Juifs et Chrétiens au temps du Prophète Mohammed et des Khalifes

CHAHADA IIAu nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux

Juifs et Chrétiens au temps

du Prophète Mohammed

et des Khalifes

(Paix sur eux tous)

Rapport du 08 Aout 2010 par le Musulman Harun Yahya du titre « Politiques appliquées aux Juifs et Chrétiens à l’époque de notre Prophète Mohammed et les Quatre Khalifes Bien Guidée »  

« Tous les Musulmans, dans la mesure de leurs possibilités, doivent avoir pour objectif de raconter à de plus larges horizons,  l’existence d’Allah, son Unicité et ses qualités supérieures. Ils doivent soutenir les travaux servant cet objectif et travailler pour les diffuser. »

Et  les Articles de http://www.islamreligion.com/fr/category/79/ que Allah les Récompenses du Paradis, Amine 

Bref aperçue de la miséricorde et justice du Prophète Mohammed (saw) et des 4 Khalifes bien guidée (rra) envers les Juifs et Chrétiens, il y à 1432 ans

 

1/ Harun Yahya

1. Les déclarations des Chrétiens Syriens mentionnées dans le document connu sous le nom de  « Le Pacte d’Omar dans l’histoire »présenté à Abu Ubayda :

2. [Nous avons imposé ces termes à nous-mêmes] … A ne pas refuser nos églises aux Musulmans, qui s’y arrêtent de jour comme de nuit, nous conserverons leurs portes ouvertes aux voyageurs et aux voyageurs indigents ; accueillerons chaleureusement  chaque voyageur musulman conformément à notre manière traditionnelle et le nourrirons… Nous n’abuserons pas les Musulmans et quiconque attaquera délibérément un Musulman abandonnera la protection accordée par ce pacte.

3. (Majid Khadduri, War and Peace in the Law of Islam, Baltimore: The Johns Hopkins Press, 1955), 193-94)

4. Lorsque Omar (Deuxième Khalifa) (qu’Allah soit satisfait de lui) s’empara de Jérusalem en personne en 637 (Année chrétienne), il a publié un décret à la population et annonça  que les lieux d’adoration des Gens du Livre ne seraient pas touchés.

5. La promesse donnée par Omar aux Chrétiens de Médine contenait le principe selon lequel : “Aucune personne de confession chrétienne ne pourra être forcée  à devenir Musulman contre sa volonté.”

6. L’article concernant les dhimmis dans le pacte entre les Chrétiens et les Musulmans au temps de Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) est très important.

7. « Si l’un d’eux devient faible, vieux, souffre d’une maladie ou devient pauvre alors qu’il était riche, lui et sa famille recevront une aide des fonds publics aussi longtemps qu’ils se trouvent dans des territoires islamiques. »

8. La déclaration d’Omar (qu’Allah soit satisfait de lui) avant le pacte conclu avec le peuple de Damas :

9. Ne dépossédez pas les gens des terres accordés par Allah et imposez la jizya [impôt de capitation] en fonction de leur capacité à payer, comme indiqué dans le Livre d’Allah. Ne demandez pas plus si la jizya est payé… Si les terres ne sont partagées qu’entre nous, il ne restera rien pour leurs enfants. Si les terres sont laissées à leurs véritables propriétaires, alors les Musulmans  pourront vivre avec ce qu’ils produisent. Vous pouvez leur imposer la jizya, mais vous ne pourrez  jamais les tenir en captivité. Vous ne pourrez commettre aucune injustice qui leur nuira et vous ne pourrez pas les déposséder de leurs biens si vous n’en avez pas le droit. Vous devez remplir les responsabilités que vous avez acceptées dans les pactes que vous avez conclus avec eux. (Majid Khoduri, l’Islam, dans Guerre et Paix, Fener Press, Istanbul, 1998, p. 216)

10. A l’époque de Abu Bakr (Premier Khalifa) (qu’Allah soit satisfait de lui), la garantie a été donnée aux Chrétiens vivant dans la ville de Tibériade, capturée par des moyens pacifiques, de ne pas porter atteinte à leur église.

