La trahison II – LES DEUX SERMONS

TRAITRE IIMON GRAIN DE SEL :

Aujourd’hui l’intérêt personnel passe avant tout. Avant la nation, avant la famille, avant les amis.

Lorsque l’on trahi sa famille, un pas de plus ou un pas de moins, trahir sa patrie dans la foulée pourquoi pas!!!!

Lorsque l’on devient un traitre, ce n’est plus envers l’individu qu’on le devient, MAIS C’EST ENVERS ALLAH (swt) QUE L’ON DEVIENT TRAITRE.

Et la finalité de tous çà ???

La finalité de tous cela réside dans les paroles d’ALLAH (swt) :

  ((Dieu n’aime pas quiconque qui est traitre et mécréant)) (Coran XXII, 38).                 Et aussi : (( Dieu n’aime pas ceux qui trahissent)) (Coran VIII, 58).

Publié par  :  KAM

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Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

Le sermon du Vendredi

Les deux sermons du Vendredi prononcés par Son Eminence, l’Autorité religieuse, sayyed Muhammad Hussein Fadlallah de la mosquée de al-Imâmayn al-Hassanayn à Haret Hreik, le 29 Ramadân 1430/ 18 septembre 2009, en présence d’une foule dense de personnalités religieuses, politiques, sociales ainsi que de croyants.

La trahison

Le premier sermon

La trahison détruit la société

Dieu, le Très-Haut, dit dans Son Noble Livre : ((O vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu et le Messager, ce qui serait trahir les dépôts confiés à vous, alors que vous le savez )) (Coran VIII, 27). Commentant ce Verset, l’Imâm al-Bâqir (p) dit : « Trahir Dieu et le Messager c’est leur désobéir; quant à trahir le dépôt, l’homme doit être fidèle vis-à-vis des obligations de Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire« . Dieu, le Très-Haut, dit aussi : ((Dieu n’aime pas quiconque qui est traitre et mécréant)) (Coran XXII, 38). Et aussi : (( Dieu n’aime pas ceux qui trahissent)) (Coran VIII, 58).

Selon la voie morale islamique, la trahison est l’action qui mène à la destruction et à la perte de la société, à ce qui cause de difficiles problèmes pour les gens, à ce qui démolit la confiance des gens les uns aux autres. C’est une action qui peut conduire à détruire toute la Nation, lorsqu’elle se trouve dirigée par des traitres.

C’est pour ces raisons que Dieu, le Très-Haut, a tant et tant insisté sur cette question. Il a en effet  montré que les traitres, ceux qui ont trahi Dieu, le Messager et les gens qui les entouraient, sont attendus par la colère de Dieu, car Dieu, à Lui la Grandeur et la Gloire, aime ceux qui respectent leurs engagement, qui rendent le dépôt à l’ayant droit et assument la responsabilité de tout ce dont on les charge.

Trahir, c’est une apostasie par rapport à l’Islam

Un Hadîth du Messager de Dieu (P) dit : « Il ne fait pas partie de nous celui qui trahit un Musulman de par sa famille et ses biens« . L’homme peut-être Musulman en prononçant la profession de foi (les deux témoignages) en priant, en faisant son pèlerinage ou en faisant son jeûne. Mais si en même temps, il trahit les Musulmans de par leurs âmes, leurs biens et leurs familles, il ne fait ainsi que renoncer pratiquement à l’Islam. L’Islam n’est en fait pas un simple mot ou un simple culte. Il est également une méthode dans la vie publique et privée, dans la relation de l’homme avec son Seigneur, dans sa loyauté envers Lui, dans sa relation avec le Messager de Dieu (P) à travers l’application de sa Sunna et en prenant comme  exemples à suivre ses paroles et ses actes, et dans ses échanges avec les autres hommes sous les signes du bien et de la loyauté dans toutes ses affaires publiques et privées.

L’Imâm ‘Alî (p) a dit : « La trahison est une perfidie« . Le traître est celui qui se comporte avec perfidie vis-à-vis de celui qui lui confie un dépôt. Il lui donne l’impression qu’il a l’intention de lui garder son bien, son âme, sa famille ou son pays, mais il agit avec perfidie en renonçant à tout cela.

