est plus chaud que dans le second, la chaleur passe alors du fluide chaud vers le fluide plus froid.

Est-ce que les plantes peuvent utiliser des interrupteurs ?

La plante carnivore Venus attrape-mouche attrape les insectes qui se posent sur son piège actif en enroulant ses poils autour de sa proie. Ces poils agissent comme de véritables interrupteurs. Dès l’instant où quelque chose les touche, ils envoient un signal électrique qui change l’équilibre aqueux des cellules de la plante et fait sortir l’eau des cellules qui se dirige alors le long des feuilles situées au milieu de la tige, ce qui referme instantanément le piège.129

Les interrupteurs qui commandent le flux de courant dans les circuits électriques opèrent de la même manière. Lorsque l’interrupteur est éteint, le courant électrique ne peut pas circuler. Dès que quelqu’un l’allume, le circuit est fermé et le courant électrique commence de nouveau à circuler le long des fils. De la même manière, les animaux et les plantes utilisent de nombreux interrupteurs biologiques pour démarrer ou arrêter le flux de signaux électriques.130

Le circuit de la Venus attrape-mouche fonctionne avec deux interrupteurs électriques connectés en série. Deux poils doivent être stimulés pour que le piège se referme.131 Cette précaution évite des fermetures intempestives qui pourraient provenir des gouttes de pluie.

Il est évident que cette plante carnivore n’a aucune notion des courants ou des interrupteurs électriques. Elle n’a pas non plus été formée pour apprendre leur fonctionnement. Alors comment arrive-t-elle à savoir s’en servir, ce que même les êtres humains ne parviennent à faire qu’en lisant des instructions spécifiques, et comment est-elle capable de les utiliser avec une telle précision ? Allah, le Grand Souverain, enseigne aux plantes ce qu’il faut faire. La Venus attrape-mouche agit d’après Son vouloir.

Si les cellules nerveuses manquaient d’isolation

Les fibres nerveuses peuvent transporter des messages depuis le cerveau jusqu’aux muscles et vers d’autres organes, et vice versa. Ces fibres sont recouvertes d’une substance lipidique appelée myéline qui agit comme un isolant plastique autour d’un câble électrique. S’il elle n’existait pas, les signaux électriques s’échapperaient dans les tissus environnants, déformant ainsi le message ou endommageant le corps.132

Les câbles électriques sont conçus pour protéger les gens qui les manipulent et pour éviter la perte d’énergie due aux fuites d’électricité. Des matières plastiques résistantes et durables sont utilisées à cet effet.

La technique d’aération des chiens de prairie

De nombreux animaux construisent des abris sousterrains qui exigent des équipements spécifiques afin de les protéger des prédateurs.

Dans de tels abris, les tunnels doivent se situer à une distance précise de la surface parallèlement au sol, sinon ils risquent d’être inondés. Si les tunnels sont creusés selon un angle trop important, l’abri risque de s’effondrer. Un autre problème est de pourvoir aux besoins en air et en ventilation.

Les chiens de prairie sont des animaux qui vivent en larges groupes dans des terriers qu’ils construisent. Quand leur population augmente, ils creusent de nouveaux terriers en les reliant les uns aux autres via des tunnels. L’espace occupé par un tel réseau complexe peut parfois atteindre la taille d’une petite ville, il est donc indispensable de mettre en place un système d’aération adéquat. C’est la raison pour laquelle les chiens de prairie construisent à la surface des tours sur lesquelles débouchent les tunnels ; ces tours étant semblables à des volcans qui laissent passer l’air à l’intérieur du réseau sous-terrain.

