LE MIRACLE DE LA CREATION DANS LES PLANTES (Partie 01)

PLANTEMIR I

MON GRAIN DE SEL :

N’en déplaise aux évolutionnistes, il n’y a aucune traces d’évolution dans les plantes. Elles font parties de la création d’ALLAH (swt)

GLOIRE A ALLAH LE CRÉATEUR DE TOUTE CHOSES.

Publié par  :  KAM

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LE MIRACLE DE LA CRÉATION DANS

LES PLANTES

Par : HARUN YAHYA

 

 Introduction

Le monde des plantes

Et une plante naît

La conception parfaite de la graine

Les racines : Foreuses naturelles

Les feuilles et la photosynthèse

 La tige : un système incomparable de transport

Les particularités intéressantes des plantes

Le scénario imaginaire de l’évolution des plantes

Conclusion

Notes

ıntroductIon

 Posons-nous une question à propos de la « graine », connue par nous tous. Quelle est la différence entre une graine, sa coquille aussi dure que l’écorce, et l’écorce d’arbre ? Cette question est rarement posée, car l’écorce d’arbre et les graines sont des détails insignifiants pour les gens dans leur vie quotidienne. L’avis le plus commun est : que des occupations essentielles et beaucoup plus importantes existent et dont on devrait s’occuper dans l’environnement quotidien.

Cette logique est très répandue parmi les gens qui n’ont qu’une vision superficielle sur leur environnement. Pour eux, il est suffisant de savoir assez pour répondre à leurs besoins et ce indépendamment du sujet. Selon cette pensée superficielle, tout ce qui survient autour de nous est familier et ordinaire, et il y a une explication « connue » et « familière » à toute chose. Les mouches volent parce qu’elles ont des ailes, la lune est toujours dans le ciel. La terre est protégée des menaces venant de l’espace, car elle a une atmosphère. L’équilibre en oxygène est toujours maintenu. Les gens éprouvent des sensations, voient et sentent.

Mais quelqu’un, renonçant à cette vue limitée et regardant autour de lui comme s’il voyait les choses pour la première fois, et repoussant le voile de la familiarité qui restreint sa vue, verra un large horizon s’ouvrir devant lui. Il commencera à réfléchir, en se posant les questions « pourquoi », « comment », « pour quoi faire ? » plus fréquemment, et observera le monde qui l’entoure depuis cette perspective. Les explications qui le satisfaisaient auparavant ne seront plus suffisantes. Il commencera à comprendre qu’il y a quelque chose d’extraordinaire dans chaque chose, que ce soit dans son environnement ou dans les capacités que possèdent les êtres vivants. A partir du moment où il commencera à réfléchir, la familiarité des choses fera place à l’étonnement. Finalement, il réalisera que tout a été créé de façon parfaite et supérieure par un Créateur possédant un pouvoir, une connaissance et une sagesse infinis. A partir de là, il sera capable de voir la souveraineté et le pouvoir d’Allah, le Seigneur de tous les mondes, sur toutes les créatures vivantes qu’Il a créé.

 Certes la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens, dans l’eau qu’Allah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne. (Sourate al-Baqarah, 164)

 LE MONDE DES PLANTES

 L‘existence des plantes est essentielle à la survie des êtres vivants sur terre. Pour bien comprendre l’importance de cette phrase, nous devrions nous demander sur les éléments les plus importants pour la vie humaine. Des besoins fondamentaux comme l’oxygène, l’eau et la nourriture viennent à l’esprit en réponses à cette question, et les plantes vertes sont le facteur le plus important pour garantir l’équilibre de ces besoins primordiaux sur terre. Il y a d’autres équilibres dans le monde, qui sont aussi très importants pour tous les êtres vivants, pas uniquement les êtres humains, comme le contrôle de la température et le maintien des proportions correctes de gaz dans l’atmosphère, et ce sont aussi les plantes vertes qui maintiennent l’équilibre global.

Les activités des plantes ne s’arrêtent pas là. On sait que la principale source d’énergie pour la vie sur terre est le Soleil. Mais les êtres humains et les animaux sont incapables d’utiliser l’énergie solaire directement, car leurs corps ne possèdent pas de systèmes qui le permettent. Pour cette raison, l’énergie solaire n’atteint les êtres humains et les animaux qu’à travers la nourriture produite par les plantes. Par exemple, lorsqu’on boit du thé, on boit en fait de l’énergie solaire, et quand nous mangeons du pain, nous mâchons de l’énergie solaire. La force de nos muscles n’est rien d’autre que de l’énergie solaire sous forme différente. Les plantes stockent cette forme d’énergie pour nous dans les molécules présentes dans leur corps, en accomplissant des processus compliqués. La situation des animaux n’est pas différente de celle des êtres humains. Ils se nourrissent de plantes, tirant l’énergie solaire de l’énergie des plantes, qu’ils stockent en paquets.

Les plantes sont capables de produire leurs propres aliments et de s’entretenir par elles-mêmes, contrairement aux autres êtres vivants, et cela grâce à leur structure cellulaire, qui leur permet d’employer directement l’énergie solaire, au contraire des cellules humaines ou animales. Avec l’aide de cette structure, les cellules des plantes changent l’énergie venant du soleil en énergie absorbable par les gens et les animaux via la nutrition. Elles stockent cette énergie sous forme de nourriture grâce aux processus spéciaux dans leur structure connus sous le terme de photosynthèse.

Le mécanisme essentiel, ou plus précisément l’usine miniature, qui permet aux plantes de mener la photosynthèse, se trouve dans leurs feuilles. Le système de transport, avec ses propres caractéristiques, apportant les matériaux nécessaires comme les minéraux et l’eau, fonctionne dans les tiges et les racines des plantes. Le système de reproduction a aussi été spécialement organisé dans chaque espèce de plante.

Il y a des structures complexes dans chacun de ces mécanismes qui fonctionnent en relation avec tous les autres. Si un mécanisme est absent, les autres ne peuvent mener leurs tâches. Comme exemple, prenons une plante qui ne possède pas de système de transport. Il est impossible qu’une telle plante exécute la photosynthèse, car les vaisseaux nécessaires au transport de l’eau, essentielle pour le processus, sont absents, même si la plante arrivait à produire de la nourriture, elle serait incapable de la transporter dans d’autres endroits du corps, et mourrait en fin de compte.

Comme dans cet exemple, tous les systèmes présents dans une plante doivent fonctionner parfaitement. Une imperfection ou un défaut dans la structure existante signifierait que la plante ne pourra mener ses fonctions, et mènerait à la mort de la plante et à la disparition des espèces.

Quand ces structures seront étudiées en détail et en profondeur dans les chapitres qui suivent, une organisation complexe et sans défauts apparaîtra. Lorsqu’on considère et on évalue la variété de plantes dans le monde, ces structures extraordinaires sont encore plus frappantes. Il existe plus de 500.000 types de plantes dans le monde, et chaque espèce possède son propre plan et des caractéristiques particulières. En même temps que ces parfaits systèmes fondamentaux qui se trouvent dans chacune de ces espèces, il existe également une diversité en termes de systèmes de reproduction, de mécanismes de défense, de couleurs et de conception. La seule chose invariante est le fait que toutes les parties des plantes (feuilles, racines, tiges) et beaucoup d’autres mécanismes, doivent exister en même temps et sans défauts pour que le système global, le corps, puisse fonctionner.

Des scientifiques modernes attribuent à de tels systèmes une « complexité irréductible ». De la même manière qu’un moteur ne fonctionnera pas s’il lui manque un piston, chez les plantes l’absence d’un seul système, ou une simple panne fonctionnelle dans la moindre partie du système, mènera à la mort de la plante.

