Confessions d’un espion britannique et l’hostilité britannique contre l’islam – Partie 04 –

ALBION VIII

Partie 4

MON GRAIN DE SEL :

Dans cette quatrième partie, nous verrons la perfidie britannique en pleine action.

Pourquoi « perfide » ? Juste un petit coup d’œil.

Selon Wikipedia:

Dans un de ses sens, « perfide » signifie « qui ne respecte pas sa foi, sa parole ». Autrement dit, une personne ou une entité à laquelle on ne peut pas faire confiance. Mais si l’on remonte au très dévot catholique Bossuet, c’est toutefois à un contexte religieux qu’il faut se référer : « L’Angleterre, ah, la perfide Angleterre, que le rempart de ses mers rendait inaccessible aux Romains, la foi du Sauveur y est abordée. » L’expression a une connotation religieuse que l’on peut rapprocher d’une autre expression qui a fait florès : le « Juif perfide ». Parlant de personne, « perfide » a d’abord le sens de « sans foi, incrédule ».

De fait, le terme « perfide » fait déjà partie de la rhétorique politique au XVIIe siècle. Ainsi Madame de Sévigné : « Le roi et la reine d’Angleterre sont bien mieux à Saint-Germain que dans leur perfide royaume. »

L’expression refait son apparition à chaque fois qu’une situation de concurrence ou de tension entre la France et le Royaume-Uni se présente.

Comme décrit ci-dessus, les sujets de sa majesté excelles  dans cette pratique. Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Et celui qui fait confiance à un « Rosbeef », le fera à ses propres dépends.

Publié par  :  KAM

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Quand je suis arrivé à Basra, je me suis établis dans une mosquée. L’imam de la mosquée était sunnite d’origine arabe nommé Shaykh Omarar Taaee. Quand je l’ai rencontré, j’ai commencé à parler avec lui. Mais il m’avait suspecté dès le début, et m’avait soumis à une série de questions. Et j’avais réussi à surmonter cette discussion dangereuse, comme ce qui suit: « Je suis de la région turque d’Igdir. J’étais un disciple d’Ahmad Efendi d’Istanbul. J’ai travaillé chez un menuisier nommé Khaalid ». Je lui ai

donné quelques informations sur la Turquie, que j’avais acquis lors de mon séjour là-bas.

Aussi, je lui ai parlé quelques phrases en turc. L’imam, d’un signe de l’oeil à quelqu’un qui était présent lui demande si je parlais correctement turc. La réponse fut positive. Ayant convaincu l’imam, j’étais très content. Mais j’avais tort. Quelques jours plu tard, j’ai remarqué à mon mécontentement que l’imam me suspectait d’être un espion turc. Plu tard, j’ai découvert qu’il y avait certains différends et de l’hostilité entre lui et le gouverneur nommé par le Sultan Ottoman.

 Ayant été obligé de quitter la mosquée de Chaykh ‘Omar Efendi j’ai loué une chambre dans une auberge pour voyageurs et étrangers et y ai déménagé. Le propriétaire de l’auberge était un idiot nomme Murshid Efendi. Tous les matins il me dérangeait en frappant fort à ma porte pour me réveiller dès que le adhaan pour la prière du matin (soubh) retentissait.

Je devais lui obéir. Donc je me levais e j’accomplissais la prière du matin. Ensuite, il disait:

« Tu devrais lire le Qour’an Al Karim après la prière du matin ». Quand je lui ai dit que ça n’était pas fard (un acte obligatoire en islam) de lire le Qour’an Al Karim et lui ai demandé pourquoi il insistait autant, il m’a répondu: « Dormir pendant ce temps de la journée (durant le temps de la prière du soubh) amènera la pauvreté et l’infortune (le malheur) sur cette auberge et sur ses pensionnaires ». Je devais mettre à exécution ses commandements.

Donc, dès que le adhaan retentissait, j’accomplissais la prière du matin et ensuite je lisais le Qour’an Al Karim pendant une heure.

Un jour Murshid Efendi est venu vers moi et m’a dit: « Depuis que tu as loué cette chambre, les malheurs me sont survenus. Je t’impute cette mauvaise augure. Parce que tu es célibataire. Être célibataire (non marié) présage la mauvaise augure. Tu devrais donc te marier ou bien quitter l’auberge ». Je lui ai répondu que je n’avais pas suffisamment de moyens pour me marier. Je ne pouvais pas lui dire ce que j’avais dit à Ahmad Efendi.

