La campagne américaine pour l’éradication de l’Islam

 

KHILAFATMON GRAIN DE SEL :

Une seule loi, celle d’ALLAH (swt). Un seul livre le Coran.

Publié par  :  KAM

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LA CAMPAGNE AMÉRICAINE POUR L’ÉRADICATION DE L’ISLAM

 Les slogans de la campagne

– 1 – La démocratie

– 2 – Le multipartisme

 – 3 – Les droits de l’homme

– 4 – L’économie de marché

 Une publication de : Hizb ut-Tahrir         Document original en arabe publié le 25 mars 1996

ARTICLE:

L’écroulement de l’URSS au début des années quatre vingt dix du vingtième siècle n’était pas seulement synonyme de la déflagration d’un Etat, mais représentait aussi la chute et la fin d’une idéologie au niveau des Etats et du monde.

Le conflit qui a commencé après la deuxième guerre mondiale entre le camp de l’Ouest dirigé par les Etats-Unis et le camp de l’Est dirigé par l’URSS, que l’on a qualifié de « guerre froide », n’était pas seulement un conflit étatique entre deux camps, mais un conflit entre deux idéologies : le capitalisme et le socialisme. Le champ de bataille de ce conflit ne se limitait pas à l’Europe, mais englobait le monde entier.

La fin de ce conflit s’est traduite par la chute de l’URSS et sa division en Etats, la chute de l’idéologie socialiste marxiste en tant que système et mode de vie concernant ces Etats et leurs peuples, et la fin du socialisme marxiste d’un point de vue étatique et mondial.

Il est donc naturel que les USA et le camp occidental en général considèrent cette chute comme une véritable victoire de l’idéologie capitaliste en tant que système et mode de vie. Les partisans du capitalisme exagèrent même en qualifiant cette victoire de la fin de l’histoire, c’est le cas par exemple du philosophe américain Fukuyama.

Les idéologies ne disparaissent pas avec la chute des Etats qui les adoptent, même si cette chute entraîne la désintégration des Etats les représentant. Mais, les idéologies disparaissent réellement lorsque les peuples et les nations qui les portent les abandonnent et adoptent d’autres idéologies dans leur vie de tous les jours.

C’est ce qui s’est passé avec le socialisme marxiste. En effet, toutes les nations et tous les peuples du camp de l’Est ont abandonné le socialisme le remplaçant par le capitalisme. Ils ont reconstruit leur vie sur la base du principe idéologique capitaliste.

A titre de comparaison, la doctrine islamique est restée présente au niveau mondial après la chute de l’Etat islamique (le califat Ottoman en 1924). La Nation islamique, avec la diversité des peuples qui la constituent, a conservé cette doctrine, en dépit du fait qu’elle ne sera plus appliquée dans la réalité de tous les jours et n’aura aucune existence étatique.

Ainsi, une idéologie subsiste au niveau mondial tant qu’il y a au moins une nation qui l’adopte, même si le système, issu de la doctrine, n’est pas appliqué, pour des causes qui dépassent sa volonté. Par ailleurs, la doctrine n’a pas d’existence étatique tant qu’il n’y a pas un Etat qui la propage et qui dirige sa politique extérieure sur la base de celle-ci.

C’est ainsi que l’Islam existe mondialement depuis que le premier Etat islamique a été établi à Médine par le Prophète (SAAWS), après son émigration. Ce premier Etat islamique a vu le jour porté par la Nation islamique (Oumma). L’Islam existait au niveau des relations internationales jusqu’à son abolition à la fin du premier quart du vingtième siècle.

Le socialisme, avait une présence mondiale dès la fin du 19ème siècle à partir du moment où il devint partie intégrante de l’opinion de peuples européens. Il a eu également une existence étatique en 1917 lorsque la Russie et les pays avoisinants l’adoptèrent. La présence géopolitique du socialisme dura jusqu’en 1991, année de la chute de l’URSS et symbole de l’abandon du socialisme marxiste qui n’a plus aucune existence politique mondiale.

Suite à cette chute, la vision du monde capitaliste affirma sa suprématie et son exclusivité dans la scène politique car aucun Etat au monde ne portait une autre vision du monde sur laquelle se base sa politique internationale. Au niveau mondial, il ne resta plus que deux idéologies : L’Islam et le capitalisme. Cependant le capitalisme domine largement la scène internationale, d’où la naissance d’un nouvel ordre mondial.

Il n’est, en effet, pas surprenant que le Président Bush déclare ouvertement la naissance du nouvel ordre mondial car les Etats-Unis sont la première puissance mondiale. Ils sont le leader des pays capitalistes et l’épine dorsale de l’expansion de l’idéologie.

Les Etats-Unis ont entamé l’expansion du capitalisme depuis qu’ils se sont ouverts sur le monde en tant que pays colonisateur, pratiquant la nouvelle ou l’ancienne forme de colonisation.

La colonisation étant, quelle que soit sa forme, la méthode d’expansion du capitalisme. Dès que cette idéologie est devenue la seule présente dans le champ politique, il est devenu primordial qu’elle le soit d’un point géographique et mondial.

Avec le soutien de puissances alliées, les Etats-Unis ont agit de sorte que le capitalisme soit le principe de base des relations internationales. Aujourd’hui, ils déploient leurs efforts pour que cette idéologie devienne celle de tous les peuples du globe. Autrement dit, il faut que les peuples intègrent ses idées, critères d’évaluation et convictions dans leur vie courante et ne se contentent pas seulement du système politique et des lois.

Malgré la tentative de mettre en oeuvre cette politique en instrumentalisant les Nations Unies, ils n’y sont pas parvenus, car l’URSS, à la tête du camp socialiste, a imposé le marxisme en tant qu’idéologie étatique mondiale et concurrente.

 Moscou est ainsi parvenue à contrer l’exclusivité géopolitique du capitalisme, en mobilisant la souffrance des peuples subissant l’injustice coloniale. Elle a explicité la réalité de la colonisation en accusant le capitalisme et réussi à faire émerger la révolution socialiste comme seule issue vers la justice.

La réaction favorable des peuples colonisés vis-à-vis du socialisme montre le succès de cette politique qui s’est traduite par une décolonisation menée par le socialisme. Par la suite, ces peuples ont brandi les slogans du socialisme.

Les Etats-Unis se sont rendu compte du danger que pouvait représenter la colonisation directe (au sens militaire) sur le capitalisme et l’hégémonie occidentale. Pour éviter la décolonisation menée par les révolutions socialistes, les Américains ont soutenu les mouvements de révoltes contre les puissances coloniales tout en mettant en place une nouvelle forme de colonisation indirecte basée sur l’hégémonie économique, politique et culturelle. La mise en oeuvre de la décolonisation était donc conditionnée par des accords militaires, économiques et financiers.

Ainsi, une colonisation indirecte s’est substituée à la colonisation militaire sous la bannière de l’indépendance et la liberté.

En somme, la chute de l’URSS et, par conséquent, celle de l’idéologie socialiste laisse le champ libre au capitalisme. Sur la scène internationale, il ne reste plus aucune résistance face à cette idéologie.

