Confessions d’un espion britannique et l’hostilité britannique contre l’islam – Partie 05 –

ALBION V

Partie 05

MON GRAIN DE SEL :

 

Le travail de sape continue. L’espion d’Albion, travail d’arrache pied pour nuire à l’Islam.

Publié par   :  KAM

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C’est lorsque Mohammed du Najd et moi étions devenus des amis très intimes que je recevais un message venant de Londres qui m’ordonnait de quitter l’endroit où je me trouvais et de me rendre dans les villes de Kerbelaa et Najaf, les deux centre chiites plus populaires de la connaissance et de la spiritualité. Donc je devais me séparer de Mohammed du Najd et quitter Basra. Mais j’étais content parce que j’étais sûre que cet homme ignorant et moralement dépravé allait établir une nouvelle secte, qui aura pour conséquence de démolir l’Islam de l’intérieur, et surtout parce que j’étais l’auteur des dogmes hérétiques de cette nouvelle secte.

‘Aliyy, le quatrième calife des sunnites, et le premier, selon les chiites, a été enterré à Najaf. La ville de Koofa, qui était d’une distance d’un farsakh (lieue) c’est-à-dire d’une heure de marche de Najaf, était la capitale du califat de ‘Aliyy. Quand ‘Aliyy a été tué, ses fils Hassan et Hussyan l’ont enterré en dehors de Koofa dans un endroit appelé, Najf aujourd’hui. Par la suite, Najaf en temps que ville a commencé à s’élargir, pendant que Koofa déclinait petit à petit. Les hommes religieux chiites se déplacèrent tous à Najaf. Des maisons, des marchés, et des madrasa (écoles islamiques et universités) ont donc été construites.

Le califat à Istanbul était bienveillant et généreux envers eux pour les raisons qui suivent:

 1. L’administration chiite en Iran supportaient les chiites. Si le califat intervenait dans leurs affaires cela aurait provoqué des tensions entre les États, ce qui aurait pu causer en retour un état de guerre.

 2. Les habitants de Najaf comprenaient des tribus armées qui supportaient les chiites. Bien qu’ils ne s’y connaissaient pas beaucoup en termes d’armement et d’organisation, il aurait été imprudent pour le califat d’entrer en conflit avec eux.

 3. Les chiites à Najaf faisait autorité pour les chiites à travers le monde, particulièrement ceux qui étaient en Afrique et en Inde. Si le califat les avait perturbé, tous les Chiites se seraient révoltés contre lui.

Hussayn bin ‘Aliyy, le petit fils du prophète, en d’autres termes, le fils de sa fille Fatima, a été martyrisé à Kerbelaa. Les gens de l’Irak ont envoyé chercher Hussayn à Médine et l’ont invité en Irak pour l’élire comme étant leur calife. Hussayn et sa famille était à kerbalaa quand les irakiens abandonnèrent leur ancienne intention, en agissant sous les ordres donnés par Yazeed bin Muaawiya, le calife des Umayyad vivant à Damas, qui avait l’intention de l’arrêter. Hussayn et sa famille opposèrent une ultime héroïque résistance contre l’armée irakienne. La bataille s’est achevée par leur mort, et l’armée irakienne avait donc gagné. Depuis ce jour, les chiites ont accepté Kerbalaa comme leur centre spirituel afin que les chiites du monde entier y viennent et y développe une large affluence dont même notre religion chrétienne n’en n’a pas de semblable.

Kerbalaa, une ville chiite, contient des madrasa chiites. Cette ville et Nadjaf se supportent l’une et l’autre. Sur l’ordre de me rendre dans ces deux villes, j’ai quitté Basra pour Bagdad et ensuite pour une ville appelée « Hulla » située au long de l’Euphrate.

 Le Tigre et l’Euphrate (noms de fleuves) viennent de la Turquie, passe à travers l’Irak, et se déverse dans le golfe persique. L’agriculture et le bien-être de l’Irak dépendent de ces deux fleuves.

