LA PIRE DES CALOMNIES: L’IDOLATRIE – LE SHIRK (Partie 01)

IDOLATRIE I

MON GRAIN DE SEL :

Et nous avons fait traverser la Mer aux enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles et dirent : “O Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux.” Il dit : “Vous êtes certes des gens ignorants. (Sourate al-Araf, 138)

Publié par :  KAM

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LA PIRE CALOMNIE: L’IDOLÂTRIE

 Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quel-qu’associé.

A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quel-qu’associé commet un énorme péché.

(Sourate an-Nisa’, 48)

HARUN YAHYA (ADNAN OKTAR)

  TABLE DES MATIERES

 INTRODUCTION …………………………………………………………….. 8

QU’EST-CE QUE L’IDOLATRIE? ………………………………….. 11

CATEGORIES DES IDOLATRES DANS LE CORAN ………. 19

CEUX QUI ATTRIBUENT DES EGAUX A ALLAH
EN SON NOM ET AU NOM DE LA RELIGION ………………. 33

LES CARACTERISTIQUES DES IDOLATRES ………………… 41

DEUX CAUSES FONDAMENTALES DE L’IDOLATRIE….. 48

L’EMOTIVITE: UN DANGER QUI PEUT CONDUIRE
A L’IDOLATRIE …………………………………………………………… 54

LA FORME LA PLUS DANGEREUSE DE L’IDOLATRIE
L’IDOLATRIE SECRETE……………………………………………….. 69

LA DESTRUCTION DES IDOLES ………………………………….. 78

 INTRODUCTION

La plupart des personnes savent que l’idolâtrie est un péché grave, mais ne pensent jamais qu’il pourrait avoir un rapport avec eux. Ils s’imaginent que les idolâtres, définis comme ceux qui donnent des égaux à Allah, sont simplement des gens qui adorent les totems sculptés dans la pierre ou le bois, comme les primitifs pré-islamiques Arabes païens qui adoraient les idoles dans la Kaaba (La Maison Sacrée). Cependant, l’idolâtrie est bien plus subtile et est en fait très répandue dans de nombreuses sociétés aujourd’hui.

En réalité, l’idolâtrie comprend tout ce que les gens mettent en place comme un objectif qui n’implique pas la recherche de l’agrément d’Allah, en qui ou en quoi ils placent leurs espoirs ou désirs pour l’agrément, ou chaque entité considérée comme possédant un réel pouvoir ou contrôle en dehors d’Allah. Compte tenu de la subtilité de cette définition, l’idolâtrie doit être considérée comme quelque chose qui peut être à portée de main.

Attribuer des égaux à Allah est un très dangereux péché, qui ne peut pas être pardonné et qui mènera donc les gens à l’Enfer. Ainsi, ceux qui craignent et respectent Allah et espèrent Son Paradis doivent être sur leur garde contre cette menace. Mais les gens ne peuvent pas le faire s’ils ne savent pas ce qu’est l’idolâtrie et les choses qui relèvent de sa portée.

Ce livre a été écrit pour illustrer comment l’idolâtrie, comme indiqué dans le Coran, existe dans la société contemporaine. Nous espérons qu’il permettra d’atteindre cet objectif, aidera les personnes à renoncer à toutes leurs idoles, à se tourner sincèrement et à ne servir qu’Allah Tout-Puissant, le Créateur de toutes choses.

En outre, l’idolâtrie est à la tête de la liste des péchés à éviter, car ceux qui donnent des égaux à Allah sont coupables d’avoir commis un grave péché contre Lui. Dans le Coran, Allah révèle qu’Il ne pardonne pas une telle calomnie grave, un péché, et un acte de non-respect. C’est pourquoi Allah dit qu’Il pardonne tout sauf Lui attribuer des égaux à Lui et que cet acte est une perversion grave :

Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Quiconque donne des associés à Allah s’égare, très loin dans l’égarement.                  (Sourate an-Nisa’, 116)

D’où l’importance d’éviter l’idolâtrie qui réside. Comme Allah ne pardonnera jamais un tel péché majeur, Il appelle les Musulmans à l’éviter à tout prix en refusant de Lui associer des égaux. Par exemple, Allah révèle dans le Coran, le conseil de Hazrat Luqman (paix sur lui) à son fils :

Et lorsque Luqman dit à son fils tout en l’exhortant : “O mon fils, ne donne pas d’associé à Allah, car l’association à [Allah] est vraiment une injustice énorme”. (Sourate Luqman, 13)

Une autre raison d’éviter cette erreur, c’est qu’elle cause tous les efforts d’une personne à devenir vains et inflige une terrible déception à ceux qui se sont égarés. Allah révèle dans le Coran :

En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : “Si tu donnes des associés à Allah, ton œuvre sera certes vaine; et tu seras très certainement du nombre des perdants.            (Sourate az-Zumar, 65)

De toute évidence, associer des égaux à Allah est un péché grave qui peut entraîner une personne en Enfer. Par conséquent, quiconque craint et respecte Allah et espère Son Paradis doit se prémunir contre cela.

Ce livre a été écrit dans l’espoir qu’avoir une compréhension claire de la notion coranique de l’idolâtrie aidera les lecteurs à se rendre compte que beaucoup de ce que certaines personnes considèrent être comme un comportement parfaitement normal et régulier est, en fait, rien de plus que l’idolâtrie. Il se peut qu’il atteigne cet objectif et soit un moyen par lequel les gens renonceront à leurs croyances erronées et vision du monde et ne serviront qu’Allah Tout-Puissant, le Créateur de toutes choses. .

Les lecteurs doivent également être informés que ce danger ne peut pas être quelque chose qui a existé seulement il y a bien longtemps ou dans les sociétés primitives. Il est probablement beaucoup plus proche d’eux qu’ils ne le pensent, et devrait donc être une grande préoccupation pour eux. Ceux qui ne sentent aucun besoin de réfléchir sur cette question ne parviendront pas à profiter de ce qui est dit ci-dessus. En d’autres termes, s’ils sont idolâtres, ils resteront ainsi et feront face à Allah après la mort dans un état de grand péché. Aucun Musulman ne veut rencontrer le Seigneur dans un tel état.

Par conséquent, lisez ce livre en toute sincérité, comme s’il avait été écrit juste pour vous. Réfléchissez-y honnêtement et considérez les exemples et les versets dans le Coran attentivement, puis déterminez si vos croyances et vos actions sont basées sur l’idolâtrie de quelque façon. Comme toutes les personnes sont impuissantes et sujettes à l’erreur, l’important est de reconnaître ses erreurs et de les abandonner immédiatement.