L’Imâm ‘Alî (p) a dit aussi :  »Ecartez-vous de la trahison, car elle s’écarte de l’Islam« . L’homme qui trahit ne fait que s’écarter de l’islam et de s’y éloigner. Et il a dit : « Le pire des hommes est celui qui ne respecte pas le dépôt et qui ne s’écarte pas de la trahison« . Il a dit également : « La trahison est la tête de l’hypocrisie« . « La trahison est la tête de la mécréance« , et « La trahison prouve le manque de piété et de dévotion« .

La trahison qui est en rapport avec l’argent

La trahison peut être une trahison en rapport avec l’argent. Il se peut que quelqu’un renie le dépôt de quelqu’un d’autre ayant perdu le document qui le prouve, comme le font certaines personnes qui vivent de la vente des appartements. On vend un appartement à un acheteur et on lui fait payer une somme d’argent, puis on le revend à un autre acheteur s’il lui paye une somme plus grande, bien qu’il soit devenu la propriété du premier acheteur. Un tel agissement constitue une trahison du dépôt et de l’argent. Il faut dire aussi que la personne qui achète un appartement déjà vendu à une autre, tout en sachant qu’il est vendu, est une personne usurpatrice, et la vente, dans cette situation, est à considérer comme nulle.

La trahison qui est en rapport avec l’homme

Il existe un autre genre de trahison. C’est celui dont la victime est l’homme. C’est trahir l’homme qui a confiance en toi, l’homme qui se remet à toi, mais que tu l’abandonnes pour coopérer avec ses adversaires et ses ennemis pour lui porter tort ou pour le faire périr. Dans ce cas là, tu le trahis, et tu trahis la confiance qu’il a en toi.

Un autre genre de trahison se présente avec la trahison des autres de par leurs familles. Il s’agit de ceux qui attentent à la pudeur des autres, qui commettent l’adultère avec les femmes, les filles ou les sœurs des autres, comme le font certains hommes qui profitent des points faibles de ces personnes.

La trahison dont les victimes sont les orphelins

Parmi les plus grandes trahisons, on compte celle que tu commets à l’égard des orphelins que leurs pères t’ont laissé leur argent en dépôt, lorsque tu utilises ton pouvoir pour t’emparer de leur argent. Le Noble Coran dit à ce propos : ((Ceux qui dévorent injustement les biens des orphelins avalent du feu dans leurs entrailles : ils tomberont bientôt dans le brasier)) (Coran IV, 10).

Divulguer le secret est une trahison

Il existe un autre genre de trahison, à savoir donner les secrets de ta patrie, de ta Nation et de ta société aux ennemis, pour leur permettre d’exploiter leur connaissance de ces secrets et de nuire à la Nation, à la patrie et à la société. Il s’agit là de l’une des plus grandes trahisons, car elle est une trahison commise contre la Nation toute entière, la patrie tout entière et la société toute entière. Les responsable d’une telle action sont ceux qui travaillent dans les services de renseignement qu’ils soient locaux, régionaux ou internationaux. Divulguer les secrets qui font de l’innocent un criminel et du criminel un innocent est considéré comme l’une des sortes de trahison les plus affreuses.

La trahison politique

Parmi les autres sortes de trahison les plus affreuses contre la Nation, on compte le fait que beaucoup parmi ceux qui, moyennant le trucage des élections que manipulent les services de renseignement, s’imposent comme dirigeants de la Nation et utilisent l’état d’urgence à cet effet. Dans ce genre d’élections, les personnes libres ne disposent pas de la liberté nécessaire pour exprimer leurs opinions et leurs prises de position. Nous savons que, dans le monde arabe et musulman, beaucoup de présidents de république dans tel ou tel pays, donnent à la démocratie une forme apparente et empêchent le peuple d’élire ses représentants librement et avec loyauté. Ce sont les pressions qu’on exerce sur le peuple qui truquent les élections et permettent à ces types de devenir les chefs du pays, alors qu’ils ne possèdent la légitimité populaire nécessaire.