11. Durant le règne de Othman (Troisième Khalifa) qu’Allah soit satisfait de lui, au cours de la prise de la ville arménienne de Dabil, Chrétiens, Juifs et Zoroastriens ont donné des assurances et des garanties de la protection de tous les lieux de cultes. En outre on a permis à la restauration des églises et la construction de nouveaux monastères.

12. Par exemple, le monastère Saint Serge  à l’extérieur de Médine qui avait été détruit par le Patriarche Mar Amme, fut reconstruit à l’époque de Othman.

13. Dans une garantie que Hudhaifa ibn Al-Yama (qu’Allah soit satisfait de lui) avait donnée au peuple de Mah Dinar, il était écrit : “Cette garantie est donnée pour leurs vies, leurs biens et leurs terrains. On ne pourra pas les contraindre à changer de religion, et la Sharia (Lois Divine d’Allah) ne devra pas leur être appliquée”

(Ribaat : Contrairement aux lois humaine des laïque et athée qui force les peuples gouverner sous l’injustice de leur dictature démocratie, marxiste, capitaliste, communiste etc..)

14.Oqba, le gouverneur d’Egypte, a contribué à la construction d’un monastère pour les Nestariens.

15. Durant le règne de Muawiya, l’église d’Urfa fut restaurée et l’église de Marcos en Alexandrie fut construite.

16. Le Monastère du Sinaï avec une mosquée qui se trouve juste à son côté est un important centre de pèlerinage  le Mont Sinaï est un autre symbole de la tolérance des Musulmans.

17. Une lettre écrite par le Patriarche Nestorien Ishoyab III :

18. Ils [les Abbassides] n’ont jamais attaqué la religion chrétienne, mais plutôt ils ont fait l’éloge de notre foi, honoré nos prêtres… et ont des avantages aux églises et aux monastères. (Fred Aprim, “The A to Z of the ancient Chaldeans and their relation to modern Chaldeans”, http://www.atour.org /news15_1.htm)

19. Lorsque les non-Musulmans ne pouvaient pas payer leurs impôts, ils étaient soutenus  par les fonds publics, qui étaient un aspect important du soutien de l’état (ISLAMIQUE).

20. Les pactes entre notre Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et divers groupes non musulmans en particulier ont souligné que leur vie et leurs biens étaient garantis. (Le pacte avec le peuple de Juhayni, Hamidullah, Vesaik, Dossier n.151)

21. Le pacte xx publié par le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) garantissant les temples des Chrétiens de Najran, a mis leurs lieux de culte sous protection en affirmant qu’ils sont tous sous la protection d’Allah et la responsabilité de Son Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) (Ibn Sa’d, I, 288, 357-58)

22. Selon le récit  d’Abu Dawud, le pacte contient un article stipulant  que les églises ne seront pas détruites. (Abu Dawud, Haraç, 29-30)

23. La garantie concernant les lieux d’adoration fut répétée dans le document d’assurance envoyé par notre Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) aux clercs de Bani Haris b. Kab de Najran. (Ibn Sa’d, I, 266)

24. Un jour, les Juifs d’Haybar se présentèrent au Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et lui informèrent que leurs biens avaient été pris par certains Musulmans sans autorisation. A cela, le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) convoqua les Musulmans à la mosquée et leur dit qu’il était illicite de toucher les biens des gens avec lesquels un pacte avait été signé et que ce qu’ils avaient fait était mal. (Musnad, IV, 89; Vakıdi, II, 691; Serahsi, Siyer, I, 133, IV, 1530)

25. D’après certaines narrations, notre Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) assistait à leur mariage, rendait visite à leurs malades, et leur offrait à manger ou à boire et était généreux envers eux. Le Prophète Mohammed (paix et bénédiction d’Allah sur lui) avait même étendu son manteau afin que les Chrétiens de Najran puissent s’y asseoir.