Quand j’étais de retour à Londres, j’avais proposé au Ministre des Colonies qu’un projet pourrait être élaboré pour changer les lits de ces deux rivières afin de pousser l’Irak a accepté nos propositions. Quand l’eau aurait été coupée, l’Irak devrait alors satisfaire nos demandes.

De Hulla à Nadjaf j’ai voyagé sous l’apparence d’un homme d’affaire Azerbaïdjanais. En établissant des amitiés avec les hommes de religion chiites, j’ai commencé à les tromper.

J’avais rejoins leur cercles d’instructions religieuses. J’ai remarqué qu’ils n’étudiaient pas la science comme les sunnites le font, et qu’ils ne possédaient pas non plus les belles qualités morales des sunnites. Par exemple:

1. Ils étaient extrêmement hostiles envers l’Empire Ottoman. Parce qu’ils étaient chiites et que les turcs étaient sunnites. Ils affirmaient que les sunnites étaient des mécréants.

2. Les savants chiites étaient entièrement absorbés par les enseignements religieux et avaient peu d’intérêt pour la connaissance du monde, comme c’était le cas des prêtres pendant la période d’arrêt que nous avons connu dans notre histoire.

3. Ils étaient, non seulement, complètement ignorant de l’essence intérieure et du caractère sublime de l’Islam, mais aussi des progrès techniques et scientifiques développés à travers le temps.

Je me suis dit: Quelle sorte de personnes misérables sont les chiites. Ils sont profondément endormis alors que le monde entier est éveillé. Un jour, une inondation viendra et les emportera tous très loin. A plusieurs reprises, j’ai tenté de les entraîner à se révolter contre le calife. Malheureusement, aucun ne m’a écouté. Certains d’entre eux se moquaient de moi, comme si je leur avait dit de détruire la terre. Parce qu’ils considéraient le calife comme une forteresse impossible à capturer. Selon eux, ils se débarrasseraient du calife avec la venue promise du Mahdi.

Selon eux, le Mahdi était leur douzième imam, qui est un descendant du prophète de l’Islam et qui a disparu en 255 de l’année hégirienne. Ils avaient la croyance qu’il était encore en vie et réapparaîtrait un jour un jour et sauvera le monde de l’état de cruauté absolu et d’injustice dans lequel il se trouve, et rétablira la justice.

C’est consternant! Comment ces chiites peuvent croire en ces superstitions! C’était pareil à la doctrine superstitieuse, « Jésus Christ reviendra et nourrira le monde de justice », tenue par nos chrétiens.

Un jour j’ai dit à l’un d’eux: « N’est-ce pas obligatoire pour vous de prévenir l’injustice comme le prophète de l’islam l’a fait? » sa réponse était: « Il a réussi à prévenir l’injustice parce que Allah l’a aidé » quand je lui ai dit: « C’est écrit dans le Qour’an que, si vous servez la religion de Allah, Il vous aidera en retour ». « Si vous vous révoltez contre la torture de vos shaahs, Allah vous aidera » il m’a répondu, « Tu es un commerçant. Il s’agit des sujets de la religion. Tu ne peux pas comprendre cela. »

Le mausolée de ‘Aliyy, Amirou l-mou minin était abondamment décoré. Il avait une magnifique cour, un dôme couleur d’or, et deux hauts minarets. Tous les jours beaucoup de chiites visitaient ce mausolée. Ils y accomplissaient leurs prières en assemblées.

Chaque visiteur, s’arrêtait en premier devant le seuil, l’embrassait, et ensuite saluait le tombeau. Ils demandaient la permission, ensuite ils entraient. Le mausolée avait une cour vaste, qui contenaient de nombreuses chambres pour les hommes religieux et les visiteurs.