Tous les systèmes d’une plante ont cette caractéristique de complexité irréductible. Les systèmes complexes doivent tous être présents au même moment, et cette variété incroyable amènent à l’esprit la question suivante : « Comment ces systèmes parfaits sont-ils apparus ? »

Une fois encore, posons-nous quelques questions pour trouver la réponse à celle-ci. Réfléchissons à l’apparition du fonctionnement du plus important et plus connu des mécanismes dans les plantes, la photosynthèse, et aux systèmes de transports associés.

Est-ce que les arbres et les fleurs que nous voyons autour de nous ont pu former des systèmes si parfaits, et des phénomènes comme la photosynthèse, dont quelques parties ne sont pas encore comprises, dans leurs propres corps ? Est-ce que les plantes ont choisi d’utiliser le dioxyde de carbone (CO2), dans les gaz de l’air, afin de produire de la nourriture ? Est-ce qu’elles ont déterminé la quantité de CO2 qu’elles utiliseraient ? Est-ce que les plantes ont pu concevoir les mécanismes qui composent le système des racines et qui leur permet de prendre dans le sol les matériaux nécessaires à la photosynthèse ? Les plantes ont-elles inventé un système de transport où différents types de tubes sont utilisés pour transporter les nutriments et l’eau ?

Comme toujours, les défenseurs de la théorie de l’évolution qui recherchent une réponse à la question de l’apparition des plantes ont recours au « hasard » comme seule explication. Ils affirment qu’à partir d’une espèce de plante qui serait apparue par hasard, une infinie variété de plantes a surgi, une nouvelle fois par hasard, et que des caractéristiques comme l’odeur, le goût et les couleurs propres à chaque espèce, sont aussi apparues par hasard, mais ils sont bien incapables d’apporter la moindre preuve scientifique à leurs affirmations. Les évolutionnistes expliquent que la mousse s’est transformée en fraisier, ou en peuplier, ou en rosier, en expliquant que des conditions provoquées par le hasard les ont différentiées, mais si on observe attentivement une cellule de plante, on se rendra compte qu’il y a un système si complexe qui ne pourrait avoir lieu par des changements infimes au cours du temps. Ce système complexe et d’autres mécanismes dans les plantes réfutent définitivement les scénarios des évolutionnistes basés sur des coïncidences. Dans cette situation, une seule conclusion émerge.

Chaque structure végétale a été spécialement créée et planifiée. Cela nous montre qu’il existe une Intelligence Supérieure qui a dessiné ce plan. Celui qui possède cette intelligence supérieure, Allah, le Seigneur de tous les mondes, montre aux êtres humains des preuves de Sa création parfaite. Allah annonce Sa domination sur les créatures vivantes et Sa création incomparable dans ces versets:

 Créateur des cieux et de la terre. Comment aurait-Il un enfant, quand Il n’a pas de compagne ? C’est Lui Qui a tout créé, et Il est omniscient. Voilà Allah, votre Seigneur ! Il n’y a de divinité que Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C’est Lui Qui est chargé de tout. (Sourate al-Anam, 101-102)

 ET UNE PLANTE NAIT

 Les plantes, qui ont un rôle extrêmement important dans l’équilibre écologique mondial et surtout dans le prolongement de la vie, possèdent un système de reproduction plus efficace que les autres créatures vivantes. Grâce à ce système, elles se multiplient sans aucune difficulté. Quelque fois il est suffisant qu’une tige soit coupée et placée dans la terre pour que la plante se multiplie, ou qu’un insecte se pose sur une fleur, pour en donner d’autres.

Le système de reproduction interne très complexe des plantes, bien qu’étant en apparence un processus très simple, laisse les scientifiques étonnés.

Une nouvelle vie commence avec l’abandon de la plante mère

Certaines plantes ne possèdent pas de genres séparés (mâle et femelle), mais reproduisent l’espèce dans un seul genre par des moyens spéciaux. La nouvelle génération qui apparaît par une telle reproduction est une copie exacte de la génération qui lui a donné naissance. La méthode de reproduction asexuée la mieux connue chez les plantes est la modification des tiges et leur séparation en différentes parties.

Ce moyen de reproduction (tiges modifiées ou division), réalisé avec l’assistance de plusieurs enzymes spéciales, est caractéristique d’un grand nombre de plantes. Par exemple, l’herbe et les fraises se multiplient en utilisant des tiges horizontales connues sous le nom de « stolon ». La pomme de terre, une plante qui grandit sous la terre, se multiplie en formant des rhizomes (tiges horizontales), qui s’élargissent au bout en tubes.

Pour certaines espèces de plantes, il est suffisant qu’une partie de leurs feuilles tombe sur le sol pour qu’une autre plante grandisse. Par exemple, le Bryophyllum daigremontianum produit de jeunes pousses spontanément sur le bord de ses feuilles. Elles tombent ensuite sur le sol et commencent une nouvelle vie indépendante.1

Chez certaines plantes, comme le bégonia, quand les feuilles qui en tombent sont placées sur du sable mouillé, de jeunes pousses grandissent rapidement autour de celles-ci. Et une nouvelle fois, en très peu de temps, ces pousses commencent à former une nouvelle plante ressemblant à la plante mère.2

Avec ces exemples, on se demande qu’est-ce qui est absolument nécessaire pour qu’une plante se reproduise en lâchant une partie d’elle-même ? Réfléchissons ! On peut répondre facilement à cette question en examinant le matériel génétique des plantes.

Tout comme les autres êtres vivants, les caractéristiques structurelles des plantes sont encodées dans l’ADN de leurs cellules. En d’autres mots, la manière dont une plante se reproduira, comment elle respirera, comment elle utilisera ses nutriments, sa couleur, son odeur, son goût, la quantité de sucre qu’elle contiendra, et d’autres informations de ce genre, se retrouvent sans exception dans toutes les cellules de la plante. Les cellules des racines de la plante possèdent la connaissance de la photosynthèse qui a lieu dans les feuilles, et les cellules des feuilles savent comment les racines extraient l’eau du sol. En bref, il existe un code et un plan pour la formation d’une nouvelle et complète plante dans chaque prolongement qui quitte la plante. Toutes les caractéristiques de la plante mère, basées sur l’information génétique qu’elle contient, se retrouveront jusqu’au moindre détail de chaque cellule, de chaque partie qui s’est détachée de la plante mère.

Dans ce cas, comment et par qui l’information qui peut former une nouvelle plante complète a été installée dans chaque partie de la plante ?

La probabilité que toute l’information contenue dans chaque cellule soit la même et entièrement complète ne peut être attribuée au hasard, ni à la même plante ou aux minéraux dans le sol qui exécutent ce processus et font partie du système qui constitue la plante. Un ingénieur programme les robots des chaînes de montages dans les usines, car les robots ne peuvent le faire, un être a du donner aux plantes les formules nécessaires pour grandir et se reproduire, car les plantes, comme les robots, ne peuvent les acquérir tous seules.