26. Lorsque les représentants des Chrétiens de Najran étaient venus à Médine, notre Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) et ses compagnons effectuaient la prière d’après-midi. Lorsque le temps de leurs prières vint aussi, ils entrèrent dans la mosquée et se dirigèrent vers l’est et le Prophète  (paix et bénédiction d’Allah sur lui) leur permit d’accomplir leur propre pratique religieuse. (Ibn Hişam, I, 574; Ibn Sa’d, I, 357)

27. Le 17ème article du pacte de l’Etat de la Cité de Médine : « Ceux des Juifs qui se joignent à nous seront assistés et bien traités. Ils ne souffriront pas d’injustice et leurs ennemis ne seront pas aidés. »

28. Le 25ème article : « Les Juifs de B’nai Awf et les croyants sont une seule Oumma unie. Ils vivront selon leur propre foi et les Musulmans vivront selon la leur. »

29. Le 36ème article : Il y aura entraide, le conseil et la bienveillance mutuelle entre les Musulmans et les Juifs. »(Ibn kesir, es-Sire, II/322; Hamidullah, el-Vesaik, p.44-45, la Cohabitation à l’Est et des Sources Occidentales, p. 285)

30. Selon les différents récits rapportés par Tabari et Zaemakhshari, il y avait un Chrétien vivant à LaMecque  (Mecca) qui était forgeron, et qui connaissait très bien la Torah et la Bible. Le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) le rencontrait et conversait avec lui . (At-Tabari ; la Cohabitation à l’Est et des Sources Occidentales, p. 306)

31. Une lettre envoyée aux Chrétiens de Najran par le Prophète (paix et bénédiction d’Allah sur lui) dit ; « Peu importe ce qui se passe, peu importe combien ils possèdent, que ce soit peu ou beaucoup, leurs églises et monastères leur appartiennent. Ils sont sous la responsabilité d’Allah et de Son Messager. Aucun évêque ne sera retiré de l’endroit où il a été nommé évêque et envoyé ailleurs, ni aucun moine de son monastère ou un prêtre de sa propre église. Aucun changement ne sera apporté ni à leurs droit ni à leurs loi ni à leurs coutumes. Tant qu’ils se comportent honnêtement et respectent les responsabilités qui leur sont imposées, la protection d’Allah et de Son Messager sera sur eux. Ils ne souffriront pas de l’oppression, et ils ne seront ni opprimés ni persécutés”

Fin Citation Harun Yahya

2/ Citationhttp://www.islamreligion.com/fr/category/79/

 

Ses caractéristiques  (4 articles)

La tolérance du Prophète envers les autres religions (partie 1 de 2) : À chacun sa religion

Description: Nombreux sont ceux qui croient, à tort, que l’islam ne tolère pas l’existence des autres religions du monde.  Cet article parle des fondations établies par le prophète Mohammed pour traiter avec les gens d’autres confessions, le tout illustré d’exemples tirés de sa biographie.  Partie 1 : exemples de tolérance religieuse envers des gens d’autres religions que l’on retrouve dans la constitution établie par le Prophète, à Médine. Par M. Abdulsalam (© 2006 IslamReligion.com). Publié le 16 Mar 2009 – Dernière mise à jour le 21 Mar 2011

Les relations du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) avec les gens d’autres religions sont résumées dans ce verset du Coran :

« À vous votre religion et à moi la mienne. » (Coran 109:6)

À l’époque du Prophète, la Péninsule arabe comptait plusieurs religions sur son territoire.  Il y avait des chrétiens, des juifs, des zoroastriens et des polythéistes, de même que des gens qui n’étaient affiliés à aucune religion.  Un coup d’œil à la biographie du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) nous fait découvrir plusieurs exemples démontrant son haut niveau de tolérance envers les gens d’autres confessions.

Afin de comprendre et d’apprécier cette tolérance, on doit la remettre dans son contexte, à l’époque où l’islam était un État officiel, avec des lois spécifiques établies par le Prophète et conformes aux principes de la religion.  Il existe de nombreux exemples, au cours des treize années de sa mission qu’il a passées à la Mecque, où le Prophète a fait preuve de tolérance.  Comme certains pourraient croire qu’il cherchait par là à améliorer l’image des musulmans et le statut social de l’islam en général, nous ne tirerons nos exemples que de l’époque qui commence avec la migration du Prophète à Médine et, plus précisément, à partir du moment où la constitution fut établie.