Murshid Efendi était le genre de personne qui m’aurait déshabillé et aurait examiné si ce que je disais était vrai.

 Quand je lui ai dit cela, Murshid Efendi m’a réprimandé en disant: « Quelle faible foi tu as! N’as-tu pas lu la signification des ayaah de Allah ‘Si ils sont pauvres Allah Ta’ala les fera devenir riches’ « . J’étais abasourdi. A la fin, je lui ai dit: « Très bien. Je vais me marier. Mais es-tu prêt à fournir l’argent nécessaire? Ou peux-tu me trouver une femme qui me coûtera peu? »

Après avoir réfléchi un moment, Murshid Efendi me dit: « Je ne m’en occupe pas! Ou tu te maries le début du mois de rajab, ou tu quittes l’auberge ». Il ne restait que 25 jours avant le début du mois de Rajab.

 Soit dit en passant, laissez moi mentionner les mois arabes: muharram, safar, rabi’u l-‘awwal, rabi’ou l-‘akhiir, rajab, sha’baan, ramadanawwaal, zil qi’da, zil hijja. Leurs mois ne sont ni au dessus de 30 jours, et ni moins de 29. Ils sont basés sur des observations lunaires.

 Ayant pris un travail comme assistant de menuisier, j’ai quitté l’auberge de Murshid Efendi. Nous avons conclu un accord sur la base d’une grande marge de manoeuvre, mais mon logement et ma nourriture étaient à la charge de mon employeur. J’avais déplacé mes affaires personnelles dans l’atelier du menuisier, bien avant le mois de rajab. Le menuisier était une personne très virile. Il m’avait traité comme son propre fils. Il était chiite de Khorasan, en Iran, et son prénom était ‘Abdou r-Ridaa. En prenant avantage de sa compagnie, j’ai commencé à apprendre le persan.

Chaque après-midi, les chiites iraniens se rencontraient chez lui et parlaient de divers sujets de la politique, à l’économie. Plus souvent ils parlaient en mal de leur propre gouvernement et aussi du califat à Istanbul. A chaque fois qu’un étranger entrait ils changeaient de sujet et commençaient à parler de leurs affaires personnelles.

Ils me faisaient beaucoup confiance. Cependant, d’après ce que j’ai découvert plus tard, ils pensaient que j’étais un Azerbaïdjanais parce que je parlais turc.

De temps en temps, un jeune homme passait dans l’atelier de notre menuisier. Sa façon de s’habiller était celle d’un étudiant en recherche scientifique, et il comprenait l’arabe, le persan, et le turc. Son nom était Mohammed bin ‘abdou l-Wahhab Najdee. Ce jeune homme était une personne extrêmement grossière et très nerveux. Alors qu’il injuriait beaucoup le gouvernement Ottoman, il ne parlait jamais en mal du gouvernement iranien. La raison qui faisait que lui et le propriétaire de l’atelier ‘Abdou r-Ridaa entretenaient des relations amicales était que tous les deux se présentaient comme hostiles envers le califat à Istanbul. Mais comment était-ce possible que ce jeune homme, qui était sunnite, comprenait le persan et était ami avec ‘Abdou r-Ridaa qui était chiite? Dans cette ville, les sunnites et les chiites prétendaient être amicaux et même fraternels avec les chiites. La plupart des habitants de la ville comprenaient et l’arabe et le persan. Et la plupart des gens comprenaient le turc aussi. 

Mohammed du Najd était un sunnite en apparence. Bien que la plupart des sunnites blâmaient les chiites, en fait ils disent que les chiites sont incrédules, cet homme n’insultait jamais les chiites. Selon Mohammed du Najd, il n’y avait aucune raison pour les sunnites de s’adapter à un des quatre madh-hab, il disait:  » Le livre de Allah ne contient aucune preuve faisant référence à ces madh-hab ». Il ignorait dans un but précis les ayah sur ce sujet et traitait sans considération les hadith shariif.