Bien sûr c’est Allah Qui a implanté les informations nécessaires dans les cellules des plantes, comme dans tous les êtres vivants dans le monde. C’est Lui Qui sans aucun doute a créé toutes choses dans des formes complètes, et Qui a la connaissance de toute la création. Allah attire notre attention sur cette vérité dans plusieurs versets saints :

C’est Lui Qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? Puis, retourne ton regard à deux fois : ton regard te reviendra humilié et frustré. (Sourate al-Mulk, 3-4)

 N’as-tu pas vu qu’Allah fait descendre l’eau du ciel, et la terre devient alors verte ? Allah est plein de bonté et parfaitement connaisseur. (Sourate al-Hajj, 63)

 Les plantes sexuellement reproductrices

La reproduction qui se fait par des organes reproducteurs mâle et femelle dans les fleurs des plantes est appelée reproduction sexuée. Les fleurs ont des différences de traits, comme la forme, la couleur, l’enveloppe des cellules reproductrices et les pétales, mais en dépit de cette variété, toutes les fleurs servent aux mêmes fonctions fondamentales. Elles doivent produire des cellules reproductrices, les préparer pour la dispersion et fertiliser d’autres cellules reproductrices qui les atteignent.

 Les pollens, qui émergent au moment où les fleurs commencent à s’ouvrir, sont les cellules reproductrices mâles. Leurs fonctions sont d’atteindre les organes femelles des fleurs de la même espèce et d’assurer la continuation de l’espèce.

Chaque plante a sa propre méthode, ou mécanisme, qu’elle utilise pour expulser son pollen. Certaines plantes utilisent des insectes, d’autres la force du vent. Le point le plus important dans la fertilisation des plantes est que chaque plante ne peut fertiliser qu’une autre plante de la même espèce. Pour cette raison, il est absolument important que le bon pollen atteigne la bonne plante.

Comment se fait-il donc qu’il n’y ait aucune confusion au cours de la fertilisation, surtout dans printemps quand il y a d’innombrables variétés de pollens dans l’air ? Comment le pollen résiste-t-il à ses longs voyages et aux conditions changeantes ?

La réponse à ces questions sera donnée une fois que nous aurons examiné la structure du pollen et des systèmes de dispersion.

Les pollens : des gènes parfaitement emballés

Le pollen, une sorte de poudre fine, est d’abord produit dans les organes reproductifs mâles des fleurs, puis se déplace vers la partie externe de la fleur, dans cette étape, qui est la première dans la vie du pollen, il devient mature et prêt à fertiliser la prochaine génération.

Examinons la structure du pollen, il est constitué de micro-organismes invisibles à l’œil (chaque grain de pollen du hêtre mesure 2 microns, et chaque grain de pollen de la citrouille mesure 200 microns) (1 micron = 1/1.000 mm). Un grain de pollen consiste en deux cellules reproductrices contenues dans une cellule plus grande (cellule tubulaire).

Chaque grain de pollen peut être comparé à une sorte de boîte dont l’intérieur contient les cellules reproductrices de la plante. Il est primordial que ces cellules soient bien cachées pour protéger leur vie et les mettre à l’abri des dangers extérieurs. Pour cette raison, la structure de la boîte est extrêmement résistante. La boîte est entourée par un mur appelé « sporoderme ». La couche la plus externe de ce mur, appelée exine, est le matériau le plus résistant connu dans le monde organique, et son matériel génétique n’a pas encore été totalement analysé. Ce matériau est généralement très résistant aux dommages causés par les acides ou les enzymes. Il n’est pas affecté par de hautes pressions et températures. Ainsi, des mesures de protections très particulières ont été prises pour protéger le pollen, qui est essentiel pour prolonger l’existence des plantes. Les grains ont reçu une enveloppe spéciale, grâce à laquelle et quelque soit la méthode par laquelle le pollen est disséminé, il peut rester en vie à des kilomètres de sa plante mère. Outre le fait que les grains de pollen soient entourés d’un matériau très résistant, ils sont également disséminés en très grande quantité, ce qui garantit la multiplication des plantes.

Comme on vient de le voir avec la structure détaillée du pollen, Allah nous révèle l’art incomparable dans toutes les choses qu’Il a créé et souhaite que l’on y réfléchisse. L’attention est portée sur ce sujet dans plusieurs versets du Coran. Le verset suivant est particulièrement révélateur :

 Et sur la terre il y a des parcelles voisines les unes des autres, des jardins [plantés] de vignes, et des céréales et des palmiers, en touffes ou espacés, arrosés de la même eau, cependant Nous rendons supérieurs les uns aux autres quant au goût. Voilà bien là des preuves pour des gens qui raisonnent. (Sourate ar-Ra’d, 4)

 Généralement, il existe deux moyens différents pour que le pollen atteigne les fleurs et soit fertilisé. Dans le processus de dissémination, la première étape du processus de fertilisation, le pollen peut coller au corps d’une abeille, d’un papillon, ou d’un autre insecte, et être ainsi transporté, ou bien il peut voyager grâce aux courants d’air.

 Les pollens qui ouvrent leurs voiles au vent

Plusieurs plantes dans le monde utilisent le vent pour disséminer leur pollen pour la continuité de l’espèce. Les plantes comme le chêne, le saule, le peuplier, les pins, les herbes, le blé etc. sont pollinisées par le vent qui prend les particules minuscules sur les plantes, les transportent vers d’autres plantes de la même espèce, et ainsi assure la fertilisation.

Il y a beaucoup de points que les scientifiques n’ont pu expliquer, et des questions sans réponses au sujet de la pollinisation par le vent. Par exemple, comment chacune des centaines de variétés de pollen portées par le vent reconnaissent les plantes de leur propre espèce ? Comment est-ce que le pollen atteint les organes femelles de la plante sans rester collé ailleurs ? Bien que les probabilités de fertilisation sont assez faibles, comment se fait-il que des centaines de plantes soient fertilisées de cette manière, et ce, depuis des millions d’années ?

Pour apporter des réponses à ces questions, Karl J. Niklas de l’Université Cornell, et son équipe, ont étudié les plantes qui utilisent la pollinisation par le vent. Leurs résultats sont extrêmement surprenants. Niklas et son équipe ont découvert que ces plantes ont des fleurs qui possèdent une structure aérodynamique leur permettant d’attraper de grandes quantités de pollen dans l’air.

Quelle est cette structure aérodynamique ? Quel effet a-t-elle ? Pour fournir des réponses à ces questions, nous devons d’abord expliquer ce que signifie « structure aérodynamique ». Les forces qui naissent dans les courants d’air agissent sur les corps bougeant dans l’air. Grâce à ces forces connues comme forces aérodynamiques, les corps qui réussissent à se déplacer dans l’air sont connus comme des « corps structurellement aérodynamiques ». Certaines plantes qui utilisent la pollinisation par le vent utilisent cette structure aérodynamique de façon plus efficace. Le meilleur exemple sont les pommes de pin.

 Des cônes aérodynamiques

La question la plus importante qui mena Karl Niklas et son équipe à entreprendre des recherches sur la pollinisation par le vent était : « Comment se fait-il qu’avec le nombre impressionnant de pollens dans l’air, le pollen d’une plante n’est pas attrapé par d’autres espèces et n’atteint que d’autres plantes de sa propre espèce ? » Ce fut la question qui amena les scientifiques à étudier les plantes qui fertilisent par le vent, et en particulier les pommes de pin.

Chez les arbres qui possèdent des pommes de pin, ou « cônes », connus pour leur grande longévité et grande taille, les cônes forment les structures mâles et femelles, ces derniers peuvent se trouver sur des arbres différents ou sur le même arbre. Il existe des canaux spécialement conçus sur les cônes, permettant d’attirer les courants qui transportent le pollen qui peut atteindre facilement les zones reproductrices, grâce à ces canaux.

Les cônes femelles sont plus larges que les cônes mâles et grandissent individuellement, elles consistent en un axe central autour duquel se fixent nombreux sporophylles (des structures semblables à la feuille) et qui forment des sortes de caisses qui ressemblent à des écailles de poisson. A la base de ces écailles se développent deux ovules. Quand les cônes sont prêts à être pollinisées, ces caisses s’ouvrent sur deux côtés. De cette manière, ils permettent au pollen des cônes mâles d’entrer.