La Sahifah

Le meilleur exemple de tolérance dont le Prophète fit preuve envers des membres d’autres religions fut sans doute la constitution elle-même, appelée « Sahifah » par les premiers historiens.[1]  Quand le Prophète émigra à Médine, cela mit fin à son rôle de simple leader religieux; il devint le leader politique d’un État gouverné selon les préceptes de l’islam, ce qui exigeait l’établissement de lois claires afin d’assurer l’harmonie et la stabilité dans une société qui sortait à peine de décennies de guerres de toutes sortes.  Il était donc essentiel d’assurer une coexistence paisible entre musulmans, juifs, chrétiens et polythéistes.  Le Prophète rédigea une constitution détaillant les responsabilités de chaque groupe résidant à Médine, de même que leurs obligations les uns envers les autres et certaines restrictions pour chacun.  Chaque groupe se devait de respecter les détails de cette constitution et toute violation de l’un de ses articles était considérée comme une trahison.

Une seule nation

Le premier article de cette constitution stipulait que tous les habitants de Médine, c’est-à-dire les musulmans et tous les juifs, chrétiens et idolâtres qui avaient signé le traité de paix, constituaient « une seule nation, à l’exclusion de toutes les autres ».  Ils étaient tous considérés comme membres et citoyens de Médine, indépendamment de leur race, religion ou lignée.  Les non-musulmans jouissaient de la même protection et de la même sécurité que les musulmans, tel que stipulé dans un autre article qui disait : « Les juifs qui sont avec nous recevront de l’aide et seront traité de façon équitable.  Ils ne seront point lésés et aucun soutien ne sera apporté à leurs ennemis. »  Auparavant, chaque tribu avait des alliés et des ennemis à l’intérieur et à l’extérieur de Médine.  Le Prophète rassembla ces différentes tribus sous un seul système de gouvernance dans lequel furent maintenus les pactes d’alliances existant déjà entre elles.  Toutes les tribus devaient se considérer comme une seule nation, sans égard aux alliances individuelles.  Toute attaque contre une autre tribu ou contre des membres d’une autre religion était considérée comme une attaque contre l’État et contre les musulmans.

Les membres des autres religions au sein de la société musulmane jouissaient également d’une protection dans la pratique quotidienne de leur culte.  Le Prophète dit :

« Quiconque tue une personne qui a signé une trêve avec les musulmans ne sentira jamais l’odeur du Paradis. » (Sahih Mouslim)

Comme les musulmans étaient en position d’avantage, le Prophète émit une stricte mise en garde contre toute forme de mauvais traitement contre les membres des autres confessions.

À chacun sa religion

Un autre article de cette constitution stipulait que : « les juifs ont leur religion et les musulmans, la leur. ».  Il est donc clair que le Prophète ne supportait aucun acte d’intolérance à l’égard des autres religions et que bien qu’ils faisaient tous partie de la même société, ils pouvaient pratiquer chacun sa religion, un droit qui ne pouvait être violé sans conséquences graves.  Ils étaient tous libres de pratiquer leur religion sans être lésés ni avoir à subir de provocations ou de harcèlement.

Nous pourrions discuter de plusieurs autres articles de cette constitution, mais comme l’espace nous manque, nous aimerions mettre l’accent sur l’article suivant, que nous considérons important : « Si une dispute ou une controverse susceptibles de provoquer des problèmes éclatent, il faut le renvoyer à Dieu et à Son messager. »  Selon cette clause, tous les habitants de l’État devaient reconnaître cette autorité supérieure et, dans les litiges qui impliquaient diverses tribus et religions, la justice ne devait pas être du ressort de leaders individuels, mais du leader de l’État lui-même ou de ses représentants.  Il était toutefois permis aux tribus non-musulmanes de régler leurs différends internes à l’aide de leurs propres écritures religieuses ou de leurs guides spirituels.  Elles avaient également le choix, si elles le souhaitaient, de demander au Prophète d’agir comme juge pour elles.  Dieu dit, dans le Coran:

« S’ils viennent à toi, (ô Mohammed), juge entre eux ou alors refuse poliment d’intervenir. » (Coran 5:42)

Le Prophète permettait donc aux membres des diverses religions de juger entre eux de leurs propres affaires, tant que leurs décisions ne contredisaient pas les articles de la constitution, un pacte qui tenait compte des avantages d’une paisible coexistence entre les divers groupes formant la société de Médine.