Concernant le sujet des quatre madh-hab: un siècle après la mort du prophète Mohammed ‘alayhi s-salam, 4 savants ressortaient parmi les musulmans: Abou Hanifah, Ahmad ibnou Hanbal, Maalik ibnou Anas, et Muhammed ibnou idriss ash-shafi’iyy. Certains califes ont forcé les musulmans à adopter l’école de l’un de ces 4 savants. Ils disaient que personne excepté ces 4 savants ne pouvait faire des ijtihad du Qour’an Al karim ou de la Sunna. Ce mouvement a fermé la porte de la connaissance et de la compréhension pour les musulmans. Cette interdiction de l’ijtihad est considérée comme ayant été la raison de l’immobilisation de l’islam.

Les chiites ont exploité ces déclarations erronées pour promulguer leur secte. Le nombre de chiite était moindre de 1/10ième des sunnites. Mais leur nombre maintenant a augmenté et est devenu équivalent avec celui des sunnites. C résultat est naturel. Pour l’ijtihad, il est comme une arme. Cela améliorera le fiqh de l’islam et renouvellera la compréhension du Qour’an A karim et de la sunna. L’interdiction de l’ijtihad, d’autre part, est semblable à une arme pourrie. Cela confinera le madh-hab dans un certain cadre. Et cela signifie fermer les portes de la déduction et de ne pas tenir compte des exigences temporelles (du temps). Si ton arme est pourrie et que ton ennemi est parfait, tu es condamné à être battu par ton ennemi tôt ou tard.

Je pense que les plus intelligents parmi les sunnites ré-ouvriront les portes de l’ijtihad dans le futur. S’ils ne le font pas, ils deviendront la minorité et les chiites recevront la majorité dans peu de siècles.

[Cependant, les imams des 4 madh-hab tiennent le même crédo, la même croyance. Il n’y a pas de différences parmi eux. Leur différence est seulement dans le culte. Et cela, en retour, est une facilité pour les musulmans. Les chiites, d’autre part, se répartissent en 12 sectes, donc ils sont devenus une arme pourrie. Il y a des informations détaillées sur ce sujet dans le livre Milal wa Nihal]

Le jeune arrogant, Mohammed du najd, suivait sa nafs (ses désirs sybaritiques) en ce qui concerne la compréhension du Qour’an et de la sunna. Il ignorait complètement l’avis des savants, non seulement ceux des savants de son époque et des imam des 4 madh-hab, mais aussi ceux des remarquables sahabee comme Abou Bakr et ‘Omar. A chaque fois qu’il tombait sur un verset coranique, duquel il pensait qu’il était contraire aux avis de ces personnes, il disait:  » Le prophète a dit ‘Je vous ai laissé le Qour’an et la sunna’ Il ne disait pas ‘je vous ai laissé le Qour’an, la sunna, les sahaaba, et les imam des madha-hib’ Donc ce qui est obligatoire c’est de suivre le Qour’an et la sunna peu importe à quel point ils peuvent sembler contraires aux avis des madha-hib ou aux exposés des sahaaba et des savants ».

Durant une conversation lors d’un diner ‘Abdou r-Ridaa, la querelle suivante avait pris place entre Mohammed Najd et un invité venant Kum, un savant chiite Shaykh Jawad:

– shaykh jawad disait: « Du moment que tu acceptes que ‘Aliyy était un mujtahid, pourquoi tu ne le suis pas comme les chiites? »

– Mohammed du najd répond: « ‘Aliyy n’est pas différent de ‘Omar ou des autres sahaabi. Ses déclarations ne peuvent pas tenir lieu de document. Seul le Qour’an et la sunna sont des documents authentiques. [La vérité est que les rapports faits par les sahaabi ont valeur de source. Notre prophète nous a commandé de les suivre]

– shaykh jawad a dit: « du moment que notre prophète dit: « Je suis la ville de la science et ‘Aliyy en es la porte » ne devrait-il pas y avoir une différence entre ‘Aliyy et les autres sahaaba? »

– Mohammed du najd a répondu:  » si les enseignements de ‘Aliyy étaient à prendre en compte, le prophète n’aurait-il pas dit ‘j’ai laissé pour vous le Qour’an, la sunna et ‘Aliyy »

– shaykh jawad a dit: « oui on peut supposer qu’il (le prophète) a dit cela. Le hadith dit: « j’ai laissééééé (derrière moi) le livre de Allah et mon ahlou l-bayt » et ‘Aliyy est le meilleur de ‘ahlou l-bayt »

Mohammed du najd nia que le prophète avait dit une telle parole.