Les Nations Unies qui n’étaient qu’un oratoire sans aucune fonction à cause du droit de veto soviétique, sont alors devenus un organisme ayant une autorité internationale. C’est l’outil de la mise en oeuvre de la suprématie américaine et du déploiement des règles basées sur le capitalisme. Ces règles se veulent incontournables dans toutes relations internationales.

Cette politique d’implantation du capitalisme ne se heurte à une vive résistance que dans le monde islamique.

En effet, au sein des peuples non musulmans on distingue trois catégories. La première est représentée par des puissances comme les Etats-Unis, l’Europe, le Canada, l’Australie, la Nouvelle Zélande qui embrasse directement le principe capitaliste. La secondes catégorie est représentée par l’ex-URSS et les pays du camp de l’Est, qui abandonnent leur idéologie, ainsi que les pays qui portent l’étendard du socialisme sans réelle conviction et qui intègrent progressivement le capitalisme comme la Chine, la Corée du Nord, le Viêt-Nam et Cuba. La troisième catégorie est constituée des peuples d’Afrique Noire, d’Amérique Latine, d’Extrême Orient et d’Asie du Sud-Est qui n’opposent pas d’idéologie face au capitalisme.

Outre les pays capitalistes, seule la Nation Islamique adopte une idéologie, malgré qu’elle ne l’applique pas et par conséquent ne la propage pas à travers le monde actuellement.

C’est pourquoi la campagne américaine de mondialisation du capitalisme ne trouve de réelle opposition que dans le monde musulman.

Aucun État du monde n’applique réellement l’Islam, même si certains affirment le contraire. C’est le système capitaliste qui est appliqué en réalité. La Nation musulmane, n’étant pas détruite par la chute de la seule et réelle représentation politique que fut le Califat Ottoman, a commencé à s’éveiller au début des années cinquante sur les bases de l’Islam et a surtout pris conscience de son rôle de porteuse de Message, et ce malgré la division et la présence de chefs d’Etats installés par l’Occident. Ces chefs sont des vassaux qui veillent sur les intérêts occidentaux dans le monde musulman et maintiennent une politique intérieure et extérieure conforme aux lignes dictées.

L’éveil des musulmans est en cours, mais ceux-ci ne voient pas encore le bout du tunnel.

Il est lent à cause des injustices commises par les tyrans contre ceux qui oeuvrent pour cet éveil. Il est lent à cause de la peur et de la répression des régimes dictatoriaux instaurés par ces hommes, mais aussi à cause des politiques occidentales que les vassaux veillent à appliquer dans le but de laisser leurs peuples dans les ruelles de l’obscurité. En dépit de tout cela, l’Occident craint que l’éveil des musulmans ne finisse par aboutir. Il craint le retour de la Nation musulmane unie vivant au sein d’une seule entité étatique, le Califat, qui assurera la continuité du Message de l’Islam. Continuité nécessaire pour sortir le monde de ses perturbations et de ses profondes déchirures causées par le capitalisme et ses valeurs matérialistes.

Ces valeurs ont transformé le monde en une jungle sans sécurité et sans aucun sentiment de quiétude, et ce malgré tous les progrès techniques acquis aujourd’hui, sensés améliorer le niveau et la qualité de vie de l’humanité.

L’Occident a pris la mesure de l’influence de l’Islam sur le peuple arabe. Peuple oublié par l’histoire et baignant dans des conflits interminables. L’impact de l’Islam fut la naissance, en un temps très court, d’une civilisation qui illumina et dirigea le monde. Le même effet se propagea dans toutes les terres ayant connu la bannière du Califat pendant plus de dix siècles, période durant laquelle furent instaurées justice, sécurité, valeurs morales et une qualité de vie convenable.

Le monde Occidental craint que l’histoire ne se réitère, ce qui mettra fin à son hégémonie et à ses intérêts dans le monde.

Ayant bien en vue ces considérations, la campagne américaine vise le monde musulman au premier plan, malgré son aspect mondialisé.

Cette campagne est motivée par les richesses géostratégiques mais surtout par le danger que peut représenter l’éveil des musulmans. La renaissance de l’Islam peut mettre fin aux intérêts occidentaux, à la main mise des Occidentaux sur ce qui reste des richesses du globe, et avant tout à leur hégémonie.

 Les fondements de la campagne américaine

Les Etats-Unis se basent dans leur campagne face au monde islamique sur cinq lignes directrices.

        – La première est son poids international et ses systèmes de contrôle mis en place dans les États du monde islamique. Ils exercent une emprise totale sur des régions stratégiques particulièrement après la guerre du Golfe (1991). Et conséquence, les Etats du monde islamique sont devenus de plus en plus malléables devant les pressions et programmes américains qui ont pour but de détruire l’Islam et pousser les musulmans à embrasser le capitalisme.
       – La seconde ligne directrice consiste à faire participer autant que possibles des puissances alliées pour la réussite de ce projet. Il est à noter que ces autres pays capitalistes voient également en l’Islam un danger pour leurs intérêts. Les chefs d’Etat pions des Etats-Unis sont enjoint de remplir leur rôle dans le monde islamique, parce qu’ils considèrent que l’Islam est un danger pour eux aussi.
       – La troisième ligne est représentée par les Nations Unies, présentées comme un organisme universel. Cet organisme est un instrument de mise en place d’outils de contrôle sous formes d’institutions et organisations qui veillent à la mise oeuvre des plans économiques, militaires et géopolitique.
 –      – La quatrième ligne directrice est représentée par les médias. Arme très puissante utilisée par le monde occidental dans la campagne contre l’Islam. Les médias permettent une formidable diffusion des idées de base de cette campagne, mais ils permettent surtout de coller à la religion islamique une image repoussante. Dans cette déformation, les musulmans attachés à l’Islam sont présentés sous le visage de fondamentalistes extrémistes, terroristes, violents et archaïques. Les effets de cette image sont devenus de plus en plus néfastes pour la diffusion de l’Islam, en particulier parce que la révolution de la communication a transformé le monde en un village où tout ce qui se dit, se lit et se voit, arrive à tous les foyers par les médias.
      –  La plus perverse des lignes directrices est représentée par l’échiquier dans lequel les pions sont les chefs d’états du monde musulman et ceux qui les entourent parmi les endoctrinés du système occidental, en particulier ceux qui endossent les vêtements de l’Islam. Il s’agit de quelques savants musulmans ou qui se présentent comme tels, ou encore des chefs de mouvements « islamiques », qui ne sont en réalité que des laïques.

Tous ceux-là œuvrent directement ou indirectement en faveur de la campagne américaine et détournent les musulmans de leur religion et les orientent vers le capitalisme. Tous les moyens possibles sont utilisés.

Des textes sont interprétés intentionnellement à contresens. Des lois opposées aux principes islamiques sont conçues et appliquées. Des pactes économiques et politiques sont ratifiés pour renforcer la dépendance vis-à-vis du monde occidental. La volonté d’éliminer les valeurs de l’Islam va jusqu’à l’appauvrissement volontaire de certaines populations, sans compter la répression contre les intellectuels fidèles à l’Islam. Une ambiance de terreur est mise en place pour dissuader quiconque de discourir de justice, contribuant ainsi l’humiliation de la Nation et l’obligeant à rester à la merci de l’Occident et son idéologie.