Footnotes:

[1] Madinan Society at the Time of the Prophet, Akram Diya al-Umari, International Islamic Publishing House, 1995.

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La tolérance du Prophète envers les autres religions (partie 2 de 2) : L’autonomie religieuse et la politique

Description: Nombreux sont ceux qui croient, à tort, que l’islam ne tolère pas l’existence des autres religions du monde.  Cet article parle des fondations établies par le prophète Mohammed pour traiter avec les gens d’autres confessions, le tout illustré d’exemples tirés de sa biographie.  Partie 2 : d’autres exemples tirés de la vie du Prophète qui démontrent sa tolérance envers les autres religions. Par M. Abdulsalam (© 2006 IslamReligion.com) Publié le 16 Mar 2009

Liberté de tenir des assemblées religieuses et autonomie religieuse

De par la constitution, les juifs jouissaient d’une totale liberté de pratiquer leur religion.  À l’époque du Prophète, les juifs de Médine avaient leur propre école, appelée Bait-oul-Midras, où ils adoraient Dieu, recevaient une éducation générale et apprenaient à réciter la Torah.

Dans plusieurs lettres envoyées à ses émissaires, le Prophète mettait l’accent sur le fait que les institutions religieuses ne devaient être attaquées en aucune circonstance.  Dans une lettre adressée aux leaders religieux de Sainte Catherine, au Mont Sinaï, qui avaient demandé la protection des musulmans, il dit :

« Ceci est un message de la part de Mohammed ibn Abdoullah, constituant une alliance avec ceux dont la religion est le christianisme; que nous soyons proches ou éloignés, nous sommes avec eux.  Moi-même, les auxiliaires [de Médine] et mes fidèles, nous nous portons à leur défense, car les chrétiens sont mes citoyens.  Et par Dieu, je résisterai contre quoi que ce soit qui les contrarie.  Nulle contrainte sur eux, à aucun moment.  Leurs juges ne seront point démis de leurs fonctions ni leurs moines expulsés de leurs monastères.  Nul ne doit jamais détruire un édifice religieux leur appartenant ni l’endommager ni en voler quoi que ce soit pour ensuite l’apporter chez les musulmans.  Quiconque en vole quoi que ce soit viole l’alliance de Dieu et désobéit à Son prophète.  En vérité, les chrétiens sont mes alliés et sont assurés de mon soutien contre tout ce qui les indispose.  Nul ne doit les forcer à voyager ou à se battre contre leur gré.  Les musulmans doivent se battre pour eux si besoin est.  Si une femme chrétienne est mariée à un musulman, ce mariage ne doit pas avoir lieu sans son approbation.  Une fois mariée, nul ne doit l’empêcher d’aller prier à l’église.  Leurs églises sont sous la protection des musulmans.  Nul ne doit les empêcher de les réparer ou de les rénover, et le caractère sacré de leur alliance ne doit être violé en aucun cas.  Nul musulman ne doit violer cette alliance jusqu’au Jour Dernier. » [1]

Comme on peut le constater, cette constitution comportait plusieurs clauses qui couvraient tous les aspects importants des droits humains, incluant la protection des minorités vivant sous un gouvernement islamique, la liberté de culte et de mouvement, la liberté de nommer leurs propres juges et de posséder leurs propriétés, exemption du service militaire et droit à la protection de l’État en temps de guerre.

À une autre occasion, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) reçut dans sa mosquée une délégation de soixante chrétiens de la région de Najran, qui faisait alors partie du Yémen.  Lorsque vint l’heure de leurs prières, ils se tournèrent vers l’est et prièrent.  Le Prophète ordonna qu’on les laisse tranquille et qu’on ne leur cause aucun préjudice.

Politique

Il existe également des exemples tirés de la vie du Prophète où ce dernier a coopéré, au niveau politique, avec des gens de confessions différentes.  Par exemple, il nomma un non-musulman, Amr ibn Omayah ad-Damri, comme ambassadeur et l’envoya rendre visite à Négus, roi d’Éthiopie.