QU’EST-CE QUE L’IDOLATRIE?

Le mot arabe shirk signifie partenariat. Le terme est traduit en français comme association de partenaires ou égaux à Allah. Le Coran utilise shirk dans le sens suivant: au regard d’évaluer préférer quelque chose, une personne ou un concept quelconque, lui attacher de l’importance ou de la valeur comme supérieur ou égal à Allah (Allah en est certainement au-delà), et ensuite agir selon cette perspective déformée. Cette attitude signifie que l’on considère les membres de la création d’Allah comme divins, bien que Lui seul peut être divin.

La vérité qui est annoncée dans le Coran est qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah. Cette vérité est énoncée dans la profession de la foi, « la Ilaha Illa Allah », est répétée dans tout le Coran. Toutefois, les Musulmans ont besoin de comprendre pleinement ce point et d’y réfléchir profondément. Etant donné que tout le pouvoir et la puissance appartiennent à Allah et qu’il est le Seul Dieu, cela ne peut être interprété d’une manière superficielle. Lorsque nous regardons le Coran, nous voyons que toute autre croyance, attitude ou comportement qui n’est pas basé sur cette vérité est en fait de l’idolâtrie. Ainsi, on peut traduire shirk dans le sens général comme la fausse conception et l’idée que toute personne, chose ou divinité supposée, qui a quelconque pouvoir réel et puissance autre qu’Allah (Allah est certainement au-delà de cela).

Selon le Coran, une divinité est une entité qui possède les titres et les attributs qu’Allah a révélés de Lui. La seule vraie divinité est donc Allah. Aucun autre membre de la Création n’a ce titre, et prétendre autrement, signifie accepter d’autres entités qu’Allah comme sa divinité ou associer des égaux à Allah.

Une fine distinction doit être établie ici. Par exemple, un des attributs d’Allah, al-Ghani (le Riche), peut également se référer à la situation matérielle d’une personne. Ce qui mène à l’idolâtrie, cependant, à imaginer que cette richesse a été acquise par l’effort personnel. Si tel était le cas, toute la richesse appartienne en réalité à Allah sera oublié. Pour une raison quelconque, Allah a voulu donner à cette personne tout ce qu’il ou elle possède, ce qui manifeste ce titre particulier al-Ghani. Cependant, beaucoup de personnes oublient souvent ou ignorent le fait qu’Allah peut enlever tout ce qu’Il veut, de qui Il veut en un seul instant. Le défaut de considérer toute personne en dehors d’Allah comme pauvre ou sans défense rend les personnes incapables de comprendre qu’il peut se manifester par n’importe quels titres et pour n’importe quelle personne qu’Il veut. En conséquence, on peut penser que l’individu concerné est le véritable propriétaire des biens tels que la fortune, les richesses, la propriété et les titres. Mais puisque de telles choses ont été accordées par Allah, au lieu d’être acquis par l’effort personnel, cette incompréhension peut amener les gens à oublier Allah et à associer un faux titre divin à un autre être humain (Allah est certainement au-delà de cela). S’ils le font, ils sont coupables d’idolâtrie.

La chose correcte à faire est de réaliser qu’Allah est le seul Possesseur et Seigneur de toutes les richesses et fortunes, sans compter leur emplacement et leur quantité, et qu’Il peut retirer la richesse de quelqu’un quand Il veut. Lorsqu’on évalue les gens matériellement riches, l’important n’est pas leur statut économique mais qu’ils soient pensés comme des serviteurs d’Allah. Par exemple, si les membres d’une famille considèrent le père comme le véritable propriétaire de sa richesse et placent donc leurs espoirs en lui seul, oubliant ainsi le vrai Propriétaire de la richesse, ils commettent un péché grave. De même, ceux qui travaillent pour une personne doivent se rendre compte que seulement Allah les nourrit, les habille et les abrite. Il serait fortement irrationnel pour eux de considérer leur employeur comme la personne qui les pourvoit, parce que :

Vous n’adorez que des idoles, en dehors d’Allah, et vous forgez un mensonge. Ceux que vous adorez en dehors d’Allah ne possèdent aucun moyen pour vous procurer nourriture; recherchez votre subsistance auprès d’Allah. Adorez-Le et soyez-Lui reconnaissants. C’est à Lui que vous serez ramenés. (Sourate al-Ankabut, 17)

En outre, Allah énonce dans le Coran qu’il n’y a aucune force et puissance autre que Lui (Surat al-Kahf, 39). Ce qui ressemble à la force et à la puissance dans Ses entités créées est en fait une petite réflexion sur Sa puissance infinie. Allah peut enlever ces attributs apparents à tout moment. Une surestimation de personnes en raison de ces attributs qui leur sont conférés par Allah dans ce monde, temporairement ou en tant qu’épreuve, et pour les admirer à cet égard comme si ce pouvoir était réellement inhérent à eux, est une façon de leur associer un statut divin (Allah est certainement au-delà de cela). Allah révèle dans le Coran:

Ils n’ont pas estimé Allah à sa juste valeur; Allah est certes Fort et Puissant.    (Sourate al-Hajj, 74)

Cette même logique s’applique à l’ensemble des autres titres d’Allah qu’Il manifeste ou cause pour être réfléchis par les membres de Ses Créations. En examinant ces entités, il faut être conscient que ces titres appartiennent seulement à Allah et que ce que nous voyons chez d’autres personnes sont simplement des manifestations de ceux-là.

L’approche fausse d’attribuer une identité aux Créations d’Allah en le considérant comme des êtres à part entière qui sont indépendants d’Allah, mène à l’idolâtrie. La richesse, la beauté, la puissance et la gloire d’Allah existent, mais ceux à qui Il les accorde ne les possèdent pas en réalité et ne sont pas les auteurs de celles-ci ; ni eux-mêmes ou leurs possessions n’existent de quelque façon qui soit indépendante de Son existence. Les personnes qui ne comprennent pas cela admirent ou craignent souvent ceux qui apparemment possèdent de tels attributs, croyant en quelque sorte indépendants d’Allah.

Cette vision erronée est le point de départ de l’idolâtrie. Comme nous le verrons dans les chapitres suivants, une telle attribution est à la base de toutes les formes de shirk et d’attitudes idolâtres. Les vrais croyants doivent établir leur foi sur le monothéisme (l’Unicité d’Allah) et d’éviter tout égal à Lui. Par conséquent, toutes les personnes doivent constamment se rappeler qu’elles sont redevables envers Allah pour tout ce qu’elles possèdent et pour avoir été introduites à l’existence seulement par la volonté d’Allah. Il peut les garder en vie ou non, comme Il veut, et accorder n’importe quels attributs qu’Il veut à tout membre de Sa Création.