 

Il y avait deux mausolées similaires à celui de ‘Aliyy à kerbalaa. L’un d’eux appartenait à Hussayn et l’autre à son frère Abbaas, qui a été martyrisé avec lui à Kerbelaa. A Kerbalaa les chiites reproduisaient les mêmes pratiques que ceux qu’ils exerçaient à Najaf. Le climat a Kerbalaa était meilleur qu’à Najaf. C’était un endroit encerclé d’élégants vergers (pommerais) et de beaux ruisseaux.

Pendant ma mission en Irak, j’avais assisté à une scène qui avait apporté un soulagement à mon coeur. Certains événements annonçaient la fin de l’Empire Ottoman. En effet, le gouverneur désigné par l’administration d’Istanbul était une personne dénuée d’instruction et cruelle. Il a agissait comme bon lui disait. Les gens ne l’aimaient pas. Les sunnites étaient mal à l’aise parce que le gouverneur avait limiter leur liberté et ne les avait pas estimé, et les chiites se sentaient indignés d’être gouvernés par un Turc alors que parmi eux il y avait des sayyed et des shareef, les descendants du prophète, qui auraient fait office de meilleur choix pour gouverner.

Les chiites étaient dans une situation absolument désespérée. Ils vivaient dans des environnements sordides et délabrés. Les routes étaient dangereuses. Les détrousseurs (=voleurs de grands chemins) étaient toujours dans l’attente que des caravanes passent, et les attaquaient lorsqu’ils voyaient qu’elles n’étaient escortées par aucun soldat. Et c’est pour cette raison que, les convois ne se mettaient pas en route tant que le gouvernement ne désignait pas un détachement de personnes pour les escorter.

Les tribus chiites se faisaient, pour la plupart du temps, la guerre entre elles. Et c’était quotidiennement qu’elles se tuaient et se pillaient les unes les autres. L’ignorance et illettrisme étaient terriblement répandus. L’état des chiites m’avaient fait rappeler l’époque où l’Europe était sous la domination de l’invasion ecclésiastique. Exceptés les dirigeants religieux habitant Najaf et Kerbalaa et une petite minorité, qui étaient leurs dévots, pas un seul des chiites ne savaient comment lire ou écrire.

L’économie s’était complètement effondrée, et la population souffrait d’une pauvreté absolue. Le système administratif était complètement hors service. Les chiites avaient trahi le gouvernement.

L’État et la population se regardaient avec méfiance. Et le résultat fut qu’ils ne se portaient même pas assistance. Les dirigeants religieux chiites, qui se vouaient à injurier les sunnites, avaient déjà abandonner la science, de même que les affaires commerciales, religieuses et mondaines.

Je suis resté à Kerbalaa et Najaf pendant 4 mois. J’avais souffert d’une maladie à Najaf. Je me sentais tellement mal que je ne pensais pas que mon état s’améliorerait. Ma maladie avait duré 3 semaines. Je suis parti consulter chez un docteur. Il m’avait donné une ordonnance. En ayant pris les médicaments qu’il m’avait prescrit, je commençais à guérir.

Pendant ma maladie, je restais confiné dans une chambre souterraine. Parce que j’étais malade, mon hôte me préparait mes remèdes et ma nourriture en échange d’une somme d’argent insignifiante et il le faisait dans l’intention d’un grand thawaab (récompenses) pour m’avoir servis car j’étais, pour ainsi dire, un visiteur de ‘Aliyy, Emeer-ul-mu’mineen.

Le docteur m’avait conseillé de ne manger que du bouillon de poulet pendant les premiers jours. Plu tard, il m’a autorisé à manger de la viande de poulet. La troisième semaine, j’avais pris de la soupe de riz. Après m’être rétabli, je suis parti à Bagdad. J’avais préparé un rapport de 100 pages sur mes observations à Najaf, Hulla, et Bagdad et pendant mes déplacements. J’ai soumis ce rapport au représentant du Ministère des Colonies à Bagdad. J’ai attendu l’ordre du ministère pour savoir si je devais rester en Irak ou retourner à Londres.