En plus, des structures spéciales aident le pollen à entrer dans le cône avec facilité. Par exemple, les écailles du cône femelle sont recouvertes de poils collants. Grâce auxquelles le pollen peut facilement être ramené à l’intérieur pour la fertilisation. Après la fertilisation, les cônes femelles se transforment en structures en bois contenant une graine. Plus tard, ces graines produiront de nouvelles plantes sous des conditions adaptées. Les cônes femelles possèdent une autre propriété étonnante. La zone où l’œuf (l’ovule) se forme est très proche du centre du cône. Il est apparemment difficile que le pollen atteigne cette zone, car, pour atteindre la partie interne du cône, il doit suivre un chemin spécial qui mène au centre. Bien que cela semble être à première vue un inconvénient pour la fertilisation des cônes, des recherches ont révélé que ce n’est pas le cas.

Pour savoir comment fonctionne ce système particulier de fertilisation, une expérience a été menée en préparant un modèle de cône. Le mouvement des petits ballons remplis de l’hélium et lâchés dans l’air a été observé. On a trouvé que ces petits ballons suivent facilement les courants d’air et peuvent entrer aisément dans les corridors étroits du cône.

Plus tard, les mouvements des ballons dans cette expérience furent filmés à l’aide d’une technique photographique spéciale. Ces images furent ensuite analysées par l’ordinateur et la direction et la vitesse du vent furent établies.

Les résultats montrent que les cônes modifient le mouvement du vent selon trois manières différentes. Premièrement, la direction du vent est dirigée vers le centre grâce aux écailles, puis, le vent dans cette région est déformé et poussé vers la zone où les œufs sont formés. Dans le second mouvement, le vent, qui tourne comme un tourbillon et touche tous les petits casiers, est dirigé vers la région qui s’ouvre sur le centre du cône. Troisièmement, grâce aux protubérances qui donnent naissance à de petits courants, le cône dirige le vent vers le bas en direction des casiers.

Grâce à ces mouvements, la plupart du pollen dans l’air atteint la destination voulue. Le point le plus important à noter est que ces trois opérations, qui se complètent les unes les autres, doivent exister en même temps. La structure parfaite des cônes apparaît donc à ce niveau.

La théorie de l’évolution affirme qu’une phase de développement a lieu chez les plantes, comme pour tous les êtres vivants au cours du temps. Selon les évolutionnistes, la raison de la structure parfaite des plantes repose sur des coïncidences. Pour bien saisir l’absurdité de cette affirmation, il suffit d’examiner la structure parfaite du système de reproduction des cônes.

Il n’est pas possible qu’une espèce vivante se perpétue sans système reproducteur. Cette vérité inévitable s’applique aussi aux pins et à leurs cônes. En d’autres mots, le système reproducteur dans les cônes a du exister en même temps que les pins lorsqu’ils sont apparus pour la première fois. Il n’est pas possible que la structure parfaite des cônes soit apparue toute seule au cours d’une longue période de temps suivant différentes étapes. Il est primordial pour la structure qui mène le vent dans les cônes, pour l’autre structure qui dirige le vent dans les canaux, et pour les canaux qui mènent à la zone où les œufs se trouvent, d’apparaître au même moment sans qu’aucun détail ne manque. Si une de ces structures était absente, il ne serait pas possible que ce système de reproduction fonctionne. L’impossibilité que l’ovule du cône et le pollen qui le fertilisera soient apparus par hasard est un autre cul-de-sac du point de vue de la théorie de l’évolution.

Que toutes les parties d’un tel système soient apparues au même moment par coïncidences, quand il est impossible que même une seule de ces parties soit apparue par hasard, est inconcevable. Les découvertes scientifiques invalident les affirmations de la théorie de l’évolution à propos de l’émergence de la vie due au hasard. Pour cette raison, il est évident qu’à l’instant où les premiers cônes sont apparus, leur forme était parfaite et ils possédaient un système sans défaut, car ils ont été créés par Allah.

Les pins possèdent d’autres caractéristiques qui accélèrent la prise au piège des pollens. Par exemple, les cônes femelles se forment généralement au bout des branches. Cela réduit la perte de pollen au minimum.

De plus, les écailles qui recouvrent les cônes aident à ce que plus de pollen tombe sur les cônes en réduisant la vitesse des courants d’air. L’arrangement symétrique des écailles autour des cônes aide la prise au piège des pollens venant de toutes les directions.

Comme tous les pollens, les pollens de pin ont des formes, tailles et densités différentes selon leur espèce. Par exemple, le pollen d’une espèce est d’une densité qui l’empêche de suivre les courants d’air utilisés par les cônes des autres espèces. Pour cette raison, ils échappent au courant formé par le cône et tombent par terre. Toutes les variétés de cônes piègent les courants d’air les plus adaptés pour leur propre espèce de pollen. Cette caractéristique des cônes ne sert pas uniquement à piéger les pollens. Les plantes utilisent cette filtration des courants d’air pour des fonctions très variées. Par exemple, avec cette méthode, les cônes femelles sont capables de changer la direction des pollens fungus qui pourraient endommager leurs ovules.

Les précautions prises par les plantes afin que leur pollen, libéré au hasard dans l’air, puisse atteindre leur propre espèce, ne sont pas limitées. Les plantes produisent beaucoup plus de pollen que celui dont elles ont besoin afin de garantir le processus de pollinisation. Grâce à cela, la plante n’est pas affectée par les pertes de pollen qui peuvent survenir pour différentes raisons. Par exemple, chaque cône mâle sur un pin produit plus de 5 millions de grains de pollen par an, ce qui représente pour l’arbre entier une production de 12,5 milliards de grains de pollen par an, un nombre extraordinaire comparé aux autres êtres vivants.3 

Même ainsi, les pollens portés par le vent rencontrent des obstacles. Les feuilles en représentent un. Quand les pollens sont libérés dans l’air, certaines plantes (noisetier, noyer etc.) ouvrent leurs fleurs avant leurs feuilles, afin que la pollinisation se fasse pendant que leurs feuilles sont toujours en développement. Les fleurs se trouvent sur trois sortes de céréales et de pins pour faciliter la pollinisation. Dans ce cas, les feuilles sont organisées de façon qui les empêche à devenir un obstacle au mouvement du pollen.

Grâce à ces arrangements préalables, les pollens peuvent parcourir des distances considérables. La distance varie selon les espèces. Par exemple, les pollens avec des sacs à air peuvent parcourir de plus grandes distances que les autres espèces. On a découvert que les pollens de pin portant deux de ces sacs à air peuvent être transportés sur 300 kilomètres par des courants d’air élevés.4 Un fait si important est que des centaines de variétés de pollen voyagent sur de telles distances dans l’air, portées par le même vent, mais sans aucune confusion entre elles.

 Les pollens visant leur cible

Pour mieux comprendre les caractéristiques surprenantes des plantes qui sont fertilisées par le vent, prenons un autre exemple :

Les missiles doivent suivre une trajectoire prédéterminée pour atteindre leur cible. Pour cette raison, des calculs très précis doivent être effectués pour le programmer. Par exemple, les caractéristiques du missile, la capacité de son moteur et sa vitesse de vol, ainsi que les renseignements sur les conditions météo, comme la densité de l’air, doivent être pris en compte. Il faut aussi connaître exactement la structure de la zone cible et les conditions actuelles à cet endroit. Tous ces facteurs doivent être mesurés avec une grande précision. Autrement, le missile n’aura pas la bonne trajectoire et ratera sa cible. Pour qu’un missile parvienne à toucher sa cible, plusieurs ingénieurs doivent travailler ensemble et réfléchir au moindre détail. Il est clair que la visée et la frappe de la cible ne peuvent réussir que grâce au travail d’équipe, à des calculs précis et à une technologie supérieure.

