Dix raisons pour lesquelles Jérusalem n’est pas la propriété des Israéliens juifs

jerusalem MON GRAIN DE SEL :

Toute la PALESTINE EST ARABE.

Lors de l’exode mener par MOUSSA/MOÏSE (as) pour faire sortir son peuple d’Égypte. Les juifs ont transgresser les commandements d’ALLAH (swt).

Alors que MOUSSA/MOÏSE (as) était monter au mont de Sinaï pour recevoir LES DIX COMMANDEMENTS. Les juifs sous la houlette de Samari ont confectionner un VEAU D’OR en guise d’idole pour l’adorer.

A son retour du mont Sinaï, MOUSSA/MOÏSE (as) trouva son peuple en plein égarement. Alors ALLAH (swt) les a banni et condamner à l’errance.

MOUSSA/MOÏSE (as) n’a jamais fait entrer son peuple en PALESTINE. Il est mort dans le désert pendant l’errance, sans connaitre la terre promise.

Publié par  :  KAM.

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Réponse à Bibi

Dix raisons pour lesquelles Jérusalem n’est pas la propriété des Israéliens juifs

AUTEUR:  Juan COLE

Traduit par  Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice

Le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré lundi 22 mars  à l’AIPAC,  un lobby juif américain, que « Jérusalem n’est pas une colonie ». Il a continué : «Il est impossible de nier le lien historique qui existe entre le peuple juif et la terre d’Israël ni celui qui lie le peuple juif à Jérusalem. Il a poursuivi : «  Le peuple juif a construit Israël il y  a 3000 ans et continue à la construire aujourd’hui. Jérusalem n’est pas une colonie – c’est notre capitale » Voilà ce qu’il a dit sous les applaudissements de ses auditeurs, ajoutant  qu’il poursuivrait la politique menée par tous les gouvernements israéliens depuis 1967, année où Jérusalem a été conquise durant la Guerre des Six jours.

Netanyahou a mêlé les clichés romantico-nationalistes à toute une série d’affirmations fausses du point de vue historique. Et ses omissions sont encore plus importantes que ses assertions inexactes et déformées. Il a fait fi des lois, des droits et même de la plus simple décence humaine envers ceux qui n’appartiennent pas à son groupe ethnique.

Voici les raisons qui lui donnent tort et font que Jérusalem-Est ne lui appartient pas.

1.    Selon le droit international Jérusalem-Est est une zone occupée, ainsi que les territoires de Cisjordanie qu’Israël a unilatéralement annexés à son propre district hiérosolymitain. La 4ème  Convention de Genève (1948) et les Conventions de la Haye (1907) interdisent à des forces d’occupation  de modifier la vie des civils occupés. Elles interdisent aussi l’installation de ressortissants de la puissance occupante dans un territoire occupé. Lorsqu’Israël chasse des Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem-Est, y prend illégalement possession de propriétés palestiniennes et installe des Israéliens sur la terre palestinienne, il commet de grossières violations du droit international.  Les affirmations de ce pays selon lesquelles il ne peut occuper la Palestine, parce que les Palestiniens n’ont pas d’État, sont pure cruauté. Quand il affirme qu’il bâtit sur un territoire désert, c’est ridicule. Mon arrière-cour est déserte, mais c’est loin d’être suffisant pour donner à Netanyahou le droit d’y construire un complexe résidentiel.

2.    Contrairement à ce que dit Netanyahou, les gouvernements israéliens successifs  ne sont pas encore parvenus à s’accorder sur ce qu’ils feraient de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Le plan Galili d’implantations de colonies en Cisjordanie ne date que de 1973. Le Premier ministre Yitzakh Rabin, lorsqu’il négociait les Accords d’Oslo, s’est engagé à se retirer du territoire palestinien et à reconnaître l’existence d’un État palestinien ; c’est pour avoir promis cela qu’il a été assassiné par l’extrême-droite, soutien actuel du gouvernement Netanyahou. C’est en 2000 que le Premier ministre Ehoud Barak a déclaré s’être engagé oralement à accorder aux Palestiniens la quasi-totalité de la Cisjordanie et à permettre à Jérusalem-Est, au prix de quelques arrangements, de devenir leur capitale. Netanyahou a essayé de faire croire que la politique défendue par  l’aile droite du Likoud à Jérusalem-Est et en Cisjordanie avait été celle de tous les gouvernements israéliens. Mais c’est tout simplement un mensonge.