Shaykh Jawad persuada Mohammed du Najd avec des preuves convaincantes.

Cependant, Mohammed du Najd objecta et dit: « Tu prétends que le prophète a dit ‘j’ai laissé pour vous le livre de Allah et mon ahlou lbayt’ Alors qu’est devenu la sunna du prophète ? »

Shaykh Jawad lui dit: « La sunna du messager de Allah est l’explication du Qour’an, le messager de Allah a dit ‘ je vous ai laissé le livre de Allah et mon ahlou lbayt’ l’expression ‘livre de Allah’ inclue la sunna, qui est une explication de ce qui précède. »

Mohammed du Najd lui répondit: « Vu que les déclarations de ahlou lbayt sont les explication du Qour’an, pourquoi serait-il nécessaire de l’expliquer par des hadiths? »

Shaykh Jawad répondit: « Quand le prophète est mort, sa umma (les musulmans) ont considéré qu’il devrait y avoir une explication du Qour’an qui satisferait les exigences temporelles. C’est pour cela que le prophète commanda à sa umma de suivre le Qour’an qui est l’original, et son ahlou lbayt qui expliquerait le Qour’an de manière à satisfaire aux exigences temporelles »

J’ai beaucoup aimé cette querelle. Mohammed du Najd était immobile devant shaykh Jawad, semblable au moineau entre les mains du chasseur.

Mohammed du Najd était le genre dont j’étais à la recherche. Pour son mépris envers les savants de son époque, même son dédain pour les 4 califes, pour avoir un point de vue indépendant dans la compréhension du Qour’an et de la sunna, qui étaient ses points les plus vulnérables pour le chasser et l’avoir. Ce jeune vaniteux était si différent de Ahmad

Efendi qui m’a enseigné à Istanbul! Ce savant, comme ses prédécesseurs, faisait penser à une montagne. Aucune force ne pouvait l’ébranler. A chaquefois qu’il mentionnait le nom de Abou hanifah, il se levait partait et faisait ses ablutions . A chaque foi qu’il se préparait à tenir le livre de hadith de Boukhaari, il faisait encore ses ablutions. Les sunnites se fient beaucoup à ce livre.

Mohammed du Najd, d’autre part, dédaignait beaucoup Abou Hanifah. Il disait : »Je sais mieux que ce que Abou hanifah savait ». De plus, selon lui, la moitié du livre de Boukhari était faux.

[Lorsque je traduisais les confessions de Hempher en turc, je me suis souvenu de l’événement qui suit : j’étais enseignement dans une école. Pendant un cours, un de mes étudiants m’a demandé : « Monsieur, si un musulman est tué à la guerre, deviendra-t-il un martyr ? » « oui, il le sera » je lui ai répondu. « Est-ce que le prophète a dit cela ? »  » oui il l’a dit ». « Deviendra-t-il aussi un martyr s’il se noue dans la mer? » « oui » fut ma réponse. « Et dans ce cas il aura plus de thawaab ». Ensuite, il me demanda: « Deviendra-t-il un martyr s’il tombe d’un avion? » « oui, il le deviendra » lui ai je dit. « Notre prophète a-t-il déclaré cela aussi? » « oui, il l’a déclaré ». Sur cela, il a sourit d’un air triomphant et m’a dit: « Monsieur! y avait-il des avions à cette époque? » ma réponse fut la suivante: « Mon garçon! Notre prophète a 99 noms. Chacun de ses noms pose un attribut dont il été doté. L’un de ses noms est Jaami’ul Kalim. Il déclarait beaucoup de faits en un seul mot. Par exemple, il a dit:  » Celui qui tombe d’une hauteur, deviendra martyr ». L’enfant accepta ma réponse avec admiration et reconnaissance. Pareillementt , le Qour’an al Karim et les hadith sharif contiennent plusieurs mots, règles, commandements et interdictions, et chacun d’eux dénotent plusieurs autres sens. Le travail scientifique (des savants) qui porte sur l’exploration de ces sens et d’appliquer les bons sens aux bonnes situations, est appelé Ijtihad. Pouvoir émettre un ijtihad requiert d’avoir une science, une connaissance profonde. C’est pour cette raison, que les Sunnites ont interdit aux gens ignorants de faire des ijtihad. Cela ne veut pas dire que l’on interdit l’ijtihad. Après le 4ième siècle de l’hégire, aucun savant n’a été éduqué aussi hautement afin d’atteindre le degré de moujtahid (un savant aillant appris profondément, suffisamment pour émettre des ijtihad). Par conséquent, personne n’accomplissait  d’ijtihad, qui signifiait en retour, la fermeture des portes de l’ijtihad. Pour la fin du monde, ^Issa (Jésus) ^alayhi s-salam descendra des cieux et le Mahdiyy (le héros musulman attendu) apparaîtra, ces personnes feront des ijtihads.