Un cas de trahison contre la Nation se représente par ceux qui vendent leurs voix à tel ou tel candidat, à tel ou tel courant ou à tel ou tel parti politique, à des prix d’argent qui diffèrent selon les situations et les axes. Tout chacun qui vend sa voix à prix d’argent est un traitre vis-à-vis de sa Nation et de sa patrie, car il soutient par sa voix un homme qui n’est pas fidèle aux causes des gens et à leurs libertés. La trahison est également présente chez tous les responsables qui, dirigeants du monde arabe et islamique, vendent leurs prises de position aux étrangers. Cela est visible dans les attitudes de maints rois, émirs ou présidents dans certains pays du monde arabe et islamique, parmi ceux qui se soumettent à l’axe américain et à la politique américaine. Dans leur comportement envers les causes de leurs peuples et de la totalité de la Nation, ceux-là ne font rien qu’à travers leur dépendance des intérêts stratégiques américains et européens. Ils vendent leurs pays à ceux qui les occupent par la force de l’injustice et de l’agression. Cela est visible au niveau de beaucoup de responsables arabes et musulmans qui s’activent pour donner une légitimité juridique à l’occupation de la Palestine par Israël.

Nous remarquons, surtout à ce moment, comment en s’alliant en secret avec les États-Unis, même si ces derniers affichent le désaccord, Israël tente de confisquer les terres palestiniennes en élargissant les colonies de peuplement. Ils ne laissent ainsi aux Palestiniens aucune possibilité de vivre avec dignité et liberté. La question débattue maintenant par les Arabes et Israël, soutenu par les États-Unis, est le gel de la construction de colonies et non pas le démantèlement des colonies qu’on construit en usurpant la terre palestinienne et même la Palestine toute entière. Les Juifs n’ont aucun droit légal en Palestine. Ceux-là sont des traitres qui trahissent leur Nation en multipliant les concessions et en adoptant une politique de dépendance et de subordination à la ligne politique américaine. Ceux-là trahissent leur Nation sur ce plan, et les États-Unis cherchent à les convaincre que la menace vient de l’Iran et non pas des Juifs qui occupent la Palestine.

Dieu, le Très-Haut, refuse la trahison individuelle, collective et nationale. Dieu nous demande de ne pas défendre les traitres. D’où se pose la question des divers médias. Dieu, le Très-Haut, nous interdit de les défendre. Il dit à ce propos : ((Nous t’avons fait descendre ce Livre par la vérité, afin que tu juges entre les hommes, selon ce que Dieu t’aura fait voir. Aussi bien, ne prend pas sur toi de défendre des scélérats avérés. Implore plutôt pour toi le pardon de Dieu. Dieu pardonne et Il est miséricordieux. Ne discute pas au lieu de ceux qui sont sans foi. Dieu n’aime pas celui qui trahit et qui est coupable)) (Coran IV, 105-107).

Nous devons ne pas agir à partir de la trahison. Nous ne devons  pas défendre les traitres, qu’ils soient parmi ceux qui font de la politique ou qui mettent un accoutrement religieux, ceux qui font commerce de la religion sans lui être fidèles, ou ceux qui corrompent l’économie et provoquent des discordes entre les gens. Tous ceux-là sont des traitres et nous ne devons pas les défendre.  (( O vous qui croyez ! Ne trahissez pas Dieu et le Messager, ce qui serait trahir les dépôts confiés à vous, alors que vous le savez )) (Coran VIII, 27).

Le second sermon

La Palestine entre les tenailles de l’occupation et de la conspiration arabe

En Palestine, la scène reste la même qui prévaut depuis son occupation il y a plus de soixante ans.

D’une part, l’ennemi de la Nation continue d’occuper davantage de terres palestinienne et poursuit les opérations d’expulsion, de siège et de travestissement radical de la réalité démographique ainsi que la violation des accords et des pactes, et pousse à l’extrême ses tentatives d’exploiter le facteur temps à travers des négociations qui ne débouchent sur des concessions arabes et palestiniennes que pour s’engager dans d’autres.