L’air circule des zones de haute pression vers les zones de basse pression. Certaines tours construites par les chiens de prairie sont plus hautes que d’autres. La différence de hauteurs entraîne des différences de pression de l’air à l’entrée des tunnels. De cette façon, l’air entre dans les tours entourées d’une zone de basse pression et ressort à travers celles entourées d’une zone de haute pression. L’air qui circule dans les tunnels passe à travers tous les nids, établissant ainsi un système de circulation d’air idéal.133

Pour construire un système d’aération comme celui utilisé par les chiens de prairie, des connaissances en construction de tunnels et de pression de l’air sont essentielles. Toutes ces informations nécessitent une conscience, et toutes ces activités indiquent la présence de raison et de jugement. Ainsi, nous devons nous demander d’où provient une telle intelligence chez les chiens de prairie, puisque ces derniers ne sont pas dotés de cette capacité – et contrairement à ce que prônent les partisans de l’évolution, cette spécificité n’est pas non plus apparue par hasard.

Allah, Qui offre de nombreux exemples naturels afin que l’homme puisse s’en inspirer, a créé les chiens de prairie, ainsi que toutes les autres créatures vivantes sur terre. Toute personne douée de raison a besoin de penser, d’écouter sa conscience et de se tourner vers Allah à chaque fois qu’elle rencontre un exemple de beauté, parce qu’Allah, Seigneur de la justice infinie, pardonne toujours. Dans le Coran, Allah annonce des bonnes nouvelles aux serviteurs qui croient en Lui :

Votre Seigneur connaît mieux ce qu’il y a dans vos âmes. Si vous êtes bons ; Il est certes pardonneur pour ceux qui Lui reviennent se repentant. (Sourate al-Isra, 25)

Les guêpes et l’industrie du papier

Il faut toute une série de processus chimiques pour transformer les bûches de bois en pâte à papier puis en papier. Cependant, les véritables inventeurs naturels du papier sont les guêpes.

Pour construire leur nid, les guêpes utilisent du papier qu’elles fabriquent en mélangeant leur salive avec des copeaux de bois mâchés. Nos fabricants de meubles produisent du carton de la même manière, en utilisant de la colle au lieu de la salive.134

Chaque guêpe ressemble à un fabricant de papier particulièrement efficace. Cependant, ce que les gigantesques complexes industriels produisent, les guêpes sont capables de le fabriquer avec leur corps minuscule. L’industrie du papier a encore beaucoup à apprendre des guêpes !

Un bras mécanique inspiré de la trompe des éléphants

Les scientifiques qui ont essayé de concevoir un bras mécanique furent confrontés au problème de la liberté de mouvement. Pour qu’un bras articulé puisse servir dans toute circonstance, il doit être capable de réaliser tous les mouvements exigés lors d’une tâche précise. Dans la nature, Allah a créé tous les êtres vivants avec la faculté de pouvoir bouger leurs membres afin qu’ils puissent satisfaire leurs besoins. Une trompe d’éléphant, composée de 50.000 muscles135 en est un exemple frappant.

L’éléphant est capable de bouger sa trompe dans la direction souhaitée et peut réaliser des tâches qui exigent une grande sensibilité et dextérité.

Un bras articulé construit à l’Université de Rice aux Etats-Unis révéla de façon évidente que la trompe de l’éléphant avait une structure exceptionnelle. Il n’y a pas de squelette dans la trompe, ce qui lui permet d’être extrêmement flexible et légère. Le bras articulé, au contraire, possède une colonne. La trompe de l’éléphant possède une amplitude de mouvement qui lui permet de bouger dans toutes les directions, tandis que le bras articulé est limité à une amplitude de 32 degrés. 136

Cela montre tout simplement la structure singulière de la trompe de l’éléphant, et révèle une fois encore la perfection des créations réalisées par Allah.