Notre prophète salla lLahou ^alayhi wa s-salam, a déclaré: « Après moi, les musulmans se diviseront en 73 groupes. Seulement un de ces groupes entrera au paradis. » Quand il lui a été demandé qui sera ce groupe, il a répondu : »Ceux qui se sont adaptés à moi et à mes As haab(compagnons) », dans un autre hadith sharif, il déclara : » Mes as haab sont comme des étoiles célestes. Vous atteindrez la hidaayat si vous les suivez! » dans d’autres termes, il a dit : »Vous atteindrez le chemin qui mène au paradis ». Un juif du Yémen, Abdou lLah bin Saba de son nom, suscita l’hostilité parmi les musulmans contre les as-haab. Ces gens ignorants qui ont cru en ce juif et percèrent l’inimitié contre les as-haab étaient appelés les Shi’ee (les shiites). Et les gens qui ont obéis aux hadith sharifs, ont aimé et suivi les as-haab-i-kiram étaient appelés les Sunnii (les sunnites).]

J’ai établi une amitié très intime avec Muhammad bin Abd-ul-Wahhab du najd. J’ai lancé une campagne d’éloges sur sa personne partout. Un jour je lui ai dit : « Tu es meilleur que ^Oumar et ^Aliyy. Si le prophète était vivant maintenant, Il t’aurait nommé pour être son successeur (khalifa) au lieu d’eux. Je m’attends à ce que l’islam soit renouvelé et amélioré par tes mains. Tu es le seul savant qui répandra l’islam à travers le monde. »

Muhammad the son of Abd-ul-wahhaab et moi avons décidé de faire une nouvelle interprétation du Qour’an; cette nouvelle interprétation consistait à refleter seulement nos points de vue et serait entièrement contraire aux explications faites par les sahaaba, les imaams des madh-habs et par les mufassirs (des savants qui ont appris profondément spécialisés dans l’explication du Qour’an). Nous lisions le Qour’an et parlions de certaines ayah. Mon but, dans cette action, était d’induire en erreur Muhammad du najd. Après tout, il essayait de se présenter comme un révolutionnaire et acceptait par conséquent mes points de vues et idées avec plaisir pour que je puisse lui faire confiance.

Une fois, je lui ai dit : » Le jihad (se battre, lutter pour l’islam) n’est pas fard (obligaoire) » Il protesta : » Pourquoi n’est-ce pas obligatoire malgré le commandemant de Dieu « Faire la guerre contre les mécréants » ? »

Je lui ai dit :  » Alors pourquoi le prophète n’a-t-il pas fait la guerre contre les mounafiq malgré le commandement de Allah, « faites le jihad contre les mécréants et les mounafiq » [D’autre part, il est écrit dans Mawaahibu ladunniyya que 27 jihad ont été réalisés contre les mécréants. Leurs épées sont exposés aux musées d’Istanbul. Les mounafiq prétandaient être des musulmans. Ils accomplissaient le namaaz avec le messager de Allah dans le Masjeed-i- Nabawee durant des jours. Rasoolullah ‘sall-allaahu alaihi wasallam’ les connaissaient. Mais il n’a pas dit « tu es un mounafiq » à aucun d’eux. S’il leur avait fait la guerre et les avait tué, les gens auraient dit  » Muhammad ‘alaihis- salaam’ tue les gens qui croient en lui » Par conséquent il faisait un jihad de parole contre eux. En ce qui concerne le jihad, qui est obligatoire, il est réalisé par le corps ou/et par la propriété et/ou par le discours. La aayat-i-kareema rapportée juste avant commande de faire le jihad contre les mécréants.Elle ne définit pas le type de jihad à faire. Pour le jihad contre les mécréants il doit être réalisé par le fait de battre et le jihad contre les mounafiq doit être réalisé en prêchant et en conseillant. Cette aayat-i-kereema couvre ces types de jihad.]