3.    Le  nationalisme romantique rêve d’un « peuple » éternel, couplé à des liens particuliers avec un certain territoire. Cette vision est une chimère mythologique. Les peuples naissent, évoluent et parfois cessent d’exister, même s’ils ont des descendants, mais qui renoncent à leur religion, leur ethnie ou leur langue. Les hommes se sont déplacés dans toutes les directions et ne sont pas liés d’une façon particulière à une région donnée, car la plupart des lieux ont été successivement occupés par nombre de  groupes divers. Ce ne sont ni des Juifs ni des adeptes de la religion juive qui ont fondé Jérusalem. La ville a été fondée entre 3000 et 2600 avant J.C. par un peuple sémitique occidental, sans doute les Cananéens, l’ancêtre commun des Palestiniens, des Libanais, et de nombreux Syriens, Jordaniens et Juifs. À l’époque de sa fondation il n’y avait pas de Juifs (pratiquant la religion juive).

4.    Jérusalem a été fondée en l’honneur du dieu Shalem. Son nom ne signifie pas « cité de paix » mais « Construit sur le lieu de Shalem ».

5.    Le « peuple juif » n’a pas bâti Jérusalem il y a 3000 ans, c’est à dire 1000 ans avant JC.  D’abord on ne sait toujours pas avec certitude quand le judaïsme en tant que religion – adoration d’un dieu unique- a pris des formes fixes. Il semble que ce soit assez tardif, car les fouilles archéologiques sur des sites datant de cette époque n’ont révélé de preuves de célébrations religieuses qu’en l’honneur de divinités cananéennes ordinaires. La Palestine géographique n’a connu aucune invasion d’anciens esclaves venus d’Égypte autour de 1200 avant J.C. Les pyramides ont été construites bien plus tôt et pas par des esclaves. Les chroniques du règne de Ramsès II inscrites sur la muraille de Louqsor ne font état d’aucune révolte d’esclaves plus ancienne, ni de fuite d’esclaves en direction de la péninsule du Sinaï. Les sources égyptiennes ne mentionnent ni Moïse, ni les plaies d’Égypte etc. Les Juifs et le judaïsme se sont constitués à partir d’une certaine classe sociale cananéenne au cours d’un processus multiséculaire.

6.    Non seulement Jérusalem n’a pas été construite vers 1000 avant J.C. par un « peuple juif » qui sans doute n’existait pas encore, mais il est vraisemblable qu’à cette époque Jérusalem n’était pas habitée du tout. Il semble qu’entre 1000 et 900 avant J.C. – l’époque où l’on situe traditionnellement le royaume unifié de David et Salomon – Jérusalem était abandonnée. Jérusalem n’est donc pas la « ville de David » puisqu’il n’y avait là aucune ville dont on dit qu’il y ait vécu. Il n’existe aucune preuve archéologique de la présence de palais fastueux  ou de grands États à cette période. Et les tablettes assyriennes qui vont jusqu’à rapporter même des évènements insignifiants du Moyen-Orient, tels que les faits et gestes de reines arabes, ne font aucune mention d’un grand royaume davido-salomonique en Palestine géographique.

7.    Comme l’archéologie ne porte nul témoignage d’un (ou de) royaume(s) juif(s) à ce qu’on appelle la période du Temple, on ne sait pas avec certitude quand le peuple juif a régné à Jérusalem, sauf à l’époque du royaume hasmonéen [dynastie ayant régné sur la Judée de 140 à 36 av. JC, NdE]. Les Assyriens ont conquis Jérusalem en 722 avant J.C., les Babyloniens s’en sont emparés en 597 et y ont régné jusqu’à ce qu’ils soient eux-mêmes conquis en 539 par les Achéménides, dynastie de l’ancien Iran [à l’époque : Perse, Ndlt]. Ces derniers ont régné à Jérusalem jusqu’à la conquête de l’Orient par Alexandre le Grand en 330 avant J.C. Les Ptolémées, successeurs d’Alexandre, ont établi leur domination sur Jérusalem jusqu’en 198 avant J.C., date où d’autres descendants d’Alexandre, les Séleucides, s’emparèrent de la ville. À partir de la révolte des Maccabées en 168 c’est le royaume juif hasmonéen qui s’établit à Jérusalem, jusqu’en – 37, bien qu’Antigonos II Mattathias, le dernier roi hasmonéen n’ait pu prendre possession de Jérusalem, en – 40,  que grâce à l’aide des Parthes. Puis ce fut le règne d’Hérode, de 37 avant J.C. jusqu’à l’an 6 de notre ère, où les Romains conquirent la ville. Ceux-ci,  puis l’Empire byzantin (romain oriental) furent les souverains de Jérusalem de l’an 6 à l’an 614 de notre ère, où les Perses sassanides conquirent la ville, que les Byzantins récupérèrent en 629.

Les musulmans la conquirent  à leur tour en 638 et en restèrent les    maîtres jusqu’en 1099, quand elle tomba aux mains des Croisés.  Ceux-ci tuèrent juifs et musulmans ou les expulsèrent de la ville, qui fut reconquise par les musulmans sous Saladin, qui autorisa les Juifs à revenir. Mais ce sont les musulmans qui en furent les souverains jusqu’à la fin de la Première guerre mondiale, soit au total pendant 1192 ans.