Ce ne sont là que quelques exemples démontrant la tolérance du Prophète envers les autres religions.  L’islam reconnaît la diversité des religions et accorde à chaque individu le droit de choisir la voie qui lui semble la meilleure.  La religion ne doit pas être imposée contre leur gré aux individus et ces exemples tirés de la vie du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) résument parfaitement le verset du Coran qui fait autorité en matière de tolérance religieuse en islam.  Dieu dit :

« Nulle contrainte en religion. » (Coran 2:256)

 

Footnotes:

[1]“Muslim and Non-Muslims, Face-to-Face”, Ahmad Sakr.  Foundation for Islamic Knowledge, Lombard IL.

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Le pardon accordé par Mohammed aux non-musulmans (partie 1 de 2)

Description: Le pardon accordé par Mohammed aux non-musulmans, même à ceux qui avaient cherché à le tuer et qui s’étaient opposés à sa mission durant de nombreuses années.  Partie 1. Par M. Abdulsalam (© 2008 IslamReligion.com). Publié le 31 Mar 2008 – Dernière mise à jour le 21 Nov 2010

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Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a été décrit, dans le Coran, comme une miséricorde pour l’univers :

« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (Coran 21:107)

Cette miséricorde ne se limitait pas qu’aux musulmans; elle touchait aussi les non-musulmans, dont certains n’avaient ménagé aucun effort pour tenter de lui nuire et de faire obstacle à sa mission.  Cette miséricorde et cette indulgence sont évidentes lorsque l’on considère le fait que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’a jamais cherché à se venger à un niveau personnel et a toujours pardonné à ses ennemis les plus acharnés.  ‘Aisha, son épouse, a rapporté qu’il ne se vengeait jamais pour des raisons personnelles.  Elle a aussi déclaré qu’il ne répondait jamais au mal par le mal, mais qu’il pardonnait aux autres.  Ce trait de caractère, chez lui, apparaîtra encore plus clairement à la suite de l’étude de certains épisodes de sa vie.

Au début de sa mission, le Prophète entreprit un voyage à Taïf, ville située dans les montagnes près de la Mecque, afin d’y inviter ses habitants à embrasser l’islam.  Les leaders de Taïf, cependant, se montrèrent impolis et discourtois envers  le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Et non contents de leur insolence à son égard, ils poussèrent même certaines bandes de la ville à le harceler.  Cette racaille suivait le Prophète en lui criant des insultes, allant même jusqu’à lui jeter des pierres, jusqu’à ce qu’il soit obligé de trouver refuge dans un verger.  Ainsi, il eut à essuyer à Taïf autant de rejet et de mépris qu’à la Mecque.  Ces voyous se postaient de chaque côté du chemin, lui lançant des pierres jusqu’à ce que ses pieds en soient blessés et ensanglantés.  Ces attaques découragèrent tant le Prophète, et le plongèrent dans un tel état de dépression qu’une prière, dans laquelle il mentionnait son impuissance et sa situation pitoyable, monta spontanément à ses lèvres.  Implorant l’aide de Dieu, il dit :

« Ô Allah!  À Toi je me plains de ma faiblesse, de mon manque de ressources et de mon humiliation devant ces gens. Tu es le plus miséricordieux, le Seigneur des faibles et mon Maître.  À qui Me confieras-Tu?  À un étranger mal intentionné, ou à un ennemi qui aura le dessus sur moi?  Si Tu ne m’attribues aucun mérite, peu m’importe; car Ton bienfait sur moi est grand.  Je cherche refuge dans la lumière de Ton visage par laquelle l’obscurité se dissipe et par laquelle chaque affaire de ce monde et de l’au-delà est dirigée, de crainte que Ta colère descende sur moi ou que Ton déplaisir s’abatte sur moi.  Je n’ai besoin que de Ta satisfaction car Toi seul fais en sorte que je fasse le bien et que j’évite le mal.  Il n’y a de force et de puissance qu’en Toi. »

Le Seigneur lui envoya alors l’ange des montagnes, qui lui demanda la permission de joindre les deux montagnes, ce qui aurait eu pour effet d’écraser toute la ville de Taïf, qui était située entre les deux.  Mais de par sa grande tolérance et sa compassion, le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) répondit :

« Non!  Car j’espère que Dieu fera naître d’eux des gens qui L’adoreront exclusivement sans rien Lui associer. » (Sahih Mouslim)