C’est ainsi que se manifestent les principales lignes directrices de la campagne américaine contre l’Islam et les musulmans. Le but étant d’éliminer l’Islam et pousser les musulmans à adhérer au capitalisme.

Cette campagne a pour façade quatre idées principales que sont la démocratie, le multipartisme, les droits de l’homme et l’économie libérale.

Avant de montrer les tares de chacune de ces idées de manière plus approfondie, nous mettrons en évidence le principe de base dont elles découlent. Nous montrerons aussi qu’il s’oppose à celui de l’Islam.

Ce principe est la doctrine capitaliste, la doctrine de la séparation de la religion du pouvoir.

Il n’est pas le fruit d’une réflexion ou même d’une quelconque logique, mais d’un compromis entre deux idées contradictoires : la soumission totale à l’Eglise et le reniement de Dieu.

L’idée de séparation de la religion du pouvoir est un compromis entre ces deux notions.

Or le compromis entre deux sujets n’est possible que lorsque ceux-ci sont de valeurs inégales, et non lorsqu’ils sont opposés. Nous sommes confrontés à deux possibilités antinomiques :

– Soit l’univers, la vie et l’homme ont été créés par un Créateur. En ce cas il faut chercher si le Créateur a transmis un système de gestion de la vie de l’Homme, et si l’Homme est jugé sur l’application de ce système après sa mort.

– Soit il n’y a pas de Créateur et, par conséquent, il ne faut pas séparer la religion de la vie mais la nier complètement.

Le fait de dire que c’est égal que Dieu existe ou pas, ne convint pas à l’esprit et n’apaise pas le cœur. Ainsi, le simple fait que le capitalisme soit un principe découlant d’un compromis entre deux idées diamétralement opposées est suffisant pour démontrer la fausseté de ce principe que ce soit vis-à-vis d’un croyant ou d’un athée.

Dans les faits, le raisonnement rationnel aboutit à l’existence du Créateur de l’Homme, l’Univers et la Vie. Ce Créateur a révélé pour l’Homme un système lui permettant de gérer sa vie, et va le juger sur l’application de ce système après sa mort.

Rappelons que notre but ici n’est pas de démontrer l’existence de Dieu, ni de rechercher le système qu’il a mis en place pour l’Homme, mais simplement de s’inscrire en faux contre le fondement de l’idéologie capitaliste.

 La démocratie, le multipartisme, les droits de l’homme et l’économie de marché découlent de la séparation de la religion et du pouvoir. Ce principe étant faux, les idées qui en émanent le sont nécessairement. Cependant, elles ont une telle audience, une telle approbation dans le monde musulman et constituent une arme si puissante que nous les étudierons de manière plus approfondie pour mettre en évidence leur incompatibilité avec l’Islam. Ce qui implique donc pour les musulmans d’y prendre garde voir même de s’opposer à tous les porteurs de ces idées.

La démocratie

La démocratie est la forme politique du capitalisme. C’est le système politique appliqué par les pays qui embrassent ce principe et ceux qui suivent sont schéma. La démocratie signifie le pouvoir du peuple par le peuple. Le peuple détermine par lui-même le système qui va s’appliquer sur lui. Souvent, les capitalistes qualifient leur régime de démocratique (spécifiquement), alors que ce n’est pas le cas. D’une part le concept de démocratie est l’oeuvre des Grecs. D’autre part, les capitalistes ne sont pas les seuls à revendiquer son application, les marxistes communistes prétendent l’appliquer aussi.

Le point essentiel à bien comprendre dans la démocratie c’est le fait que le législateur est l’homme et non pas Dieu. Ce qui est tout à fait compatible avec la séparation du pouvoir de la religion (autrement dit la laïcité), car le sens de cette séparation réside dans le droit de l’homme à ce produire lui-même ses propres lois et non pas Dieu.

Les capitalistes n’ont pas cherché à savoir si Dieu a obligé l’homme à appliquer un système donné, ils n’ont pas débattu cet aspect. Ils ont donné le pouvoir à l’homme de légiférer sans recherche profonde.

Ce pouvoir analysé sur les bases de l’Islam, est du koufr (négation de Dieu). Les versets du Coran obligent clairement à prendre Dieu comme seule source de législation. Les insoumis à cette législation sont considérés comme injustes, des pervers ou des mécréants.

« Celui qui ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont les mécréants ».

 « Celui qui ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont les injustes ».

« Celui qui ne juge pas d’après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont les pervers ».

Tous ceux qui refusent la soumission à la loi de Dieu récusent par conséquent le droit de Dieu à légiférer, c’est le cas des croyants qui réclament la démocratie (au vrai sens du terme). Ils récusent donc les versets du Coran. Or il suffit de rejeter un seul verset du Coran pour sortir de l’Islam.

Le monde occidental ainsi que les porteurs de la démocratie, individus ou mouvements, ne présentent pas la démocratie selon son sens universel, c’est à dire le pouvoir du peuple par le peuple, ce qui implique indéniablement que la source des lois soit l’homme et non Dieu. Sans même être définie, la démocratie est défendue de manière floue : un système d’égalité, de justice et de transparence en évitant surtout de mettre en avant le remplacement de Dieu par l’homme au niveau de la source des lois.

De plus, toutes ces vertus attribuées à la démocratie ne sont pas réelles. La démocratie est une idée utopique. En effet, dans toutes les sociétés dites démocratiques et de surcroît capitalistes, le pouvoir du peuple par le peuple n’est pas effectif.

Le pouvoir appartient à une catégorie de la société que sont les gros industriels et investisseurs aux Etats-Unis par exemple ou encore les nobles en Grande Bretagne. Cette couche de la société a les moyens de mettre au pouvoir exécutif et législatif des hommes qui établiront et appliqueront des lois favorisants leurs intérêts propres.

Derrière les grandes idées théoriques « la justice », « l’égalité et « la transparence », se manifeste une toute autre réalité. Il suffit d’observer les Etats-Unis, leader du monde démocratique, pour comprendre que ces vertueuses idées sont appliquées uniquement pour une catégorie de la société ayant une couleur donnée, mais aussi possédant une richesse déterminée. Tout ce que subissent ou ont subit les Afro-américains, les Indiens, les Latinos, les Asiatiques et ceux qui ne sont pas protestants ou ne sont pas d’origine européenne se passe de commentaires et montre bien que ces belles idées restent purement théoriques.

 De tout cela nous devons déduire que les musulmans ne doivent pas accepter la démocratie selon son sens universel car elle donne à l’homme ce qui revient à Dieu. Il faut donc la réfuter et s’inscrire en faux contre cette idée et s’opposer à tous ceux qui la soutiennent.

Le multipartisme

Le multipartisme selon la définition capitaliste, correspond à un point de vue selon lequel la société est constituée d’individus ayant des croyances, des opinions, des intérêts et des besoins divers. Il en découle qu’il doit y avoir au sein de cette société des catégories différentes, chacune ayant des intérêts particuliers et doit être représentée par un parti, un mouvement ou une organisation reconnue dans le monde politique.

Ainsi, le multipartisme selon cette vision est opposé au parti unique représentant une et une seule catégorie. Ceci dit, il faut préciser que ce multipartisme au sein du capitalisme, refuse toute  participation d’une catégorie ne croyant pas au capitalisme.