La Puissance, l’opportunité, l’intelligence, la beauté, la gloire sont tous des attributs créés par Lui. Puisqu’Il les a créés, Il peut facilement les enlever quand Il veut faire. Allah Lui-Même Se manifeste de différentes façons en tous lieux et toutes les personnes. Ce sont ces manifestations que l’on voit partout où qu’il ou elle regarde. Ceux qui croient en Allah doit placer la conscience du fait que rien n’existe indépendamment d’Allah fermement dans leur cœur. Seulement, quand ils croient, pensent et se comportent conformément à cette vérité, ils peuvent cesser d’associer des égaux à Allah.

Nous pouvons apprendre les significations les plus précises de l’idolâtrie, le monothéisme, le service, et le culte du Coran et des hadiths de notre Prophète Muhammad (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix). Seul la lecture et la compréhension du Coran et des hadiths et en cherchant à les mettre en œuvre dans nos vies, que nous pouvons acquérir une attitude, la compréhension, la croyance, et le comportement qui admet Allah comme notre Seigneur dans tous les domaines et ainsi éviter l’erreur de l’idolâtrie. Par conséquent, quelqu’un qui a la foi et qui sait que le Coran est la vérité, ne doit pas adopter d’autres critères quand il s’agit des questions de foi, de pensée, de compréhension morale, de style de vie, et d’autres jugements de valeur. De plus, en essayant de justifier sa préférence pour des alternatives aux commandements d’Allah et donc en abandonnant Ses conditions, mène à l’idolâtrie.

Aucune justification n’est valable. Par exemple, préférer l’approbation de quelqu’un et chercher à lui plaire au lieu d’Allah, signifie adopter une fausse divinité. Craindre et respecter quelqu’un autant ou plus qu’Allah, et donc abandonner Ses commandements ou se comporter d’une manière qui ne Le plait pas, signifie exactement la même chose. Aimer une autre personne autant qu’Allah signifie qu’on est dans le shirk (polythéisme) et qu’on voit cette personne comme une fausse divinité autre qu’Allah Tout-Puissant. Si quelqu’un est conscient de l’exigence de vivre par la foi et montre son entourage ou l’environnement comme une justification pour faire des concessions sur la religion afin de ne pas attirer la critique, est aussi un signe clair d’idolâtrie. Parce que dans ce cas, cette personne préfère l’approbation de son entourage, de ces amis à celle d’Allah. Famille ou l’entourage d’une personne peut ne pas comprendre l’Islam, dans ce cas toute rupture de ces conditions ou le fait de faire des concessions, est un autre signe de ce même danger. Aucun Musulman ne doit faire de concessions concernant l’agrément d’Allah, il doit préférer seulement Son agrément, plutôt que celui des gens. Bien sûr, personne ne veut réduire son amour et son respect pour la famille. Mais si les membres de la famille l’appellent à associer des égaux à Allah, Il révèle la réaction correcte :

Et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère, et “si ceux-ci te forcent à M’associer, ce dont tu n’as aucun savoir, alors ne leur obéis pas”. Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez. (Sourate al-Ankabut, 8)

Le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) est le meilleur exemple de la façon de traiter avec les non-musulmans. Alors qu’il prêchait, beaucoup de personnes ont réalisé que le Coran était la parole d’Allah et ont dû le prendre en compte. Cependant, très peu d’entre eux ont réellement mis en application les conditions de la moralité religieuse et l’ont suivi.

Au temps du Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix), les femmes musulmanes ont immédiatement obéi au commandement d’Allah Tout-Puissant, et ont éprouvé un grand enthousiasme et le désir à faire ainsi. Les Musulmans qui sont venus après eux ont également rempli ce commandement avec le même enthousiasme et détermination.

Autres, cependant, avaient peur de la réaction de la communauté dans laquelle ils vivaient, ont été rebutés par leurs menaces et préoccupés par la perte de leur position et de leur prestige. Ils ont pensé que suivre le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) pouvait affecter leurs intérêts commerciaux et financiers, et qu’ils perdraient en y consacrant le temps aux Musulmans et servir l’Islam. Certains avaient peur que de mauvaises choses puissent se produire s’ils se sont convertis, et d’autres préféraient leur propre aisance et leur confort à partir avec le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde sa paix) dans la chaleur du désert.

En conclusion, ces gens sont venus avec des prétextes divers pour faire concessions sur la foi. Mais à la lumière des versets du Coran ils ont peut être immédiatement vu qu’ils attribuent des égaux à Allah. Parce que même si ces personnes ont vu la vérité dans leur cœur, ils ont néanmoins préféré d’autres choses soit la société dans son ensemble, ou l’argent, ou des désirs plus que l’agrément d’Allah.. Ils ont cherché à adorer autres qu’Allah et espérer pour le salut des autres entités que Lui. La grande majorité craint la critique de leur société, hésita face à des menaces, par peur de perdre leur rang et de prestige, pensait que suivre le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde sa paix) pourrait affecter leur activité et les intérêts financiers, et qu’ils y perdraient en y consacrant le temps pour les Musulmans et servir l’Islam.

En d’autres termes, ils ont essayé de justifier leurs concessions, basé sur ce que dit le Coran, cependant, ils ont en réalité associé des partenaires à Allah, car ils étaient conscients de la vérité et ont finalement préféré l’agrément des autres personnes, la société, l’argent le statut ou les désirs de la vie terrestre à l’agrément d’Allah. Ainsi, ils ont placé leurs espoirs en des entités autres que Lui et ont essayé de les satisfaire.

De nouveau à cette époque, de très nombreuses personnes, bien qu’elles savaient que c’était en fait la vérité, rien qu’en raison de leurs propres désirs ou pour le confort de leur personne, ont donné des concessions dans la religion. Afin d’éviter de faire face à toutes menaces ou de faire des sacrifices, en raison de leur paresse, pour satisfaire leurs désirs de leur moi intérieur, certains d’entre eux ont fait des concessions et préféré se tenir à leur moi intérieur. Dans le Coran, Allah relate l’état de ceux qui ont simulé des excuses au nom de leur moi intérieur pour éluder d’être avec notre Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde sa paix):

De même, un groupe d’entre eux dit : “Gens de Yatrib ! Ne demeurez pas ici. Retournez [chez vous]”. Un groupe d’entre eux demande au Prophète la permission de partir en disant : “Nos demeures sont sans protection”, alors qu’elles ne l’étaient pas : ils ne voulaient que s’enfuir. (Sourate al-Ahzab, 13)

Comme nous l’avons vu, de telles personnes font des excuses pour ne pas accompagner notre Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) et les croyants, et ne voulaient donc pas mettre en application pleinement les valeurs morales islamiques dans leur vie. Peut-être qu’ils ont dit aux autres combien ils ont été logiques. Cependant, ces excuses sont invalides aux Yeux d’Allah et donc ils se sont trompés. En préférant leurs désirs temporels – plus que l’agrément d’Allah, ils ont clairement associé des égaux à Allah.