Il m’a dit : »Le prophète a fait le jihad contre eux par son discours »

J’ai dit :  » Le jihad qui doit être réalisé par le discours, est-il celui qui est commandé (obligatoire) ? »

Il a dit : »Rassoolullah a fait la guerre contre les mécréants »

J’ai dit : « Le prophète a fait la guerre contre les mécréants pour se défendre lui-même. Les mécréants avaient l’intention de le tuer. »

Il inclina la tête de haut en bas.

Une autre fois, je lui ai dit : »Mut’a Nikaah est permise »

Il objecta : »Non, ça ne l’est pas »

J’ai dit : »Allah a déclaré, en retour de ce pour quoi elles vous sont utiles, donnez-leur le mahr dont vous avez décidé pour elle »

Il a dit : » ^Oumar a interdit deux exemple de pratique de mut’a qui existaient à cette époque et a dit qu’il punirait quiconque l’exerçait »

Hempher a dit : « Tu as dit que tu es supérieur à ^Oumar et tu le suis. En plus, ^Oumar a dit qu’il l’interdisait alors que le prophète l’avait permise. Pourquoi tu t’écartes des paroles du prophète et obéis au paroles de ^Oumar? »

Il n’avait pas répondu. Je savais qu’il a été convaincu.

Je pressentais que Muhammad du najd désirait une femme à ce moment. Il était célibataire.

Je lui ai dit:  » Allez, prenons chacun une femme par mut’a nikaah. Nous passerons un bon moment avec elles. » Il accepta par un signe de la tête affirmatif. Cela fut une bonne opportunité pour moi, donc je lui ai promis de lui trouver une femme pour le divertir. Mon but était d’allier la timidité qu’il avait envers les gens. Mais il avait posé comme condition, que cette affaire devait rester un secret entre nous et que la femme ne devait pas connaître son nom. Je suis parti précipitamment chez les chrétienne qui ont été envoyées par le ministère des colonies avec pour mission de séduire les jeunes musulmans d’ici. J’ai expliqué l’affaire à l’une d’elle qui accepta de m’aider, et je lui ai donné le prénom de Safiyyah. J’ai emmené Mouhammad du najd chez elle. Safiyya était seule chez elle. Nous avons fait un mariage d’une durée d’une semaine avec Mouhammad du najd, qui donna à la femme un peu d’or en office de mahr (dot). Ensuite, nous commencions à tromper Mouhammad du najd, Safiyya de l’intérieur et moi de l’extérieur.

Mouhammad du najd était complètement entre les mains de Safiyya, maintenant. De plus, il avait gouté au plaisir de désobéir aux commandemants de la Sharee’a sous le prétexte de la liberté de l’ijtihad et des idées.

Le 3ième jour de la mut’a nikaah j’ai eu une longue dispute avec lui sur le fait que les boissons alcoolisées (interditent par l’islam) n’étaient pas interdites. Bien qu’il rapporta plusieurs ayaah et hadith qui prouvaient que les boissons alcoolisées étaient haraam, je les ai toutes rejeté et j’ai enfin dit : »C’est un fait que les Yezeed and the Umayyad and Abbasid Khaleefas prenaient de l’alcool. Etaient-ils tous des gens scélérats et toi le seul adhérent du droit chemin ? Ils connaissaient sans doute le Qour’an et la sunnah mieux que toi. Ils ont déduit du Qour’an et de la sunna que les boissons alcoolisées étaient makrooh et il dit pas haraam. Aussi, il est écrit dans les livres juif et chrétien que l’alcool est mubaah (permis). Toutes les religions sont des commandements de Allah. En fait, selon un récit, Oumar consommaient des boissons alccolisées jusqu’à la révélation d’une ayaah ». Tu les as toutes abandonnées, n’est-ce pas ? Si cela avait été haraam, le prophète l’aurait châtié. Du moment que le prophète ne l’a pas puni, les boissons alcoolisées sont halaal. »