Selon cette logique, c’est à dire le multipartisme au sein d’un seul et même principe, dans le cadre d’un seul système, on peut considérer que l’Islam est également multipartite. Un multipartisme différent de celui du capitalisme.

L’Islam reconnaît la divergence entre les partis et les mouvements se basant sur la croyance musulmane et ne s’y oppose pas tant que les mobilisations sont issues de la croyance musulmane.

Ceci ne veut pas dire que l’Islam reconnaît le multipartisme total ou le multipartisme selon la vision capitaliste.

Le multipartisme capitaliste découle de la séparation de la religion du pouvoir.

Selon cette vision, il est légitime de créer un parti ou mouvement se basant sur des valeurs que l’Islam a rejetées comme le nationalisme ou le tribalisme ou encore l’homosexualité ou l’adultère.

Ainsi, il n’est pas concevable pour un musulman d’accepter le multipartisme capitaliste ou le multipartisme total, car ceci implique d’accepter des idées obscurantistes qui rendent légitime ce que Dieu a formellement interdit. Chose que ne peut accepter un croyant musulman car il sait avec certitude que Dieu le châtiera dans l’au-delà s’il emprunte cette voie.

 Les droits de l’homme

Le concept des droits de l’homme séduit considérablement les musulmans, sans doutes à cause des injustices commises par les différents pouvoirs qui leurs sont imposés, constituent le troisième point que les capitalistes tentent de faire appliquer.

Les droits de l’homme sont issus de la vision que se fait le monde occidental de l’homme, de sa relation avec la société ainsi que de la réalité de cette société. Les droits de l’homme découlent aussi de la manière de concevoir la responsabilité de l’Etat par rapport à cette société. Ils tentent de persuader, voire obligent les musulmans à les appliquer.

Dans sa conception de la nature de l’homme, le capitalisme considère que l’homme est bon, et que le mal dont il est capable est engendré par les limites imposées à sa volonté.

C’est pourquoi les capitalistes appellent à la libération totale de cette volonté afin que l’homme puisse exprimer sa nature positive. C’est de là qu’est issue l’idée des libertés qui est devenue le fer de lance du principe capitaliste.

La relation de l’individu avec la société est vue comme étant contradictoire, c’est pourquoi il est nécessaire de protéger l’individu de cette société et de garantir ses libertés.

Le capitalisme a privilégié l’individu sur la société. De ce fait, l’Etat prend la responsabilité de garantir l’intérêt et la protection de l’individu.

Dans sa conception de la société, l’Occident considère que celle-ci est constituée d’un groupement d’individus. Sur cette base, si la protection de l’intérêt de chaque individu est assurée, alors la protection de l’intérêt de la société l’est forcément.

Cette conception de l’homme, de la société, de la relation homme-société et de la réalité de la société est fausse.

En effet, l’homme n’est pas par nature bon, ni mauvais. En fait, cette notion du mal attaché à l’homme trouve son origine dans la religion chrétienne qui enseigne que celui-ci hérite du péché d’Adam.

 La réalité est bien différente de cette thèse. L’homme est pourvu d’instincts et de besoins physiologiques qui nécessitent d’être satisfaits. Et grâce à la raison dont Dieu a doté l’homme, celui-ci a la capacité de choisir la manière de répondre à ses instincts et ses besoins physiologiques. Quand la manière de les satisfaire est juste, alors il fait du bien et lorsque qu’elle est injuste il fait le mal. Ainsi, l’homme est potentiellement capable d’accomplir le bien comme le mal et c’est lui qui choisit entre le bien ou le mal par sa volonté propre.

Ceci est la vision de l’Islam mise en évidence par les versets coraniques suivants :

 « Et par l’être vivant et Celui qui l’a façonné dans une harmonie parfaite. Il lui a alors inspiré son immoralité et sa piété ». [91-7]

« Nous lui avons désigné les deux voies ». [91-10]

« Nous l’avons guidé sur sa voie, soit celle de la reconnaissance (gratitude), soit celle de la négation ». [76-3]

 a thèse selon laquelle la relation entre l’individu et la société est contradictoire est fausse. Cette thèse fut développée aussi bien par le capitalisme, qui privilégie l’individu par rapport à la société, que par le socialisme marxiste qui ne considère l’individu qu’au niveau d’un simple engrenage dans la machinerie de la société.

La vision juste de la relation entre l’individu et la société est celle de l’Islam qui les lie par un lien de complémentarité et non de contradiction. Ainsi, l’individu est un élément de la société, de la même manière que la main est un élément du corps. Si le corps ne peut pas se passer de la main, de son coté la main n’a aucune valeur si elle est coupée du corps.

L’Islam a donné à l’individu des droits comme il en a donné à la société ; et ces droits ne se contredisent pas, ils se complètent. L’Islam a mis en place des devoirs de l’un envers l’autre et a donné la responsabilité à l’État de maintenir un équilibre entre la société et l’individu pour que l’un n’empiète pas sur l’autre. Les deux ont des droits et des devoirs l’un envers l’autre.

Ainsi, il n’y a pas plus belle et juste métaphore dans la description de cette notion que le Hadith de la parabole du navire :

Al-nu’mân ibn Bashir a rapporté ces propos du Prophète :

{ Les gens qui respectent les interdits divins et ceux qui les transgressent sont comparables aux passagers d’un navire.

Certains d’entre eux logent sur le pont et d’autres dans la soute. Ces derniers, lorsqu’ils veulent puiser de l’eau, sont obligés de monter sur le pont et de croiser ceux qui y logent. Ils se disent : « Si nous faisions un trou dans la soute nous éviterions de déranger les passagers à l’étage. » Si les passagers qui sont à l’étage les laissent exécuter leur projet, ils périront tous ensemble. Mais s’ils les empêchent, ils auront tous la vie sauve. }

 L’affirmation des capitalistes selon laquelle la société est un groupement d’individus est incomplète. La société n’est pas un simple groupement d’individus, mais un ensemble d’individus parmi lesquels émanent des idées et des sentiments et sur lesquels s’applique un système. Autrement dit, la société est constituée d’individus liés par un lien permanent. Par exemple, les passagers d’un train ou d’un bateau ne constituent pas une société même s’ils atteignent des milliers d’individus. Par contre, les habitants d’un village constituent une société malgré qu’ils soient très peu nombreux.

On voit bien l’erreur de définition et de compréhension du principe capitaliste quant aux définitions de la nature de l’homme, de la société, de l’individu et de la relation individusociété.

L’erreur de compréhension du rôle de l’Etat est tout aussi évidente. En effet, l’Etat n’a pas uniquement la responsabilité de protéger les intérêts de l’individu, mais il doit aussi les gérer communément avec ceux de la société au sein d’un système donné qui trace les limites et les devoirs entre société et individu, tout en portant un message à l’humanité. L’Etat doit avoir un message humain, c’est à dire valable pour l’homme en tant qu’être humain.

Cette vision du principe capitaliste sur la nature de l’homme, l’individu et sa relation avec la société aboutissent à la définition des quatre types de libertés que sont : la liberté de croyance, la liberté d’opinion, la liberté de possession et la liberté de comportement individuel.