Les personnes vivant au temps de notre Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) ont été éprouvées dans les conditions de l’époque ; les personnes d’aujourd’hui sont également éprouvées. Allah sait si elles sont sincères quand elles ont à choisir entre leurs propres désirs et Son agrément, ou si elles font des excuses comme les idolâtres dans le passé. Tout le monde sera convenablement récompensé ou puni dans l’Au-delà pour ses actions dans ce monde tandis qu’aucune excuse ne pourra être faite en Présence d’Allah. Dans le Coran, Allah révèle cette vérité :

Ce jour-là donc, les excuses ne seront pas utiles aux injustes et on ne leur demandera pas à chercher à plaire à (Allah). (Sourate ar-Rum, 57)

Compte tenu de ce qui précède, les gens d’aujourd’hui ne devraient pas prendre leur distance avec le Coran et inventer des excuses pour se détourner des valeurs morales islamiques.

D’abord et avant tout, quelqu’un qui associe des égaux à Allah d’une manière imprudente a adopté comme législateur quelque chose ou quelqu’un d’autre qu’Allah. Cet “égal” supposé d’Allah pourrait être la personne elle-même, des membres de la famille ou des ancêtres, des amis, un employeur, une société, et même des fondateurs et adeptes de diverses philosophies et idéologies. Vu sous cet angle, les gens qui suivent un autre chemin que les révélations d’Allah, ont choisi, consciemment ou non, l’idolâtrie. Peu importe ce qu’ils appellent eux-mêmes (par exemple, agnostique, athée, Chrétien, Juif ou Musulmans), ils sont idolâtres. Même s’ils effectuent les cinq prières quotidiennes, jeûnent, et exécutent de nombreuses observances islamiques, ils sont toujours idolâtres même si une seule pensée ou jugement de valeur entre en conflit avec le Coran, s’ils abandonnent les commandements d’Allah, ou s’ils essayent de plaire aux autres au lieu d’Allah. Car ils ont adopté une autre entité comme législateur en dehors d’Allah.

Pour une personne qui donne des associés à Allah, il n’est pas obligatoire de dire, concernant la chose qu’elle associe, “ceci est également une divinité”, “j’adopte également ceci comme divinité en dehors d’Allah, je vénère cela” (Allah est bien au-dessus de tout cela). L’idolâtrie est avant tout dans le cœur et ensuite reflétée dans l’acte. Comme le Coran indique clairement, la préférence des personnes pour toute autre entité qu’Allah, les conduit à devenir idolâtres. Cependant, de telles personnes ne nient généralement pas l’existence d’Allah ; en fait, beaucoup d’entre eux refusent d’admettre qu’ils sont des idolâtres. Après avoir étouffé leur conscience et s’être trompés, ils nient même leur idolâtrie dans l’Au-delà. Allah révèle dans le Coran :

Et le Jour où Nous les rassemblerons tous puis dirons à ceux qui auront donné des associés : “Où sont donc vos associés que vous prétendiez ? Alors il ne leur restera comme excuse que de dire : “Par Allah notre Seigneur ! Nous n’étions jamais des associateurs”. Vois comment ils mentent à eux-mêmes ! Et comment les abandonnent (les associés) qu’ils inventaient !                        (Sourate al-Anam, 22-24)

 

CATEGORIES DES IDOLATRES DANS LE CORAN

L’idolâtrie est désignée de plusieurs points de vue dans le Coran. Bien que la logique générale soit la même, il existe plusieurs façons d’associer des égaux à Allah. L’examen des versets correspondants révèle que tous les idolâtres partagent le trait d’adopter de fausses divinités (par exemple, des guides spirituels, des législateurs, des organisateurs, des amis et des assistants) en dehors d’Allah. Mais les idolâtres peuvent aussi être classés selon les choses qu’ils adoptent comme leurs divinités supposées. Les principales variétés d’idolâtres sont décrites ci-dessous.

L’exemple le plus clair à ce sujet est le peuple de Pharaon. Parce que dans leur insouciance, ils lui ont associé un faux statut divin. Le système idolâtre établi par la cour de Pharaon et le peuple, ainsi que ses caractéristiques, est un modèle universel qui peut être vu à tous les âges et dans toutes les sociétés. Pharaon a déclaré être un dieu (Allah est certainement au-delà de cela), et son peuple s’est soumis à cela. Allah révèle la mentalité perverse de Pharaon dans le Coran :

Rassembla [les gens] et leur fit une proclamation, et dit : “C’est moi votre Seigneur, le très-Haut”. (Sourate an-Naziate, 23-24)

Les principaux fidèles et partisans de Pharaon étaient les membres de sa cour. Comme nous pouvons le voir de ses paroles, “O notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l’argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu’au Dieu de Moïse. Je pense plutôt qu’il est du nombre des menteurs”. (Sourate al-Qasas, 38), Pharaon a établi un contrôle complet sur les principales personnes de l’Egypte et les a forcées à accepter sa soi-disant divinité. Puisqu’ils jouissaient d’un respect populaire, ils ont imaginé que ce système pervers pourrait leur profiter et être conçu pour travailler à leur avantage. C’est pourquoi ils ont accepté son soi-disant statut divin (Allah est certainement au-delà de cela). Cependant, cette approche a été condamnée à une déception finale car ils ont fait face à une terrible rétribution dans ce monde et au châtiment éternel dans l’Au-delà. Allah décrit la position et le sort de ces personnages éminents dans le Coran :

A Pharaon et ses notables. Mais ils suivirent l’ordre de Pharaon, bien que l’ordre de Pharaon n’avait rien de sensé. Il précédera son peuple, au Jour de la Résurrection. Il les mènera à l’aiguade du Feu. Et quelle détestable aiguade ! Et ils sont poursuivis par une malédiction ici-bas et au Jour de la Résurrection. Quel détestable don leur sera donné ! Cela fait partie des récits que Nous te [Muhammad] racontons concernant des cités : les unes sont encore debout, tandis que d’autres (sont complètement) rasées. Nous ne leur avons fait aucun tort. Mais ils se sont fait du tort à eux-mêmes. Leurs divinités, qu’ils invoquaient en dehors d’Allah, ne leur ont servi à rien, quand l’Ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu ; elles n’ont fait qu’accroître leur perte. (Sourate Houd, 97-101)