[La vérité, c’est que ^Oumar ‘radiy-allaahu anh’ avait l’habitude de boire de l’alcool avant qu’elles ne soient interdites. Il n’a jamais bu après que l’interdiction ait été déclarée. Si quelqu’un des califats des Umayyades et des Abassides a pris de l’alcool cela ne montre pas que les boissons alcoolisées sont makrooh. Cela montre qu’ils étaient des pêcheurs, qu’ils ont commis un haraam. En ce qui concerne, la aayat-i-kereema rapportée par l’espion comme d’autres aayat-i-ereemas et hadeeth-i-shereefs, elle montre que les boissons alcoolisées sont haraam. Cela est relaté dans Riyaad-un-naasiheen, L’auteur a dit : » Autrefois, il était permis de boire du vin. ^Oumar, Saad ibn Waqqas, et d’autres sahaabee avaient l’habitude de boire du vins. Plutard la 219 ième ayaah de Souratou l-Baqarah a été révélée et disait que c’était un lourd péché. Quelque temps après, la 42ième ayaah de souratou n-Nissaa’ a été révélée et déclarait  » N’approchez pas la namaaz alors que vous êtes ivres! ». Finalement la 93 ième ayaah de souratou l-ma’idah a été révélée et le vin a été interdit. Cela a été déclaré comme ce qui suit dans les hadith shareef :

L’auteur a dit :  » si quelque chose rendait ivre dans ce cas, elles ont été prises en grande quantité, il est haram d’en consommer même en petite quantité » et « Le vin est le plus grave des pêchés » et « Ne faites pas de votre ami quelqu’un qui boit du vin! N’assistez pas à ses funérailles quand il mourra! N’entretenez pas de relations matrimoniales avec lui! » et  » Boire du vin c’est comme vouer un culte aux idoles » et « Que Allah ta^ala maudisse celui qui boit du vin, en vend, en fabrique, ou en donne« .]

 Muhammad du najd avait dit : »Selon certains récits, ^Oumar buvait des boissons alcoolisées en les mélangeant à de l’eau et avait dit que ça n’était pas haraam à moins que cela ait un effet enivrant. Le point de vue de ^Oumar est correct, par rapport à ce qui est déclaré dans le Qour’an « le diable veut animer l’inimitié et la rancune parmi vous et vous empêcher de faire le dhikr de Allah et d’accomplir le namaaz (la prière) par les moyens de l’alcool et des jeux de hasard. Allez-vous abandonner ces choses maintenant ? » Les boissons alcoolisées ne causeront pas les pêchés énumérés dans la ayaah lorsqu’ils n’ennivrent pas. Par conséquent, les boissons alcoolisées ne sont pas haraam lorsqu’ils n’ont pas d’effets ennivrants. »

J’ai raconté à Safiyya les détails de notre discussion à propos de l’alcool, et lui ai demandé de lui faire boire un alcool très fort. Plutard, elle m’avait dit : » J’ai fait ce que vous m’avez dit et je l’ai ennivré ». Il a dansé et il s’est uni avec moi plusieurs fois cette nuit. ». A partir de ce moment, Safiyya et moi avions pris totalement le contrôle de Muhammad du najd. Dans notre discussion d’adieu, le ministre des colonies m’avaient dit :

 » Nous avons pris l’Espagne aux mécréants (ils visaient par là les musulmans) par les moyens de l’alcool et de la fornication. Reprenons toutes nos terres en utilisant ces deux forces encore une fois. »

Maintenant je sais combien ses déclarations étaient vraies.

Un jour j’ai abordé le sujet du jeûne avec Muhammad du Najd : » Cela est déclaré dans le Qour’an, « Votre jeûne est plus favorable pour vous » Il n’est pas déclaré que le jeûne est obligatoire. Alors le jeûne est sunna, et pas obligatoire dans la religion musulmane ». Il protesta et me dit : » Essayerais-tu de me faire sortir de ma foi? » Je répliquais : » La foi d’une personne consiste en la pureté de son âme, le salut de son âme, et de ne pas commettre la transgression des droits des autres. Le prophète n’a-t-il pas dit  » la foi c’est l’amour »? Allah n’a-t-il pas dit dans le Qour’an « Vouez votre culte à Allah juqu’à ce que le yaqeen vous vienne »? Donc, quand la personne a atteint le yaqeen concernant Alah et le jour du jugement dernier, qu’elle a enjolivé son coeur et purifié ses actes, elle sera la plus vertueuse du genre humain » Il remua sa tête en réponse à mes paroles.