Le système de reproduction des cônes ressemble au missile visant sa cible, car tout est planifié avec précision à l’avance, avec des réglages très sensibles. Beaucoup de détails, comme la direction des courants d’air, les différentes épaisseurs des cônes, la forme de leurs écailles, ont été pris en compte et les plans de la reproduction ont été construit sur la base de ces informations.

L’existence de structures aussi complexes chez les plantes pose la question de l’apparition de ces mécanismes. Répondons à cette question avec une autre. Est-ce que la structure des cônes peut être le résultat du hasard ?

Le système placé dans les missiles est le résultat de longues années de recherches et de travail difficile, par des ingénieurs intelligents, savants et experts dans leur domaine. Les structures complexes des cônes, qui ont pratiquement le même système que les missiles, ont été conçues de la même manière. Affirmer qu’un missile puisse apparaître par hasard et qu’il puisse toucher une cible en suivant une trajectoire aléatoire est aussi illogique que d’affirmer que les mouvements extraordinaires du pollen, visant des cibles de la même manière, et la structure détaillée des cônes, aient pu apparaître par le fait de coïncidences.

Bien sûr, il est impossible que des pollens puissent avoir la connaissance et la capacité de trouver leur chemin au cours de leur voyage. Le pollen n’est qu’une collection de cellules. En allant encore plus loin, on trouve que ce n’est qu’un arrangement d’atomes inconscients. Il n’y aucun doute que la possession par le cône d’un système constitué d’autant d’informations sur la fertilisation est le résultat de sa création parfaite par Allah, le Sage et le Tout-Puissant.

Un autre point important concernant la fertilisation des pins est le contrôle du vent. Le vent accomplit de telles tâches de transport d’une manière aussi parfaite que ceci est sans aucun doute dû à Allah, le Seigneur de tous les mondes, Qui dirige tout dans les cieux et sur la terre. Allah mentionne cela dans un verset :

Et Nous envoyons les vents fécondants (Sourate al-Hijr, 22)

 Toutes les plantes du monde, sans exception, accomplissent de telles opérations. Chaque espèce sait ce qu’elle doit faire depuis qu’elle est apparue. Cet événement, qui se produit avec l’assistance du vent, se reproduit depuis des millions d’années sans difficulté, même s’il est basé sur des probabilités très faibles. Comme on vient de le voir, tout arrive au bon endroit et au bon moment, car chacun de ces mécanismes travaille en union avec tous les autres. Si un de ces mécanismes est absent, cela signifierait la fin de l’espèce.

Il est évident que ces systèmes, qui n’ont aucune intelligence, volonté, ou conscience de soi, ne jouent aucun rôle, en partie ou globalement, dans ces événements incroyables ordonnés et créés par Allah, le Possesseur de la connaissance et du pouvoir infinis, Qui contrôle tout à chaque seconde et a tout planifié jusqu’au moindre détail. L’apparition de chaque chose vivante et inerte, ainsi que chaque événement, résulte de la création d’Allah Qui révèle ce secret dans ce verset saint :

C’est Allah Qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux [Son] commandement descend, afin que vous sachiez qu’Allah est en vérité omnipotent et qu’Allah a embrassé toute chose de [Son] savoir. (Sourate at-Talaq, 12)

 Pour illustrer ce point, imaginons que nous apercevions un outil technologique, une usine ou une construction sans défaut, chacun de leurs détails a été planifié par avance : nous savons que toutes ces choses ont eu un concepteur, qu’ils ont été fabriqués par des savants et qu’un contrôle a eu lieu à chaque étape de leur fabrication. Personne ne peut se lever et clamer que ces choses sont apparues seules au fil du temps. Nous apprécions, respectons et faisons l’éloge de l’intelligence de ceux qui les ont conçus et de ce que leurs compétences ont produites.

Tous les êtres vivants ont été créés avec des systèmes planifiés jusqu’au moindre détail et qui dépendent d’équilibres extrêmement délicats. Nous voyons cela partout autour de nous. Il n’y a aucun doute sur le fait que c’est Allah Qui est digne de louanges, Lui Qui a créé toutes les créatures vivantes avec toutes leurs capacités. Comme tout ce qui existe dans le monde, les plantes entretiennent leur existence grâce aux systèmes créés spécialement par Allah, en d’autres mots elles sont sous Son contrôle :

A Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est le Seul Qui Se suffit à Lui-même et Qui est le Digne de louange ! (Sourate al-Hajj, 64)

 C’est Lui Qui détient les clefs de l’inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et par une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite. (Sourate al-An’am, 59)

 Les pollinisateurs en service

Comme mentionné auparavant, certaines espèces de plantes se reproduisent en ayant leur pollen transporté par des insectes, des oiseaux, des abeilles et des papillons.

Le lien existant entre les plantes, qui autorisent des animaux à disperser leur pollen, et les animaux qui accomplissent cette tâche, stupéfait les observateurs. Car afin de mettre en place et de perpétuer ce système d’échanges symbiotiques, ces créatures vivantes s’attirent et s’influencent de façon extrêmement habile. On pensait généralement que dans leurs relations avec les animaux, les plantes ne jouaient qu’un petit rôle. Au contraire, des recherches ont eu des résultats contraires à cette opinion. Les plantes, qui jouent un rôle très actif, influencent directement les schémas comportementaux des animaux. Elles mettent en place des stratégies avec lesquelles elles dirigent les animaux qui transporteront leur pollen.

Par exemple, la couleur des plantes indique aux oiseaux et à d’autres animaux quels fruits sont mûrs et prêts à la dissémination. La quantité de nectar présent, en relation avec la couleur des fleurs, augmente la possibilité de fertilisation en encourageant les pollinisateurs à rester plus longtemps sur la plante et des odeurs florales spécifiques attirent les bons pollinisateurs au même moment.5

Les plantes utilisent parfois des tromperies pour initier le processus de transport du pollen. L’animal qui doit transporter le pollen tombe généralement dans un piège posé par la plante, et ainsi elle atteint son but.

Les méthodes utilisées par les plantes : la couleur, la forme et l’odeur

En plus d’informer les pollinisateurs de la présence de fleurs, la couleur aide également pour annoncer leur nectar. Quand un pollinisateur approche, la fleur envoie des signaux stimulants, comme l’odeur, pour montrer à l’insecte le chemin jusqu’au lieu du nectar. Les motifs colorés des fleurs dirigent le pollinisateur vers le centre où le nectar est situé, et permet ainsi la fertilisation.6

Les plantes connaissent aussi la fonction de guide des couleurs qu’elles possèdent. En fait, elles trompent les animaux en utilisant consciemment cette particularité. Certaines plantes, n’ayant pas de nectar, utilisent les caractéristiques des couleurs des fleurs qui produisent du nectar pour attirer les insectes. Un très bon exemple est la céphalanthère rouge, une espèce d’orchidée, et la campanule bleue qui poussent dans des régions forestières sous le climat méditerranéen. Tandis que la campanule produit un nectar qui est très attirant pour les abeilles, la céphalanthère rouge ne possède pas les capacités de le faire, mais c’est la même abeille sauvage, connue localement sous le nom d »abeille coupeuse de feuilles », qui exécute la fertilisation de ces deux plantes totalement différentes. Pendant que l’abeille coupeuse de feuilles fertilise les campanules bleues, elle ressent le besoin de fertiliser également la céphalanthère rouge. Ce comportement des abeilles fertilisant des plantes sans nectar a attiré l’attention des scientifiques, et ils ont cherché la raison d’un tel comportement.