 

Conclusion

Les scientifiques sont étonnés par les extraordinaires systèmes qu’ils découvrent dans la nature – ils expriment leur étonnement en les reproduisant afin de créer de nouvelles technologies au service de l’humanité. Ils se sont rendus compte que ces systèmes parfaits et ces techniques extraordinaires utilisés dans la nature étaient amplement supérieurs à leurs connaissances et à leurs capacités et que ceux-ci offraient des solutions incomparables à leurs problèmes. Par conséquent, ils s’inspirent à présent des créations naturelles dans de nombreux domaines et après des années de travail ils réussissent enfin à trouver des solutions. Ils parviennent même à résoudre leurs problèmes en un temps record. En outre, en imitant la nature les scientifiques économisent beaucoup de temps et d’efforts et utilisent des matériaux bien plus efficaces.

En convenant que les créations naturelles sont dotées de qualités supérieures, les partisans ne peuvent qu’admettre leur échec. Leurs affirmations non-scientifiques selon lesquelles les créatures vivantes se seraient développées progressivement depuis une forme simple vers une forme plus complexe, et que les êtres vivants seraient venus sur terre de façon spontanée se sont révélées fausses. Ils doivent également admettre que les créations exceptionnelles qui les fascinent autant – le savoir et la raison qu’ils admirent tant – ne sont pas apparues par hasard, mais grâce à notre Créateur tout puissant.

C’est Allah, Seigneur de tous les mondes, Qui crée les systèmes parfaits et inégalés de tous les êtres vivantes, Lui Qui crée toute chose de manière aussi parfaite. Ceux qui refusent d’accepter cette idée souffriront d’une tristesse immense le jour de leur jugement. Dans le Coran, Allah décrit comment de telles personnes perdent leur temps sur cette terre. Le Coran décrit la nature splendide, œuvre de notre Seigneur en ces termes :

Lui, Qui a crée les sept paradis. Tu ne trouveras aucun défaut dans la création de Celui Qui pardonne toujours. Observe à nouveau – vois-tu quelque chose qui manque ? Observe encore et encore. Ta vision t’offrira des images spectaculaires et magnifiques ! (Sourate al-Mulk, 3-4)


NOTES

1- Nanotechnologie signifie construire quelque chose en manipulant la position d’éléments dont la taille varie entre 0,1 et 100 nanomètres (nm) – plus ou moins la différence de taille entre les atomes et les molécules.

2- Biomimicry, Innovation Inspired By Nature, de Janine M. Benyus, William Morrow and Company Inc., New York, 1998; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

3 “Biomimicry” Buckminster Fuller Institute ; http://www.bfi.org/Trimtab/spring01/biomimicry.htm

4 High Country News, de Michelle Nijhuis, Juillet 2006, 1998, vol. 30, no : 13 ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

5 “Life’s lessons in design”, de Philip Ball, Nature, 18 janvier 2001

6 Une conversation avec Janiine Benyus “Biomimicry Explained” http://www.biomimicry.org/faq.html

7 http://www.watchtower.org/library/g /2000/1/22/article_02.htm

8 http://www.rdg.ac.uk/biomimetics/ projects.htm

9 Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Août 1994, p. 43

10 “Life’s lessons in design” de Philip Ball, Nature, 409, 413-416 (2001)

11 “Biomimicry : Secrets Hiding in Plain Sight” NBL 6.22, 17 novembre 1997 ; http://www.natlogic.com/resorces/nbl/v06/n22.html

12 Biomimicry: Innovation Inspired By Nature, de Janine M. Benyus, William Morrow and Company Inc., New York, 1998 ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

13 “Biomimicry: Genius that Surrounds Us” de Ed Hunt, Tidepool Editor ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

14 “Biomimetics : Creating Materials From Nature’s Blueprints” de Robin Eisner, The Scientist, 8 juillet 1991 ; http://www.the-scientist.com/yr1991/july/research_910708.html

15 “Engineers Ask Nature for Design Advice” de Jim Robbins, New York Times, 11 décembre 2001

16 “Business and Nature in Productive, Efficient Harmony” de David Perlman, San Francisco Chronicle, 30 novembre 1997, p. 5 ; http://www.biomimicry.org/reviews_text.html

17 “Malzeme Biliminin Onderlerinden”, Ilhan Aksay, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Février 2002, p. 92