Sa miséricorde et son indulgence étaient si grandes qu’à plusieurs occasions, Dieu Lui-même le lui reprocha.  Un des plus grands opposants à l’islam, en plus d’être un ennemi personnel, était Abdoullah bin Oubayy, leader des hypocrites de Médine.  Proclamant l’islam en apparence, il causait sournoisement beaucoup de tort aux musulmans et à la mission du Prophète.  Sachant cela, le Prophète accomplit quand même la prière funéraire sur lui, à sa mort, et pria Dieu de lui pardonner.  Le Coran mentionne cet incident en ces termes :

« Et n’accomplis jamais, (ô Mohammed), la prière (funéraire) sur l’un d’entre eux qui meurt, et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe.  Ils n’ont pas cru en Dieu et en Son Messager et ils sont morts en transgresseurs. » (Coran 9:84)

Et pourtant, Abdoullah bin Oubayy avait œuvré toute sa vie contre Mohammed et l’islam et n’avait ménagé aucun effort pour le discréditer et nuire à sa mission.  Il avait retiré ses trois cents partisans du champ de bataille lors de la bataille d’Ouhoud et avait faillit mettre les musulmans en échec d’un seul coup.  Il était toujours mêlé à des complots ou engagé dans des hostilités contre le Prophète et les musulmans.  C’est lui qui avait tenté de jeter le Prophète dans l’humiliation en incitant ses alliés à accuser faussement son épouse, ‘Aisha, d’adultère afin de les discréditer, lui et le message qu’il prêchait.

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Le pardon accordé par Mohammed aux non-musulmans (partie 2 de 2)

Description: Le pardon accordé par Mohammed aux non-musulmans, même à ceux qui avaient cherché à le tuer et qui s’étaient opposés à sa mission durant de nombreuses années.  Partie 2. Par M. Abdulsalam (© 2008 IslamReligion.com) Publié le 31 Mar 2008 – Dernière mise à jour le 12 Mai 2008

La miséricorde du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) s’est aussi étendue à ceux qui avaient brutalement tué, puis mutilé le corps de son oncle Hamzah, une des personnes qui lui étaient le plus chères.  Il avait été l’un des premiers à embrasser l’islam et, grâce à son pouvoir et à sa position au sein de la hiérarchie de Qouraish, il avait évité bien des maux aux musulmans.  Un esclave abyssinien appartenant à la femme d’Abou Soufyan, Hind, chercha et tua Hamzah sur le champ de bataille durant la bataille d’Ouhoud.  Durant la nuit qui avait précédé la victoire de la Mecque, Abou Soufyan avait accepté l’islam, craignant la vengeance du Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).  Ce dernier lui pardonna et ne lui demanda aucune compensation pour toutes les années de souffrance qu’il lui avait infligées. 

Après la mort de Hamzah, Hind alla mutiler son corps.  Elle ouvrit sa poitrine, en retira son foie et son cœur et les déchiqueta.  Elle alla même jusqu’à mâcher un morceau de son foie, sans toutefois l’avaler.

Plus tard, lorsqu’elle vint calmement trouver le Prophète pour lui dire qu’elle acceptait l’islam, il la reconnut mais ne dit pas un mot.  Elle fut si impressionnée par sa magnanimité et sa stature qu’elle dit : «Ô Messager de Dieu, aucune tente ne fut plus détestée par moi que la tienne; mais aujourd’hui, nulle n’est plus chère à mes yeux que la tienne. »

Ikrama, le fils d’Abou Jahl, était un grand ennemi du Prophète et de l’islam.  Il s’enfuit au Yémen après la victoire de la Mecque.  Après que sa femme eut embrassé l’islam, elle l’amena voir le Prophète.  Ce dernier fut si content de le voir qu’il l’accueillit en ces termes :

« Bienvenue, ô cavalier émigrant. »

Safwan ibn Oumaya, un des leaders de la Mecque, était aussi un grand ennemi de Mohammed et de l’islam.  Il avait promis une récompense à Oumayr ibn Wahab s’il arrivait à tuer Mohammed.  Lorsque la Mecque fut conquise, Safwan s’enfuit à Jeddah dans l’espoir de trouver un bateau qui le conduirait au Yémen.  Oumayr ibn Wahab vint voir le Prophète et lui dit : « Ô Messager de Dieu!  Safwan ibn Oumaya, chef de tribu, s’est enfuit de crainte de ce que tu pourrais lui infliger, et il menace de se jeter à la mer. »  Le Prophète lui envoya une garantie de protection et lorsqu’il revint, il demanda à Mohammed un délai de deux mois pour prendre une décision.  Ce dernier lui accorda quatre mois, après lesquels Safwan ibn Oumaya devint musulman de son propre chef.