Je souhaitais retourner à Londres parce que j’étais resté longtemps à l’étranger. Ma patrie et ma famille me manquaient. Je voulais, tout spécialement, voir mon fils Rasputin, qui était né après mon départ. C’est pourquoi, j’ai joins à mon rapport une requête pour m’autoriser à retourner à Londres pour un court moment. En fait, j’aurais souhaité remettre un rapport oral à propos de mes impressions sur mes 3 ans de missions en Irak et me reposer en même temps. Le représentant du ministère en Irak m’avait conseillé de ne pas trop souvent le solliciter de peur que je provoque une suspicion. Il m’a aussi conseillé de louer une chambre dans l’une des auberges se trouvant le long du fleuve du Tigre, et je lui ai répondu : « Je vous informerai de la réponse du ministre quand nous

recevrons le message de Londres ». Pendant mon séjour à Bagdad, j’ai remarqué une différence spirituelle entre Istanbul, la capitale du califat, et Bagdad.

Quand j’ai quitté Basra pou Kerbalaa et Najaf, j’étais très inquiet que Mohammed du Najd s’écarte de la direction dans laquelle je l’avais mené, parce c’était quelqu’un d’extrêmement instable et nerveux. Je craignais que les espoirs que j’avais fondé sur lui ne soient gâchés.

Lorsque je l’avais quitté, il pensait aller à Istanbul. J’avais fait de mon mieux pour l’en dissuader. Je lui avait dit: « Si tu y vas, je m’inquiète que tu y fasses une déclaration par laquelle ils te déclareront hérétique et te tueront. »

Mon appréhension était, en fait, tout le contraire. J’étais inquiet, qu’en allant là-bas, il rencontrerait d’importants savants capables d’établir et de corriger ses erreurs et de le convertir au crédo sunnite et que mes rêves échoueraient, tout simplement parce qu’à Istanbul il y avait la science et la belle morale de l’Islam.

Quand j’ai découvert que Mohammed du Najd ne voulait pas rester à Basra, je lui ai recommandé d’aller à Ispahan et Sheeraaz parce que ces deux villes étaient belles et que ses habitants étaient chiites. En retour, les chiites ne pouvaient pas influencer Mohammed du Najd parce qu’ils étaient incompétents dans la science et l’éthique. Et donc, je me suis assuré qu’il ne changerait pas le cours des choses que j’avais établi pour lui.

Quand nous nous sommes séparés, je lui ai dit: « Est-ce que tu crois en la Taqiyya? » « Oui, j’y crois » il m’a répondu. « Les mécréants arrêtèrent un des sahaaba et le torturèrent et tuèrent ses parents. Alors il a fait la taqiyya, qui signifiait qu’il avait dit ouvertement qu’il était un polythéiste. (Lorsqu’il revint et raconta ce qu’il s’était produit), le prophète ne lui a pas reproché ses paroles ». Je lui ai conseillé: « Quand tu vivras parmi les chiites, fais la taqiyya; ne leur dit pas que tu es sunnite de peur qu’ils deviennent une nuisance pour toi.

Sers toi de leur pays et de leurs savants! Apprend leur coutumes et leurs traditions parce que ce sont des gens ignorants et obstinés ».

Avant de partir, je lui ai donné de l’argent en guise de zakaat. La zakaat est une contribution islamique collectée pour être distribuée aux gens dans le besoin. De plus, je lui ai donné un cheval comme cadeau. Nous nous sommes donc séparés.

Après mon départ, j’ai perdu contact avec lui. Cela m’avait complètement mis mal à l’aise.

Quand nous nous étions séparés, nous avions décidé que tout les deux nous retournerions à Basra et que que le premier qui serait de retour et qui ne trouverait pas le deuxième, devait écrire une lettre et la laisser à ‘Abd-ur-Reedaa.

 

A suivre…