18 “Mimicking Nature” de Billy Goodman, Princeton Weekly, 28 janvier 1998 ; htp://www.princeton.edu/~cml/html/publicity/PAW19980128/0128feat.htm

19 “Malzeme Biliminin Onderlerinden” (A leading figure in material science) de Ilhan Aksay, Bilim ve Teknik (Science and Technology Magazine), TUBITAK Publishings, février 2002, p. 93

20 Ibid.

21 “Tricks of Nature” de Julian Vincent, New Scientist, 17 août 1996, vol. 151, no : 2043, p. 38

22 “Malzeme Biliminin Onderlerinden”, Ilhan Aksay, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Février 2002, p. 93

23 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

24 Ibid.

25 Biomimicry de Benyus, pp. 99-100

26 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

27 “Tricks of Nature” de Julian Vincent, New Scientist, 17 août 1996, vol. 151, no : 2043, p. 38

28 Ibid., p. 39

29 http://www.rdg.ac.uk/AcaDepts/cb/97hepworth.html

30 “Tricks of Nature” de Julian Vincent, New Scientist, 17 août 1996, vol. 151, no : 2043, p. 39

31 Ibid., p. 40

32 “The Structure and Properties of Spider Silk” de J. M. Gosline, M. E. DeMont & M. W. Denny, Endeavour, vol. 10, Edition 1, 1986, p. 42

33 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

34 “Spider (arthropod)” Encarta Online Encyclopedia 2005

35 “Spider silk as rubber” de J. M. Gosline, M. W. Denny & M. E. DeMont, Nature, vol. 309, no : 5968, pp. 551-552 ; http://iago.stfx.ca/people/edemont/abstracts/spider.html

36 “How Spiders Make Their Silk”, Discover, vol. 19, no : 10 octobre 1998

37 “A Devonian Spinneret : Early Evidence of Spiders and Silk Use” de Shear, W. A. , J. M. Palmer, Science, vol. 246, pp. 479-481 ; http://faculty.washington.edu/yagerp/silkprojecthome.html

38 Kalitim ve Evrim de Ali Demirsoy, Meteksan Publishing Co., Ankara, 1984, p. 80

39 Pour plus d’informations veuillez vous référer à La conception divine dans la nature, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/conceptiondivine/conceptiondivine_nature.php

40 “Engineers Ask Nature for Design Advice” de Jim Robbins, New York Times, 11 décembre 2001

41 “Engineers Ask Nature for Design Advice” de Jim Robbins, New York Times, 11 décembre 2001

42 “Making Crops Cry For Help” de John Whitfield, Nature, 12 avril 2001, p. 736-737

43 Ibid.

44 Ibid.

45 “Soaking Up Rays” de Peter Weiss, Science News, 4 août 2001

46 Ibid.

47 “Learning From Designs in Nature”, Life A product of Design ; http://www.watchtower.org/library/g/2000/1/22/article_02.htm

48 “Synchronised Swimming” de Stuart Blackman, BBC Wildlife, Février 1998, p. 57

49 Waikiki Aquarium Education Department, Décembre 1998 ; http://waquarium.mic.hawaii.edu/MLP/root/html/MarineLife/Invertebrates/Molluscs/Nautilus.html

50 “The Designing Times” vol. 1, no : 8 mars 2000 ; http://www.godandscience.org/evolution/design.html

51 “Astounding Bat Mobility” de Philip Ball, Nature, 2 février 2001

52 Ibid.

53 Pour plus d’informations veuillez vous référer à La conception divine dans la nature, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/conceptiondivine/conceptiondivine_nature.php

54 Wild Technology, de Phil Gates, p. 52

55 “Le surdoué du grand bleu” de Betty Mamane, Science et vie Junior, Août 1998, pp. 79-84