Donc ce ne sont pas des adeptes du judaïsme qui ont fondé Jérusalem. Elle existait peut-être depuis 2700 ans lorsque les Juifs y laissèrent leur première empreinte. La souveraineté juive sur la ville n’a duré qu’environ 170 ans, sous la domination des Hasmonéens.

8.    Si donc ce sont les bâtisseurs historiques et les liens historiques avec Jérusalem qui fondent le droit sur la ville, les groupes suivants peuvent le revendiquer :

a/ Les Musulmans qui durant plus de 1191 ans en ont été les maîtres et l’ont bâtie durant toute cette période.

b/ Les Égyptiens, dont elle a été la vassale durant plusieurs siècles au deuxième millénaire avant J.C.

c/ Les Italiens ou plutôt les Romains qui en ont été les maîtres pendant 444 ans – jusqu’à la chute de l’Empire romain d’Occident.

d/ Les Perses (Iraniens) qui y ont régné pendant 205 ans (dynastie achéménide), puis trois ans sous les Parthes (le dernier des Hasmonéens étant leur vassal), puis encore 15 ans sous les Sassanides.

e/ Les Grecs , qui y ont régné durant 160 ans, si nous considérons les Ptolémée et les Séleucides comme des Grecs. Si nous les considérons comme des Égyptiens et des Syriens, cela revient à renforcer la position des Égyptiens et à introduire un nouveau candidat.

f/ Les États qui ont succédé aux Byzantins, qui pourraient être la Grèce ou la Turquie, et qui ont été au pouvoir pendant 188 ans. Même, si l’on tient compte des dynasties grecques helléniques, les Grecs auraient régné à Jérusalem pendant près de 350 ans.

g/ Les Irakiens aussi sont fondés à réclamer des droits sur Jérusalem, en se référant aux conquêtes assyriennes et babyloniennes, ainsi qu’à  la domination  des Ayyoubide  (Saladin),  des Kurdes irakiens.

9.    Bien sûr les Juifs ont un lien historique avec Jérusalem : le Temple. (…) Mais ce lien était en général d’autant plus cultivé que les Juifs n’avaient pas le contrôle politique de la ville, qui était sous domination perse, grecque ou romaine. Ce lien ne peut donc servir à fonder le droit des Juifs à placer toute la ville sous leur contrôle politique.

10.  La majorité des Juifs de Jérusalem et du reste de la Palestine n’ont pas quitté le pays après l’échec de la révolte de Bar Koshba contre les Romains en 136.

Ils ont continué à y vivre  et à cultiver la terre sous la domination romaine, puis byzantine.

Peu à peu ils se sont convertis au christianisme, et après 638, à l’Islam – à 90%.

Les Palestiniens actuels sont les descendants des anciens Juifs et leur droit de vivre sur la terre séculaire de leurs ancêtres est donc absolument légitime.

Voir:

Note de la traductrice :

Je ne suis pas historienne, mais j’ai fait pas mal d’histoire dans ma jeunesse, et il me semble regrettable que ce texte qui s’en prend aux mensonges de Netanyahou ne soit pas plus rigoureux du point de vue méthodologique. Le méli-mélo de peuples, dynasties, conquérants et résistants, religions et cultures enlève beaucoup de force à la démonstration. De même que le fait de passer sous silence que de larges pans de la Palestine étaient majoritairement peuplés de Juifs à ces époques de conquêtes et reconquêtes. Qu’Alexandre le Grand ait  conquis la Perse – par exemple- ne change rien au fait que la Perse /l’Iran existe comme entité culturelle constituée depuis des millénaires. Ou les massacres/génocides perpétrés par les divers bouchers de l’Histoire leur donneraient-ils des « droits » particuliers ? D’autre part- comme le montre bien la phrase « Italiens ou plutôt Romains »- la   configuration géopolitique de nos pays anciennement urbanisés ainsi que leurs  régimes politiques et la forme des liens qu’ils  avaient entre eux a changé de manière considérable au fil de nos millénaires d’existence et ne peut être envisagée sous l’angle du sens que tout cela a pris essentiellement après la Renaissance puis la Révolution française.

J’ajouterai qu’il y avait plusieurs groupes sémites, dont des Arabes en Palestine dans la période qui entoure le début de notre ère et que les descendants des Arabes palestiniens sont arabes, quelle que soit leur religion…

Bref : j’aurais préféré que Monsieur Cole fasse remarquer à Netanyahou qu’il se conduit exactement comme ceux qui ont brimé « son peuple »il y a quelques paquets de siècles…

Source : Top Ten Reasons East Jerusalem does not belong to Jewish-Israelis

Article original publié le 23/3/2010

Sur l’auteur

Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala , le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, l’éditeur et la source.

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