La réponse à cette question a pu avoir lieu grâce au résultat de recherches menées avec un appareil appelé « spectrophotomètre » : On a compris que les abeilles coupeuses de feuilles sont incapables de distinguer les longueurs d’onde de la lumière reflétée par ces deux fleurs différentes. En d’autres mots, bien que l’être humain parvienne à distinguer les longueurs d’ondes de la lumière reflétée par la campanule bleue et la céphalanthère rouge puisqu’on voit la différence de couleur entre ces fleurs, les abeilles sauvages ne peuvent pas voir la différence. La couleur est un facteur important pour les pollinisateurs, et l’abeille, qui se pose sur la campanule bleue, qui émet du pollen, visite et fertilise également la céphalanthère rouge qui pousse à côté, qu’elle voit de la même couleur. Ainsi, cette orchidée se perpétue à travers les générations grâce à sa « ressemblance cachée » avec la campanule bleue.7

Certaines espèces de plantes annoncent en réalité le mérite de leur pollen en changeant la couleur de leurs fleurs. En voici un exemple :

Dans une lettre, le naturaliste Fritz Muller discute d’une plante appelée Lantana, qui pousse dans les forêts brésiliennes :

Nous avons ici une Lantana dont les fleurs durent trois jours, et qui sont jaunes le premier jour, oranges le second, et violettes le troisième. Cette plante est visitée par divers papillons. D’après ce que j’ai vu, les fleurs violettes ne sont jamais touchées. Certaines espèces insèrent leur proboscis (leur bouche) dans les fleurs jaunes et oranges, d’autres… exclusivement dans les fleurs jaunes du premier jour. C’est, je pense, un cas intéressant. Pour les fleurs qui tombent à la fin du premier jour, l’inflorescence (les fleurs au sommet des tiges) serait moins frappante, si elles ne changeaient pas aussi souvent de couleur, cela serait moins frappant, si elles ne changeaient pas de couleur, elles seraient perdus au cours du temps par les papillons qui inséreraient leur proboscis dans des fleurs déjà fertilisées.8

Comme Muller l’a observé, la couleur changeante des fleurs est à la fois dans l’intérêt de la plante et du pollinisateur. Les plantes dont les fleurs changent de couleur offrent aux agents fertilisant une grande quantité de nectar quand les fleurs sont jeunes. Au fur et à mesure que les fleurs vieillissent, elles ne changent pas uniquement de couleur, mais elles contiennent aussi moins de nectar. En interprétant correctement les changements de couleur, les pollinisateurs économisent de l’énergie et ne visitent pas les plantes qui ont peu ou n’ont pas de nectar.

Une autre méthode utilisée par les plantes pour attirer les oiseaux ou les insectes est l’odeur libérée par leurs fleurs. Les odeurs, qui sont agréables pour nous, servent en fait à attirer les insectes. Le parfum libéré par les fleurs a la propriété de montrer le chemin aux insectes des alentours. Quand un insecte sent l’odeur, il réalise qu’il y a un délicieux nectar entreposé tout près de lui. Il se dirige alors droit vers la source de cette odeur. Quand il atteint la fleur, il essaye d’atteindre le nectar et le pollen se colle à lui. Le même insecte laissera aussi derrière lui le pollen collé qui vient de la fleur sur laquelle il s’est posé, et mènera ainsi le processus de fertilisation. Il n’est même pas conscient du travail important qu’il effectue. Son seul but est d’atteindre le nectar qu’il sent.

Les méthodes de tromperie des plantes

Nous avons dit que certaines plantes utilisent des méthodes de tromperie. Ces plantes n’ont pas de nectar avec lequel elles peuvent attirer les insectes, elles sont fertilisées grâce à leur utilisation de similarités avec les insectes. Une espèce d’orchidée, l’orchidée miroir, possède la forme et la couleur d’une abeille femelle afin d’attirer les abeilles, elle est même capable d’émettre un signal chimique adapté pour attirer les abeilles mâles, et produit une phéromone spéciale (un composé chimique particulier).

L’orchidée abeille est une autre plante qui imite les insectes pour assurer sa fertilisation. Le nombre d’orchidées qui emploie cette technique est assez grand, et les méthodes utilisées diffèrent les unes des autres. Certaines imitent une abeille femelle avec la tête pointant vers le haut, d’autres ont la tête qui pointe vers le bas. Par exemple, l’orchidée abeille jaune utilise cette deuxième méthode. Pour cette raison, leurs modes de fertilisation diffèrent.9

Une autre espèce d’orchidée qui imite les abeilles femelles est l’orchidée dragon. La lèvre de la fleur de l’orchidée dragon imite si habilement la guêpe femelle sans ailes que seules les guêpes mâles s’y intéressent. Certains membres de la famille des orchidées réussissent à attirer des insectes jusqu’à eux, même s’ils n’ont pas de nectar à offrir. Ils attirent les guêpes mâles sur une zone de la partie basse de la fleur en imitant la guêpe femelle et en libérant une odeur attirante. La guêpe qui atterrit sur la fleur essaye de s’accoupler, et cela mènera à fixer le pollen de l’orchidée sur son corps. Grâce à cette tromperie, la guêpe dépose le pollen collé sur son corps sur une autre fleur, sur laquelle elle atterrit avec le même but.10

Une autre plante qui imite les caractéristiques des animaux femelles est l’orchidée marteau. Le mécanisme de reproduction de cette orchidée, qui pousse dans les prairies sèches d’Australie du Sud, est vraiment étonnant. L’orchidée marteau ne possède qu’une seule feuille, en forme de cœur, et affiche une ressemblance totale avec la guêpe femelle. Tandis que la guêpe mâle vole, les femelles n’ont pas d’ailes et passent la plupart de leur temps dans le sol. Quand l’heure d’accouplement arrive, les femelles sortent de terre afin que les mâles les trouvent, et grimpent en haut des tiges élevées des plantes. Une fois en haut, elles libèrent leur odeur d’accouplement et attendent l’arrivée d’un mâle.

Une caractéristique spécifique des guêpes mâles est qu’elles atteignent les orchidées deux semaines avant les femelles. C’est une situation fort intéressante, car il n’y a aucune guêpe femelle aux alentours, mais seulement des orchidées qui ressemblent aux guêpes femelles et qui attendent leur fertilisation. Et quand les guêpes mâles arrivent près des orchidées, elles sentent une odeur similaire à celle émise par les guêpes femelles et qui est émise par l’orchidée. Sous l’influence de cette odeur, les guêpes mâles atterrissent sur les feuilles des orchidées. Or, la feuille des orchidées est comme un bras articulé sur une charnière élastique. Quand la guêpe mâle décolle en croyant tenir une femelle, à cause de ce bras articulé, il se met à décrire un arc de cercle, et vient cogner une sorte d’enclume qui contient des sacs de pollen. En se cognant dessus, l’insecte accroche ces sacs sur son dos. Et de cette manière, quand la guêpe va sur d’autres orchidées, le pollen collé sur elle sert à les fertiliser.11 Comme on vient de le voir, il existe un rapport harmonieux entre l’orchidée marteau et la guêpe. Cette symbiose est très importante pour la reproduction de la plante car, si le pollen n’était pas transporté par l’insecte sur une autre plante de la même espèce, la fertilisation n’aurait pas eu lieu.