Habbar ibn al-Aswad était un autre ennemi acharné contre Mohammed et l’islam.  Il blessa gravement Zaynab, la fille du Prophète, lors de son émigration à Médine.  Elle était enceinte au début de son émigration et les polythéistes de la Mecque tentèrent de l’empêcher de partir.  Mais alors qu’elle partait, cet homme, Habbar ibn al-Aswad, l’agressa et la fit tomber de son chameau.  Sa chute entraîna la mort du fœtus qu’elle portait en plus de la blesser sérieusement.  Par ailleurs, il commit de nombreux autres crimes contre les musulmans.  Après la conquête de la Mecque, il pensa d’abord à fuir en Perse, mais décida finalement de se rendre à Mohammed, qui lui pardonna avec beaucoup de magnanimité.

La tribu de Qouraish elle-même était ennemie de l’islam.  Et, durant une période de treize ans, durant laquelle le Prophète est demeuré à la Mecque, les membres de Qouraish le réprimandaient, le provoquaient et se moquaient de lui, le frappaient et le harcelaient, à la fois physiquement et mentalement.  Une fois, ils jetèrent le placenta d’une chamelle sur son dos alors qu’il priait.  Ils le boycottaient, lui et les siens, jusqu’à ce qu’un jour, ce mauvais traitement devienne tout à fait insupportable.  Ils complotèrent et tentèrent de le tuer à plusieurs reprises, et lorsque le Prophète s’enfuit finalement à Médine, ils mobilisèrent la plupart des tribus arabes et menèrent plusieurs guerres contre lui et ses fidèles.  Malgré tout cela, lorsqu’il revint finalement à la Mecque avec une armée de 10 000 musulmans, il ne chercha à se venger de personne.  Il dit plutôt à Qouraish :

« Ô peuple de Qouraish!  Que pensez-vous que je vais vous faire? »

Espérant une réponse positive, ils dirent : « Tu ne nous feras que du bien.  Tu es un frère noble, fils d’un frère noble. »

Alors le Prophète dit :

« Je vous dis ce que Joseph dit à ses frères : « Je ne vous fais aucun reproche.  Allez!  Vous êtes tous libres! » [1]

Un tel exemple de pardon se trouve rarement dans les annales de l’histoire.  Même son ennemi le plus acharné, Abou Soufyan, qui avait mené de nombreuses guerres contre l’islam, reçut son pardon.

Le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) aimait le pardon, et aucun crime ni agression contre lui n’était trop horrible pour qu’il le pardonne.  Il était un exemple parfait d’indulgence et de bonté, tel que le mentionne le verset coranique suivant :

« Pardonne-leur, (ô Mohammed), commande ce qui est convenable et détourne-toi des ignorants. » (Coran 7:199)

Il répondait toujours au mal par le pardon et la gentillesse car, à ses yeux, un antidote était préférable à un poison.  Il croyait et appliquait le précepte selon lequel l’amour peut venir à bout de la haine et qu’il est possible de venir à bout des agressions par le pardon.  Il surmonta l’ignorance des gens par le savoir de l’islam, et la folie et la malveillance des gens par le pardon et la gentillesse.  Par son pardon, il a libéré les gens de leur servitude envers le péché et le crime, en plus de les rendre plus tolérants envers l’islam.  Il était l’exemple même de ce verset du Coran qui dit :

« La bonne action et la mauvaise ne sont pas égales.  Repousse le mal par ce qui est meilleur, et voilà que celui qui te traitait en ennemi (devient) un ami intime. » (Coran 41:34)
SOURCE : http://le-nouvel-ordre-mondial-illuminati.over-blog.com/article-juifs-et-chretiens-au-temps-du-prophete-mohammed-et-des-khalifes-77383483.html

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