D’autre part, on assiste à une situation de perte d’équilibre arabe officielle qui cherche à contourner les victoires de la Nation par plus d’initiatives concessionnelles. Publiquement ou en cachette, beaucoup de responsables arabes s’engagent dans des processus qui ne font que les embarrasser devant leurs peuples. Ils vivent le souci de ne pas se montrer trahis dans leur halètement derrière la normalisation avec l’ennemi, et ils ne se soucient pas du problème de leur équilibre qu’ils ont perdu dans leur confrontation avec l’ennemi qui les humilient extrêmement en criant à haute voix son intention de ne pas geler la colonisation, et sa volonté de la réduire partiellement et pour une durée limitée, tout en affirmant que al-Qods ne fait pas partie des questions à négocier, et ainsi de suite.

Le plat de rupture de jeûne qu’a consommé le Premier ministre de l’entité israélienne ennemie à la table du président de l’un des pays arabes a eu un grand effet. Il a parlé franchement des Américains qui seraient d’accord avec sa logique, et non pas le contraire. Il passe ainsi à la deuxième phase du plan de son entité, plan avec lequel l’idée de l’Etat palestinien cesse d’exister parallèlement à la colonisation qui continue de dévorer ce qui reste de la Cisjordanie qui est devenue une prison à la recherche permanente du nécessaire économique. Par la suite, le Fond Monétaire International parle d’une amélioration de la situation économique des prisonniers palestiniens en Cisjordanie, offrant ainsi à l’ennemi l’occasion de se vanter en avançant que l’idée de la paix économique des Palestiniens en échange de leur soumission à la colonisation et à la guerre sécuritaire ouverte, est une idée qui s’impose sur tous, y compris les Arabes de la modération qui se préparent à s’engager dans des mesures supplémentaires de normalisation qui prouvent encore et encore leurs bonnes intentions envers les bourreaux de leurs peuples et les pilleurs de leurs pays ?!

La Journée Mondiale de al-Qods

Dans l’ambiance de la Journée Mondiale de al-Qods, et dans les conditions de cette flagrante dégringolade arabe, nous appelons les mouvements islamiques et nationalistes à se rassembler pour prendre des mesures pratiques, non seulement face à la normalisation, mais aussi pour rechercher sérieusement les moyens nécessaires pour relancer la résistance à l’intérieur de la Palestine occupée, et pour faire sortir cette résistance de la sphère du siège politique et sécuritaire afin de rejoindre le terrain populaire et l’espace de la confrontation, afin que la position soit tranchante dans le sens de donner les dessus à la logique de la résistance par rapport à celle des négociations de forme qu’on est en train de préparer en vue d’obtenir une signature palestinienne définitive du traité qui concèdera une fois pour toute la terre et la cause, cette signature qui équivaut à un acte de vente qui détourne le dos à toutes les vérités de l’histoire et à tous les droits de l’homme.

Concéder la Palestine et al-Qods sera l’occasion du surgissement d’un mouvement populaire arabe et islamique qui prendra sur lui la tâche de changer la réalité d’une manière ou d’une autre. Nous faisons rappeler aux Autorité religieuses que le fait de taire ce grand complot qui voit s’élargir son cercle et se succéder ses menaces au quotidien constitue une trahison par rapport à leurs fonctions et une chute affreuse dans ce monde-ci et dans l’Autre monde . L’Imâm ‘Alî (p) n’a-t-il pas dit : « La trahison la plus affreuse est celle qui se fait contre la Nation, et la fraude la plus affreuse est celle dont se chargent les imâms«  ?, c’est-à-dire les savants religieux. ?

La normalisation avec l’ennemi est illicite

A l’occasion de la Journée de al-Qods, et parallèlement à la fatwa que nous avons prononcée et qui a déclaré illicite la normalisation sous toutes ses formes et modalités avec l’ennemi sioniste, ainsi que toute tentative de concéder ne serait-ce qu’un empan de la Palestine occupée, nous déclarons légalement et totalement illicite le fait de renoncer au droit de retour quelles que puissent être les conditions et les considérations. Il en est ainsi car il s’agit d’un droit historique et humain, islamique, chrétien et arabe. C’est un droit inaliénable que n’annulent ni le cours du temps, ni le jeu internationale à son niveau maximum de fourberie, de tromperie et de soutien à l’usurpation.