56 Sonar signifie “Sound Navigation and Ranging.’’- Appareil de détection sous-marine par ondes sonores

57 “Yale Sonar Robot Modeled After Bat and Dolphin Echolocation Behavior” Yale University – Office of Public Affairs ; http://www.robotbooks.com/sonar-robots.htm

58 “Biomimicry” Buckminster Fuller Institute ; http://www.bfi.org/Trimtab/spring01/biomimicry.htm

59 New Scientist, 14 octobre 2000, p. 20

60 “Kirlilige Balık Dedektoru”, Science, traduction par Mustafa Ozturk, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Février 1991, p. 43

61 “Kusursuz Ucus Makineleri”, Reader’s Digest, traduction par Ruhsar Kansu, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, no. 136, Mars 1979, p. 21

62 “Biomimicry” Your Planet Earth ; http://www.yourplanetearth.org/terms/details.php3?term=Biomimicry

63 Pour plus d’informations veuillez vous référer à Réfutation du Darwinism de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/evolution/refutation_du_darwinisme/refutation_01.php

64 “Biyonik, Dogayı Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr.Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, pp. 19-20

65 “Yakıtsız Ucus” de Necmi Kara, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings ; http://www.biltek.tubitak.gov.tr/dergi/98/ocak/yakitsiz.html

66 “Biyonik, Dogayı Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr.Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, p. 19

67 “Solving the Mystery of Insect Flight” de Michael Dickinson, Scientific American, Juin 2001

68 Ibid.

69 Ibid.

70 « Hydrodynamics makes a splash » de Hideki Takagi, Ross Sanders, Physics World, Septembre 2000

71 “Heat-seeking vipers may help with U. S. defense, UT Austin researcher finds” On Campus, vol. 28, no : 8, 27 juin 2001 ; http://www.utexas.edu/admin/opa/oncampus/01oc_issues/oc010627/oc_vipers.html

72 Ibid.

73 Ibid.

74 International Wildlife, Septembre-Octobre 1992, p. 34

75 « Clothes That Change Color » de Ann Marie Cunningham, ScienCentral.Inc., http://www.sciencentral.com

76 “Light-reflection strategies” de Parker, A.R, American Scientist (1999a) 87 (3), 248-255; http://www.rdg.ac. uk/Biomim/00parker.htm

77 “Water capture by a desert beetle” de Parker, A. R., Nature 414, 2001, pp. 33-34

78 Ibid.

79 “Fatal Flasher” de Stuart Blackman, BBC Wildlife, Avril 1998, vol. 16, no. 4, p. 60

80 http://www.milliyet.com.tr/2001/07/31/yasam/yas07.html

81 « Learning From Nature – A Flight of Wild Birds and Railways » de Eiji Nakatsu, http://www.wbsj.org/birdwatching/contribution/97_910e.html

82 Ibid.

83 “Biomimicry”, Buckminster Fuller Institute ; http://www.bfi.org/Trimtab/spring01/biomimicry.htm

84 « Butterflies Show Path to Cooler Chips » de Ilan Greenberg, Wired News, http://wired-vig.wired.com/news/technology/0,1282,10163,00.html

85 “New standard set for scientific visualizations”, Sandia National Laboratories, News Releases, 12 juillet 2001 ; http://www.sandia.gov/media/NewsRel/NR2001/vizcor.htm

86 “The Beat Goes On” de Robert Kunzig, Discover, Janvier 2000

87 Ibid.

88 Ibid.

89 Ibid.

90 “The Internet strikes back” New Scientist, 24 mai 1997

91 Wild Technology de Phil Gates, p. 54

92 Eye Brain and Vision de David H. Hubbel, Scientific American Library, 1988, p. 34

93 “Think Like A Bee” de Jim Giles, Nature, 29 mars 2001, pp. 510-512

94 Ibid.

95 “SWAT’z new?—fly that’s setting the hearing world abuzz”, NIDCD, 13 février 2003 ; http://www.nidcd.nih.gov/health/education/news/swatz.asp