Il y a bien d’autres exemples dans la nature de ce genre de relations, comme celle qui existe entre l’orchidée marteau et les guêpes. Quelque fois, des différences entre les fleurs peuvent être la raison d’une telle relation. Par exemple, il est très facile pour certains insectes d’entrer dans certaines fleurs, car la partie de la fleur où le pollen repose est ouverte, et les insectes et les abeilles peuvent facilement entrer dans ces zones et atteindre le pollen. Certaines plantes ont un accès à leur nectar qui est d’une taille spécifique qui ne laisse entrer que certains insectes. Par exemple, dans certaines situations, les abeilles se frayent un chemin à travers ces trous afin d’atteindre le nectar dans la fleur. Il est très difficile, voire impossible, aux autres êtres vivants de réaliser ce que l’abeille fait si facilement.

Les abeilles et d’autres insectes, d’un autre côté, sont incapables de fertiliser les fleurs avec de longs tubes corollaires (pétales). Seuls les insectes possédant des langues allongées, comme les papillons, peuvent fertiliser ces fleurs.12

De tous ces exemples, on peut voir qu’une totale et parfaite harmonie existe entres les insectes, dont le corps est parfaitement adapté à celui des plantes, et les plantes elles-mêmes.

Il est impossible que la réciprocité d’une telle relation « clé et serrure » soit apparue par hasard, comme le réclament les évolutionnistes. Car s’attendre à ce que cela survienne par le fait du hasard contredit la logique même de la théorie de l’évolution. Selon les affirmations des évolutionnistes à propos de la sélection naturelle, une forme de vie qui n’est pas adaptée à son environnement doit soit développer de nouveaux mécanismes en elle, soit disparaître lentement. Dans cette situation, selon les mécanismes de la sélection naturelle, ces plantes, incapables d’être fertilisées par des insectes en raison de la structure particulière de leurs fleurs, auraient du disparaître, ou la forme de leurs fleurs aurait du changer. Et de la même manière, les insectes qui ne peuvent fertiliser que ces fleurs à cause de la structure de leur bouche, aurait du disparaître par manque de nourriture, ou la structure de leur organe qu’ils utilisent pour se nourrir aurait du se transformer.

Mais lorsqu’on observe les plantes aux longs tubes corollaires, ou d’autres plantes, on voit qu’elles n’ont développé aucune adaptation, changements ou d’autres mécanismes supplémentaires. Aucune adaptation n’a été observée chez les créatures vivantes comme les papillons.

Ces fleurs, qui bénéficient d’une relation symbiotique avec les pollinisateurs qui les fertilisent, poursuivent leur vie depuis de nombreuses années, jusqu’aujourd’hui.

Ce qui a été expliqué jusqu’ici est un résumé des méthodes employées par différentes espèces de plantes pour survivre à travers les générations. Vous trouverez tous ces détails dans tout livre de biologie, mais ces mêmes sources sont incapables de fournir une explication satisfaisante aux raisons qui font que des plantes emploient ces processus de dissémination du pollen, car dans chacun de ces processus, des caractéristiques telles que la pensée, le raisonnement, des prises de décision et des calculs – que nous ne pouvons pas attribuer aux plantes – sont évidentes : nous savons tous qu’une plante n’a pas la conscience d’accomplir de telles activités. Imaginez le scénario si nous disions qu’une plante exécute tous ces processus de sa propre volonté :

La plante « calcule » que sa structure aérodynamique est adaptée à la dissémination du pollen par le vent, et chaque génération suivante emploie la même méthode. D’autres « comprennent » qu’elles ne pourront pas utiliser le vent efficacement et, pour cette raison, utilisent les insectes pour transporter leur pollen. Elles « savent » qu’elles doivent attirer des insectes à elles afin de se multiplier, et essaient différentes méthodes. Elles identifient ce que les insectes aiment. Après avoir trouvé quels nectars et odeurs sont efficaces, elles produisent ces odeurs par divers procédés chimiques et les libèrent au moment approprié. Elles identifient le goût dans le nectar que les insectes trouveront agréable, ainsi que les substances qui le composent, et les produisent d’elles-mêmes. Si l’odeur et le nectar ne sont pas suffisants pour attirer l’attention des insectes à elles, elles décident d’utiliser une autre méthode et réalisent des « imitations trompeuses ». De plus, elles « calculent » le volume de pollen qui atteindra une autre plante de la même espèce et aussi la distance qu’il parcourra, en se basant sur ces calculs, elles commencent la production dans les quantités les plus adaptées et au moment le plus approprié. Elles « réfléchissent » aux possibilités qui empêcheraient le pollen d’atteindre sa destination et « prennent des précautions » contre elles.

Bien sûr, un tel scénario ne peut en aucun cas être la réalité : en fait, ce scénario brise toutes les règles de la logique. Aucune des stratégies mentionnées ci-dessus ne peut être inventée par une plante ordinaire, car une plante ne peut pas raisonner, ni peut calculer le temps, ni peut déterminer les tailles et les formes, ni peut calculer la force et la direction du vent, ni peut déterminer de quels types de techniques elle aura besoin pour la fertilisation, ni peut penser qu’elle doit attirer un insecte qu’elle n’a jamais vu, de plus, elle ne peut décider quelles méthodes elles devra utiliser pour réaliser la moindre de ces choses.

Quelque soit le nombre de détails, la direction par laquelle le sujet est approché, et la logique employée, la conclusion qu’il y a quelque chose d’extraordinaire dans la relation entre les plantes et les animaux ne changera pas.

Ces êtres vivants ont été créés en harmonie les uns avec les autres. Ce système sans défaut de bénéfice mutuel nous montre que la force qui a créée à la fois les fleurs et les insectes connaît ces deux types d’êtres vivants, et est consciente de leurs besoins, et les a créés pour être complémentaire avec l’autre. Ces êtres vivants sont l’œuvre du Seigneur de tous les mondes, Allah, Qui les connaît très bien, et Qui connaît toute chose. Elles sont chargées de représenter la grandeur d’Allah, Son suprême pouvoir et Son art parfait aux hommes.

Une plante n’a pas la conscience de sa propre existence, ni des fonctions miraculeuses qu’elle accomplit, car elle est sous le contrôle d’Allah, qui planifia chaque caractéristique, qui créa tout dans l’univers, et qui continue à créer à tout instant. Cette vérité nous est annoncée par Allah dans le Coran :

… et l’herbe et les arbres se prosternent (devant Lui). (Sourate ar-Rahman, 6)

 La pollinisation et la reproduction des plantes sous-marines

Contrairement à une croyance populaire, la reproduction au moyen de pollen n’est pas limitée aux plantes terrestres. Il existe également des plantes aquatiques qui se reproduisent par cette méthode. La première plante, vivant dans l’océan et qui se reproduit par pollinisation, appelée zostère fut découverte en 1787 par le botaniste Italien Filippo Cavolini.15

La raison de la croyance que la pollinisation est limitée aux plantes terrestres était que les grains de pollen des plantes terrestres qui entrent en contact avec l’eau se fissurent et cessent de fonctionner.

Des études menées sur les plantes qui se reproduisent par pollinisation dans l’eau ont montré qu’il existe un autre sujet qui prouve que la théorie de l’évolution est invalide.