L’armée de l’Egypte et le peuple ont également salué Pharaon ; ceux qui étaient pauvres, faibles et démunis se sont soumis à son commandement. Allah révèle dans le Coran :

Et Pharaon fit une proclamation à son peuple et dit : “O mon peuple ! Le royaume de Misr [l’égypte] ne m’appartient-il pas ainsi que ces canaux qui coulent à mes pieds ? N’observez-vous donc pas ? (Sourate Azzukhruf, 51)

Ainsi chercha-t-il à étourdir son peuple et ainsi lui obéirent-ils car ils étaient des gens pervers. (Sourate Azzukhruf, 54)

Une grande partie des captifs israélites en Egypte à ce moment-là ont également vécu dans un état de crainte et du mauvais traitement découlant de l’idolâtrie. Comme les Egyptiens, ils pensaient également que Pharaon possédait un pouvoir indépendant d’Allah (Allah est certainement au-delà de cela) et le craignaient de la même manière qu’ils craignaient Allah (Allah est certainement au-delà de cela). Ainsi, ils ont bêtement préféré de se soumettre à Pharaon plutôt que de croire en la vraie foi qui leur est révélée par Ses Prophètes et Messagers :

Personne ne crut (au message) de Moïse, sauf un groupe de jeunes gens de son peuple, par crainte de représailles de Pharaon et de leurs notables. En vérité, Pharaon fut certes superbe sur terre et il fut du nombre des extravagants. (Sourate Yunus, 83)

Comme révélé dans le verset, seulement quelques jeunes d’un groupe ont suivi le Prophète Moïse (psl) en raison du système oppressif et cruel de Pharaon. La plupart des Egyptiens ont à tort divinisé Pharaon (Allah est certainement au-delà de cela) pour une variété de raisons temporelles : l’oppression, la lâcheté, l’ignorance, et les désirs de protéger leurs propres intérêts à n’importe quel prix. En conséquence, ils ont préféré le système pervers de Pharaon aux révélations d’Allah et sont tombés dans l’idolâtrie en oubliant ou en ignorant commodément qu’Allah est le Seul Dieu et que Lui Seul est Digne de leur crainte et respect. Compte tenu de ce fait, ils devraient avoir placé toute leur foi et leur confiance en Allah et suivre les chemins révélés à l’humanité par Ses Prophètes et Messagers afin de gagner Son agrément. S’ils avaient réalisé que seul Allah a un réel pouvoir, ils n’auraient pas craint Pharaon et sa colère.

S’ils avaient compris que Pharaon n’était pas plus qu’une entité impuissante entièrement sous le contrôle d’Allah, ils pourraient ne pas être soumis à lui. Puisqu’ils n’ont pas compris que toutes les richesses et fortunes, la gloire et la force militaire appartiennent en réalité à Allah, ils ne pouvaient pas bien évaluer Sa force et ont donc été trompés par la puissance apparente de Pharaon. S’ils avaient su qu’Allah aurait pu enlever tout ce que Pharaon possédait quand Il voulait, ils n’auraient pas montré de telles valeurs morales idolâtres et subi une telle humiliation. En effet, Allah a révélé Sa capacité à le faire juste quand Il a noyé Pharaon au moment même où Il a voulu le faire. Cet exemple, source de honte profonde pour ceux qui ont divinisé imprudemment Pharaon (Allah est certainement au-delà de cela), demeure un excellent exemple de modèle d’idolâtre qui a été – et continue à être – largement répandu parmi les hommes.

Les sections précédentes ont défini l’idole comme n’importe quel objet animé ou inanimé dressé comme un égal à Allah. Dans cette section, nous allons employer ce mot dans son sens classique: statues taillées dans la pierre, le métal ou le bois adorés par des personnes. A première vue, une personne pourrait penser que l’adoration des idoles était une coutume de très anciennes sociétés ou de certaines tribus primitives qui n’avaient pas encore été touchées par la science et la technologie modernes. Mais une telle hypothèse serait incorrecte, parce qu’au cœur de ce genre d’idolâtrie se trouvent les concepts qui représentent ces totems. Par conséquent, les adorateurs d’idoles adoptent généralement le concept représenté par leurs idoles, plutôt que les idoles elles-mêmes. En d’autres termes, ils essayent à tort d’immortaliser les entités qu’ils considèrent comme égales à Allah (par exemple, des guides, des législateurs, des protecteurs ou sauveurs)(Allah est certainement au-delà de cela) en faisant d’elles des statues. Il y a une logique perverse derrière cette activité.

Conscients du fait que de telles statues représentent l’entité ou le concept considéré comme l’égal d’Allah, ils ont montré le respect et l’adoration auxquels Lui seul a droit. Ce qui est en réalité mis en avant comme un égal d’Allah sont la signification et la mentalité que les idoles en question représentent. Allah mentionne dans le Coran le peuple du Prophète Abraham (psl) dans ce contexte :

Quand il dit à son père et à son peuple : “Que sont ces statues auxquelles vous vous attachez ? ”. Ils dirent : “Nous avons trouvé nos ancêtres les adorant”. (Sourate al-Anbiya, 52-53)

Comme on peut le voir dans ces versets, de telles formes de culte sont un héritage ancestral. Peu importe combien il peut être illogique, le culte des idoles peut devenir une forme de comportement “correct” et “raisonnable” dans les sociétés même les plus modernes en raison de la vision du monde avec laquelle les gens sont élevés depuis l’enfance.

Une des caractéristiques des statues sculptées, c’est qu’elles viennent progressivement à être assimilées à la notion qu’elles représentaient. Par exemple, le Bouddha a d’abord été divinisé à tort comme un individu dans de nombreux pays d’Asie orientale (Allah est sûrement au-delà de cela). Des statues représentant le bouddha ont ensuite été construites pour maintenir sa mémoire et ses pensées vivantes. Aujourd’hui, ces statues ont été faites comme de fausses divinités et sont devenues des idoles que les gens adorent et respectent, auxquelles ils prient, et dont ils demandent l’aide. D’autres formes de culte d’idole sont basées sur une logique semblable.