C’est sur ces 4 libertés que se sont basées « les droits de l’Homme ». Ce sont ces libertés qui ont engendré la décadence dans la société occidentale. Elle s’est transformée en jungle dans laquelle les forts dévorent les faibles et dans laquelle l’homme s’abaisse à un comportement animal en ligne directe de la liberté totale qui lui ait attribué dans la manière de satisfaire ses besoins physiologiques et ses instincts.

Les hommes sous l’emprise de cette idéologie se sont abaissés à un niveau bestial et leur

principale préoccupation est de jouir au maximum des plaisirs corporels dans la vie, symbole de l’ultime bonheur pour l’idéologie capitaliste. La réalité est que les sociétés occidentales sont loin de connaître le bonheur. Les perturbations et frustrations diverses sont le lot quotidien des hommes ayant adhéré à la vision du monde capitaliste.

La liberté de croyance

La « liberté de croyance » représente le droit de tout individu de croire ou de rejeter tout principe ou religion selon son choix. C’est aussi le droit de changer de croyance ou de ne croire à aucun principe ou religion.

Certains porte-voix des incroyants, qui prétendent être musulmans, pensent que cette définition de la liberté de croyance n’est pas contradictoire avec l’Islam, en faisant référence aux versets : « Pas de contrainte en religion » et « Que celui qui veut croie et que celui qui veut renie », et ce sans tenir compte du contexte. En effet, l’interlocuteur ici est le non-croyant et uniquement le non-croyant. Les musulmans n’ont pas le droit d’obliger les non-croyants à embrasser l’Islam. L’entrée dans l’Islam est un libre choix du non-croyant.

Cependant, ce discours ne s’applique pas aux musulmans, car ils n’ont plus le droit de sortir de l’Islam une fois qu’ils l’ont embrassé. La loi concernant la personne qui sort de l’Islam consiste en premier lieu à l’exhorter à renoncer à cet acte. Si par la suite il persiste, il est condamné à mort selon le Hadith : « Celui qui change de religion tuez-le ».

La liberté de croyance n’a pas d’existence au sein des musulmans, car ils sont obligés de rester dans cette croyance. Il est donc interdit pour un musulman d’embrasser une autre religion, même si c’est une religion monothéiste comme le christianisme ou le judaïsme.

Il lui est aussi interdit de croire en une autre idéologie telle que le capitalisme ou le socialisme marxiste.

Il est ainsi clair que la liberté de croyance exposée auparavant, mise en avant par le monde capitaliste, n’a aucun sens pour le musulman. Il doit par conséquent la réfuter et s’opposer à ceux qui appellent à cette liberté.

La liberté d’opinion

Selon la définition capitaliste, la liberté d’opinion signifie que toute personne a le droit de donner son avis sur tout événement et toute question sans retenu.

La liberté d’opinion attire les musulmans car ils vivent dans des pays où les régimes dictatoriaux interdisent toute forme d’opposition. Toute opinion qui s’oppose à celle du pouvoir est interdite même si elle découle de l’Islam. La dictature va jusqu’à interdire des versets du Coran qui contredisent l’opinion et la politique suivi par le chef de l’Etat. Ils en sont même arrivé à supprimer des versets et des hadiths inscrits sur les murs des mosquées parce qu’ils décrivent la réalité des juifs comme le verset coranique suivant :

« Tu trouveras certainement que les gens qui vouent l’animosité la plus forte contre ceux qui ont cru sont les juifs et les polythéistes ».

 Ceci dit, cette dictature et ces injustices commises par les pouvoir en place ne doivent pas pousser les musulmans à accepter ce qui pourrait déplaire à Dieu.

Si la liberté d’opinion chez les capitalistes est synonyme de critique directe de la politique et du comportement des hommes du pouvoir, elle est synonyme aussi de liberté d’exprimer le koufr, le reniement de Dieu, des idées contradictoires avec la croyance musulmane et des lois incompatibles avec ses principes. Par exemple, l’incitation aux interdits comme la pratique de l’usure, l’alcool, la sexualité anarchique et tout ce qui pourrait détruire les valeurs de l’Islam. Ces valeurs que Dieu a ordonné de suivre et de protéger.

 La liberté d’opinion signifie pour les agents de l’Occident, les hypocrites et les ennemis de l’Islam, la possibilité de lutter contre cette doctrine par la division des musulmans en plusieurs nationalités et catégories. Ils distillent des idées nationalistes et communautaires que l’Islam a abolies et interdites. Le Prophète (sws) a associé ces idées à une odeur nauséabonde. Cette liberté signifie aussi la dénudation de la femme et la destruction du sens de l’honneur. L’exemple de liberté d’opinion mise en pratique par Salman Rushdie est suffisant pour prendre position sur cette définition de la liberté. Les calomnies dites sur le Prophète (sws) et sur ses femmes se passent de commentaires.

Il est vrai que l’Islam a donné le droit au musulman d’exprimer son opinion sur tout, à condition que celle-ci découle et se base sur les principes musulmans et reste dans les limites que Dieu a fixé. Le musulman a le droit d’exprimer son opinion même si elle s’oppose à celle du chef de l’Etat (le Calife), et même celle de la majorité des musulmans, mais à condition qu’elle se base sur une référence de la charia et qu’elle s’inscrit dans ses limites.

L’Islam est allé jusqu’à obliger les musulmans à s’exprimer et demander des comptes au chef de l’Etat si celui-ci vient à affirmer ou appliquer ce que Dieu à interdit. Cet acte est mis au même niveau que le jihad selon le hadith : (Le meilleur des martyrs est Hamza, ou un homme qui s’adresse à un Imam [dirigeant] injuste en lui donnant conseil. L’Imam réagit alors en le tuant).

Mais, il est interdit de donner une opinion qui contredit la doctrine islamique ou tout ce qui s’inspire de cette doctrine. On ne peut propager des idées tels que la liberté de la femme, ni le nationalisme, ni le patriotisme ou le régionalisme. Cela s’applique aussi aux idéologies comme le capitalisme, le socialisme ou tout autre idée contraire à l’Islam.

Sur cette base, les musulmans ne doivent pas accepter la liberté d’opinion telle qu’elle est définie par l’Occident. Tout ce qui émane du musulman est régulé par l’Islam. Le Prophète dit :

« Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement doit dire du bien ou se taire ».

Le bien dans ce hadith signifie l’Islam ou ce que confirma l’Islam. L’Islam a interdit même d’avoir un penchant vers ce qui le contredit. Le Prophète (sws) a dit :

« Nul ne peut prétendre être [réellement] croyant que lorsque ses désirs suivent mon Message ».

La liberté de propriété

La liberté de possession, selon la vision capitaliste, signifie que tout individu a le droit de posséder ce qu’il veut, comme il le veut. Il a le droit de disposer de sa propriété comme bon lui semble à condition de ne pas mettre en cause les droits d’autrui, considérés comme incontournables selon le capitalisme.

Cette opinion signifie donc que tout être humain peut posséder ce que Dieu a permis mais aussi ce qu’il a interdit. Cela signifie aussi qu’il peut en user librement sans tenir compte de la législation divine.