96 “Acoustics: In a Fly’s Ear” de Peter M. Narins, Nature 410, 2001, pp. 644-645

97 “Biyonik, Dogayı Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr. Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, p. 21

98 Smithsonian National Zoological Park ; http://www.fonz.org/zoogoer/zg1999/28(4)biomimetics.htm

99 The Private Life Of Plants de David Attenborough, Princeton University Press, 1995, p. 291

100 Smithsonian National Zoological Park ; http://www.fonz.org/zoogoer/zg1999/28(4)biomimetics.htm

101 “Biyonik, Dogayi Kopya Etmektir”, Science et Vie, traduction par Dr. Hanaslı Gur, Bilim ve Teknik, TUBITAK Publishings, Juillet 1985, p. 21

102 “Good vibrations” de Erica Klarreich, Nature Science Update, 3 avril 2001

103 “Neurotechnology for Biomimetic Robots” de Joseph Ayers, Joel L. Davis and Alan Rudolph, http://mitpress.mit.edu/catalog/item/default.asp?sid=059CE164-6183-4410-8320-D5828734B95A&ttype=2&tid=8812

104 Pour plus d’informations veuillez vous référer à Pour les gens doues d’intelligence, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/intelligence/terre01.php

105 “How Snakebots will Work” de Kevin Bonsor, Howstuffworks ; http://www.howstuffworks.com/snakebot.htm

106 « Walk like a scorpion » de Duncan Graham-Rowe, NewScientist ; 21 avril 2001

107 “Biological Analysis” AIS Approach ; http://ais.gmd.de/BAR/SCORPION/biology.htm

108 Ibid.

109 « Walk like a scorpion » de Duncan Graham-Rowe, NewScientist ; 21 avril 2001

110 “Robots mimic living creatures” de Yvonne Carts-Powell, OE Reports; http://www.spie.org/web/oer/september/sep00/cover1.html

111 Ibid.

112 Ibid.

113 “Lobster sniffing: how lobsters’ hairy noses capture smells from the sea” de Robert Sanders, UC Berkeley Campus News, 30 novembre 2001 ; http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2001/11/30_lobst.html

114 Ibid.

115 Projects at the Centre for Biomimetics ; http://www.rdg.ac.uk/Biomim/projects.htm

116 BBC News Online, 7 juin 2000 ; http://news.bbc.co.uk/low/english/sci/tech/newsid_781000/781611.htm

117 World Wealth International, vol. 1, no : 1 février 2001 ; http://www.worldwealth.net/samplemag/ArticleGeckoPrint.html

118 « Robo-Geckos » de Fenella Saunders, Discover, Septembre 2000, vol. 21, no : 9

119 Ibid.

120 Ibid.

121 Ibid.

122 Ibid.

123 Wild Technology, de Phil Gates, p. 5

124 Ibid., p. 55

125 Ibid., p. 64

126 Ibid., p. 67

127 “Biomimicry” Your Planet Earth ; http://www.yourplanetearth.org/terms/details.php3?term=Biomimicry

128 Wild Technology, de Phil Gates, p. 65

129 Pour plus d’informations veuillez vous référer à Pour les gens doues d’intelligence, de Harun Yahya. http://www.harunyahya.fr/livres/science/intelligence/terre01.php

130 Wild Technology, de Phil Gates, p. 66

131 http://www.bitkidunyasi.net/ilgincbitkiler/ilgincbitkiler1.html

132 Wild Technology, de Phil Gates, p. 67

133 Animal Inventors, National Geographic Channel (Turkey), 25 novembre 2001

134 Wild Technology, de Phil Gates, p. 16

135 Climbing Mount Improbable de Richard Dawkins, W. W. Norton & Company, Septembre 1996, p. 92

136 “The Elephant’s Trunk Robotic Arm” ; http://ece.clemson.edu/crb/labs/biomimetic/elephant.htm

 SOURCE :  http://harunyahya.fr/

 

 

 

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