Une fois je lui ai dit:  » le namaaz (la prière) n’est pas fard ». « Comment cela n’est-il pas fard? » « Allah déclare dans le Qour’an, « Accomplissez le namaaz pour vous souvenir de Moi » donc le but de la prière est de se souvenir de Allah, par conséquent tu peux te souvenir de Allah sans accomplir le namaaz. »

Il m’a dit: « Oui. J’ai entendu que certaines personnes font du dhikr au lieu d’accomplir le namaaz » J’étais très content de cette déclaration venant de lui. J’ai tenté durement de développer cette idée afin de m’emparer de son coeur.

Ensuite, j’ai remarqué qu’il n’attachait pas beaucoup d’importance au namaaz et qu’il l’accomplissait sporadiquement. Il était très négligent surtout concernant la prière du matin. Pour cela je devais l’empêcher d’aller dormir en discutant avec lui jusqu’à minuit.

De cette manière il serait trop exténué pour se lever et accomplir la prière du matin.

L’auteur a dit : Je commençais à faire descendre lentement le châle de la croyance des épaules de Muhammad du Najd. Un jour je voulais aussi me disputer avec lui à propos du prophète. « A partir de maintenant, si tu parle avec moi de ces sujets, notre relation sera gâche et je mettrai fin à mon amitié avec toi ». Sur ce, j’ai abandonné l’idée de parler du prophète avec lui, de peur de ruiner mes efforts une fois pour toutes.

Je lui ai conseillé de poursuivre une direction différente de celles des Sunnites et des Shiites. Il approuva mon idée. Parce qu’il était une personne prétentieuse. Grâce à Safiyya, j’ai lui ai mis une corde autour du cou (il veut dire par là qu’il le menait comme il voulait).

En une occasion, je lui ai dit : »J’ai entendu que le prophète avait fait de ses sahaaba des frères les uns des autres. Est-ce vrai? » Sur sa réponse positive, je voulais savoir si cette règle islamique était temporaire ou permanente. Il m’a dit : » C’est permanent. Pour le prophète Muhammad, son halaal est halaal jusqu’à la fin du monde, et son haraam est haraam jusqu’à la fin du monde ». Ensuite je lui ai proposé d’être mon frère. Nous étions donc devenus frères.

Depuis ce jour, je ne l’ai jamais laissé seul. Nous étions ensemble, même dans ses voyages. Il était très important pour moi. Passer la majorité de mes jours de jeunesse à avoir planté un arbre et à l’avoir élevé, commençait à porter ses fruits.

J’envoyais, chaque mois, des rapports au Ministre des colonies à Londres. Les réponses que je recevais étaient très encourageantes et rassurantes. Muhammad du najd suivait le sentier que j’avais dessiné pour lui.

L’auteur a dit :

Un jour j’ai inventé de toutes pièces le rêve suivant : »La nuit dernière j’ai rêvé de notre prophète. Je me suis adressé à lui avec les attributs que j’ai appris de hodjas. Il était établi sur une estrade. Autour de lui, il y avait des savants que je ne connaissait pas. Tu es entré. Ton visage était brillant telle une auréole. Tu as marché vers le prophète, et quand tu fus assez proche, le prophète se leva et t’embrassa entre les yeux. Il t’a dit : »Tu as le même nom que moi, tu es l’héritier de ma connaissance, mon suppléant dans les affaires mondaines et religieuses ». Tu lui as dit : »Oh Messager de Allah! j’ai peur d’expliquer ma connaissance aux gens. » « Tu es le meilleur, n’aie pas peur » répliqua le prophète selon Hempher. Muhammad bin Abd-ul-Wahhaab était emballé de joie quand il entendit le récit de ce soit disant rêve. Il me demanda plusieurs fois, si ce que je lui ai raconté était vrai, et il recevait une réponse positive à chaque fois qu’il me demandait. Je pense, qu’à partir de maintenant, il était décidé à publier les idées dont je l’ai imprégné et à établir une nouvelle secte.

Il a dit :

A suivre…