Chaque individu a donc le droit de posséder ce qui est de la propriété commune comme les puits de pétrole, les mines inépuisables, les plages, les fleuves voire même certaines sources d’eau indispensables à la communauté. Il peut posséder ce qui est licite, à savoir une demeure, un jardin, un commerce ou une usine, comme il peut aussi posséder ce qui est illicite, à savoir une brasserie, une banque pratiquant le prêt à intérêt, une porcherie, une maison close, un casino ou toute ressource de cette catégorie.

Il peut par conséquent acquérir ou faire fructifier sa richesse avec des méthodes permises comme l’héritage, le don, le commerce, la pêche, l’agriculture et l’industrie. Mais, il peut aussi le faire au moyen de méthodes non permises comme la loterie, l’usure, le commerce d’alcool, des drogues et d’autres substances haram.

Cette définition de la liberté de possession est clairement en contradiction avec l’Islam. Sa réfutation doit être toute aussi claire.

L’adoption de ce type de liberté par les sociétés occidentales a donné naissance à des maux de société illimités comme les abjections, les organisations mafieuses, en passant par l’individualisme exacerbé et la mort de l’esprit de solidarité. Des maladies propres au capitalisme se sont développées, en conséquence de l’excès de permissivité indifféremment dans la pratique d’actes bénéfiques ou nocifs comme la consommation des drogues.

Cette liberté a contribué à la concentration des richesses entre les mains d’une poignée de détenteurs de capitaux, qui se sont transformé en véritable force hégémonique, contrôlant le système économique et politique. Parmi ces capitalistes sans scrupules, nous trouvons les grands industriels de l’armement qui poussent leurs gouvernements, et ceux sur lesquels ils ont une influence importante, à entrer dans une spirale guerrière dans laquelle les populations n’ont aucun intérêt. Le but est de décupler les revenus de l’industrie d’armement, sans tenir compte du sang coulé et des tragédies qui en résultent.

La liberté de comportement individuel

La quatrième liberté que le capitalisme vise à réaliser et maintenir est la liberté personnelle qui signifie le droit de chaque individu à vivre sa vie comme bon lui semble à condition de ne pas remettre en cause la liberté personnelle d’autrui. Selon cette liberté, il peut se marier, mais peut aussi fréquenter une femme sans mariage, avec son accord. Il peut encore pratiquer des actes sexuels pervers tant que les personnes impliquées dans cet acte sont consentantes.

Chaque personne, selon la liberté personnelle, jouit du droit de manger, de boire et de se vêtir comme bon lui semble dans les limites du système en place. Pour les capitalistes qui prêchent cette liberté, il n’existe pas de licite ou d’illicite dans le comportement de la personne majeure tant que la loi, qui peut changer d’une société à l’autre, est respectée.

La religion ne doit pas limiter cette liberté selon le principe de séparation de la religion et du pouvoir, qui est le cœur du capitalisme. Les résultats de cette liberté sont manifestes : les vices sont répandus dans les sociétés capitalistes où l’homme et la femme peuvent vivre ensemble sans contrat de mariage et où l’homosexualité est intégrée dans la législation. La décadence s’étend au comportement personnel de l’individu. Des phénomènes comme la prolifération des magazines pornographiques, des services téléphoniques dans le même registre, ou encore des clubs nudistes ne font que mettre en évidence la bassesse induite par la liberté personnelle.

Quand aux différences qui peuvent apparaître d’une société capitaliste à une autre, elles sont dues à l’évolution particulière empruntée par chacune.

Les sociétés occidentales ont longtemps subi le système féodal très fortement influencé par les traditions ecclésiastiques difficiles à critiquer. Par conséquent, deux principales tendances ont émergé. La première tend à se débarrasser définitivement des traditions religieuses sans aucune transition, la seconde est plus progressiste.

La première a engendré les libéraux, la seconde les conservateurs. Un mouvement intermédiaire pris alors place : les modérés, qui se sont divisés en sous-groupes.

Nous trouvons le centre droit qui représente les modérés à tendance conservatrice.

Quant aux centristes gauchistes, ils représentent les modérés sympathisants des libéraux.

Toutes ces tendances et clivages existent encore de nos jours.

Le musulman ne doit pas accepter la liberté personnelle selon cette définition, car elle permet ce que Dieu a interdit. De plus, elle est devenue synonyme de problèmes sociaux, de décadence sexuelle, de la prolifération d’alcool et autres fléaux.

 Ce sont ces quatre libertés que prône l’idéologie capitaliste et qu’applique le monde occidental. Les capitalistes qualifient leur idéologie de libérale.

Elles sont toutes contradictoires avec l’Islam et ne peuvent être acceptées ou prêchées. Ce sont ces libertés qui ont donné naissance aux droits de l’homme, que les Etats-Unis mettent en avant et dont se vantent quelques chefs d’Etats musulmans et leur entourage affirmant se conformer à l’Islam, ainsi que ceux qui se gargarisent de la culture occidentale.

Les musulmans qui prêchent les droits de l’homme sont soit ignorants, soit impudiques, soit adhérants du koufr.

Celui qui prône ces droits sans prendre conscience de leur contradiction avec l’Islam est ignorant et la validité de son excuse ne peut être durable.

Celui qui les prône en étant conscient de leurs contradictions avec l’Islam est impudique.

Celui qui croit aux droits de l’homme sachant pertinemment qu’ils sont issus d’une doctrine séparant le pouvoir de la religion, est sans aucun doute sorti de l’Islam.

Partant de ces définitions, la révolution française (1789) a mis en avant les droits de l’homme qui sont devenus partie intégrante de la constitution établie en 1791. Plus tôt, en 1776 les droits de l’homme étaient la ligne directrice de la révolution américaine. De manière générale, les droits de l’homme ont été adoptés par les Etats européens au 19èmesiècle et leur portée est restée interne au sein de ses adoptants.

Ils n’ont été étendus au niveau mondial qu’après la seconde guerre mondiale et après la fondation des Nations Unis en 1946. Ces droits ont été formulés par la déclaration universelle des droits de l’homme. Cette déclaration a été suivie, en 1966, par le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, et le pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Ces droits sont restés l’apanage des Etats.

Leurs adoptions par les peuples n’ont commencé qu’en 1993, deux années après la chute du communisme en laissant le contrôle du monde au capitalisme seul. Cette même année a eu lieu une conférence à Vienne, à l’issue de laquelle fut établie la déclaration des organisations non gouvernementales des droits de l’homme demandant son application à tous les niveaux, culturels et législatifs, et en refusant la thèse non universaliste des ces droits. Cette déclaration exclut la prise en compte de l’Islam quand il s’agit d’appliquer les droits de l’homme dans les pays musulmans.

Les Etats Unis exploitent la diffusion internationale des droits de l’homme et les considèrent au rang de piliers de ses politiques extérieures depuis les années soixante-dix.

Le ministère des affaires étrangères a depuis établi régulièrement des rapports concernant les droits de l’homme pour chaque pays. Ce basant sur ces rapports, le gouvernement des Etats-Unis prend position vis-à-vis des pays en question.

Dans ce cadre, s’inscrit la vente de blé à l’URSS en contrepartie de la liberté d’immigration des juifs russes en direction d’Israël.