Pour faire face au plan israélo-américain

En revanche, et à partir de notre rejet de l’implantation qu’on veut en faire un fait établi international, nous devons nous mettre à pied d’œuvre, en tant qu’Autorités religieuses et personnalités politiques et instances populaires pour contrer le plan israélo-américain visant, avec de plus en plus de soutien arabe, à expulser les Palestiniens en vue de les implanter loin de leur terre. Ceci étant, nous demandons les Etats concernés et les instances officielles tout particulièrement de respecter les droits civils des Palestiniens et de ne pas les soumettre à davantage de restrictions. Il en est ainsi car nous savons très bien que le plan tracé par des axes internationaux arrogants s’est employé à assiéger les Palestiniens et à les opprimer même dans les pays arabes, pour les éloigner de la Palestine et les expulser le plus loin possible de leur terre. Tout le monde doit faire face à ce plan injuste et inique, sur tous les plans et avec tous les moyens disponibles, pour redonner ce dont on leur doit aux véritables et authentiques ayants droits.

Un  plan permanent d’émiettement

Non loin de la Palestine, nous constatons que le plan de déchirement et d’émiettement se poursuit dans maints endroits au niveau de la Nation. Tout particulièrement au Yémen martyrisé que tout le monde regarde languir sous ses drames et ses déchirements, sans que personne n’accourt pour étouffer la discorde dont les feux se sont déclarés là-bas à Sa’da. Le déchirement se poursuit de plus belle en Somalie, mais aussi au Soudan et en Iraq, et cela s’ajoute à l’offensive arrogante menée par les Etats-Unis et l’Alliance atlantique en Afghanistan et au Pakistan.

Nous avons le sentiment que la Nation toute entière est visée et que les ennemis recherchent des questions sectaires, ethniques et autres en vue d’atteindre leurs objectifs et buts politiques arrogants. C’est pourquoi, l’appel à contrer l’offensive et à chasser l’occupation doit aller de pair avec l’action visant à rassembler les rangs de la Nation, et à rejeter toutes les tentatives visant à semer la division sur des bases sectaires, confessionnelles, politiques ou autres.

Liban, la crise de l’intérieur et de l’extérieur

Nous arrivons au Liban et constatons que l’extérieur tient à nouveau les fils du jeu intérieur, et engage le pays dans la voie des alignements politiques. Certains acteurs de la crise recommencent à mettre au point une étoffe confessionnelle et sectaire de la crise politique. Cela nous remet en présence des facteurs de tension politiques ouverte à la tension sectaire qu’on pousse le pays à en prendre le chemin qui sert le plan tracé au niveau de la région toute entière.

Les voix qui, de l’intérieur libanais, sont affectées par se l’événement politique permanent que représente la crise de la composition du gouvernement et ses répercussions, donnent à penser qu’elles ne sont pas des pures voix libanaises. Elles donnent à penser que leurs tours de polémique soient une partie du jeu international et régional sans fin, dont les cartes intérieures sont manipuler pour mettre en application ou pour mimer certaines ambitions extérieures. Tout cela nous met face à des enjeux qui peuvent s’ouvrir à une nouvelle phase d’émiettement intérieur qui ne sera pas dans l’intérêt d’une partie donnée et dont les conséquences seront négatives pour toutes les parties.

Nous disons à ceux qui se disputent autour des questions intérieures, ceux qui portent le fardeau des conseils internationaux et régionaux, si vous ne vous souciez que de vos intérêts personnels et vos statuts politiques, confessionnelles et dans vos partis, craignez alors Dieu en ce qui concerne les gens que brûlent les incendies de vos crises politiques, avant que ne vous consument les feux des intérêts internationaux et régionaux, et consument avec vous ce qui reste d’une stabilité intérieure que vous avez voulue provisoire et incertaine, et dont vous avez récolté les conséquences sous la forme de davantage de secousses et de déception successives.

SOURCE :    http://francais.bayynat.org.lb/vendredi%5Csermon_18092009.htm

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