Des documents historiques et le Coran se réfèrent aux Arabes du temps de notre Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) comme ayant une grande variété d’idoles. Quand nous examinons les documents historiques correspondants, nous voyons clairement que ces idoles représentaient en fait des concepts spécifiques et avaient un caractère symbolique. En d’autres termes, ces Arabes n’ont pas fait en réalité le culte des formes ou des statues en pierre ou en bois ; mais plutôt, ils adoraient la signification incarnée en elles d’une manière imprudente (par exemple, le pouvoir, l’argent, la femme, ou l’abondance). Compte tenu de cette réalité, ces idoles ne sont donc pas très différentes des valeurs adorées à notre époque et préférées à tort à la religion d’Allah par beaucoup de personnes. Donc, c’est une erreur de penser aux anciennes tribus ou peuples en se référant aux idolâtres ou aux adorateurs d’idoles, car leurs homologues sont bel et bien vivants aujourd’hui. Ces personnes sont conscientes de l’existence d’Allah, mais sont tombées à tort dans l’idolâtrie, ont divinisé différents concepts en attachant une grande importance à ceux-là (Allah est certainement au-delà de cela) que ce qu’ils ont fait pour Allah.

Un autre exemple concerne une partie des Israélites. Libérés du contrôle de Pharaon, ils ont rencontré un peuple d’adorateurs d’idole sur leur chemin et certains d’entre eux ont demandé au Prophète Moïse (psl) d’en faire une pour eux. Dans le Coran Allah révèle:

Et nous avons fait traverser la Mer aux enfants d’Israël. Ils passèrent auprès d’un peuple attaché à ses idoles et dirent : “O Moïse, désigne-nous une divinité semblable à leurs dieux.” Il dit : “Vous êtes certes des gens ignorants. Le culte, auquel ceux-là s’adonnent, est caduc; et tout ce qu’ils font est nul et sans valeur.” (Sourate al-Araf, 138-139)

Un tel comportement montre que ce groupe d’Israélites ne pouvait pas apprécier et comprendre la force d’Allah. Au lieu de cela, ils ont voulu une fausse divinité qu’ils pouvaient voir avec leurs propres yeux, se prosterner devant, et peut-être “persuader” pour satisfaire leurs désirs avec des rituels ostentatoires. Bien que le Prophète Moïse (psl) leur ait expliqué la vérité, ils ont immédiatement adopté leurs propres divinités supposées une fois qu’ils étaient partis pour le mont Sinaï. Dans le Coran Allah indique qu’ils ont regretté plus tard ce péché abominable:

Et le peuple de Moïse adopta après lui un veau, fait de leurs parures : un corps qui semblait mugir. N’ont-ils pas vu qu’il ne leur parlait point et qu’il ne les guidait sur aucun chemin ? Ils l’adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes. Et quand ils éprouvèrent des regrets, et qu’ils virent qu’ils étaient bel et bien égarés, ils dirent : “Si notre Seigneur ne nous fait pas miséricorde et ne nous pardonne pas, nous serons très certainement du nombre des perdants”. (Sourate al-Araf, 148-149)

Cependant, Allah révèle dans le Coran au sujet des personnes qui ont à tort adopté un veau comme une soi-disant divinité :

Ceux qui prenaient le veau (comme divinité), bientôt tombera sur eux de la part de leur Seigneur, une colère, et un avilissement dans la vie présente. Ainsi, Nous rétribuons les inventeurs (d’idoles). Ceux qui ont fait de mauvaises actions et qui ensuite se sont repentis et ont cru… ton Seigneur, après cela est sûrement Pardonneur et Miséricordieux. (Sourate al-Araf, 152-153)

Comme indiqué dans le verset, quand Il veut, Allah ne pardonne pas à ceux qui Lui associent des partenaires. Etant donné le fait évident qu’Allah est le Seul et Unique, ils prennent de fausses divinités pour eux-mêmes et racontent ainsi des mensonges. Se consacrer à ces fausses divinités, d’autre part, est un crime très mauvais commis contre Allah.

Les gens considèrent parfois les djinns comme des égaux à Allah (Allah est certainement au-delà de cela). Ces êtres ont été créés du feu, mais pas de la terre comme les hommes (Sourate ar-Rahman 15). Puisqu’ils sont invisibles et possèdent différents pouvoirs et attributs que l’homme, certaines personnes égarées qui ont des relations avec eux commencent à les magnifier et à placer leurs espoirs en eux. Ils imaginent que l’existence et le pouvoir des djinns sont en quelque sorte indépendants d’Allah (Allah est certainement au-delà de cela). En bref, ils cherchent bêtement leur aide et leur pouvoir au lieu d’Allah (Allah est certainement au-delà de cela). Dans le Coran, Allah révèle :

Or, il y avait parmi les humains, des mâles qui cherchaient protection auprès des mâles paris les djinns mais cela ne fît qu’accroître leur détresse. (Sourate al-Jinn, 6)

Et ils ont désigné des associés à Allah : les djinns, alors que c’est Lui Qui les a créés. Et ils Lui ont inventé, dans leur ignorance, des fils et des filles, Gloire à Lui ! Il transcende tout ce qu’ils Lui attribuent. (Sourate al-Anam, 100)

En réalité, cependant, les djinns sont les mêmes que tous les autres membres de la Création dans le sens où ils sont les serviteurs d’Allah et n’ont aucun pouvoir ou connaissance en dehors de ce qu’Il leur a donné. Comme les êtres humains, ils peuvent être croyants ou incroyants, sont éprouvés dans ce monde, et envoyés au Paradis ou en Enfer en fonction de ce qu’ils ont gagné pour eux-mêmes. Plusieurs versets contiennent des informations importantes à leur sujet, comme :

Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. (Sourate ad-Dariyat, 56)

Puisque les djinns ont été créés pour servir et adorer Allah, ils Lui doivent leur existence et ont donc besoin de Lui à chaque instant. Etant donné cela, comment une personne peut-elle les diviniser à tort et leur obéir en tombant sous le charme d’un ou plusieurs de leurs attributs physiques ? Et pourtant beaucoup de personnes font juste cela et finissent par les considérer comme des égaux d’Allah et cherchent donc à satisfaire leur propre arrogance. Cependant, ceux qui imputent un pouvoir indépendant et une identité à eux, ainsi que ceux qui les considèrent comme égaux à Allah, vont souffrir d’une terrible déception quand les djinns ne parviendront pas à répondre à leurs prières. Dans l’Au-delà, ils se rendront compte qu’ils étaient, en réalité, des idolâtres. Allah révèle dans le Coran :

Et ils ont établi entre Lui et les djinns une parenté, alors que les djinns savent bien qu’ils [les mécréants] vont être emmenés (pour le châtiment). Gloire à Allah. Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! (Sourate as-Saffat, 158-159)

Dans le Coran Allah révèle la situation des djinns qui sont mécréants et des personnes qu’ils entraînent à choisir le mauvais chemin :