L’intervention en Haïti en 1994 s’inscrit dans la même politique. Mais, d’une manière générale, la politique des Etats-Unis pour chaque pays n’appliquant pas les droits de l’homme est sélective.

Lorsque les intérêts américains ne sont pas menacés, des déclarations de réprobations suffisent. Mais, dans le cas contraire, les interventions militaires comme en Haïti sont nécessaires. Peuvent s’avérer nécessaires aussi des interventions économiques belliqueuses, contre la Chine par exemple. Des interventions politiques et diplomatiques ont été conduites contre d’autres Etats. Tout cela, au service des intérêts américains et la nécessité de préserver l’hégémonie des Etats-Unis.

 Par principe, les musulmans rejettent l’idée des droits de l’homme, parce qu’ils sont issus du capitalisme avec sa doctrine corrompue, parce qu’ils expriment le point de vue du capitalisme sur l’individu et la société et qu’ils représentent l’expression des quatre libertés que prône le capitalisme.

La doctrine du capitalisme et toutes les idées qui en découlent ou s’y rattachent sont mécaniquement en contradiction avec l’Islam. Il est exigé des musulmans de la rejeter de démontrer qu’elle est fausse et de s’opposer à ceux qui la prônent.

L’économie de marché

Le quatrième slogan que l’Amérique et l’Occident prônent dans la campagne mondiale pour faire du capitalisme la religion de toute la planète, y compris celle des musulmans, est le slogan de « l’économie de marché ».

Dans cette campagne, l’économie de marché se base sur la liberté de possession, issue de

la doctrine de l’idéologie capitaliste. Il s’agit de l’application de la liberté de possession dans les relations commerciales entre Etats.

L’économie de marché vise à réduire ou à en finir avec l’intervention des Etats dans les échanges commerciaux en particulier, et dans la sphère de l’économie en général. Les Etats-Unis agissent pour que les Etats cessent de dresser des barrières douanières et d’appliquer les restrictions de tous types devant le commerce mondial. Cette libéralisation comprend :

· la fin de la protection directe du commerce comme l’interdiction de l’importation de produits concurrents

· la fin de la protection indirecte du commerce comme les taxes élevées sur certaines importations

· la fin des politiques de subvention de certains produits locaux et le plafonnement des échanges commerciaux.

A travers cette économie de marché, les Etats-Unis ont pour objectif : transformer le monde en un grand marché sans taxes, en obligeant les Etats à ouvrir leur marché devant les investissements étrangers, à ne plus jouer leur rôle dans l’économie et à privatiser le secteur public surtout dans les pays où ce secteur est important.

Pour la réalisation de cet objectif, les Etats-Unis et les principaux pays capitalistes, ont mis en place des conventions internationales de commerce et ont formé des blocs commerciaux comme la NAFTA (constituée du Canada, des E.U. et du Mexique), le Marché Commun Européen, l’APEC (constitué de la NAFTA, l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Japon, les Tigres de l’Asie et l’Indonésie).

Les Etats-Unis utilisent aussi le G7 pour élaborer les décisions économiques et commerciales mondiales afin de garantir l’application de ses objectifs et en faire des lois mondiales.

Jusqu’en 1995, la plupart des pays signataires ou pas, se referaient au GATT. Cet organisme se limitait aux relations commerciales entre pays et n’intervenait pas dans la politique économique et commerciale interne de ces pays.

Les Etats-Unis trouvent que cela n’est pas dans son intérêt, elle s’activa alors pour créer un nouvel organisme, l’OMC, fondé en fin 1995 au Maroc. Cet organisme était souhaité par les principaux pays commerciaux. La majorité des autres pays ont rapidement signé la nouvelle convention sous la pression américaine.

Cette nouvelle convention permet aux pays riches, puissants et influents, à leur tête les Etats-Unis, de s’ingérer dans les affaires commerciales et économiques des pays signataires. L’instrument de cette ingérence est représenté par les lois mises en application par les pays influents contre les pays asservis. Il est clair que le principal but des Etats-Unis et des pays capitalistes dans la mondialisation de l’économie de marché est d’ouvrir les marchés de tous les pays à leurs produits et à leurs investissements.

Et cela, pour que les pays dits du « tiers-monde » restent sous leur contrôle, ne développent pas d’économie solide, ne se libèrent pas de la dépendance économique des pays riches et restent un marché pour les produits de consommation venant des pays riches.

En restant sous la domination, les pays du tiers-monde ne peuvent pas transformer leurs économies en économie de production basée sur l’industrie lourde, une économie indispensable pour sortir de leur situation.

 Pour toutes ces raisons, les musulmans doivent réfuter l’économie de marché que prônent les Etats-Unis et l’Occident en général. L’économie de marché n’est que l’application de la liberté de possession que propage le capitalisme. Une liberté en contradiction avec l’Islam et ses lois d’une part ; d’autre part, en appliquant ce principe, les pays musulmans restent sous la domination des capitalistes, état que l’Islam a interdit. ALLAH (swt) dit (traduction du sens) :

« Dieu ne donnera jamais aux Négateurs d’arguments contre les Croyants » [4-141]

Il est vrai que l’Islam interdit la taxe douanière sur le commerce. Le Prophète (sws) a dit :

« celui qui impose une taxe douanière n’ira pas au paradis ».

L’Islam n’impose jamais cette taxe sur les commerçants ressortissants de l’Etat islamique quelle que soit l’origine de la marchandise, puisque dans sa politique commerciale, l’Islam prend en compte la citoyenneté du commerçant et non l’origine de sa marchandise. Il est aussi vrai que l’Islam n’impose la taxe commerciale douanière quelle que soit la citoyenneté du commerçant que dans le cas de mesures de réciprocité et si le chef d’Etat le décide. Mais cela ne veut dire, en aucun cas, que l’économie de marché ne contredit pas l’Islam et qu’il est légitime le mettre en œuvre.

Si l’on trouve des lois provenant d’un autre système qui ressemblent dans leur forme à des lois islamiques, cela n’est nullement un argument acceptable pour que les musulmans appliquent une seule loi non issue de l’Islam. Certains qui utilisent des qualificatifs islamiques pour décrire d’autres systèmes que l’Islam sont dans l’erreur. On ne peut pas qualifier l’Islam de socialiste, comme l’a fait Chouki en s’adressant au Prophète : « Tu est le guide des socialistes ». Ou encore comme confondent certains la consultation en Islam (ach-choura) avec la démocratie. Ainsi, l’Islam se définit par ses propres sources, et non en se référent aux idées du socialisme, ou de la démocratie… Ces définitions de l’Islam se basant sur d’autres idéologies sont d’autant plus aberrantes que l’Islam existe bien avant le socialisme et la démocratie capitaliste.

Les musulmans doivent rejeter l’économie de marché pour plusieurs raisons :

· elle contredit l’Islam, elle est le produit d’un point de vue capitaliste,

· elle se base sur la liberté de possession,

· la poursuite de son application entraîne de sévères dégâts sur les musulmans.

Parmi ces préjudices, le fait de lier les économies de leurs pays avec celui du monde capitaliste, ce qui empêche l’établissement d’une économie de production.

Le résultat de tout ce qui précède est la conservation de la main mise des Occidentaux sur les musulmans et leur pays.