Les plantes qui dispersent leur pollen dans l’eau se retrouvent dans 31 groupes dans 11 familles différentes, et dans des lieux très différents, du nord de la Suède au sud de l’Argentine, de 40 mètres sous le niveau de la mer à 4.800 mètres de hauteur dans le lac Titicaca dans les montagnes des Andes. D’un point de vue écologique, elles vivent dans des conditions très différentes, depuis les forêts tropicales pluvieuses jusqu’aux mares saisonnières des déserts.16

Les difficultés des évolutionnistes sur ce sujet proviennent de la théorie de l’évolution elle-même, selon laquelle, la pollinisation était une méthode de reproduction qui commença à être utilisée par les plantes après qu’elles aient commencé à vivre sur terre. Cependant, on connaît des plantes aquatiques qui utilisent cette méthode. Pour cette raison, les évolutionnistes ont nommé ces plantes des « plantes à fleurs qui sont retournées dans l’eau ». Encore une fois, les évolutionnistes sont incapables de donner la moindre explication logique et scientifique sur le moment où les plantes sont retournées dans l’eau, les raisons qui les ont forcés à le faire, comment elles sont retournées dans l’eau, ou quelle forme avaient les espèces intermédiaires.

Un autre problème pour les évolutionnistes résulte de certaines propriétés de l’eau. Comme révélé précédemment, l’eau n’est pas du tout un environnement adapté pour la dissémination du pollen, et mène généralement à l’éclatement des graines individuelles. Il est aussi difficile de faire des prédictions sur le mouvement de l’eau. Il peut y avoir des courants assez irréguliers dans l’eau, les marées peuvent noyer soudainement les plantes, ou les emmener à des distances considérables à leur surface. En dépit de ces facteurs, les plantes aquatiques utilisent avec succès l’eau dans laquelle elles grandissent comme pollinisateur, elles ont été créées d’une façon qui leur permet de fonctionner sous la surface. Voici quelques exemples de ces plantes :

Vallisnérie

Les fleurs mâles de la vallisnérie se développent dans la partie de la plante qui reste sous l’eau, puis, afin d’atteindre les plantes ayant des caractéristiques femelles, elles quittent le corps principal et flottent librement. La fleur est créée de façon qu’elle puisse facilement remonter à la surface une fois libérée. A ce point, la fleur ressemble à un bourgeon globulaire. Ses feuilles se sont refermées et elles enveloppent la fleur comme la peau d’une orange. Cette forme structurale particulière fournit une protection contre les effets négatifs de l’eau à la partie qui transporte le pollen. Quand les fleurs remontent à la surface, les pétales, qui étaient auparavant fermées, se séparent les unes des autres et se répandent à la surface de l’eau. Les organes qui portent le pollen émergent au-dessus des pétales. Elles fonctionnent alors comme des voiles miniatures, capables de bouger même avec une infime brise. Elles maintiennent aussi le pollen de la vallisnérie au-dessus de la surface de l’eau.

Quant aux fleurs de la plante femelle, elles flottent sur l’eau, à l’extrémité d’une longue tige enracinée dans le fond du lac ou de l’étang. Les feuilles de la fleur femelle s’ouvrent en surface, en formant une légère dépression qui sert à créer une attraction gravitationnelle sur la plante mâle quand elle s’approche de la plante femelle. En fait, quand la fleur mâle passe près de la femelle, elle est tirée vers elle et les deux fleurs se rencontrent. De cette manière, le pollen atteint l’organe reproducteur de la fleur femelle et la pollinisation survient.17

La protection par la fleur mâle du pollen quand elle est refermée dans l’eau, sa remontée et son ouverture à la surface, et l’adoption d’une forme lui permettant de bouger confortablement sur l’eau, sont des détails qui requièrent une attention particulière. Ces caractéristiques de la fleur ressemblent à celles des canots de sauvetages utilisés à bord des bateaux, qui s’ouvrent automatiquement lorsqu’ils sont lancés dans la mer. Ces canots sont le résultat de longues recherches collectives menées par des concepteurs de produits industriels. Les défauts des premiers canots produits apparus lors des premiers tests, ont été pris en compte et éliminés, et après de nombreux tests un système qui fonctionne correctement a abouti.

Considérons ces recherches dans le contexte de la vallisnérie : contrairement aux concepteurs du canot de sauvetage, la vallisnérie n’a pas eu plus d’une opportunité. La première vallisnérie du monde n’a eu qu’un seul essai. Seule l’utilisation d’un système qui est entièrement fonctionnel au premier test peut garantir la survie des prochaines générations. Un système défectueux ne polliniserait pas la fleur femelle, et la plante disparaîtrait du monde, puisqu’elle ne serait pas capable de se multiplier. Il est donc impossible que la stratégie de pollinisation de la vallisnérie soit apparue par étapes. Cette plante a été créée dés le début avec une structure qui lui permet d’envoyer son pollen dans l’eau.

Halodule

Une autre plante aquatique qui possède une stratégie de pollinisation efficace est l’halodule, qui pousse le long des côtes sableuses des Iles Fidji. Les pollens de cette plante, qui ressemblent à de longues nouilles, se balancent sous l’eau jusqu’à la surface. Cette structure permet à l’halodule de toucher encore plus de cibles que la vallisnérie. De plus, les filaments de pollen sont recouverts de protéines et de glucides qui les rendent collant. Ils adhèrent les uns aux autres à la surface de l’eau et forment de longs radeaux. Des millions de véhicules de recherche de ce type sont transportés par la marée jusqu’aux mares peu profondes où les plantes femelles flottent. La collision de ces véhicules de recherche avec les organes reproductifs de la plante femelle à la surface de l’eau permet à la pollinisation d’avoir lieu facilement et avec succès.18

Thalassia

Nous avons parlé des plantes dont le pollen est transporté à la surface de l’eau. Dans ce cas, le mouvement du pollen est en deux dimensions. Certaines espèces ont des systèmes de pollinisation qui opèrent en trois dimensions, c’est-à-dire, sous la surface.

Les stratégies de pollinisation sous-marine sont plus dures à mettre en œuvre que celles de surface, car dans une pollinisation en trois dimensions, les moindres changements dans le mouvement du pollen auront des effets considérables. Pour cette raison, il est plus difficile pour le pollen d’atteindre l’organe femelle sous l’eau qu’à la surface.

Néanmoins, la Thalassia, une plante des Caraïbes, vit en permanence sous l’eau, car elle a été créée avec une stratégie de pollinisation qui permet de surmonter ces conditions apparemment difficiles. La Thalassia relâche son pollen circulaire sous l’eau, encastré dans des fibres allongées. Elles sont transportées par les vagues et viennent se coller aux organes reproducteurs des fleurs femelles, permettant ainsi à la plante de se multiplier.19

Les pollens de la Thalassia et de l’Halodule sont encastrés dans des fibres, ce qui accroît la distance que parcourent les véhicules de recherche. Il n’y a aucun doute que cette création est celle d’Allah, Qui créa les plantes aquatiques et leurs stratégies de pollinisation dans l’eau, et Qui a conscience de toute la création.

Il a créé les cieux sans piliers que vous puissiez voir; et Il a enfoncé des montagnes fermes dans la terre pour l’empêcher de basculer avec vous ; et Il y a propagé des animaux de toute espèce. Et du ciel, Nous avons fait descendre une eau, avec laquelle Nous avons fait pousser des plantes productives par couples de toute espèce. « Voilà la création d’Allah. Montrez-Moi donc ce qu’ont créé, ceux qui sont en dehors de Lui ? » Mais les injustes sont dans un égarement évident. (Sourate Luqman, 10-11)

A SUIVRE

SOURCE : http://www.harunyahya.frhttp://www.harunyahya.com/fr

 

 

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