Et le jour où Il les rassemblera tous : “O communauté des djinns, vous avez trop abusé des humains”. Et leurs alliés parmi les humains diront : “O notre Seigneur, nous avons profité les uns des autres, et nous avons atteint le terme que Tu avais fixé pour nous.” Il leur dira : “l’Enfer est votre demeure, pour y rester éternellement, sauf si Allah en décide autrement.” Vraiment ton Seigneur est Sage et Omniscient. (Sourate al-Anam, 128)

Les personnes divinisent également par ignorance (Allah est certainement au-delà de cela) leurs propres fantaisies, définies comme les passions, les désirs, les lubies et les caprices. En plaçant leurs propres désirs temporels au-dessus des commandements d’Allah et leurs vœux en adorant des statues, des djinns ou d’autres personnes ou entités, leur but final est de satisfaire leurs caprices et leurs désirs. Ces personnes sont très nombreuses dans la société. Comme les désirs temporels sont illimités, ces personnes cherchent à les satisfaire tous. En conséquence, ils se trouvent contraints de dépasser les limites qu’Allah a établies pour l’humanité, de violer Ses commandements et interdictions. Dans le Coran, Allah révèle le Prophète Joseph (psl) parlant à ce sujet :

“Je ne m’innocente cependant pas, car l’âme est très incitatrice au mal, à moins que mon Seigneur, par miséricorde, [ne la préserve du péché]. Mon Seigneur est certes Pardonneur et très Miséricordieux”. (Sourate Yusuf, 53)

Les désirs temporels peuvent être un souhait pour la richesse, la propriété illimitée et la fortune. Pour réaliser leurs désirs, beaucoup de personnes recourent à des moyens illicites (par exemple, le vol et la fraude), si ceux qui sont légaux et légitimes ne sont pas disponibles. Même si Allah a interdit de telles actions, les désirs temporels encouragent les personnes à ignorer les actes d’observance, comme prendre soin des autres et donner l’aumône afin de purifier leur richesse. Les croyants se conforment aux commandements d’Allah et évitent ce qu’Il a interdit. D’autre part, ceux qui divinisent imprudemment leurs propres désirs obéissent à leurs envies temporelles et ainsi violent les commandements et les interdictions d’Allah.

L’envie est un désir et une passion temporels majeurs. Ceux qui suivent leurs désirs ne voient aucun mal dans l’adultère et même à encourager les gens à s’y adonner, bien qu’Allah l’ait interdit. Certaines personnes qui vont délibérément aller de l’avant dans la pleine connaissance qu’Allah l’a interdit, qui ne voient aucun mal et ne ressentent aucun regret à une telle activité, et qui ne se repentent pas sincèrement ont clairement et par ignorance, divinisé leurs désirs et ont ainsi associé des égaux à Allah. Par définition, ils sont idolâtres. Allah révèle dans le Coran :

Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur ; et cela a été interdit aux croyants. (Sourate an-Nur, 3)

Il n’y a pas de fin aux désirs temporels. Donc, si les personnes sont conduites par leurs désirs et ne font rien pour se libérer de leur contrôle, ces désirs peuvent les amener à dépasser les limites fixées par Allah pour les hommes. En d’autres termes, dans une grande perversité, de telles personnes déifieront leurs désirs et deviendront idolâtres, parce qu’elles oublieront de plaire à Allah. Cela signifie qu’elles adorent leur fausse divinité, qui est leur soi inférieur, se conforment à ce qu’il exige et n’outrepassent pas ses commandements. Comme dans le cas des autres idolâtres, quelque temps plus tard, une telle personne perd sa sagesse et sa prévoyance et émousse sa conscience du fait d’être l’esclave de son soi inférieur. Leur raison et leur prévoyance vont disparaître progressivement, leur conscience sera affaiblie, et bientôt elles vont se trouver dans une position inférieure aux animaux. Allah révèle la situation de ces personnes adorant par ignorance leurs propres désirs dans le Coran :

Ne vois-tu pas celui qui a fait de sa passion sa divinité ? Est-ce à toi d’être un garant pour lui ? Ou bien penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont en vérité comparables qu’à des bestiaux. Ou plutôt, ils sont plus égarés encore du sentier. (Sourate al Furqane, 43-44)

C’est la forme la plus répandue de l’idolâtrie dans les sociétés actuelles. Aujourd’hui, de nombreuses sociétés à travers le monde impliquent les individus qui ignorent largement Allah et les valeurs morales religieuses. En conséquence, inconscients de toutes les limites quand il s’agit de satisfaire leurs passions, leurs désirs, et besoins, ils passent une grande partie de leur vie à poursuivre des objectifs qu’ils considèrent comme une source de bonheur : le rang et le statut social et la richesse provenant de l’acquisition de beaucoup d’argent et de biens. Bien que posséder du matériel et de la richesse ne soit pas un mal en soi, nous devons être conscients du fait suivant : afin de satisfaire leur soif et leur passion, les gens font souvent des concessions lorsqu’ils sont confrontés à ce qu’Allah exige d’eux. En d’autres termes, ils deviennent idolâtres parce qu’ils préfèrent satisfaire leurs désirs terrestres à adhérer aux commandements et aux interdictions d’Allah. C’est comme s’il y avait un voile sur leur yeux qui empêchent en quelque sorte de penser à notre Créateur, à pourquoi ils ont été créés, ou à l’Au-delà. Allah révèle cette vérité dans le Coran :

Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider après Allah ? Ne vous rappelez-vous donc pas ? (Sourate al-Jathya, 23)

Puisque les idolâtres n’utilisent pas leur raison et leur conscience, ils ne peuvent pas faire de jugements sur certaines vérités fondamentales. Leur insensibilité à la puissance d’Allah et à l’existence de l’Au-delà ressemble à celle du propriétaire du verger décrit dans la Sourate al-Kahf. Ce récit est un exemple très significatif de la faiblesse d’esprit et de logique des idolâtres à tout moment. Dans le Coran, Allah révèle :

Donne-leur l’exemple de deux hommes : à l’un d’eux Nous avons assigné deux jardins de vignes que Nous avons entourés de palmiers et Nous avons mis entre les deux jardins des champs cultivés. Les deux jardins produisaient leur récolte sans jamais manquer. Et Nous avons fait jaillir entre eux un ruisseau. Et il avait des fruits et dit alors à son compagnon avec qui il conversait : “Je possède plus de bien que toi, et je suis plus puissant que toi grâce à mon clan”. Il entra dans son jardin coupable envers lui-même [par sa mécréance]; il dit : “Je ne pense pas que ceci puisse jamais périr, et je ne pense pas que l’Heure viendra. Et si on me ramène vers mon Seigneur, je trouverai certes meilleur lieu de retour que ce jardin. (Sourate al-Kahf, 32-36)

C’est un portrait très précis des personnes qui sont éloignées des valeurs morales religieuses, qui échouent à apprécier Allah comme elles le devraient, et qui ne croient pas en l’Au-delà. Une fois confrontées à la terrible erreur de cesser d’exister pour toute l’éternité, de telles personnes se consolent en admettant la possibilité d’un Au-delà dans lequel elles espèrent être heureuses et satisfaites, bien que d’une certaine manière, elles ne le croient pas. Mais puisqu’elles ne croient pas vraiment en la vie après la mort, qui est l’Au-delà, elles ne font aucune préparation pour cela.