Voilà les principaux slogans que prônent les Etats-Unis et l’Occident dans leur campagne visant à ce que toutes les nations et peuples adhèrent au capitalisme.

Puisque nous avons démontré que la doctrine de cette idéologie est fausse, que les règlements qui en découlent le sont aussi, que ses bases idéologiques (la démocratie, le multipartisme, les droits de l’homme et l’économie de marché) ne tiennent pas debout, et que nous avons démontré qu’elle est en contradiction avec l’Islam, il est interdit à tout musulman de penser, même un instant, qu’il faut s’accommoder de cette idéologie ou en prendre la moindre idée.

La campagne américaine vise, en premier lieu, et sans aucun doute, la nation musulmane.

C’est la seule nation qui possède une idéologie pouvant faire face au capitalisme. Les Négateurs (non musulmans) connaissent bien l’histoire de cette nation. Ils savent les résultats que peut obtenir cette nation quant elle met en application son idéologie et la propage en tant que Message à travers le monde.

On peut voir aussi que l’Oumma islamique est visée par les évènements qui entourent cette campagne américaine pour la mondialisation du capitalisme. Parallèlement à cette campagne, les Etats-Unis mènent une guerre spécifiquement contre l’Islam. Elle qualifie tous ceux qui s’accrochent à l’Islam de terroristes, elle pousse les marionnettes au pouvoir dans les pays musulmans à éliminer tous ceux qui veulent l’évolution de la nation musulmane sur la base de l’Islam. Elle défigure les conceptions de l’Islam avec l’aide des marionnettes et de leurs sbires.

C’est ainsi que les musulmans font face à un danger, ces derniers temps, qui dépasse tous les dangers qu’ils ont connu à travers leur histoire.

Le but des croisades était la colonisation de certaines parties des territoires des musulmans. Celui de l’abolition du système du khilafah (en 1924) était l’abolition d’une entité qui garantissait l’unité des territoires islamiques, leur protection contre l’avidité des Négateurs, en empêchant le pillage des richesses et l’application de lois étrangères à l’Islam.

 Ceux qui avaient déclaré les croisades et ceux qui ont aboli le système califal n’espéraient pas pousser les musulmans à renier leur foi et n’avaient accompli aucun acte dans ce sens. Dans ces conditions, les musulmans ont continué à s’accrocher à leur foi après les croisades et ont rassemblé leur énergie pour rendre la monnaie de leur pièce aux occupants croisés. De même, après l’abolition du système califal, les musulmans sont rapidement revenus à leur foi une seconde fois. Ils se sont réanimé et se sont lancé dans le travail pour rétablir le système califal et être à nouveau en mesure de diffuser leur Message.

Mais la campagne américaine actuelle vise l’éradication complet de l’Islam en poussant les musulmans à rejeter leur doctrine pour la remplacer par celle de la séparation du pouvoir et de la religion. Autrement dit, les capitalistes poussent les musulmans à embrasser le capitalisme comme nouvelle religion, l’adopter à la base de leur réflexion et comme système de vie. Il s’agit d’écarter définitivement l’Islam de leur vie, de façon à ce qu’il n’en reste que des rituels cantonnés dans les lieux de culte.

 Tel est donc la vérité sur le discours que prônent les Etats-Unis, relayé par les agents de l’Occident et leur clique et sympathisants

 Chers musulmans,

Face à ce redoutable danger, il faut être vigilent et bien prendre la mesure des complots à votre encontre des Négateurs et leurs suiveurs.

Aujourd’hui, vous êtes appelés à défendre votre foi et votre religion, à défendre votre existence en tant que nation, parce que les nations disparaissent par la disparition de leur idéologie et survivent par la survie de celles-ci.

Il est temps de séparer le vrai du faux, de séparer la vie de la mort. Dans un premier camp se rangent les Etats-Unis et l’Occident Négateur. Se rattachent à eux vos dirigeants et leurs affidés : qu’ils soient politiciens, intellectuels, économistes, travaillant dans les médias et d’autres encore, tous ensorcelés par le capitalisme. Ils sont subjugués par son système de vie. Tous ceux qui appellent à la démocratie, au pluralisme, aux droits de l’homme et à la mondialisation, sont dans un seul et même camp : le camp du faux. Les clairvoyants sincères, qui portent le message de l’Islam, ainsi tous ceux qui tiennent à leur religion parmi cette Oumma islamique sont dans le camp de la vérité.

 C’est une bataille décisive dans laquelle se joue votre avenir. L’issue de cette bataille est soit la vie et la gloire dans le monde d’aujourd’hui et celui de demain, ou la mort et le malheur dans ces deux mondes.

Chaque musulman croyant à Dieu, à son Prophète et à la religion que Mohammed a prônée, est appelé aujourd’hui à se ranger du côté du camp de la vérité. Il n’a pas le choix parce que dans cette bataille décisive, on ne peut pas rester neutre.

Vous êtes menacés d’extinction si vous restez tels un troupeau sans berger, Un berger qui protège et repousse les dangers qui vous guettent. L’Islam vous a clairement désigné votre protecteur : c’est un khalifah (calife) auquel vous ferez allégeance pour qu’il applique le Coran et la Sunna de son Prophète (sws).

Votre vie sans khalifah a trop duré, alors que c’est l’une des grandes désobéissances à Dieu. Le Prophète a dit :

« Celui qui meurt sans avoir fait allégeance à son Imam, meurt de manière semblable à celle des Négateurs ».

Le khalifah est le seul capable de vous rassembler, de vous protéger contre tout danger et de vous redonner votre véritable identité que Dieu vous a choisi :

« La meilleure des Nations qui ait émergé pour l’humanité. »

Par ALLAH ! Vous êtes en mesure de repousser votre péché et mettre fin à vos souffrances, à condition que vos intentions soient pures et que vous en ayez la volonté.

Les Négateurs et leurs auxiliaires qui prêchent l’égarement connaissent cette vérité. Vos chefs d’États sèment la peur et la terreur pour que vous ne disiez pas la vérité et que vous vous soumettiez aux Négateurs et à la Négation (koufr).

Dans cette situation, Dieu vous ordonne de ne pas avoir peur d’eux, mais de Lui Seul.

« Ne les craignez point et craignez- moi si vous êtes croyants » [3.175]

Si vous faites cela, Dieu vous a promis la victoire :

« Si vous soutenez [la cause de] Dieu, Il vous fera triompher et raffermira vos pas » [47.7]

Dieu ne revient pas sur sa promesse. Il suffit d’obéir à ses ordres et soutenir sa cause par le rejet du capitalisme Négateur avec tout ce qu’il prône : la démocratie, le multipartisme, les droits de l’homme ou la mondialisation, et s’opposer à tous ceux qui le propagent.

Votre soutien de la cause de Dieu ne sera complet que si vous œuvrez avec les clairvoyants sincères, parmi vous, pour le travail du rétablissement du système du khalifah, le bouclier protecteur de la nation islamique contre la Négation (koufr), la division, les dommages et le mal.

Nous vous invitons à soutenir la cause de Dieu, chers musulmans.

« O vous qui vous avez cru ! Répondez à l’appel de Dieu et du Messager qui vous invite à la renaissance » [8.24]

 Source : http://www.hizb-ut-tahrir.org

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