Il est utile de mentionner un effet important ici : toutes les personnes, qu’elles soient croyantes ou incroyantes, ont des désirs et des passions temporels illimités, car Allah les utilisent pour éprouver les gens et révéler leur vraie nature. Ceux qui Lui sont fidèles contrôlent leurs passions et observent seulement Ses commandements et interdictions ; ceux qui sont fidèles seulement à leurs lubies et désirs à tort, ignorent les limites établies par Lui pour l’humanité afin qu’ils puissent satisfaire leurs désirs. Puisque les membres du dernier groupe préfèrent leurs désirs à Son agrément, ils seront condamnés au châtiment éternel. Allah révèle leur situation dans la Sourate al-Ahqaf :

Et le jour où ceux qui mécrurent seront présentés au Feu (il leur sera dit) : “vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre : on vous rétribue donc aujourd’hui du châtiment avilissant, pour l’orgueil dont vous vous enfliez injustement sur terre, et pour votre perversité. (Sourate al-Ahqaf, 20)

Dans l’Au-delà, les croyants qui n’obéissent pas à leurs désirs temporels et évaluent les commandements d’Allah au-dessus de quoi que ce soit, atteindront aussi bien Sa miséricorde que Son Paradis, où ils seront en mesure de satisfaire tous leurs désirs de manière légitime. Allah énonce cette bonne nouvelle dans le Coran :

On fera circuler parmi eux des plats d’or et des coupes ; et il y aura là [pour eux] tout ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux; – “et vous y demeurerez éternellement. (Sourate Azzukhruf, 71)

Une autre forme d’idolâtrie imprudente et commune est l’auto-déification. On pourrait imaginer à première vue qu’un tel modèle serait tout à fait rare. Cependant, ce n’est pas le cas. Beaucoup de personnes, peut-être, n’appellent pas cet état dangereux dans lequel elles vivent, mais une fois évalué d’une manière sincère, un tel diagnostic s’avère tout à fait exact.

Par exemple, la plupart des personnes croient que leurs succès, caractéristiques supérieures, intelligence, attrait, origine, richesse, propriété, rang, poste, et beaucoup de choses similaires sont le résultat de leur propre travail. En conséquence, elles deviennent fières. Si elles ont plus d’une de ces caractéristiques, leur fierté augmente encore. Convaincues que toutes ces choses proviennent d’elles-mêmes et qu’elles sont la source de leur propre succès, elles peuvent minimiser ou sous-estimer les autres et se considérer supérieures à eux.

De telles personnes attirent l’attention sur elles-mêmes par leur arrogance. Ceci est, en substance, un péché contre Allah, car Lui seul peut doter une personne de quoi que ce soit. Par exemple, la beauté est une manifestation d’Allah. Donc, puisque la beauté Lui appartient, Il est Celui Qui doit être loué pour l’avoir. Nous savons tous que seul l’artiste d’une peinture mérite d’être loué pour ses beautés, puisque la peinture n’est pas venue à l’existence de son propre gré.

Les biens et les atouts devraient être considérés exactement de la même façon, car tous les atouts appartiennent en réalité à Allah et Il peut facilement les reprendre quand Il veut. C’est, par conséquent, une grande erreur pour les gens de se vanter et donc d’être fiers de posséder quelque chose qui n’appartient pas vraiment à eux. Au contraire, ils devraient comprendre que tous leurs atouts, qu’ils soient physiques ou non, appartiennent à Allah et devraient Le remercier en conséquence. Par exemple, Allah révèle dans le Coran, l’amour du Prophète Salomon (psl) pour ses chevaux et possessions :

Et à David Nous fîmes don de Salomon, – quel bon serviteur ! – Il était plein de repentir. Quand un après-midi, on lui présenta de magnifiques chevaux de course, il dit : “Oui, je me suis complu à aimer les biens (de ce monde) au point [d’oublier] le rappel de mon Seigneur jusqu’à ce que [le soleil] se soit caché derrière son voile. (Sourate Sad, 30-32)

Dhû-l-Qarnayn (psl), à qui Allah a accordé le pouvoir, les moyens et des bénédictions, a aidé des personnes contre le menace des Yajuj et Majuj. Bien qu’il ait réalisé quelque chose de très difficile et ait empêché la diffusion de la corruption, il n’a rien demandé pour lui-même. Au contraire, il s’est tourné vers Allah. Dans le Coran, Allah révèle :

Il dit : “C’est une miséricorde de la part de mon Seigneur. Mais, lorsque la promesse de mon Seigneur viendra, Il le nivellera. Et la promesse de mon Seigneur est vérité”. (Sourate al-Kahf, 98)

De toute évidence, une telle soumission à Allah est un modèle vivant de l’attitude des croyants, car ils sont toujours tournés vers Lui en raison de leur connaissance qu’ils sont complètement impuissants devant Lui et que toutes choses Lui appartiennent.

Sur la base de ce qui a été dit ci-dessus, penser à l’idolâtrie uniquement en termes de prosternation devant les statues faites à la main, est une perspective très étroite et superficielle. Seuls les idolâtres eux-mêmes emploient une telle logique afin de se débarrasser de toute culpabilité. De telles personnes imaginent que le concept d’idolâtrie a disparu à jamais après que le Prophète (Qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix) ait détruit les idoles de la Kaaba. Le fait est que, cependant, beaucoup de versets décrivent l’idolâtrie en détail et avertissent fortement les croyants contre cela. Et puisque les dispositions du Coran s’appliquent à tous les temps, ces versets ont été révélés pour transmettre la sagesse.

Dans le Coran, Allah se réfère également aux idolâtres qui imposent des dispositions, des règles, des interdictions et des injonctions à leur peuple sous le motif qu’ils font partie de Sa religion.

A SUIVRE

SOURCE :        www.harunyahya.com      www.en.harunyahya.tv

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